Chapitre III
OLVKRTURES DE PERC^IES OU DIATHÈMES IJONT ONT PROFITÉ DES ROCHES ÉRUPTIVE8.
En dehors des volcans proprement dits, beaucoup de masses éruptives, qui se présentent en dômes isolés, amènent à une conclusion semblable, c'est-à-dire qu'elles sont arrivées au jour par une
(l) B. S. G, F., 2* série, t. XV. p. 97, 1858; Géologie expérimentale, p. 154.
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diatrème. Tels sont, parmi les milliers d'exemples que Ton pourrait I ■ citer, de nombreux dômes trachytiques comme le Puy-de-Dôme,
\:\ les dômes phonolitiques du Hœjçau, du Rhœngehirjjce et du
Mittelgehirge de la Bohôme, les cônes de la Solfatare de Naples, d'Astroni et des Camaldules.
Le plus souvent, Texistence de canaux verticaux est dissimulée par une intercalation des roches éruptives qui, naturellement, ont profité de ces passages faciles pour parvenir jusqu'au jour et se sont soudées aux parois eucaissantes; mais la présence de ces masses intercalées ne les rend pas plus méconnaissables que ne le sont les failles ou paraclases, après qu'elles ont été injectées par des masses éruptives ou incrustées de substances métallifères.
Toutefois il est des cas ou Ton a eu occasion d'entailler ces massifs et d'y reconnaître à peu près les inènies formes, que les exploitations diamantifères du Sud dtî l'Afrique ont si bien fait connaître dans toutes leurs particularités. C'est un nouvel exemple des lumières que l'exploitation des mines, origine prinripalc de la géologie, par les données géométriquement exactes qu'elle fournit, a apportées à la science.
Je citerai, entre autres, la nappe basaltique du Mi'issiier, eu Hesse, qui s'est épanchée sur des couches à lignitos rn se rattachant dans la profondeur à une colonne de b?isalt,e, |)res(|ue cylindrique, ayant environ 100™ de diamètre et dont la coininissance précise a été procurée par l'ouverture d'une i^alerie d'exploitation d •.
Sir Roderick Murchison a siguîilé une rolonnt^ ériip(iv(î du même genre à Gornbrook en Shrospshire (2). Des exeinjiles analogues ont été décrits de la manière la plus claire pîir M. Arcliibald Geikie (3), dans ses belles études sur les roches volcanifjnes carbonifères du bassin du Firth of Forth. I^os lii^ures (|ue réininent i:;éologue en a données font très bien comprendre j'isoleint^nl de ces colonnes, qui rappellent les éruptions vobîuiiipies modernes «'t ♦ auxquelles leur forme a fait donner h* nom e.\|)ressif de nrcks
(cous). Ces sortes de grands tuyaux verticaux soid remplis d'un assemblage tumultueux de blocs de tout(;s dimensions, consislanl en roches volcaniijues et en débris arraciu's ;inx miis^cs, à travers les(|uelles la perforation s'est i)roduite. Ce sont \ isiUlcnn ni des remplissages de cheminées ou d'évents volc;ini(|n<'>. rniimic Test probablement aussi la masse isolée du Kiniieknlle. en Su. dr.
(1) Moesta, iHneralogiarlies Jnhrbuch. p. 2\\, ISC.t).
(2) Siluriu, p. 113 vl 2110.
(:J) TransacUons of the Royal Society of Edimbnrgh, l. XXIX, j). i;;7. I'.:;, \i\'\
Il serait facile de citer bien des faits analogues : ils ne sont nullement en opposition, et au contraire, avec cette circonstance que plus souvent encore, de grandes cassures rectilignes ou failles ont donné aussi passage aux roches éruptives.