‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 100 sur 167 · IL. La remarque de Quesnay est He juste. L'é · texte numérisé non relu

IL. La remarque de Quesnay est He juste. L'é

(1) Voyez J.-J. Petit, Traité des maladies chirurgicales, etc, t.], p. 86. AS

(2) Mém. de l'Acad. roy. de chir., 1. À,

(3) Ibid.

DU TRÉPAN. 323 panchement peut survenir à l'instant même de la commotion. La rupture d'une artère détermine, comme nous l'avons vu, un épanchement soudain(1).

Ta proposition de 4.-L. Petit est donc une proposition complexe, et qui doit être divisée pour devenir précise.

HT. D'une part, les effets de la compression du cerveau qui ne surviennent qu'un certain temps après la commotion, sont dus à un épanchement .

Mais, d'autre part, les effets qui surviennent à l'instant de la commotion peuvent être dus à un épanchement aussi bien qu'à la lésion de la substance même du cerveau. Comment donc distinguer, dans ce dernier cas, les effets de l'épanchement des effets de la lésion ?

: IV. Les expériences du XVIIT chapitre de cet ouvrage fournissent quelques faits qui pourront servir, je crois, à cette distinction. |

D'abord, les effets de la lésion de la substance même du cerveau se développent toujours d’une manière subite et brusque. |

Les effets d'un épanchement, même d'un épanchement dû à l'ouverture d'une artère, ne se développent jamais, au contraire, que progr essivement et successivement.

(1} Voyez ci-devant le XVIHE chapitre de cet ouvrage, p. 291.

Dans les expériences où je perçais l'une des artères supérieures des lobes cérébraux, je voyais l'épanchement gagner les lobes cérébraux, le cervelet, la moelle allongée, et je voyais successivement (1) se développer les effets de la compression . des lobes cérébraux, du cervelet, de la moelle allongée, c'est-à-dire la stupeur, la perte d'équilibre, les convulsions (2).

Les effets de la compression du cerveau, produite par un épanchement, sont donc toujours suCCesSifs. | |

V. En second lieu, les lésions de la substance même du cerveau sont toujours plus ou moins locales, du moins quand l'individu survit(3); et alors le trouble de telle ou telle fonction donnée est le signe, direct etsûr, qui marque le siége de la lésion.

L'effet des épanchements cérébraux, au contraire, du moins des épanchements dus à l'ouver: ture des artères, est toujours universel, car l'épanchement dû à l'ouverture des artères s'étend successivement partout et comprime tout.

Dans mes expériences, l'épanchement produit

(1) Quoique très rapidement.

(2) Vayez ci-devant, chapitre XVIL®, p. 291.

(3) Et il ne saurait être question pour le diagnostic que des cas

où l'individu survit. Quand la lésion est très générale , il y a mort

soudaine.

DU TRÉPAN. 325 par l'ouverture d'une artère de la partie supérieure des lobes cérébraux gagnait bientôt, comme on a vu, et les lobes cérébraux , et le cervelet, et tout l'encéphale; et par conséquent l'effet de cet épanchement produisait bientôt la compression de l'encéphale entier.

VI. Ainsi, 1° l'effet des épanchements, même des épanchements soudains, les seuls dont je | m'occupe ici, est toujours successif; 2° il finit toujours par être universel ; et voilà les deux caractères ou signes qui, bien démélés, distinguent toujours ces épanchements de la commotion.

$ IL

Siége des épanchements en général.

[. Un épanchement, soit de pus, soit de sang (1), peut être local ou général. S'il est général, il occupe tout l'encéphale; et alors il n'y a pas lieu à la question de la détermination du siège.

S'il est local, il ne /èse qu'une partie; et alors le trouble de la fonction de la partie lésée est Le signe qui marque le siége de la lésion ou de la cause de la lésion, c'est-à-dire de l’épanchement.

IE. La question du siése des épanchements est

(t) Sauf le cas, bien entendu , où le sang provient de la rupture

d’une artère, cas où l'épanchement est toujours général, comme

il vient d’être dit.

326. OPÉRATION donc unë question qui se trouve résolue pär les ét de cet oo

$ IV

Ouvertures faites par le trépan.

I. Apres avoir examiné l'opération du tr épan sous le rapport des épanchements, il faut l’examiner sous le rapport des exubérances.

Rips Or, on a vu que plus les ouvertures faites au crâne sont larges, moins il se forme d'exubérances. On a même vu que le seul moyen de faire cesser une exubérance, c'est-à- dire le gonflement d'une partie dé. cerveau engagée dans une ouverture du crâne, est de substituer à une ouverture , devenue dès lors trop étroite, une ouvérturce ae large He |

IL. Les He ouvertures du crâne sont déné préférables aux ouvertures étroites; car elles donnent, d'abord, une issue plus facile à l'épanchement, et elles préviennent ensuite les exuberances.

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