XI. De tout ce que je viens de dire, il suit
1° Que, malgré la diversité d'action de chacune des parties constitutives du système nerveux, ce système n’en forme pas moins un système unique;
2° Qu'indépendamment de l'action propre de chaque partie, chaque partie a une action commune sur toutes les autres, comme toutes les autres sur elle ;
3° Que le mot de paralysie, appliqué à la destruction des parties qui veulent ou coordonnent le mouvement, signifie simplement fucblesse; et qu'appliqué à la destruction des parties qui l’'excitent ou le produisent, il signifie abolition totale ;
4° Que l'influence de chaque partie du système nerveux sur la vie générale tient particulièrement à l'ordre de mouvements (de conservation ou de locomotion) qui dérive d'elle ;
5° Enfin quil y a, dans le système nerveux, un point placé entre la moelle épinière et l’encéphale, à peu près comme le colet des végétaux l'est entre la tige et la racine; point auquel doivent arriver les impressions pour être perçues ; duquel doivent partir les ordres de la volonté pour être exécutés ; auquel il suffit que les parties soient attachées pour vivre; dont il suffit quelles soient détachées pour mourir : point qui, conséquemment, constitue le foyer central. le lien commun, et, comme M. de Lamarck l’a si heureusement dit du collet dans les végétaux, le nœud vital de ce système.