‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 112 sur 167 · VIIL. L'expérience invoquée par Lamure ne re · texte numérisé non relu

VIIL. L'expérience invoquée par Lamure ne re

pose donc que sur une illusion ; la véritable cause,

la cause physique, la cause directe du mouvement

des artères est donc la force impulsive du sang

poussé par les contractions des ventricules du cœur, force reconnue et démontrée par Harvey.

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Mode selon lequel se meuvent les artères.

L. Mais, la question relative au r#10de selon lequel se meuvent les artères n'est pas, à beaucoup près, aussi simple que celle qui concerne la cause physique de ce mouvement.

If. Selon Galien, le battement des artères, le pouls,n'est quel'effet deleur diastoleet deleur systole, ou de leur dilatation et de leur resserrement successifs (1). Harvey ne voit de même le battement de l’artèrequedans le jeu alternatif par lequel ses parois se dilatent et se resserrent (2); Weitbrecht, le premier, le voit dans la locomotion, ou mouvement en masse, de l'artère (3); Lamure, dans son soulèvement (4); Arthaud, dans le redressement de ses angles (5).

(1) Galien : De pulsuum differentuis, lib. I, cap. IL.

(2) Harvey : De circ. sang. Exerc. anatom. , etc.

(3) Weitbrecht : De circul. sang. Cogitat. physiol., etc.

(4) Lamure : Recherches sur la cause de la pulsation desartères, etc.

(5) Arthaud : Dissertation sur la dilatation des artères, etc.

IL. Harvey coupait une artère mise à nu; et en la prenant, au point coupé, entre ses doigts, il la voyait se dilater à chaque pulsation.

IV. Weitbrecht, frappé de la difficulté d'expliquerle mouvement total de l'artère par la seule donnée de sa dilatation et de son resserrement successifs, chercha le premier, comme je viens de le dire, à y joindre la donnée du mouvement en masse, du déplacement ou de la locomotion de l'artère. | |

V. Lamure supposa que le battementde l'artère consistait surtout dans son soulèvement, de ce que, une artère étant détachée des parties sous-jacentes, cette artère lui semblait fuir le doigt placé au-dessous pour aller frapper le doigt placé audessus. :

VL. Arthaud, ayant rédressé ou rendu droites les artères du mésentère sur plusieurs animaux, vit où crut voir que ces artèrés qui battaient, tandis qu'elles avaient leurs courbures, ne battaient plus, ces courbures étant effacées. É

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