TRES
pouvions faire autrement, et nullement parce qu'ils nous auraient parus négligeables.
Toutes ces considérations nous ont conduit à adopter, comme répondant bien aux nécessités de notre expérimentation, le « test d'intelligence logique » de M. J.-M. Lahy que nous reproduisons ci-après.
Au moment où nous avons entrepris notre travail, ce test avait déjà été appliqué à un millier d’écoliers d'écoles communales et de cours complémentaires, et à peu près autant d’'apprentis et d'ouvriers adultes d’une grande entreprise industrielle; sur cette large base, une étude assez poussée du test avait pu déjà être faite, par les soins de son auteur et des travailleurs du laboratoire de psychologie appliquée de l’Ecole pratique des Hautes Etudes. On avait notamment calculé, sur des écoliers des cours supérieurs À et B d’écoles primaires, les corrélations avec :
1° Le classement « au jugé » établi par les maîtres :
e — 0,615 — 0,044 pour un ensemble de 3 cours B et d’1 cours À.
e — 0,764 + 0,067 pour le cours A seul.
2° La somme des notes de travail figurant au bulletin scolaire :
0,452 + 0,056 pour les 4 cours réunis.
— 0,695 + 0,083 pour le cours A.
(9 3° Avec les notes en « calcul »
9e — 0,470 + 0,055 pour les 4 cours.
o — 0,698 + 0,083 pour le cours A (1).
On remarquera que ces coefficients sont toujours plus élevés pour le cours A, d’un degré supérieur au cours B. Cela tient à ce que le test, dans l’ensemble, était un peu trop difficile pour des enfants non sélectionnés de moins de 13 ans, en sorte que l’on avait plus de réponses données « au hasard » chez les élèves du cours B que chez ceux du cours A, et que cet élément « hasard » pesait sur la précision du classement. D’autre part, le travail scolaire, à mesure qu’on s'élève d’un degré au suivant, faisant appel de moins en moins aux automatismes et de plus en plus aux fonctions intellectuelles supérieures, la corrélation
(1) K. Nassri. — « Tests d'intelligence et rendement scolair 1932, p. 192, 202, 210. di FAP LOMENX CU