IV. Je passe au Mémoire de Sabouraut
I. L'auteur commence par une réflexion lumineuse sur les contre-coups.
« Les accidents causés, dit-il, par les contre- » COUPS Sont exactement les mêmes que ceux qui » sont la suite d'un coup; et les indications cura- » tives que les uns et les autres présentent n'ad- » mettent aucune différence : d'où il résulte que » la principale difficulté, dans la théorie des » contre-coups, consiste dans le diagnostic, parce » que cette maladie étant une fois à découvert » doit rentrer dans la classe des maladies pro- » duites immédiatement par des coups. »
IL. L’auteur de la préface du volume des Prix de l’Académie de chirurgie, où se trouvent les Mémoires que j'analyse, confirme cette manière de voir par la sienne,
« Ilest clair, dit-il, que, dans la question dont » il s’agit, toute la difficulté consiste à établir le » diagnostic. La moindre réflexion fait voir que, » si l’on parvenait à donner les signes capables » d'indiquer le siépe de la lésion par contre-coup, » dés lors la maladie rentrerait dans l’ordre com- » mun, c'est-à-dire que tous les secours de la
» chirurgie lui seraient applicables, suivant la » différence du désordre connu. Ces signes, qu'il
» est si important d'exposer pour faire connaître » un genre de maladie que les anciens ont cru » devoir caractériser par la dénomination de ca- » lamité et d'infortune, devaient donc être le » principal objet du travail des concurrents, etc. »