IMMUNITÉ INDIVIDUELLE
üon F° nous retrouvons une tumeur qui égale et dépasse même par l’activité de sa croissance, la tumeur rapportée d’Allemagne. : |
Ces particularités sont apparentes dans le tableau suivant, où pour pouvoir comparer les diverses générations, nous nous sommes bornés à relever le temps qu'il a fallu dans chacune d'elles à la tumeur la plus favorisée pour atteindre le volume d’une noix :
Volume de le Tumeur
Noir.
Noisette
Haricot
Grain de blé
EGemaine S°"Semeine B*Semaine
La malignité de la tumeur F' se trouve très atténuée lors des premiers passages sur souris françaises, fait remarquable si l’on songe à l'énorme puissance de prolifération qu'elle présentait déjà à ce moment. La plupart des animaux de F7 {1° génération parisienne) meurent entre 2 et 3 mois après la greffe, ceux de F5 vivent 3 et 4 mois, ceux de F°2 à 3 mois. À parür de F"! jusqu'à F#, la malignité accrue devient fixe ; quelques souris meurent au bout de 3 semaines, les plus longues survies ne dépassent guère 2 mois.
2° Immunité individuelle :
Nous dirons qu'il y a immunité spontanée mdividuelle, lorsque chez une ou plusieurs souris d’une série, la tumeur ré-
gresse et, se résorbe au bout de quelques semaines, où guérit spontanément plusieurs mois plus tard, après nécrose et éliminalion au. dehors du tissu néoplasique, alors que chez les autres souris de la même série, provenant du même élevage, greffées dans des conditions identiques avec des fragments du même greffon, cette tumeur se comporte comme un néoplasme malin, envahit el détruit les tissus voisins, el amène par son développement la mort des animaux.
— a) Nous n'avons observé dans ces conditions le phénomène de la régression, ni dans la tumeur F, ni dans la tumeur A; il est au contraire particulièrement fréquent dans la tumeur M, puisque dans les 34 premières générations, trois séries seulement ne l'ont pas présenté ( M”, M? et M°.
Il ne faut point confondre ce phénomène, que, malgré l’uniformité de notre technique, nous n'avons presque jamais observé en dehors de la tumeur M, avec la résorption de nodules inflammatoires dus à une faute d’asepsie au cours de la greffe.
Il est en effet fréquent de constater chez des souris, trois ou quatre jours après la greffe d’une lumeur quelconque, des nodosilés variant du volume d’une tête d'épingle à celui d'un pois, nodosités qui disparaissent dans la huitaine; ce sont là des phénomènes infeclieux dus à une technique imparfaile.
Il en est Lout autrement pour les régressions proprement . dite: quatre jours après la greffe on ne remarque rien au point d'injection. La tumeur n'apparait(grain de blé)qu'au bout de huit ou dix jours; quatre jours plus tard elle devient grosse comme un haricot, puis reste stationnaire pendant un temps variant de huit à quinze jours; enfin elle se résorbe rapidement, si bien que six semaines après la greffe, tout a disparu ; il n’y a eu ni hématome, ni formation d'abcès.
Ce phénomène est en tout point comparable à celui que l'on observe lorsque l'on greffe sur ral une tumeur de souris très virulente. Dans Run et l'autre cas, on observe un début de développement de la tumeur puis le développement s'arrête, la tu-