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(2) Arbeiten aus dem Küniglichen Institut für experimentelle Therapie, HeftT,

Iena, 1906, p. 58.

transition M° à M° (Cf. fig. 5), sont beaucoup plus rares à partir du moment où la tumeur a définitivement pris le type fuso-cellulaire, mais il n’est pas de préparations de tumeurs jeunes ou de périphérie de grosses tumeurs qui ne renferment quelques-unes de ces images histologiques. Enfin le néoplasme n’emprunte pas de stroma aux tissus qu’il envahit et détruit ; il édifie ses propres vaisseaux, et les conduits dans lesquels circule le sang sont limités par les cellules sarcomateuses elles-mêmes, sans qu'il y ait formation d’endothélium ni de périthélum différenciés. Les cellules fusiformes se disposent en tourbillons autour de ces axes vasculaires qui paraissent ordonner en nombre de points l'architecture des grosses masses néoplasiques.

IT. Si l’on admet que la tumeur M depuis la 6° génération est bien un sarcome fuso-cellulaire, 1l est intéressant de rechercher dans quelles circonstances est apparue cette forme néoplasique, puisque la tumeur spontanée dont elle dérive présentait la structure d'un épithélioma kystique de la mamelle. Nous nous bornerons à examiner quelques points qui ont suscité des controverses dans’ les cas de variations morphologiques antérieurement publiés par les auteurs, où quinous paraissent particulièrement saillants dans l'histoire de la tumeur M :

1°) Nature de la tumeur spontanée,

>) Rapports des variations morphologiques dela tumeur avec les variations de virulence.

3°) Importance de la récidive comme facteur de variation morphologique.

4°) Nalure des métastases pendant la période de transition.

»°) Hypothèses sur l'histogénèse des éléments sarcomateux.

1° Nombre d'auteurs, ne voulant pas admettre pour des raisons de doctrine la possibilité d’une filiation quelconque entre un epithelioma el un sarcome, ont prétendu que si les observateurs avaient cru rencontrer des faits semblables, c'est qu'ils avaient

méconnu la nature véritable de la tumeur spontanée dont dérivaient les variations morphologiques par eux décrites, et que le soi-disant epithelioma était en réalité une tumeur mixte, un « carcinoma sarcomalodes » où, dès l’origine, des éléments con- Jonctifs malins étaient mêlés à des éléments épithéliaux malins.

Nous ne croyons pas que cette objection puisse s'appliquer à la tumeur M, étant donnée la structure de la tumeur Spontanée, et surtout les modifications qu'elle a présentées dans les deux premières générations purement épithéliales : la structure de la tumeur spontanée telle que nous la représentons (fig. 1 et 2) est celle de l’epithelioma mammaire kystique, le plus fréquent des néoplasmes primitifs chez la souris, celui dont dérivent la plupart des tumeurs épithéliales entretenues par la greffe dans les laboratoires. Le stroma de cette tumeur est assez abondant, mais 1l est exclusivement formé de tissu conjonctif riche en collagène et en élastine, pourvu de vaisseaux normaux, ne contenant que de rares cellules conjonctives à protoplasma très réduit. Nulle part dans ce stroma de signes de prolifération, tandis qu'au contraire les kystes sont envahis par le bourgeonnement de Pépithélium pariétal. Mais le fait qui nous parail le plus remarquable, c'est que le stroma qui conserve les caractères que nous venons de décrire chez M°* souris 3, Lumeur dont les essais de transplantation restent négatifs, loin de croître dans la récidive de la souris M! qui va fournir la souche de toutes les généralions ultérieures, s’y montre considérablement réduit. Bien plus, comme le montre la figure 3, chez M” souris 7 qui fournit le greffon d’où naîtra la première tumeur mixte, à un faible grossissement le stroma semble avoir disparu, et il faut un examen attentif pour apercevoir la grêle charpente conjonctivovasculaire qui soutient les masses épithéliales.

> Le rapport des variations morphologiques de la tumeur avec les varialions de virulence semble différer dans les obser- - vations jusqu'ici rapportées : tandis qu'Ehrlich et Apolant ne constatent aucune diminution de virulence au moment où les

tumeurs épithéliales se transforment en tumeurs mixtes et en sarcomes, el voient au contraire l'énergie de prolifération de leurs” tumeurs croître progressivement avec chaque génération nouvelle, jusqu'à atteindre (sarcome sieben) une intensité jusqu'alors inconnue dans les néoplasmes entretenus par la greffe dans les laboratoires ; Haaland et Stahr, au contraire, voient apparaître les variations morphologiques dans des séries où le pourcentage des cas positifs est faible, et où la résorption spontanée tardive des tumeurs est fréquente.

L'observation de la tumeur M rapproche ce néoplasme plutôt des tumeurs étudiées par Haaland et Stahr que de celles décrites par Ebrlich et Apolant : dans les six premières générations pendant lesquelles se produit la variation morphologique, le pourcentage des greffes positives est faible, les régressions et les greffes négatives sont nombreuses.

Dans M* nous trouvons : Tumeurs, 14 pour 100. Régressions, 1/4 pour 100. Greffes négatives, 72 pour 100.

Dans M? nous trouvons : Tumeurs, 2 pour 100. Régressions, 0. Greffes négatives, 78 pour 100.

Dans M° nous trouvons : Tumeurs, 13 pour 100. Régressions, 0. Greffes négatives, 87 pour 100.

Dans M'nous trouvons: Tumeurs,50 pour 100.Régressions, 0. Greffes négatives, 50 pour 100.

Dans M° nous trouvons : Tumeurs, 5 pour 100. Régressions, 65 pour 100. Greffes négalives, 10 pour 100.

Dans M' nous trouvons : Tumeurs, 30 pour 100. Régressions, 70 pour 100. Greffes négatives, 0.

Une fois la tumeur M définilivement fixée dans le type sarcome fuso-cellulaire, la virulence semble au contraire augmenter rapidement el dans la génération M° nous trouvons : Tumeurs, 79 pour 100. Régressions, 10 pour 100. Greffes négatives, 20 pour 100.

Ce pourcentage qui a d’ailleurs subi quelques légères fluclualions dans les générations ultérieures, ne s'est pas encore sensiblement amélioré, et dans les générations les plus récen-

tes nous avons encore observé el des greffes négatives, et des phénomènes de régression.

3 La plupart des expérimentateurs sacrifient les souris dont les tumeurs sont destinées à fournir la masse nécessaire pour la greffe de la génération suivante. Ils n'ont guère ainsi eu l'occasion d'étudier les modifications de structure que pouvaient présenter le néoplasme chez le même animal après ablation et récidive plus ou moins différée.

= Cependant Haaland (loc. eit., p. 256) dit avoir opéré six fois la tumeur spontanée qu'il a étudiée, et avoir constaté à chaque récidive la même structure épithéliale que lors de la première opération. Pendant l'évolution de ces récidives, les greffons prélevés lors des premières interventions prolféraient sur quatre générations successives : Dans une série du 3° passage et dans une du 4, apparaissaient des cellules sarcomateuses dans le stroma. Ilen conclut que la réaction individuelle des animaux greffés joue un rôle plus important dans la variation morphologique, que la nature et l’évolution propre de la tumeur elle-même.

Nous avons observé un phénomène différent dans la tumeur M. Dans la première el la quatrième génération, la souris qui a fourni la greffe a été opérée deux fois, et chaque fois la piece opératoire a servi à l'étude histologique aussi bien qu'à la préparation de la masse d'injection. Les deux fois nous avons trouvé une différence dans la structure de la tumeur primitive et dans celle de la récidive.

Chez M! (tumeur spontanée), la tumeur primitive était comme nous l'avons vu un epithelioma kystique; dans la récidive, les kystes ont presque entièrement disparu, Îles acini eux-mêmes sont rares, et la presque totalité du néoplasme est formée de travées épithéliales pleines atypiques, au milieu d'un stroma grêle.

Chez M'souris 4, la tumeur primitive était mixte, epithelioma atypique avec stroma sarcomaleux ; dans la récidive on ne trouve plus que du sarcome fuso-cellulaire pur.

“ me

Aïnsi chez ces deux animaux la récidive s'est montrée favorable à l’évolution atypique d'un néoplasme épithélial dans le premier cas ; à l'élimination des éléments épithéliaux d’une tumeur mixte au profit des éléments sarcomateux dans le second Cas.

Il ne s'agit sans doute là que d’un fait particulier, car nous avons par la suite presque toujours observé, comme les autres auteurs, une identité de structure entre la tumeur primitive et la récidive des souris opérées, et cela non seulement avec Ja tumeur M, mais encore avec les autres tumeurs entretenues par greffe au laboratoire.

Mais, nous pensons que ces variations morphologiques de la tumeur M chez le même animal à la suite d'une intervention chirurgicale suivie de récidive, devaient être rapportées ici, d'autant qu’elles se sont produites dans des tumeurs choisies comme greffons, et ont pu par suite jouer un rôle dans la mutation définitive du type histologique du néoplasme.

Aussi bien des faits analogues semblent avoir été observés chez l’homme : C’est ainsi que Schmorl, dans une communication privée faite à Apolant, et rapportée par cet auteur (1), cite le cas d'un malade opéré deux fois par Thiersch pour un néoplasme du corps thyroïde. À la première opération le chirurgien enlève une tumeur primitive, qui présente la structure d'un epithelioma hyroïdien Lypique, Schmorl emploie même le terme adénome, mais ce terme n'exclut pas, pour les histologistes allemands, le facteur malignité.

La tumeur récidive rapidement in silu, el à la seconde opération on trouve à côté des régions présentant la même structure que la tumeur primitive, des zones d'epithelioma alypique formées de lravées cellulaires pleines, au milieu d’un stroma conjoncüf en partie normal, en partie riche en cellules, et rappelant la structure du sarcome (carcinoma sarcomalodes).

Après la seconde opération, récidive locale atteignant rapi-

(1) Arbeilen aus den Küniglichen Institut l'ür experimentelle Therapie, Heft 1,

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