SYMPATHIQUE SUR LES PHÉNOMÈNES DE CALORIFICATION DANS LA TÊTE
Lorsqu'on galvanise avec une forte machine électro-magnétique le bout céphalique du nerf sympathique coupé, chez un chien par exemple, ce n'est pas seulement la pupille qui reprend son élargissement , mais tous les autres phénomènes qui avaient suivi la section du nerf disparaissent également et même s'exagèrent en sens inverse ; c'est-àdire, que sous cette influence galvanique, la pupille rétrécie devient plus large que celle du côté opposé, l'œil enfoncé devient saillant hors de l'orbite, la vascularisation des parties s'elface et leur tem'pérature baisse au-dessous de l'état normal. C'est en me fondant sur ces faits que j'ai insisté depuis longtemps sur la connexion évidente de tous ces désordres et sur la possibilité de les ramener tous malgré leur variété à une explication unique, puisqu'ils apparaissent et disparaissent constamment tous sous l'influence des mêmes causes.
J'ai fait connaître ces résultats dans mon cours de l'année 1852, et
(1) J'ai pratiqué encore roxtirpation des ganglions et la section des filets du sympathique dans le thorax et dans l'abdomen. Je ne décrirai point ici ces expériences, parce qu'elles ont été faites à d'autres points de vue. Je dirai seulement (pi'eUes sont suivies des mêmes effets vasculaires et calorifiques qu'à la têlc.
ils ont élé imprimés aux mois d'octobre et de novembre de la même aimée, dans les comptes-rendus de la Société de Biologie. Voici une partie de l'extrait qui s'y trouve : Si l'on galvanise le bout supérieur » du grand sympathique divisé, tous les phénomènes qu'on avait vu se » produire par la destruction de l'influence du grand sympathique " changent de face et sont opposés. La pupille s'élargit, l'ouverture pal- » pébrale s'agrandit ; l'œil fait saillie hors de l'orbite. D'activé qu'elle » était la circulation devient faible; la conjonctive, les narines, les » oreilles qui étaient rouges pâlissent. Si l'on cesse le galvanisme, tous «' les phénomènes primitivement produits par la section du grand'sym- » pathique reparaissent peu à peu pour disparaître de nouveau à une » seconde application du galvanisme. On peut continuer à volonté cette » expérience, la répéter autant de fois que l'on voudra, toujours les ré- >' sultats sont les mêmes. Si l'on applique une goutte d'ammoniaque » sur la conjonctive d'un chien du côté où le nerf a été coupé, la dou- » leur détermine l'animal à tenir son œil obstinément et constamment » fermé. Mais à ce moment, si l'on galvanise le bout supérieur du sym- » pathique coupé, malgré la douleur qu'il éprouve, le chien ne peut » maintenir son œil fermé ; les paupières s'ouvrent largement en même » temps que la rougeur produite par le caustique diminue et disparaît » presque entièrement. »
Parmi les expériences très-nombreuses que j'ai faites relativement à l'influence de la galvanisation sur la calorification , il me suffira de décrire une de celles qui ont été faites avec des mesures thermométriques pour donner une idée exacte de la nature du phénomène. Les chiffres indiqués ci-dessous représentent des nombres arbitraires pris sur des thermomètres métastatiques à déversement de M. Walferdin qui a bien voulu me prêter son concours dans ces recherches délicates. Mais la comparaison n'en est que plus facile et plus sure; du reste on peut avoir les valeurs réelles par le calcul en se reportant à un thermomètre étalon (1).
(1) sepaf'ies,? du thermomètre métastatique mis en usage=l degré centigrade, 1 partie = par conséquent 0<>,0176; d'où il résulte que dans cette série d'expériences on a pu lire directement des fractions très-faciles à apprécier à l'œil nu, et correspondant à ime fraction plus petite que la centième partie d'un degré centésimal. Ce thermomètre avait été réglé dé 35» à 40». La température ambiante ÎO^B.
Ces expériences ont été faites pendant l'été ; la température ambiante était élevée et oscillait entre 20 et 22° C. Gela doit être noté, parce que la différence de caloricité entre les parties saines et celles oii le sympathique avait été coupé a dû se montrer moins grande qu'elle ne l'aurait été par un temps plus froid.
Expérience. Sur une chienne de petite taille j'ai fait la section du grand sympathique (1) dans la partie moyenne du cou, du côté droit. On prit la température dans les deux conduits auditifs , 9 minutes après la section du nerf.
Oreille gauche = 280. Oreille droite = 287. Différence 7.
Le thermomètre restant placé dans l'oreille droite , on galvaiùse le bout céphalique du sympathique du même côté, en alternant à peu près une minute de galvanisation avec une minute de repos , et on constate, pendant la galvanisation, l'abaissement de température dans l'oreille de la manière suivante :
On cesse la galvanisation et bientôt la température s'élève ainsi qu'il est démontré par les nombres suivants :
240... point extrême d'abaissement. Seize mmutes après qu'on avait
après 7 minutes, après 11 minutes, après 15 minutes, après 16 minutes.
point de départ.
cessé la galvanisation, on replace le thermomètre dans l'oreille, et il donne les nombres suivants :
24ô après 16 minutes de repos.
259 19 id.
268 22 id.
273 U id.
276 25 (la température montant tou--
jours, on cesse l'observationK
On voit donc que l'oreille droite qui, par la section du sympathique, était montée de 7 parties au-dessus de l'oreille gauche saine, est descendue par la galvanisation bien au-dessous de la normale 280 , puisqu'elle est arrivée au chiffre 240, c'est-à-dire à un abaissement de 27 parties.
Pendant cette galvanisation l'oreille gauche normale ne participait en rien à l'abaissement de température observée sur l'oreille droite. Au contraire elle éprouvait une influence inverse ; car en examinant la température immédiatement après la galvanisation au moment où l'oreille droite marquait 240 , on trouva dans la gauche 286,5 , c'est-àdire une augmentation de température à peu près égale à celle que la section du nerf sympathique avait produite primitivement dans l'oreille droite.
On avait donc alors comme résultat comparatif les nombres suivants :
( Oreille gauche saine 280
Avant la galvanisation. ' Oreille droite correspondant au sympathi-
' que coupé 287
{Oreille gauche saine 286,5 Oreille droite correspondant au sympathi- C[ue coupé 240
Cette espèce de renversement ou d'antagonisme des phénomènes calorifiques d'un côté à l'autre, est très-remarquable et nous allons le retrouver encore à l'occasion des effets de la chloroformation.
§ IV. Effets de la chloroformation sur la calorification.
Les inspirations d'éther ou de chloroforme qui ont la propriété d'* teindre la sensibilité, produisent ce même effet quand le sympathique a été détruit; seulement si on fait agir le chloroforme lentement on voit que ce résultat arrive ordinairement un peu plus tard à cause de l'excès de sensibilité qui existe toujours dans les parties. Mais c'est la ca.-
loi-ilicalioii qui nous offre le plus d'intérêt on ce qu elle se comporte comme sil s'agissait de l'électricité.
Première expérience. Une chienne de petite taille et encore jeune, avait suti la section du filet sympathique dans le cou du côté droit, elle avait également été soumise à la galvanisation du bout périphérique de ce nerf, et avait fourni les résultats qui ont été consignés dans le paragraphe précédent.
Le quatorzième jour après l'opération , la plaie du cou était depuis longtemps cicatrisée; mais les phénomènes de caloriflcation persistaient toujours très-évidemment; l'oreille droite était plus injectée et plus chaude que celle du côté opposé. On chloroforma alors l'animal à l'aide d'un masque de caoutchouc serré autour du museau et communiquant avec de l'air chargé de vapeur de chloroforme : bientôt l'insensibilité se manifesta, et au moment où elle était devenue complète au point que l'attouchement des conjonctives ne produisait plus de clignement , l'oreille droite baissa rapidement de température , devint froide et pâle, tandis que celle du côté sain à gauche devint plus injectée et plus chaude. On introduisit un thermomètre dans les oreilles et on trouva:
Greille droite correspondant au nerf sympathique coupé pendant
la clilorofonnation et l'insensibilité complète 36,8" c.
Oreille gauche saine au même moment 37,2° c.
On cessa alors les inspirations de chloroforme, peu à peu l'animal revint , et une heure et demie après , lorsqu'il était à peu près sorti de son ivresse chloroformique , on trouva :
Oreille droite ; côté de l'opération 37^8° c.
Oreille gauche ; côté sain 34^40 c.
• On soumit de nouveau l'animal à l'action du chloroforme, et au moment où l'insensibilité devint complète, la température des oreilles était :
Oreille droite ; côté de l'opération Oreille gauche ; côté sain
Deuxième expérience. Sur une chienne de forte taille, adulte, je fis la section à droite du filet cervical du grand sympathique. Quelques instants après, la température fut prise avec un thermomètre méta-
statique à déversement de M.Wall'erdii] , à échelle arbitraire , on obtint
2o Côté droit correspon- ( OreUle,
• Côlé gauclie sain. . . |
dant au nerf coupé. . . ( Narine (2)
On soumit alors l'animal à la chloroformation , et aussitôt que l'insensibilité fut obtenue, on mesura la température des oreilles qui fut trouvée :
Je me borne à citer ces deux expériences ; elles démontrent que le chloroforme n'agit pas de même sur les parties saines et sur celles où le sympathique a été coupé. Plus tard ces faits seront repris à un autre point de vue.
DES RAPPORTS QUI EXISTENT ENTRE LA VASCULARISATION ET LA CALORIFI- CATION DES PARTIES APRÈS LA SECTION DU GRAND SYMPATHIQUE.
Ainsi que je l'ai indiqué dans ma note lue à l'Académie en mars 1852, la section du filet cervical du grand sympathique et surtout l'extirpation du ganglion cervical supérieur, amènent immédiatement et en même temps que l'augmentation de chaleur, une très-forte turgescence vasculaire dans l'oreille et dans tout le côté correspondant de la tête. Les artères, plus pleines, semblent battre avec plus de force; la circulation est activée et l'absorption des substances toxiques ou autres déposées à quantité égale, dans le tissu cellulaire sous-cutané de la face ou à la base de l'oreille, sont toujours plus vite absorbées du côté où a été opérée la section du sympathique.
11 y a , sans aucun doute , des rapports intimes que personne ne peut méconnaître , entre les phénomènes de caloriflcation et de vascularisa-
(1) On voit, dans la narine, une oscillation d'une demi-division environ pendant la respiration; il y a un abaissement à chaque inspiration par l'action de l'air froid, et élévation à chaque expiration par sortie de l'air chaud.
(2) On n'oljservait plus alors ces oscillations respiratoires indiquées précédemment ; il semblait (ju'il passait à peine de l'air par cette narme. Cela dépendait de la section du vague qui avait été opérée avec le sympathique.
1° Oreille droite ; nerf coupé 2° Oreille gauche ; côté sain
baissée de 177,5 à 175,3 montée de 165,0 à 174,3
tiou des parties du corps; mais est-ce à dire pour cela que dans le cas qui nous occupe, on devra attribuer l'augmentation de chaleur de l'oreille ou de la face purement et simplement, à ce que la masse de sang qui y circule, devenue plus considérable, se refroidit moins facilement et fait apparaître les parties plus chaudes? Cette interprétation toute mécanique, qui devait d'abord se présenter à l'esprit, serait insuffisante pour expliquer ces différences de 6 à 7° centigrades de température qui existent quelquefois entre les deux côtés de la face. J'ai été encore porté à repousser cette explication, parce que l'on voit trèssouvent la vascularisation diminuer considérablement dès le lendemain de l'opération, bien que l'oreille ne varie pas sensiblement de température. Parmi un très-grand nombre d'expériences de cette nature que j'ai pu observer, j'en citerai une seule pour donner une idée plus exacte du fait.
Sur un gros lapin, vigoureux et bien nourri, j'ai fait l'extirpation du ganglion cervical supérieur du côté droit. L'opération fut faite au mois de décembre et la température ambiante était basse; avant l'opération la température prise dans les deux oreilles était :
Pour l'oreille droite 33° cent.
Pour l'oreille gauche 33" cent.
Aussitôt après l'extirpation du ganglion l'oreille droite devint trèsvascularisée et très-chaude, tandis que celle du côté opposé n'avait pas sensiblement changé d'aspect. Un quart d'heure après l'enlèvement du ganglion on reprend la température des deux oreilles et on trouve :
Pour l'oreille droite 39° cent.
Pour l'oreille gauche 33° cent.
Ainsi en un quart d'heure la chaleur de l'oreille et de la face avait monté de 6° centigrades. Le phénomène n'était pas encore arrivé à son «ïm, car une heure après on trouva 40» centigrades dans l'oreille
L'animal fut laissé jusqu'au lendemain où il fut de nouveau soumis a 1 observation. L'oreille droite était alors beaucoup moins turgescente que la veille; les artères étaient considérablement diminuées de calibre
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Se. n 1'""''' ^'''^''^ l^ès-petites ra-
mifications vasculaires ou les capillaires qui étaient restés p4 visibles
ot plus nombreux dans l'oreille droite; mais la main percevait toujours très-manifestement une grande différence de température entre les deux côtés de la tête. Le thermomètre plongé dans les deux oreilles donna :
Pour l'oreille droite 37° cent.
Pour l'oreille gauche. . . . 30°,5 cent.
On voit ainsi que l'énorme turgescence vasculaire et l'accumulation d'une grande quantité de sang qui suivent immédiatement l'opération, peuvent diminuer considérablement, sans entraîner un abaissement de température notable. Cependant, comme je l'ai dit, la circulation capillaire reste toujours plus visible dans l'oreille plus cbaude.
Toutefois il ne faudrait pas encore conclure delà que la température sera toujours plus élevée quand les vaisseaux capillaires seront plus visibles. A la suite de la section de la cinquième paire, comme on sait, la conjonctive devient très-rouge et les vaisseaux capillaires y sont très-visibles ainsi que dans d'autres parties de la face , et cependant il y a dans ces cas un abaissement de température. Si à cela on objectait qu'il y a, après la section de la cinquième paire, une obstruction des vaisseaux qui enraye la circulation et produit le refroidissement, je répondrais par l'expérience que j'ai citée ailleurs , à savoir que dans ces cas, la section du sympathique fait apparaître aussitôt la calorification dans les tissus où la turgescence vasculaire existait déjà cependant, mais avec refroidissement. Cette influence calorifiante du sympathique , même sur les parties où le cours du sang se trouve gêné et diminué , sera encore rendue plus évidente par l'expérience suivante :
Sur un lapin adulte et bien portant, j'ai fait la ligature des deux troncs vasculaires veineux de chaque oreille. Après cette opération les veines se dilatèrent, devinrent gorgées par le sang qui stagnait. Après trois quarts d'heure, les deux oreilles s'étaient manifestement refroidies par suite de cette stase du sang. Alors je fis la section du filet sympathique cervical du côté droit, et aussitôt l'oreille correspondante devint plus chaude; il était cependant impossible d'expliquer cette calorification par l'accumulation du sang qui précédemment produisait un phénomène inverse, le refroidissement qui s'observait toujours sur l'oreille du côté opposé. Alors je fis la ligal\ire de l'artère de façon à emprisonner le sang dans l'oreille, la tcm-
pérature diminua un peu, mais elle resta toujours plus élevée que dans l'oreille opposée.
Quand , au lieu de la ligature primitive des veines, on pratique celle des artères, les parties se refroidissent aussi, mais par un mécanisme inverse. Dans le premier cas, le refroidissement est la conséquence de l'impossibilité du renouvellement du sang, et dans le second, le résultat de son absence. Nous avons vu qu'en réséquant le sympathique après la ligature des veines, la caloriflcation peut se produire, ce qui n'a pas lieu quand on fait la section de ce nerf après la ligature exacte des artères seules; mais tout cela démontre simplement que si le phénomène de caloriflcation ne peut pas se produire dans des parties dont les vaisseaux sont complètement vides de sang, il peut au contraire avoir lieu dans des parties où le sang stagne et indépendamment de son renouvellement rapide. Ce qui prouve encore cette proposition, c'est que si chez les chiens ou les lapins, où la caloriflcation d'un des côtés de la tête se trouve bien développée, sous l'influence de l'extirpation du . sympathique, on vient à diminuer l'afflux ou le renouvellement du ■ sang par la ligature de l'artère carotide du côté correspondant, on voit néanmoins la chaleur des parties rester toujours plus élevée que celle du côté opposé.
D'après ces expériences, il n'est donc pas possible d'expliquer le réchauffement des parties par une prétendue paralysie des artères qui à raison d'un élargissement passif, laisseraient circuler une plus grande quantité de sang. J'ai dit prétendue paralysie, parce qu'en eff-et efle est plutôt à l'état de théorie qu'à l'état de fait démontré Si la section du sympathique paralysait les fibres de contraction des artères on devrait voira l'instant de l'opération un élargissement subit de l'artere et c'est toujours le contraire qu'on observe. En eff-et , en faisant sur des lapins la section du fllet cervical du sympathique qui avoisine la carotide, j ai toujours vu cette artère se resserrer considérablement aussitôt après la section ou le déchirement du filet. Si plus tard cette artère et ses divisions deviennent plus grosses, c'est qu'elles sont distendues par un afflux de sang qui se fait dans les parties correspondantes; mais loin d'être la cause de la circulatioiï plus active 1 élargissement des artères n'en est au contraire que l'elfet De même quand en galvanisant le bout périphérique du nerf sympathique coupé avec un forte machine électro-magnétique, on amène dans les par ties ou II se distribue une série de troubles profonds sur lesquels je
n'ai pas à m'expliqucr ici mais avec lesquels coïncide un arrêt de la circulation. Si alors les artères comme les veines se resserrent et reviennent sur elles-mêmes , cela tient à ce qu'il n'y a plus de sang pour les distendre, mais il n'est pas prouvé que ce soit l'effet d'un resserrement actif des vaisseaux. Et du reste, si cette paralysie des artères existait réellement , leur dilatation sous l'influence de l'impulsion du cœur ne devait-elle pas aller toujours en augmentant à partir du moment de l'opération et finir même par amener des dilatations artérielles anémysmatiques. 11 n'arrive rien de semblable, ijuisque nous avons vu au contraire que le lendemain de la section du sympathique la vascularisation a ordinairement beaucoup diminué, les artères sont revenues sur elles-mêmes, bien que la chaleur soit toujours très-notablement augmentée.
En un mot, le phénomène circulatoire qui succède à la section du nerf sympathique est actif et non passif, il est de la même nature que la turgescence sanguine qui, ainsi que je l'ai démontré ailleurs, survient dans un organe sécréteur qui, d'un état de repos ou de fonctionnement faible, passe à un état de fonctionnement très-actif-, il se rapproche encore de l'afflux de sang et de l'augmentation de sensibilité qui surviennent autour d'une plaie récente ou aux environs d'un corps étranger qui séjourne dans les tissus vivants. Je n'ai pas à me préoccuper ici de l'explication de ces phénomènes sur lesquels j'aurai bientôt occasion de revenir. Il me suffira de dire que, bien que dans tous ces cas on voie les vaisseaux plus gorgés de sang et les artères battre avec plus de force, il ne peut venir à l'idée de personne de les rapporter à une paralysie pure et simple des artères.