‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 99 sur 167 · SEX · texte numérisé non relu

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Nécessité de l'opération du trépan dans les cas d'épanchements cérébraux.

L L'opération du trépan n'a qu'un objet, savoir, de prévenir ou de faire cesser la compression du cerveau.

Or, la compression du cerveau peut être produite par plusieurs causes : par une portion d'os fracturé (1), par un épanchement de pus, de sang, etc., par une tumeur fongueuse de la dure-

mére (2)..6tc

(1) » Les fractures, dit Quesnay , ne sont pas de simples signes » qui indiquent l'opération du trépan, elles sont elles-mêmes des » causes qui l'exigent. » Mém. de l’Acad. roy, de chir.;t. I.

(2) Voyez le mémoire de Louis sur les tumeurs fonqueuses de la

dure-mère : Mém. de l'Acad, roy. de chur.,t. V.

I. Je ne considère ici que la compression produite par les épanchements cérébraux. Le cas des fongus de la dure-mère est un cas très particulier. Celui des fractures est beaucoup plus général; mais il n'offre, en théorie, aucune difficulté (1)

Reste donc le cas des épanchements.

HE. On a vu, dans le XVIIF chapitre de cet ouvrage, quel est le mécanisme selon lequel agissent les épanchements pour comprimer le cerveau. Un épanchement, quelque considérable qu'il soit, ne comprime le cerveau que parce qu'il est, à son tour, comprimé par le crâne ou la du re-mèêre.

L’ablation du crâne et de la dure-mère, c’està-dire une ouverture faite au crâne et à tx duremère, c'est-à-dire encore, et en un seul mot, l'opération du trépan, est donc le seul moyen de faire cesser la compression du cerveau, lorsque cette compression est produite par un éd béhémente

IV. La nécessité de l'opération du trépan, dans le cas des épanchements cérébraux, est donc une nécessité démontrée (2).

(1) Il est trop évident que, si une portion d'os fracturé comprime le cerveau, il faut soulever ou enlever cette portion d'os, et que, si l'on ne peut y réussir que par le trépan, il faut employer le trépan.

(2) Voyez pourledétail des prenves relatives à cette démonstra-

tion , le XVII chapitre de cet ouvr age,

Signes caractéristiques des épanchements soudains.

EL On connaît la règle proposée par J.-F. Petit pour discerner la commotion du cerveau (c'està-dire la lésion de la substance du cerveau, effet immédiat de la commotion) d'avec les épanchements (1).

« Cet habile Hat dr à dit Quesnay, croit que » ces accidents (la perte de connaissance et l'assou- » pissement) ne sont que l'effet de la commotion

» du cerveau, quand ils arrivent dans l'instant » même du coup; et que lorsqu'ils arrivent en- » suite, ils sont, au contraire, causés par un épan- » chement qui s'est fait sous le crâne depuis le » COUP (2). »

« Il faut cependant faire attention, ajoute Ques-

» nay, que la perte de connaissance qui est causée » par commotion, peut être suivie d'une autre qui » dépend d'un épanchement, et que l'une et » l'autre peuvent même quelquefois se confondre » ensemble (3). » |

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