‹ Recherches Expérimentales Sur La Sélection Des Élèves De L'Enseignement SecondaireChapitre 23 sur 48 · AR · texte numérisé non relu

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Le petit nombre de sujets classés ensemble, limité à l'effectif de chaque classe, ne permet guère de prendre en grande considération chacun des coefficients trouvés pour les intercorrélations des compositions trimestrielles, en raison de la grosse erreurprobable dont ils sont grevés ; nous pouvons, avec plus d’assurance, considérer les moyennes de ces coefficients : 0,59 pour la Composition française, 0,58 pour les Mathématiques, 0,51 pour la Version latine. Ils sont, pour ces trois branches, sensiblement du même ordre de grandeur. Cette constatation nous a un peu surpris : la correction d’une composition française étant beaucoup plus malaisée à rendre « objective », alors que l’on peut compter et tarifer les fautes d’une version, nous nous attendions à trouver un coefficient plus élevé pour la version que pour le français. Il n’en est rien et nous voyons une corrélation entre deux compositions françaises atteindre 0,74 (+ 0,09), alors que nous la voyons tomber à zéro pour deux versions latines.

Il serait à souhaiter que cette étude fût reprise pour éliminer le facteur personnel du professeur. Il semblerait qu'il joue sensiblement moins pour le français que pour le latin, et n'oublions pas que c’est le même professeur qui, dans chaque classe, enseigne ces deux matières.

La physique et la chimie tiennent le record avec une corrélation moyenne de 0,79.

Nous avons eu la curiosité de relever les sujets des épreuves de composition française.

En B, la plus forte corrélation est celle des deux compositions d'histoire et de critique littéraire : « Les différences entre le « Mariage de Figaro » et le « Barbier de Séville » justifientelles ou non que l’on considère la première pièce comme la suite de l’autre ? » et :-« Discutez ce jugement de La Bruyère : Les Romains de Corneille sont plus Romains que dans l’histoire. » La corrélation de ces deux compositions s’abaisse avec la composition du premier trimestre, toute différente, sur le sujet : « Préférez-vous, au théâtre ou au cinéma, les sujets historiques où ceux qui s’inspirent du réalisme contemporain ? »

En A’2, la composition du troisième trimestre, qui présente les deux corrélations les plus faibles avec les deux autres, est sur un sujet de morale : « Que pensez-vous de « La critique de l'Ecole des Femmes » au point de vue moral ? » Les deux autres compositions, qui ont entre elles la corrélation la plus forte, font appel à des formes de jugement littéraire assez voisines : « Bossuet est-il lyrique dans l’oraison funèbre d’Henriette

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d ne > et « Peut-on mélanger les genres comique et tragique ? >. Quant à la corrélation la plus élevée, que nous trouvons dans la classe AA’1, elle lie deux sujets étroitement apparentés : « Impressions d’un lecteur des « Lettres Persanes » et « Discuter le jugement porté contre J.-J, Rousseau par Maurice Barrès dans le discours suivant prononcé à la Chambre des Députés » (I s'agissait de l'influence de Rousseau sur les idées politiques à la veille de la Révolution).

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