‹ Recherches expérimentales sur les tumeurs malignesChapitre 42 sur 88 · IMMUNITÉ ZOOLOGIQUE · texte numérisé non relu

IMMUNITÉ ZOOLOGIQUE

— b) Nous avons à plusieurs reprises cherché les modifications que la question de race pouvait apporter au développement et à la structure de nos tumeurs, et greffé dans les mêmes conditions que les souris blanches témoins : 1° des souris métis à pelage noir jaune, tacheté ou gris, provenant du croisement soit de souris sauvages, soit de souris japonaises avec les souris blanches de notre élevage ; »° des souris grises sauvages.

Pour cette étude, la tumeur M à cause de ses cas négatifs et de ses régressions spontanées ne convenait pas. Les tumeurs FetE ne nous ont pas montré leur prolifération diminuée avec les souris métis, elles ont au contraire eu un développement plus lent avec les souris grises sauvages ; dans les unes comme dans les autres, le pourcentage est resté le même (100 0/0)

Nous n'avons pas trouvé de modifications notables de structure dans les tumeurs à développement retardé . Il nous a semblé cependant que certains néoplasmes F sur souris grises qui avaient eu une marche particulièrement torpide, présentaient à l’autopsie une atypie moins marquée (moins de carcinome, plus d'éléments groupés en acini) que les néoplasmes des souris blanches témoins appartenant à la même série.

Dans la tumeur A les phénomènes sont beaucoup plus nets : Lors du premier passage de la tumeur sur souris française

- Al nous avons greffé deux séries : La première A! comptait

8 souris métis et 10 souris blanches. — Les souris blanches sont positives, donnent en trois semaines une tumeur grosse comme une noix, meurent spontanément en moins de cinq semaines aprés la greffe. — Parmis les souris métis, six sont complètement négatives, deux ont un développement retardé (noix en un mois : mort spontanée au bout de sept et dix semaines).

La seconde série A! comptait 0 souris blanches, elles

sont toutes positives. Ainsi dans cette expérience. La différence

de provenance des souris seule n’est pas suffisante pour affablir le pourcentage, il faut en outre une différence de race.

vent rigoureusement dans les mêmes conditions d'hygiène, de logement el .de nourriture.

Nous avons à nouveau greffé la tumeur À à diverses généralions sur des métis et des souris sauvages, avec des résultats analogues mais moins marqués : A partir de la quatrième génération sur souris française Al, nous n'avons plus observé de greffes négalives, quelle que soit la couleur de la souris, mais les différences d'évolution sont toujours très marquées, surtout sur les souris sauvages (1); etil n’est pas rare chez ces animaux de voir des néoplasmes qui ne dépassent pas le volume d’une noiselle au bout de trois mois, et qui ne tuent qu'au bout de six ou huit mois. |

Les modifications de structure qui accompagnent parfois cette évolulion retardée nous paraissent mériter une attention particulière :

Nous avons examiné six tumeurs de souris grises sauvages appartenant à des générations diverses. Quatre d'entre elles différaient peu des préparations habituelles de la tumeur A. Chez les deux autres, chez lesquelles d’ailleurs le néoplasme avail évolué d'une manière particulièrement torpide, on est frappé au fort grossissement par le haut degré de polymorphisme des éléments :

Les cellules ramiliées, les mitoses monstryeuses, les formes bourgeonnantes des noyaux, les figures d’inclusion pseudo-parasitaires, rares dans les tumeurs ordinaires, sont ici fréquentes. On voit en outre apparaître dans la tumeur des plasmodes à protoplasma basophile, avec nombreux noyaux distinets au centre.

Ce sont là précisément les altéralions cylologiques que l'on observe après l'action de certains agents nocifs sur les tumeurs ordinaires de souris blanche. Nous décrirons des lésions analogues mais plus intenses après l’action de la radiothérapie sur la tumeur A (Cf. fig. »7). Haaland (Berliner Klin. wochenschrift, 1906, N°9) a décrit et figuré les mêmes lésions après

action prolongée — trois quarts d'heure à une heure — de la

(1) Pour ne pas habituer la tumeur à ce nouveau terr employé de greffon

provenant de ces animaux, pour les transplantations ultérieures,

ain, nous n'avons jamais

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