‹ Recherches expérimentales sur les tumeurs malignesChapitre 13 sur 88 · NET · texte numérisé non relu

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de greffons d'origines diverses : lorsque nous transplantons la tumeur M sur 20 souris par exemple, et que nous sacrifions dans ce but deux animaux de la génération précédente, les 10 premières souris reçoivent des parcelles de la première souris sacrifiée, les 10 dernières en reçoivent de la seconde. L'examen histologique de toutes les tumeurs qui ont servi à la greffe a été pratiqué; il a toujours montré un sarcome fusocellulaire identique à celui de la figure 6.

Nous indiquons toutes les souris dont les tumeurs ont été examinées microscopiquement par un caractère gras :

M. 20 souris greflées le 11 janvier 1909 avec Mf souris 6, LIVEL 17:

Tumeurs 1, 2, 8,9, 15 ce RE Merres Fotalts Régressions 3, 5, 6,12 . . . . PROS se RU — 4 Souris négatives #4, 7, 10,11, 13, ae 16, 17, e 10, 207% — 11

M, 20 souris greffées le 28 janvier 1909 avec M souris 1 et 15.

PiHHeNT MER dec rentes se mr TO Lee ete nue 20 hr OTAL 1 Régressions 2,,3,95,.10,11, 15,217,:19,/202 .. 10. 14, ler 9 Souris négatives 1, 4, 6, 7, 9, 12, 13, 14, 16, 18... . TO

La souris 8 étant morte avec une tumeur ulcérée, la tumeur M se serait éteinte à la huitième génération si nous n’avions eu à ce moment à notre disposition M°* souris 14 parfaitement bien portante avec une tumeur non ulcérée du volume d’une noix; nous la sacrifions pour la greffe de la génération M° à partir de laquelle la greffe en série de la tumeur n’a plus offert de difficultés sérieuses.

M. 20 souris greffées le 18 février 1909 avec M°* souris 14.

Tumeurs 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8. 9, 11, 13,18, 20... Total 19

RéDreRS OU NO DE Nain ue fc à — 2 Souris ns 12, 14, 15, 16, F0 NÉE 0 CT —-

M°.20 souris greffées le 4 mars 1909 avec M souris 18 et 0.

Tumeurs 1, 3, 3,4, 5, 6, 7, 8, 10, 11,15, 14,215, 47 — . 14 Régressions 9, 12, 16, 19 POURSUITE EE — A Souris négatives 48,202 PR TER — 2

M. 20 souris greffées le 20 mars 1909 avec M? souris 10 et 17.

Tumeurs 1. 2,3, 4,8, 10/14118, 12020 a MAO IAl tro Régressions 6, 9. . .: . . ; "E LAS EN ET e EE Souris négatives 5, 7, 12, . 16, 17, 18, CR — 8 M". 10 souris greffées le 1°’ avril 1909 avec M souris 1, 2, 4 et 13.

Tumeurs 1,346, 5585 0 00e BNP CT Répreésions BASE SN EE NE CU — 1 Sourisnépalivess LOL MO EL INON Re 2

M0. 20 souris greffées le 22 avril 1909 avec M" souris 1, 6, 8, 9.

Tumeurs 419,140 7195181922 0 OR Répresslons ‘ET ONE L SRE TA PRÉ Ar RE EEE — A Souris négatives 2, 3,5, 6, 7, 8, Q, 12 — 9

M'!.16 souris greflées le 13 mai 1909 avec M! souris 13, 19 et 20.

l'umeurs 1, 4; 0507) :0 11 TS PAUSE RCE PEER Régressions 19

HER CARE — 1 Souris négalives 2, 3, 6, 8, 10, 12, 14, 16 — 8 M". 20 souris greflées le 6 mai 1909 avec M! souris g et 13. Tumeurs 1, 8, 13, 17 (opérée ; récidivée ; mort sans métastase viscérale), 19. . Sn NT Régressions 3, 5, Q, 12, 15, 2e 100 Souris négatives 2, 4, 6, 7, 10, 11, 14, 20.

M'.10 souris greffées le 11 juin 1909 avec M" souris 8 et 17.

AR OURR RES ON OO Re OP 7 2, 2. 2 Total #0 RÉRROSSIONNNS MAR LE CSN AU NS ee en, 1 SOURIS NOTA IIVOLTS DO Me dura à + ER Æ

M". 20 souris greffées le 1° juillet 1909 avec M'° souris 1, 2, 3 et 9.

Tumeurs 1, 3, &, 6, 7 (opérée guérie), 8, 9, 14,18. . . Total : 9 Régressionso, 11,20. © 202. °. SRE ee ET — p) Souris négatives 2, 10, 12, 13, F. 16, LEO RE EN — 8

M". 20 souris greffées le 13 juillet 1909 avec M'‘souris 4 et7.

Tumours 2,4,59,0,8,9,11,12,19,19, 16,17, 18,19;20 Total: 15

HRÉÉRÉSIONS 10 Up ÉCART Se ANT GT A =

AOUTISDÉSU NES Lieu CN AU LR CLS UP De To —

M'i. 20 souris greftées le 24 juillet 1909 avec M" souris 4, 16 el 19.

Tumeurs 1, 2, 8, 6, 7, 8, 9, 10 (opérée, récidivée, mort avec métas-

tases pulmonaires), 11, 12, 13, 14, 15, 16, 17, 20. . .. Total : 16 PÉRIODE ADN ION DER Rs Dies 3 SOLE ET INC ON C'EST CO Re CD SE NOTE NN AN — 1

M". 18 souris greffées le 4 août 1909 avec M" souris 3 ct 20.

D'onenrsat id 60,0 2410, 1br 17e Ne Pr, <Totar ar RE CP EMA Me Re Te CONS ORPRSEE RE — a.

D OURS HUpabives DuTI1214 10m pu eh «ie à. — A

M'$. 20 souris Prelees le 18 août 1000 avec M'7 souris 1, 4

et 6.

Diner Etes Mibsii 16; bo 5 Re. A, Total #8 Régressions 9, 10 15, 17, 18, 19. . . . . . . . .« . . . — 6

Souris négatives 6, 7, 8, 12, 13, 14 + . . . . + . : : — 6

M". 20 souris greffées le 28 août 1909 avec M souris 1, 2 et à

Tumeurs 8, 4, 7, 9. 10, 11:88 (opérée, récidivée, morte sans

TiélAstASes) EN COTES ET CR ER SERA RS TOUR EE Rétrressions 197-197 TO SONDE RER VIN — A Souris négatives 112)0% 6) 8)44}417, 19 2 RAM COUR — 8

M. 20 souris greffées le 9 septembre 1909 avec M! souris 3 ÉDTET:

Tumeurs 1, 2, 3, 4, 5,6, ASS (078 ER GTS D'ARTS TE 18 QE à 4 Ha ee ea EC PT SE ORNE RÉBTÉSNONSO A 00 PR ERP M E8

SOUrS NÉGAVÈS LÉ OUT EE CE SENS —

M°"'.20 souris greffées le 25 septembre 1909 avec M? souris 5 et. 6:

Tumeurs 1, 2,3, 4; 5,6, 7,8,.10, 10, 17218. CORNEEr ONE RÉBFEBSIONS 0,10, 1400 LD 20 EN RE — 6 SOUrIS nÉpatIves 1161) RS LR ER PNR — 2

M°°. 18 souris greffées le 9 octobre 1909 avec M?! souris 17.

Tumeurs 2, 3,5, 6,8, 9 10, 11, 12, 13, 19, 16, 17,18. Total ; 14 Régréssions 14" ;7; À L'RSNSMEONIREERRR Ex 1

Souris NÉSAUVÉS 174, 70e MONS PRE —

M. 12 souris greffées le 22 octobre 1909 avec M2? souris 16 eb17

fumeurs 1,'2,3,4,5, 7: 8 9/10:11, TOR ENT ER Régressions zéro 17 pr + o Souris négalives 6.

! ! ! € 2 M. 12 souris greffées le 5 novembre 1909 avec M* souris 9 etai: ;

Tumeurs 1, 2,3, 4, 5, 7,9, 10 (opérée; récidivée ; morte

avec métastases pulmonaires), 11, 42... . : . . . Total : 10 ‘ RÉRTESSIONS SAPIN ARRETE AE LE eee ns: — 1 D OUTIS ROC ILINON ONE EE nm Ua, 2 — 1

À. COQUEL ,

Fic. 7. — M2 Souris 10. Animal opéré 42 jours après la greffe; récidive

dans la cicatrice 45 jours après l'opération; mort avec des métastases

pulmonaires un mois plus tard. Pièce d’autopsie : masses néoplasiques

visibles à l'œil nu dans l'épaisseur du parenchyme pulmonaire. Ces

? masses ont comme la pièce opératoire et la récidive, la structure du

ÿ sarcome fuso-cellulaire (Grossissemenl 93 diamètres) (Hématéine, Éosiné- Aurantia).

A et A’, bronches; — B, artère pulmonaire; — B’, Rameau del'artère pulmonaire contenant un embolus néoplasique; — CG, embolus néoplasique; — D, Cavités respiratoires — D', cavités respiratoires en hépatisation rouge ; — Eet E’, masses néoplasiques sarcomateuses,

Fic. 8. — M? Souris 10, métastase pulmonaire. Pièce d'autopsies Fort grossissement d'un point de la préparation représentée figure 7. (Grossissement 240 diamètres) (Hématéine, Éosine-Aurantia.. s

A.éléments sarcomateux fuso-cellulaires coupés en long; — A et A éléments sarcomateux fuso-cellulaires coupés obliquement et perpendiculairement; — B, vaisseau sarcomateux contenant trois hématies; — C,cavités respiratoires : — D, parois d’une alvéole pulmonaire coupée tangentiellement.

M”: 16 souris greffées le 19 novembre 1909, avec M° souris 5, get 12.

Tumeurs D 678, 018 RAA TOUS Total : 11 RÉSTÉSSIONR” ZérO AS SE ee RP 5 0 SOUTS DÉBAÎVES. 2,5, AIO II Le CL DE SE 5

M. 12 souris greffées le 10 décembre 1909, avec M souris 1.

Tumeur 1/26/4506; 70 0e LITE eo MOMAETOIA ER Régressions zéro . . . re PR LR AE + St rh — o SOUPIS DÉDALLTOS Or LAS UE PANNE RES dre — 1

M”. 14 souris greffées le 4 décembre 1909, avec Mi souris 1 PRLT

Tumeurs 2, 3, 4, 5,8, 9, 11, 12, He 6 I REMOTE 9 Régressions 1, 6, 5 OST A EE, LR EN ST ÉRS N — 5 Souris négatives zéro 0 VO OR A RES — 0

M*. 14 souris grefféesle 12 janvier 1910, avec M? souris 4 et 5.

UMR RER Er 0 0 MONTS lo 19H ee d124. 7 (Totale MERE ER RER SP RE ER — 1 DURS RSI A EE UE Ne. — 1

M” 14 souris greffées le 26 janvier 1910, avec MS souris 3.

PME PDO DIS 9 1400 ra TT N) ATOta hs: 9 ROPOS ON SE MER AA AT EN RE EN reins À — 1 SOUMIS RDS TEST ON OP LO SAN LUE Le — A

M°°. 12 souris greffées le 4 février 1910, avec M souris 2 et 3.

0 LO de nt Cu à 1 + lotal” 9

MOINS NT RD TPE ETES TRE RC EEE Se — SON DUO PE EP TS ATOS PRE AE —

os 1

M! 12 souris greffées le 21 février 1910, avec M souris 1 et 2.

APTE P SR AN OU E D07n Dlen Pit ed re E-ci NTOtal= te RÉCESSION OO LD ET NN AE A RAT TR Aus — 3 DODRRNEP ATOS DÉS ER En ne Om EL NT. Eur Ne. = 1

M°2. 12 souris greffées le 2 mars 1910, avec M*! souris 2 et 4.

Humeur 327229 208 m0 UT Une reel ptals:78 RO DOS LOT ENS QUE O ES ren me Ain fe nt à 0 de — h DOUNIA OS ZC TO". RARE NET eee le 4eme 42 — (0)

M. 12 souris greffées le 14 mars 1910, avec M* souris 1,7 et8.

Tumeurs 1, 4, 6, 7, 9, (opérée guérie) 10, 11 (opérée,

récidivée, métastases pulmonaires), 42 . . . . . . . Total: 8 RÉSTERSIONS Ent A A ete dire ee — Î SOUS nératines Di PP Re SUN ie in 25 3

CLUNET

M.12 souris greffées le 1°" avril 1910,avec M** souris 1,9 et11.

Tumeurg 1,2, 4,6, SF ST AD SLR NT Rt Fotal : 9 Régressions 6,9 ec. LEP EE — 2 Souris négatives 95/2400 CN CRT RE RE — 1

Les quatre dernières générations de la tumeur M (M*, M, M* et M) sont de date encore trop récente pour que nous puissions publier les résultats obtenus : une quarantaine d’animaux sont encore en vie, mais les phénomènes observés jusqu'ici sont sensiblement comparables à ceux des quatre générations précédentes, c'est-à-dire :

Tumeurs progressives amenant la mort de l'animal 6o à 80 0/0 Tumeurs régressant après un développement de

(rois 2A-quaire SEMAINES SR RC S EE NER RP 10 à 30 0/0 Gréfies-négalines FER RME RE NEED lo à 20 o/o

Dix examens histologiques ont élé pratiqués sur ces quatre dernières générations. La tumeur M conserve le type sarcome fuso-cellulaire pur.

4°. — Discussion des particularités relevées au cours de notre étude de la tumeur M.

I. — Nous nous eflorcerons de montrer d’abord que la tumeur M, depuis la sixième génération et telle qu'elle existe à l'heure actuelle, est bien un sarcome fuso-cellulaire.

IL, — Nous chercherons ensuite à étudier quelques-unes des circonstances dans lesquelles s'est produite la transformation de lepithelioma mammaire typique de la tumeur spontanée, en sarcome fuso-cellulaire au cours des cinq premières générations.

I. — Dans sa discussion du mémoire de Lewin, Orth (1). rappelle que dans certaines inflammations chroniques le issu conjonclif du derme peut résorber son collagène et son

(1) Zeilschrifl far Krebsforschung, Band VI, Heft 2, 1908, p. 431, conteste la réa-. lité du sarcome dans les tumeurs conjonctives de cet auteur.

élastine, et proliférer selon le type fuso-cellulaire sans qu’il y ait pour cela formation néoplasique, C'est le phénomène que Dominici a décrit sous le nom de métaplasie inflammatoire paraembryonnaire du derme : les tumeurs conjonctives apparues au cours des greffes en séries de tumeurs épithéliales ne seraient que des réactions inflammatoires chroniques, des granulomes proliférant autour de vestiges épithéliaux du greffon.

Il est certes difficile, dans l’état actuel de nos connaissances d'établir une ligne de démarcation précise, entre les métaplasies inflammatoires et les néoplasies conjonctives, mais si on prend des cas typiques, la tâche est plus aisée : les lésions inflammaloires sont loujours marquées par un processus complexe qui se traduit: morphologiquement par une structure complexe ; quelle que soit l'intensité de la prolifération métaplasique, on ne l'observe jamais à l'état de pureté, elle est associée à d’autres phénomènes : congestion, diapédèse, phagocytose, formations nodulaires, réaction de défense des tissus voisins.

Au contraire le processus néoplasique est simple ; tant qu'il ny à pas ulcération, et par suite association secondaire de phénomènes inflammatoires, la tumeur est formée d'éléments de même lype en prolifération plus ou moins active; elle est homogène, il n'y a ni phénomènes vasculaires, ni afflux de cellules migratrices, ni groupements cellulaires spécifiques. Les tissus voisins sont refoulés ou détruits, mais ne présentent aucune modification de structure traduisant leur lutte contre les éléments pathologiques.

S1 l’on acceplé ces critères, la tumeur M à partir de la 6° génération est un néoplasme conjonctif el non un granulome.

Pouvons-nous affirmer la malignité de cette tumeur ?

La malignité se traduit par un ensemble de caractères cliniques et anatomiques :

Cliniquement c’est la prolifération continue et indéfinie amenant la mort de l'animal par cachexie, et la récidive fréquente après ablation chirurgicale en apparence complète.

Anatomiquement, c’est l’envahissement destructif des tissus

voisins, les métastases, les caractères cylologiques de multiplication désordonnée et de monstruosité.

Nous retrouvons lous ces caractères dans la tumeur M.

Nous laissons de côté momentanément les souris chez lesquelles le greffon ne s'est pas développé, et celles chez lesquelles il s’est résorbé après un début de prolifération. Il s’agit là de phénomènes d'immunité spontanée que lon observe à des degrés divers dans tous les néoplasmes cultivés par la greffe en série, et qui tiennent au moins autant à l'organisme individuel des animaux greffés qu'à la nature même de la tumeur.

En ne tenant compte que des générations M° à M* nous voyons que chez 250 souris la tumeur a progressivement évolué amenant la cacheæie el la mort des animaux. Au moment de la mort, la masse néoplasique n’était jamais inférieure au volume d'une petite noix, elle atteignait souvent et dépassait même parfois le volume et le poids de l'animal. C’est ainsi qu'à l’autopsie de M° souris Q la tumeur pesait >8 grammes alors que le reste de l'animal en pesait 19, et qu’à l'autopsie de M? souris », la tumeur pesait 32 grammes et le reste de l'animal 0.

Sur huit souris opérées de leurs tumeurs 2 à 3 semaines après la greffe et ayant survécu plus de quinze jours à l'intervention chirurgicale, chez trois seulement nous avons obtenu une guérison vérifiée anatomiquement M5 souris 17, M° souris 19, et M'' souris 7. Chez les cinq autres (M! souris 17, M'° souris 10, M'' souris 16, M?! souris 10, M**° souris 11) nous avons observé une récidive dans la cicatrice, au bout d'un laps de lemps variant de 10 Jours à trois semaines.

Au point de vue anatomique, sur les examens histologiques de 73 tumeurs appartenant à toutes les générations de M à M*!, nous avons toujours trouvé l’envahissement destruclif du derme d'une part, des muscles pectoraux et abdominaux d'autre part. Chaque fois qu'il s'agissait de Lumeurs ayant amené spontanément par leur prolifération la mort de Fanimal, Pinfiltration néoplasique de la peau avait produit l’ulcération. Dix fois la tumeur avait franchi le péritoine, et végétait dans la cavité.

abdominale. Une fois elle avait franchi la plèvre el faisait saillie dans la cavité thoracique.

Nous n'avons jamais constaté de mélaslases visibles à l'œil nu, à l’autopsie de souris qui n'avaient subi aucun traitement, mais nous en avons rencontré trois fois chez nos huit opérées (1) M'ô souris 10, M’! souris 10, M°* souris HE

Dans ces trois cas, il s'agissait de métastases pulmonaires multiples avec. nombreux noyaux métlastatiques variant du volume d’une tête d'épingle à celui d'un petit pois. Sur les coupes histologiques à côté de ces gros nodules, on en trouve de plus pelits (cf. fig. 7 et 8) qui montrent les étapes du processus.

D'abord intravasculaires, fixées à la paroi des rameaux de l’artère pulmonaire où elles sont arrivées à la faveur d’une embolie, les cellules néoplasiques ne tardent pas à envahir en les détruisant les tuniques des vaisseaux, et à proliférer dans le parenchyme voisin : elles conservent partout le type fuso-cellulaire qu’elles présentaient dans la tumeur principale.

Le fait d'avoir trouvé des métastases incontestables dans la tumeur M nous parait d'autant plus intéressant qu’à notre connaissance, seul jusqu'ici, Haaland (loc. cit, p. 249) a observé des métastases dans un sarcome apparaissänt au cours des greffes sériées d’une tumeur épithéliale spontanée. Ehrlich et Apolant disent précisément n’en avoir jamais trouvé au cours des très nombreuses autopsies qu'ils ont pratiquées de leurs trois sarcomes (2).

Au point de vue cytologique nous devons reconnaitre que les innombrables figures de karyokinèse ét surtout les monstruosités (noyaux bourgeonnants) qui donnent un caractère de malignité si prononcé aux éléments conjonctifs des générations de

(1) Cette fréquence des métastases macroscopiques à l’'autopsie des souris opérées dont les tumeurs avaient récidivé, contrastant avec l'absence de ces métastases chez les animaux non opérés, nous a conduit à penser qu'il pourrait

y avoir un lien entre les deux phénomènes. Nous avons entrepris des recherches systématiques dans ce sens avec la Tumeur F. Ces recherches font l’objet du

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