‹ Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions du système nerveux, dans les animaux vertébrésChapitre 126 sur 167 · IX. Sur une autre carpe, j'enlevai le second renflement · texte numérisé non relu

IX. Sur une autre carpe, j'enlevai le second renflement

Ce renflement offre ceci de particulier dans la carpe, qu'il sy compose de deux feuillets superposés, et eomine emboîtés Pun dans l'autre.

J'ai déjà dit que la piqûre des couches les plus profondes de ce renflement produit des convulsions. |

Son ablation porta une atteinte grave à léconomie générale. L'animal parut très affaibli, il ne se mouvait plus, ne respirait plus qu'avec peine, et presque toujours il restait couché sur le dos ou sur le côté, comme il arrive aux poissons mourants ou malades.

X. J'enlevai, sur une troisième carpe, le troisième renflement. |

On a déjà vu que ce renflement ne provoque jamais des convulsions. Quand il fut enlevé, l'aaimal parut avoir perdu de l'énergie de ses mouvements.

DES POISSONS. agi

XL. Rest tait à examiner le quatrième renflement. Je bé mis à ni Sur une carpe.

Je piquai « ensuite, successivement, le tubereule médian, et . des deux masses latérales. A AS de ces piqûres, l'animal ÉPAOUVA des convulsions vives, et qui portaient principalement sur les couvercles des ouïes, ou opercules.

En outre, les piqûres de la masse latérale droite déterminaient, plus particulièrement, des çonvulsions dans l'opercale du côté droit: celles de la masse gauche, dans l'opercule gauche ; celles du SAR médian en déterminaient dans les deux opercules tout à la fois.

XIL Sur une caqueme carpe , Je coupai la masse latérale sauche; le jeu de l’opercule gauche fut aussitôt ELA l'animal ne continuait plus à respirer que du côté droit.

Je coupai Ha masse latérale droite; le jeu de l'opercule droit fat aussitôt détruit, et conséquemment la respiration tout-à-fait éteinte. |

XEEE. Sur une sixième carpe, je me bornaï à fendre longitudinalement le tubercule médian : sur-le-champ les dei opercules se fermèrent et furent frappés d'immobilité.

Cette immobilité complète des opercules dura cinq ou six minutes; puis de faibles mouve-

439 ENCÉPHALE ments reparurent et survécurent même pendant assez long-temps.

XIV. J'ai répété bien souvent ces expériences, et toujours avec le même résultat.

XV. Le renflement dont il s’agit est donc l'organe de la respiration; il répond donc à la moelle allongée.

XVI. On voit donc ainsi, sur la carpe, entièrement circonscrit, délimité, et développé en un véritable lobe ou tubercale pareil aux lobes ou tubercules du cerveau et du cervelet, cet organe de la respiration qui, dans les premières classes, paraît à peine constituer un organe à part et distinct de la moelle allongée proprement dite.

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[. Je passe à l'examen de quelques autres espèces. DUT a Il. Je mis à découvert le cerveau d’un brochet.

Ce cerveau se compose de deux lobes antérieurs, iesquels sont pairs ou doubles, et d'un lobe postérieur, lequel est uniqu&ou impair.

La première paire de lobes ne donne pas de convulsions; la seconde n'en donne que par ses couches les plus profondes; le lobe postérieur, qui est le cervelet, n'en donne pas. )

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