AIS
Mais, d’après Sani, il semble que la voie intratesticulaire soit, dans la majorité des cas, la plus sûre.
Quelle que soit la voie d’inoculation, si l’animal résiste, un certain degré d’immunité lui est conféré, immunité qui le préservera d’une infection naturelle éventuelle.
L’inoculation, chez le chien, dans la plèvre, est rapidement mortelle : dans la plèvre, il se forme une culture très riche en toxines. Par cette voie, le chien meurt surtout d'intoxication.
On trouve, en effet, très peu de bactéridies dans le sang.
L'inoculation dans les méninges cérébrales provoque la mort à la suite d’une pullulation microbienne.
2° LE CHAT. — A l’exemple du chien le chat présente un certain état réfractaire vis-à-vis du virus charbonneux. Les cas de charbon relatés par TECLU, ZWIcKk, No- CARD, ZEITLER et ZIBOÏDE sont peu nombreux relativement à la fréquence possible de cette affection chez le chat.
On n’a eu, en effet, à déplorer que de rares cas de charbon dans cette espèce.
a) Cas spontanés. — Les formes du charbon spontané chez le chat prennent surtout l’aspect de glosso-anthrax caractérisés par des lésions spécifiques d’une septicémie charbonneuse.
Un cas de charbon spontané a été décrit par Nocarp, chez un chat qui est mort subitement, présentant une tuméfaction énorme d’une amygdale. L’examen bactériologique révèle la présence dans la glande de nombreuses bactéridies, alors que dans le sang la quantité des bacilles était beaucoup plus réduite.
GERLACH nous signale aussi un cas de charbon spontané de même forme consécutif à l’ingestion de viande et de sang provenant d’un cadavre charbonneux.
TECLU, dans son étude, nous fournit une description méthodique de deux cas de charbon constatés chez le chat, dont un sujet suspect d’empoisonnement présenta à l’autopsie toutes les lésions de charbon.