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# Tumeur VI. — Souris.
Epithelioma mammaire kyslique.
La souris femelle blanche de 23 gr. nous est apportée au laboratoire le 20 avril 1909. Elle présente dans la région axillaire droite une tumeur mobile sous la peau, adhérente au pectoral, atteignant le volume d'un pois.
À l'opération, 26 avril, on résèque avec la tumeur le grand pectoral, et on enlève un ganglion axillaire gros comme un grain de chènevis. Suture en un plan aux agrafes Michel.
Cicalrisation parfaite, agrafes enlevées le 3 mai.
L'animal est revu une fois chaque semaine. Le 15 mai 1910, plus d’un an après l'intervention, il ne présente aucun signe de récidive, santé parfaite.
L'examen histologique de la tumeur montre une masse épi-
théliale polykystique, avec stroma formé de tissu conjonctif
adulte, fibreux. La paroi des kystes est, en nombre de points, limitée par une seule assise d'éléments cubiques; ailleurs elle
prolifère, les assises se mulliplient, et envoient à l'intérieur de
la cavité des prolongements ramifiés soutenus par une charpente conjonctive dendritique très grêle.
Le contenu des kystes est homogène ou finement granuleux, il est anhiste et fortement acidophile. Les travées conjonctives qui séparent les masses épithéliales sont épaisses, pauvres en cellules, riches en fibres de collagène, elles sont-nvahies par place par de petils acini isolés ou disposés en travées linéaires.
A sa périphérie, la Lumeur envahitet détruit les fibres musculaires striées du pectoral.
Le ganglion axillaire forme une masse lymphoïde réticulée homogène, dans laquelle on ne trouve plus trace de centres germinatifs, ni de systèmes folliculaires et caverneux, nous n'avons pu y déceler aucun élément néoplasique.
Tuueur VII. — Souris.
Epilhelioma mammaire acineux .
La souris, femelle blanche de 20 grammes, ayant servi pendant quatorze mois à la reproduction intensive dans un grand élevage parisien est apportée au laboratoire le 28 septembre 1909.
Elle présente à ce moment deux tumeurs spontanées : une au niveau de la nuque atteignant le volume d’une noix, adhérente à la peau et aux muscles du dos, une au niveau de l’aisselle gauche.
Le 0 septembre on enlève chirurgicalement la tumeur dorsale, en réséquant largement peau et muscles, on ne touche pas à la tumeur axillaire.
Le 27 septembre, cicatrice opératoire parfaite sans récidive. La tumeur axillaire à un peu grossi et un nouveau nodule gros comme un grain de chènevis est apparu dans la région sousmaxillaire gauche.
Le 18 octobre, toujours pas de récidive dans la cicatrice, les deux tumeurs ont grossi et tendent à se rejoindre.
Le 3 décembre, les deux tumeurs ont fusionné, elles forment une masse bilobée uleérée, plus grosse qu'une noix. ü
Le 7 décembre, l'animal meurt cachectique. Il ne présente pas de mélaslases viscérales, visibles à l'œil nu à l'autopsie:
L'étude histologique de la tumeur enlevée chirurgicalement le 18 septembre montre un epithelioma glandulaire typique dont les acini ne diffèrent de ceux de la tumeur V que par leur rapprochement, réduisant le stroma à quelques cellules conjonctives fusiformes isolées et à quelques fines fibrilles. Cette fragilité de la charpente conjonctive explique sans doute les quelques hémorragies qui dissocient par places les éléments néoplasiques. | Les kystes sont rares, mais ôn en aperçoit quelques-uns de volume réduit et sans végélalions des parois, au centre
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même des masses acineuses. Celles-ci sont limitées par quelques
travées conjonctives fibreuses.
La malignité de la tumeur est attestée microscopiquement par l'envahissement destructif des muscles de la nuque.
La tumeur axillaire ulcérée prélevée à l’autopsie, le 7 novembre présente la même structure. Mais nous trouvons en plus une réaction inflammatoire intense au pourtour de l’ulcération, et une dégénérescence caséeuse de tout le centre du néoplasme.
lei encore les cellules néoplasiques ont envahi et détruit les muscles voisins de la patte et du thorax.
Tumeur VIII. — Souris.
Epithelioma mammaire acineux en partie nécrosé ; grandes hémorragtes.
Nous n'avons pu avoir aucun renseignement sur les antécédents de la souris, femelle blanche de 22 grammes, portant au niveau de l’aine droite une tumeur fluctuaute, grosse comme une cerise, mobile sous la peau el sur les muscles abdominaux. Malgré l'intégrité de l’épiderme on voyait par transparence la couleur bleu-violacé du néoplasme. |
L'animal succombe d’hémorragie sur la table d'opération le 20 juin 1909. Pas d’envahissement des tissus voisins, pas de métastases. |
Sur les coupes histologiques, on voit que la plus grande masse de la tumeur est formée d'une substance caséeuse remplie de débris de noyaux pycnotiques, et de vastes hémorragies, les unes récentes, les autres anciennes, avec caillots fibrineux à divers stades. Au milieu de ces nappes anhistes on trouve des masses néoplasiques acineuses à stroma très grêle, en tous points comparables à celles de la Tumeur VII. Toute charpente
conjonctivo-vasculaire de quelque épaisseur fait défaut sur les préparations examinées.
14 I. MATÉRIEL BXPÉRIMENTAL
Tumeur IX. — Souris.
Epilhelioma mammaire métalypique. Nécrose légère. Récidive en période de lactation.
La souris, femelle blanche de 19 grammes, est apportée au laboratoire le 2 octobre 1909: elle présente à ce moment une tumeur cervicale gauche du volume d’une cerise, mobile sous la peau et sur les muscles sous-jacents.
Opérée le jour même : on enlève la totalité de la tumeur, puis, avant de refermer la plaie, on insère au centre de l'incision cutanée un petit fragment détaché du néoplasme (1 millimètre cube environ).
Après l'intervention, on met un jeune mâle dans le bocal de l'opérée.
Le 7 octobre, cicatrice parfaite; on enlève les agrafes de suture. ; x
Le 21 octobre, toujours aucune récidive, mais le ventre est très gros, on enlève le male.
Le 28 octobre, mise bas de 7 souriceaux. Un d’entre eux meurt dans les trois premiers jours, les 6 autres sont allaités par la mère pendant trois semaines, on les enlève ensuite.
.Le 7 novembre, sept jours après le début de la lactation on constate au milieu de la cicatrice jusque-là parfaite une indura- Hion du volume d'un grain de chènevis.
Le 11 novembre, cette pelite tumeur atteint le volume d’un pois.
Le 18, elle est aussi grosse que l'était la tumeur primitive lors de l'opération (cerise), et en même temps apparaît un pelit nodule (grain de mil) au niveau de la mamelle inguinale du même côté.
Le Q décembre, les deux lumeurs sont ulcérées, la récidive est grosse comme une noix, la Lumeur inguinale comme une noiselle.
Le »8 décembre, l'animal meurt cachectique. Les deux tumeurs
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