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DEP RIRE | me biere
F1G. 15. — Médians des « bonnes réponses » au test (classement par niveaux scolaires).
Trait plein : Ecoles primaires et cours complémentaires.
Trait double : Lycée (ensemble).
Trait interrompu :
Trait mixte : Lycée (non boursiers).
Trait pointillé : Ecole primaire supérieure.
Lycée (boursiers).
En tee
saurait modifier très sensiblement les positions relatives de ces courbes et les conclusions qu’on en peut tirer (1).
Ces résultats vont nous conduire, d’une part, à comparer entre eux les élèves des trois catégories d'établissements scolaires, d'autre part, à voir comment, dans chacune d’elles, les élèves se répartissent entre les différentes filières.
Lycée et école primaire élémentaire
Les lycéens non boursiers de 6° sont à peu près au niveau des élèves du cours supérieur A de l’école primaire. Il en est de même des lycéens non boursiers de 5° et des élèves des cours complémentaires première année. Ainsi se trouve justifiée pour ces deux niveaux, l’équivalence admise par les autorités académiques ; l’abaissement relatif du médian de la 4° du lycée s’explique, nous l’avons vu, par le fait que les élèves de 4 A n’ont pu être testés, et nous ne nous permettons pas de le tenir pour significatif.
Lycée et école primaire supérieure
L'école primaire supérieure recrute ses élèves au concours : la conséquence de cette sélection apparaît immédiatement. Dans l’équivalence admise des classes, les élèves d’école primaire supérieure sont, en moyenne, de 3 à 4 points au-dessus des lycéens, décalage qui correspond à plus d’une année de développement. Il y a là un fait qui peut présenter une certaine importance au point de vue pédagogique, tant en ce qui concerne les programmes d'enseignement qu’en ce qui concerne les méthodes. Notons tout de suite que les boursiers du lycée se placent, en moyenne, sensiblement sur la ligne des élèves de l’école primaire supérieure, ce qui était à prévoir, étant donné que le concours des bourses est unique pour les deux ordres d’enseignement depuis
(1) Nos épreuves comportent une lacune pour la classe de 4° À (avec grec).
Pour la lisibilité du graphique, nous avons été obligé de la combler d’une manière conjecturale en raisonnant par analogie (voir plus loin) et de supposer un médian d'environ 47, raccordé par un trait pointillé aux médians des classes de 5° et de 3° A.
En
Les Cours complémentaires
En première année, les différences entre les trois sections, enseignement général, commercial et professionnel, sont faibles ; à première vue, on aurait pu s'attendre à ce qu'elles soient plus grandes, étant donné que les élèves des cours d'enseignement commercial et d'enseignement professionnel proviennent du cours supérieur B de l’école élémentaire, alors que ceux du cours d'enseignement général proviennent, sauf exception, du cours supérieur À. |
Mais il faut tenir compte du fait qu’il n’y a de cours supérieur À que dans les écoles auxquelles est annexé un cours complémentaire d'enseignement général : la limite d'âge de l'obligation scolaire étant partout la même, les écoles sans cours supérieur À gardent, au cours supérieur B, des élèves relativement avancés qui auraient passé dans la classe supérieure, si elle avait existé.
En fait, les médians des résultats obtenus dans les cours supérieurs des diverses écoles que nous avons prises comme champ de travail confirment pleinement cet état de choses, ainsi qu’on peut le voir ci-dessous :
CONTS SUbDÉTIEUR AMEN SE CR tue no 34,8 Cours supérieur B (école avec cours sup. A)... 32,6 33,4
Cours supérieur B (écoles sans cours sup. A).
TABLEAU XV. -— Médians des résultals obtenus dans les cours supérieurs B de différentes écoles primaires
Ce lableau montre la répercussion sur le médian du cours supérieur B, de l'existence ou de l’absence d’un cours supérieur A dans l’école.
Nous devons faire remarquer, au surplus, que l’école qui nous a donné, pour son cours supérieur B, un médian de 33,4, est située dans un quartier périphérique, à population ouvrière, et que la proportion des élèves handicapés, soit par leur origine étrangère, soit par des tares mentales, y est plus élevée que dans les deux autres.
En ce qui concerne les deux autres écoles, dont le recrutement des élèves est, au point de vue social, très comparable, le cours supérieur À de l’une donne un médian moins élevé que celui du cours supérieur B de l’autre, qui n’a pas de classe au-dessus : cette dernière a d’ailleurs présenté directement, et avec succès, des élèves à l’école primaire supérieure voisine.
L'école primaire supérieure
Au sortir de la 2° année, les élèves se répartissent suivant les quatre sections :
1° d'enseignement général ;
2° préparatoire au concours des écoles normales ;
3° préparatoire au concours des écoles d’Arts et Métiers ;
4° commerciale.
Cette répartition est une véritable sélection : nous voyons, en 3° année, le médian des élèves de la section « normale » dépasser considérablement celui de toutes les autres; on s’explique, en effet, que les jeunes garçons les mieux doués s’orientent plus volontiers que ‘2 leurs camarades vers une carrière impliquant une prolongation des études générales.
Le médian de la SÉCIORQdES «Arts» vient ensuite avec celui de la section « générale », suivie par M “Er:
nn Fic. 16. — Comparaison des médians les élèves que suivant les divisions scolaires (E.P.S.) leurs parents désirent voir atteindre le baccalauréat. Celui de la section commerciale montre bien clairement que c’est l’orientation des « fruits secs » qui ne prolongeront pas leurs études.
En 4° année, nous assistons à une chute anormale de la section « préparatoire au brevet supérieur » qui fait suite à la classe préparatoire au concours des écoles normales : cela s'explique par le fait que la section a subi « l’écrêmage » du concours, qui lui enlève la plupart des élèves les mieux doués que possédait la classe préparatoire aux écoles normales. Elle n’en reste pas moins au-dessus de la moyenne des lycéens de seconde.
ga; 1Tavnée ___2"année ___3IMANNÉE 4 ANNÉE
g”* me 4e ge =
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NOTES DANS LE TEST s un
Fic. 17. — Comparaison des médians suivant les divisions scolaires (lycée).
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Le lycée
Pour ce qui est des non-boursiers, en 6°, la différence entre la section À et la section B est négligeable. En 5°, il y a un demi point de différence à l’avantage des élèves de la section B. Si faible qu’elle soit, elle a son importance, car ce résultat nous avait été annoncé d’avance par le proviseur : l’année précédente, en effet, la classe de 6° était gratuite, la 5° payante. Un certain nombre d'enfants provenant des écoles communales, qui avaient été jugés aptes à entrer directement en 5° B, furent placés en 6° sur la volonté formelle des parents, afin de bénéficier de l’exonération des frais d’études (1). Il devait en résulter nécessairement une élévation des valeurs centrales de cette classe ; l’année suivante (celle où nous avons fait nos épreuves), la classe de 5°B devait présenter à son tour cet avantage. On voit que l'expérience a pleinement confirmé cette prévision.
En 4 s'effectue la bifurcation des élèves de la section A suivant qu'ils feront ou non du grec. On sait que, dans les programmes actuels, le grec vient « en surcharge » sur les autres branches d'enseignement ; professeurs et proviseurs ont pris la sage habitude de déconseiller aux parents, l’orientation vers la section A, des élèves ne paraissant pas présenter des aptitudes au travail intellectuel quelque peu supérieures.
Les élèves de la section A sont donc, qu’on le veuille ou non, une sélection. Là encore, les résultats de nos épreuves sont en plein accord avec cette prévision : le niveau des élèves de 4° A nous manque, mais en 3° et en 2°, la différence entre les sections A et A’ est considérable : 5,3 en 3° ; 2,75 en 2°. (Nous avons admis pour le tracé de la courbe que la différence en 4° était la même qu’en 3°).
Nous voyons que les élèves de 3° A ont sensiblement le même médian que les élèves de 2° A’ ; les élèves de 4° A auraient aussi, suivant toute vraisemblance, à peu près le même médian que les élèves de 3° A’. Le décalage est d’une année pleine. On peut présumer que les élèves de 2° A, dans l’ensemble, sont, dès la fin de cette année scolaire, au même niveau de développement intellectuel que leurs camarades de 1" A? qui se présentent à ce moment au baccalauréat.
Quant à la section B, nous la voyons s’effondrer en 4°: c’est
(1) Get état de choses apparaît aussi dans l’âge moyen des élèves de 5° B, qui est anormalement élevé par rapport à celui des élèves de 6° et 4 B.
En qu’elle s’alourdit des éléments (peu nombreux, mais qui pèsent sur les valeurs centrales par leur infériorité), auxquels on fait abandonner le latin parce qu’ils sont trop faibles. Les médians
de la section B restent faibles en 3° et en 2° : là encore, le décalage par rapport à la section A’ est environ d’une année ; par rapport
Fic. 18. — Ogives de Galton : classes de 2°.
à la section A, il serait d'environ deux ans. Dans l’ensemble, les candidats au baccalauréat dans la section B auraient sensiblement le niveau intellectuel de leurs camarades de 3° A.
L'examen comparatif des ogives de Galton rend ce résultat encore plus frappant, spécialement en ce qui concerne les classes de 3° A et 2° À’ : l’ogive de la 2° A” ne s’écarte de l’autre que par ses irrégularités.
Fiac. 19. — Ogives de Galton : classes de 3".
Fia. 20, — Ogives de Galton :
classes de 2° À’ el de 3° À.
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