‹ Recherches expérimentales sur le foie rénalChapitre 17 sur 23 · D D EE · texte numérisé non relu

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Rapport A du Teneur 2 : : oids |du foie < Poids Poids LE féte l'ént al È OPÉRATIONS PRATIQUÉES de du éde Y Le l'animal foie au gene ê poids pour a du 1000

corps

24 |Cobaye. Néphrectomie unilaté-

S A ns Q GS / , rale. Tué six semaines après. de 4,1 0/0 (e

Cobaye témoin. 531 25 4,7 72

24 |Cobaye. Ligature unilatérale de l’'uretère. Tué 7 semaines 495 20 4 26 après.

Cobaye témoin. 560 29 3,9 S

25 |Lapin. Néphrectomie unilatérale.| , Tué 2 mois 1/2 après, Le

Lapin témoin. 1.432 82 5,7 7

26 |Lapin. Ligature unilatérale de l’uretère. Tué un an après.

Lapin témoin. 3.193 150 4,6 68

27 |Cobaye. Néphrectomie unilaté- 660 93 3,4 54 rale. Tué 84 jours après.

Cobaÿye témoin. 888 33 2,1 63

27 |Cobaye Néphrectomie unilatérale. Tué 3 mois après opération 605 17 2,8 PAT et après 4 Jours de jeûne.

Cobaye témoin.

st —

Tagzeau Il.

mt Rapport du Teneur a $ 3 2 Poids | Pos EME PE a Ë ; ee + u foie |en gly- UE OPÉRATIONS PRATIQUÉES LADITE … cogène Ê PRES qe poids pour ä du 1000 corps Cobaye. Injections sous-cutanées i de 85 cc. d'urine pendant sept 587 19 8,23 25 semaines.

Cobaye idem (estomac vide). 495 19 3.83 Traces 20 | ——— | | — | — |— Cobaye témoin. 669 24 3,69 35% Cobaye témoin. 705 25 3,54 40

RS

gime pendant assez longtemps; l'équilibre glycogénique du foie ne s'établit pas en un jour et l’on ne peut raisonnablement comparer la vie précaire et bousculée du lapin de marché à celle du sédentaire bien nourri que devient l'animal soumis à une expérience de longue durée.

Si l'état normal de la cellule hépatique vivante est d'être claire et de contenir du glycogène, c'est sous un aspect tout différent que se présente ordinairement le foie d'hôpital prélevé dans les délais d’autopsie. Le glycogène y fait défaut ; les cellules, rétractées, ont pris un aspect homogène ; de leur écartement sont nés des espaces intertrabéculaires et le lobule hépatique se présente alors à l’œil, aussi net que sur un schéma. Quand par exception les cellules hépatiques, contiguës les unes aux autres, ont conservé leurs

dimensions, leur aspect clair, le médecin les considère comme altérées. On peut se demander si certains aspects, décrits notamment sous le nom de tuméfaction transparente, ne représentent pas simplement la persistance après la mort de la struclure normale de la cellule hépatique. Un état analogue a élé décrit notamment dans l'urémie par M. Gaume. Chez deux urémiques nous avons retrouvé cette persistance de l’état clair et de la structure réticulée de la cellule normale. Dans un de ces cas, où la recherche du glycogène par la gomme iodée put être faite, on constalait sa présence dans presque toutes les cellules.

Le foie de l'animal de laboratoire, mort spontanément et dont l’autopsie a dû être différée, présente un aspect analogue à celui du foie humain cadavérique. Il n’en est pas toujours de même du foie d'un animal sacrifié en bonne santé apparente. Le glycogène se détruit après la mort, mais cette destruction, rapide au début, ne tarde pas à se ralentir ; si le foie ne contient que peu de glycogène, celuici disparaît entièrement ; s’il en renferme une quantité notable, on en retrouve encore une grande proportion vingtquatre heures après la mort. La vitesse de destruction du glycogène dépend d’ailleurs d'un grand nombre de conditions au premier rang desquelles se place la température. Le foie d’un de nos cobayes contenait, au moment de la mort, 41 gr. 9 p. 1000 de glycogène; maintenu pendant vingt-cinq heures à une température. voisine de 09, il renfermait encore 38 gr. 8 p. 1000 de cette substance. Le 6 août, dans un foie de cobaye maintenu dans une atmosphère humide, à la température du laboratoire, le glycogène tombait

de 35 gr. 60 p. 1000 à 16 gr. 40: Dans un autre foie il pas- Ribot 5

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sait de 40 gr. 60 à 11 gr. 20. Chez l’un, le glycogène occupe toute l'étendue du lobule; toutes les cellules sont restées claires et d'aspect normal et la coupe est superposable à celle provenant de la pièce fixée immédiatement après la mort. Chez l’autre, le pourtour du lobule est presque dégarni de glycogène ; les cellules ne sont devenues granuleuses el d'aspect homogène qu’autour des espaces portes.

Chez l'homme, quand le foie contient du glycogène, ilne se détruit pas complètement et c'est sur sa persistance longtemps après la mort que M. Lacassagne a basé sa méthode médico-légale de la docimasie hépatique. On peut donc penser que dans certains cas, tout au moins, la conservalion de l’état clair de la cellule hépatique chez les individus autopsiés à l'amphithéâtre est liée à la persistance du glycogène. La présence de glycogène dans la cellule hépatique s'oppose à sa rétraction, aussi bien quand elle est due à l’altération cadavérique qu’à l’emploi de fixateurs défec tueux.

La constatation de glycogène dans un foie cadavérique n'autorise du reste pas à parler d’une surcharge glycogénique dont l'existence ne pourrait être démontrée que par le dosage combiné du glycogène resté dans le foie et du sucre formé aux dépens de la portion détruite.

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