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La plupart des expérimentateurs qui ont étudié l'action de l’urée sur l'organisme ne signalent pas l'état du foie ; cerlains notent son aspect normal à l'œil nu. Mais, comme le fait remarquer justement M. Gouget, ces auteurs ontemployé des doses massives auxquelles l'animal a succombé très rapidement, quelquefois dès la fin de l'injection.
Lichtenstein (1), chez quatre lapins qui avaient ingéré de fortes doses répétées d’urée, trouva dans deux cas des allérations hépatiques ; chez l'un, le foie présentait des portions d'aspect rétracté ; chez l’autre, le foie était cirrhotique avec production d'ascite.
Plus tard, Aporti et Plancher (2), chez des lapins ayant subi des injections répétées, sous-cutanées ou intraveineuses, d'urée à haute dose, notent parfois un état congestif du foie. Un de ces foies congestionnés présentait histologiquement un début de cirrhose des espaces portes avec angiocholite et périangiocholile, tandis que dans une zone blanchâtre située à la face postérieure du foie les cellules étaient atteintes de tuméfaction trouble et de nécrose.
A M. Gouget (3) revient le mérite d'avoir systématliquement examiné l’état du foie à la suite d'injections d'urée. Il pratiquait des injections répétées d’urée à doses rapidement croissantes, soit seulement sous la peau, soit d'abord sous la peau, puis dans la veine, le titre de la solution variant de 16 à 30 pour 100 (au delà de 30 p. 100, on obtient des es-
(1) Licurexsreis, Ueber die Wirkung des circularenden Harnstoffes auf den thierischen Organismus. Inoug. Dissert. Berlin, 1881.
(2) Arorri et PLancuer, Action des injections d'urée sur le rein. Morgagni, avril 1901.
(3) Goucer, Des altérations hépatiques dues à l'imperméabilité rénale. Rôle de l’urée. Presse médicale, 11 janvier 1902.