III. — Amrylose
Comme nous le faisions remarquer à propos des organes hématopoiétiques, la splénomégalie est peut-être le caractère macroscopique qui frappe le plus à l’autopsie des souris néoplasiques cachectiques. Cette splénomégalie répond souvent seulement à la réaction myéloïde si intense que nous avons décrite (rates lisses).
Dans nombre de cas, au contraire, la splénomégalie traduit l’'amylose (rates bosselées remplies de grains blanchâtres as-
pect sagou cuit.)
136 | IV. AMYLOSE
L'examen histologique montre que la dégénérescence est folliculaire et. surtout péri-folliculaire, fait que l'on n’observe qu'exceplionnellement chez l’homme ; les parois artérielles des artères pénicillées sont dégéntrées.
Les réactions colorantes spécifiques de l'amylose (safranine, thionine, violet de Paris, iode, etc.) sont tantôt des plus nettes, tantôt incertaines, avec des images histologiques semblables. On assiste ainsi aux étapes diverses d'un processus dans lequel les altérations histologiques précèdent les transformations chimiques.
L’amylose fréquente dans la rate est exceptionnelle dans les autres viscères: nous ne l'avons jamais rencontrée jusqu'ici dans le foie ; dans le rein, nous avons parfois observé, dans quelques capillaires de la corticale, la formation de petits placards se colorant en orange par la safranine ; mais ces lésions sont toujours extrêmement discrètes.
Ilest intéressant de remarquer la précocité de l'apparition de l’amylose chez nos souris. Dans certains cas de sarcome nous l'avons observée moins de trois semaines après la greffe de la tumeur.
Nous avons presque toujours observé l’'amylose après l'ulcération des {umeurs, mais souvent cette ulcération ne remontait qu'à quelques jours. ce qui rend bien problématique l'interven- Lion exclusive du facteur infection. Nous l’ävons même trouvé une fois dans un cas de Lumeur spontanée avec téguments intacts (Tumeur AT). L'animal, ilest vrai, avait probablement succombé à une septicémie, comme en témoignaient les nodules leucocylaires du foie et des reins.
Nous avons vu l’amylose chez des souris greffées avec les tumeurs F, À et M, la nature histologique du néoplasme nous a paru de peu d'influence sur la production du phénomène.
«LR