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d'intelligence logique. La physique et la chimie viennent ensuite. La composition française et l’histoire donnent sensiblement la même corrélation, bien faible, quoique encore appréciable. La plus basse concerne la composition de critique littéraire sur « Le mariage de Figaro » et « Le Barbier de Séville » ; elle est plus satisfaisante pour les deux autres, qui faisaient appel à une sorte de jugement moral de la part des élèves, et relativement moins à leur connaissance des règles et doctrines littéraires.
Mais les corrélations avec les épreuves du baccalauréat sont véritablement consternantes : 0,28 est le coefficient maximum pour une épreuve isolée (physique). La corrélation est tout à fait nulle pour la version latine.
Pour le classement, suivant la moyenne des quatre notes de l'écrit, on atteint seulement 0,41.
Comment expliquer des écarts aussi considérables entre les coefficients de corrélation que le test donne avec les compositions trimestrielles et ceux qu’il donne avec les épreuves du baccalauréat ?
La première explication qui vient à l'esprit est que ce n’est pas le même correcteur qui, dans chaque branche, corrige et classe les épreuves, ce qui, dans le classement, entraîne évidemment une incertitude plus grande que lorsqu'un même professeur classe seul tous ses élèves : on sait fort bien qu'il y a des examinateurs qui « cotent haut » et d’autres qui « cotent bas » ; chacun a son échelle de mesure, et il serait de la plus élémentaire équité que les notes données par les examinateurs fussent soumises à une correction générale et automatique qui les rendraient comparables entre elles en ramenant aux mêmes chiffres la tendance centrale et l’indice de répartition des listes de notes remises par chaque correcteur.
De toutes les réformes constamment proposées au sujet des épreuves du baccalauréat, il n’y en aurait pas, à notre avis, de plus nécessaire que celle-là.
Le choix laissé aux candidats entre trois sujets de composition française, entre trois questions de cours de mathématiques et de physique est-il un élément d’incertitude grave ? On pourrait, à priori, le supposer ; mais cela ne nous est pas confirmé, puisque la plus basse corrélation, celle de la version latine, concerne précisément la seule épreuve pour laquelle ce facteur ne joue pas.
En troisième lieu, on peut observer que les « conditions ambiantes » dans lesquelles ont été passées les épreuves du
test sont les mêmes que celles où ont lieu Îles compositions trimestrielles (dans la salle de classe habituelle, à l'heure habituelle d’un jour scolaire semblable à tous les autres), alors que le candidat au baccalauréat se trouve dans des conditions extérieu-
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Fic. 4. — Résultats du test et résultats du baccalauréat.
Les résultats du test sont portés en ordonnées sous la forme du nombre de réponses justes sur les 63 questions du test.
res toutes nouvelles pour lui et dans un « état intérieur », si l’on peut dire (émotion, fatigue, tension intellectuelle, etc...) également très spécial ce jour-là. Il est vraisemblable que ce ne sont pas là des facteurs de perturbation négligeables, encore que nous n’ayons aucune idée précise de leur importance.
Quoi qu'il en soit, la faiblesse des corrélations que donnent
hou
les épreuves du baccalauréat écrit, tant avec le test qu'avec les compositions trimestrielles, n’est pas faite pour nous convaincre de la grande validité de cet examen, pivot de notre hiérarchie intellectuelle et, partiellement, de notre hiérarchie sociale et politique.
IL est améliorable, certainement, et nous avons indiqué une amélioration possible. D'autre part, les corrélations appréciables que donnent, avec notre test, les compositions trimestrielles justifient, à nos yeux, une prise en considération très large du « livret scolaire » de la part du jury.
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