‹ Récherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrés (volume 3)Chapitre 44 sur 67 · De tout cela il suit · texte numérisé non relu

De tout cela il suit

1° Que le ganglion semi-lunaire est constamment et très énergiquement excitable ;

2° Que les autres ganglions ne le sont que de loin en loin , et qu'à un degré très faible ;

5" Que tout ce que tant d'habiles observateurs ont dit de cette haute puissance nerveuse, résidant, selon eux, vers la région diaphragmatique, et tour à tour célébrée par eux sous les noms d'archée i

' Van-Helmont.

deprœses systematis nervosi\ de centre pkrénique, épigastrique'', etc., paraît, en quelque sorte, justifié par l'extrême susceptibilité du réseau semi-lunaire.

4" Que l'excitabilité du grand-sympathique, devenue, enfin, fait expérimental, de simple conjecture qu'elle a été jusqu'ici, semble s'accorder assez bien avec l'opinion la plus générale et la plus ancienne peut-être^ que l'on ait eue de ses fonctions ; opinion qui, le regardant comme le lien sympathique au moyen duquel le système nerveux proprement dit s'unit aux viscères , lui a , très probablement , valu ce nom de grandsympathique.

§. VI

1 . Il reste à déterminer encore et le rôle que joue le grand-sympathique dans le mouvement des parties musculaires où il se rend , et le degré de dépendance ou d'indépendance selon lequel les divers ganglions communiquent , soit entre eux , soit avec les nerfs de la moelle épinière et de l'encéphale : toutes questions qui seront

* Wepl'er.

^ Bordeu, Lacaze, Bulfon, etc.

^ Fqj^es "Willis , Vieussens , etc.

traitées dans le travail que j'ai l'honneur d'annoncer à l'Académie, et dont le peu que je viens de lui soumettre n'est qu'un extrait.

§• vu.

CoQclusion générale et définitive de ces Mémoires.

1. INul mouvement ne dérive directement de la volonté. La volonté peut bien être la cause déterminante ou provocatrice de certains mouvemens ; mais elle n'est jamais la cause efficiente ou effective d'aucun.

Qu'un animal veuille mouvoir ou son bras, ou sa jambe , ou toute autre partie , et aussitôt il la meut. Mais ce n'est pas sa volonté qui anime les muscles de cette partie, qui les excite, les arrange, les coordonne.

rsi la production de la contraction musculaire , ni la coordination du jeu des divers muscles entre eux , contraction et coordination indispensables pourtant pour que le mouvement s'exécute : en un mot, aucun des phénomènes qui ont lieu pour la production et l'exécution du mouvement même ; rien de cela n'est sous la puissance de la volonté , et conséqiiemment des lobes cérébraux en lesquels cette volonté réside.

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