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CHAPITRE IX

De rurée.

§ I. Technique.

Si la plus grande partie du carbone est éliminée par le poun^on après son oxydation et son passage à l'état d'acide carbonique, on peut dire que la presque totalité de l'azote est éliminée par le rein sous des formes différentes, dont la principale est Vurée.

L'urée est le résultat ultime de la combustion des matières aibuminoïdes, elle constitue leur forme la plus oxydée. Autant qu'on peut le dire de choses aussi mystérieuses que celles qui se passent dans l'intimité des tissus, la combustion des matières ternaires doit donner lieu à la production de l'acide carbonique, tandis que la combustion ultime des matières azotées arrive après de nombreuses transformations, dont nous connaissons aujourd'hui quelques-unes, à un corps qui ne peut plus être oxydé et qui est rejeté au dehors, c'est l'urée.

On conçoit donc toute l'importance qui s'attache à l'étude des variations de cette substance, puisqu'elles viennent en quelque sorte contrôler ce qui s'est passé dans l'économie et qu'elles doivent concorder avec la variation de l'élément thermique, avec les variations de l'apport des matériaux de combustion.

Et les modifications multiples, les oxydations de plus en

plus fortes que subit la matière albuminoïde avant d'arriver à l'état d'urée, demandant pour s'accomplir une certaine période de temps, nous comprenons de suite pourquoi (nous le verrons bientôt) les variations d'excrétion de l'urée ne suivent qu'avec un certain retard les variations de la chaleur, laquelle est elle-même la manifestation la plus immédiate de la combustion.

On peut dire que l'étude de l'urée est toute récente ; la recherche de ses variations pathologiques date d'hier.

Découverte par Rouelle en 1771 , elle ne fut obtenue à l'état de pureté qu'en 1779 parVauquelin. En 1828, Wœhler la produisit artificiellement par double décomposition du cyanate d'argent et du chlorhydrate d'ammoniaque. Enfin, en 1856, Béchamp l'obtint directement par l'oxydation des matières organiques en présence d'un corps très-oxygéné, le permanganate de potasse. Ce fait, contesté d'abord, semble avoir été revu par Ritter.Ge qui est certain, c'est que l'acide urique, produit intermédiaire entre les matières albuminoïdes et l'urée, peut très-facilement être oxydé directement par l'acide azotique et être transformé en urée. Il se dédouble alors en alloxane et en urée. L'oxydation ne se fait pas par fixation directe d'oxygène.

Ce qui a longtemps retardé l'étude des variations physiologiques et pathologiques de l'urée, c'est qu'on ne possédait pas de procédé commode pour en pratiquer le dosage. '

C'est ainsi que longtemps on se contenta de verser dans de l'urine concentrée une certaine quantité d'acide nitrique : il se formait un précipité de nitrate d'urée dont on mesurait la hauteur. 11 est inutile d'insister et d'apprécier un pareil procédé.

M. Lecanu a recommandé une méthode qui est un peu plus rigoureuse, mais dans laquelle les causes d'erreur sont encore immenses. 11 concentre l'urine et la traite par l'alcool qui a la propriété de ne dissoudre que l'urée. 11

précipite celie-ci par l'acide nitrique et il pèse le précipité. Ce procédé est encore mauvais, car l'acide nitrique mélangé aux chlorures de l'urine forme de l'eau régale qui détruit l'urée. Enfin, il peut se former une combinaison d'urée et de chlorure de sodium qui vient augmenter le poids du précipité.

Le procédé d'Heintz est assez précis, mais il est absolument inapplicable aux recherches de la médecine. Il consiste à ajouter à 30 centimètres cubes d'urine, 30 gouttes d'acide chlorhydrique. On abandonne le mélange vingt-quatre heures. On filtre pour séparer l'acide urique. On ajoute au filtrat 6 grammes d'acide sulfurique,et on chauffe doucement dans un creuset de platine. On reprend par l'eau et on filtre : on évapore à siccité. Sur le résidu, on verse 20 gouttes d'acide chlorhydrique, puis du bichlorure de platine et de l'alcool éthérisé. Il se forme un précipité ; on filtre, on lave avec l'alcool, on calcine au creuset. On a alors obtenu une certaine quantité de platine métallique, dont le poids divisé par deux, représente le poids de l'urée. Mais tout n'est pas fini, on reprend l'urine normale pour y doser la potasse et l'ammoniaque qui ont dû fausser la première opération. Il faut encore faire ici deux précipités, deux lavages et une calcination.

Nous avons insisté sur ce dosage pour montrer au lecteur combien, dans ces conditions, les recherches physiologiques sont impossibles. Pour rechercher l'urée, dans un seul cas, il ne faut pas moins de deux journées. Et encore, j'ai peine à croire que, dans cette série de lavages et de filtrages, le chimiste ne perde pas chaque fois, un peu -de matière et, qu'à la fin de son long travail, il n'aboutisse pas à un chiffre faux.

Les mêmes objections s'appliquent au procédé de Bunsen qui consiste à chauffer l'urine mélangée de chlorure de baryum dans des tubes scellés à la lampe. Il se forme du carbonate d'ammoniaque qui, réagissant aussitôt sur le sel

de baryum, donne en fin de compte du carbonate de baryte que l'on peut peser.

Liebig a donné une méthode qui, jusqu'à ces derniers temps, a exclusivement servi au dosage de l'urée. Elle repose sur l'insolubilité de la combinaison de l'urée avec Foxyde mercurique. On fait une solution titrée de nitrate mercurique que l'on essaie avec un poids connu d'urée pure, desséchée dans le vide. Puis, quand on a bien le titre de la liqueur, on la laisse tomber goutte à goutte dans de l'urine étendue de bicarbonate de soude. Il arrive un moment où la solution de mercure donne, au point où elle tombe, une tache jaune. Gela veut dire que toute l'urée étant saturée, il se forme, en présence du sel alcalin, de l'oxyde de mercure. On cesse donc de verser le nitrate de mercure : on lit sur la burette la quantité qu'on a employée, et on en déduit la quantité d'urée renfermée dans le volume d'urine qu'on a essayé. — Il faut, bien entendu, débarrasser l'urine de tous les corps étrangers, de l'albumine, des sulfates et des phosphates qui, donnant un précipité avec l'azotate de mercure, tromperaient encore sur la quantité de l'urée.

Le procédé de Liebig est meilleur que les précédents, mais il est encore rempli de causes d'erreur et il est destiné à être manié bien plus par des chimistes que par des médecins.

Le procédé de Millon, dont nous avons à nous occuper maintenant, est passible du même reproche. Il consiste à décomposer l'urée en azote et acide carbonique, au moyen d'une solution de nitrite de mercure dans l'acide azotique. L'acide carbonique qui se dégage est forcé de traverser un appareil à boules rempli d'une solution de potasse caustique. De l'augmentation de poids de cet appareil à boules, on peut, par un simple calcul de proportions, arriver rapidement à la quantité d'urée contenue dans le volume d'urine sur lequel on a expérimenté.

Le procédé de M. Bouchardat dérive du même principe que la méthode de Millon. Sous l'influence de Thydrogène naissant, le nitrate d'urée se détruit : l'hydrogène se porte sur l'acide azotique, d'où formation d'acide azoteux qui vient à son tour agir sur l'urée. Celle-ci se dédouble en azote et en acide carbonique qui va se condenser dans une boule à potasse. L'augmentation du poids de cette boule, multipliée par 1,363, donne la quantité d'urée que l'on cherchait.

M. Gréhant a modifié, d'une manière très-avantageuse, les procédés dont nous venons de parler en dernier lieu. Il se sert de la pompe à mercure, que nous avons déjà employée pour l'étude des gaz du sang et de la capacité respiratoire de ce liquide.

Quand le vide est bien établi dans le récipient de la pompe, il y fait passer l'urine dont il veut doser l'urée. Il en extrait tout d'abord les gaz et même pour se débarrasser de l'acide carbonique des carbonates, il l'acidifie légèrement au moyen de l'acide nitrique.

Après quoi il introduit la hqueur de Millon qu'il a préparée en faisant dissoudre un globule de mercure dans l'acide azotique ordinaire.

L'urée se décompose aussitôt en azote et en acide carbonique. On fait passer ces gaz à coups de pompe dans le tube qui se trouve dans la cuvette supérieure. — Dès que la manœuvre ne donne plus une seule bulle de gaz, on passe le tube sur la cuve à mercure, on lit la quantité dè gaz, on fait pénétrer de la potasse et, de la diminution de volume, on déduit facilement l'urée par une simple règle de trois.

Voilà un procédé d'une grande rigueur, qui échappe aux objections et que nous employons toujours dans les recherches de laboratoire.

Malheureusement il est inapplicable à la clinique. Nos salles d'hôpitaux ne pourront probablement pas de longtemps se prêter à l'établissement des instruments corn pli-

qués qui ont amené aujourd'hui la physiologie expérimentale au degré de précision où elle est arrivée.

Voici pourtant un procédé qui pourra utilement servir dans les cas où on possédera une balance sensible. On pèsera une quantité donnée d'urine, on la mélangera à une quantité également pesée de liqueur de Millon, l'urine se décomposera et il s'échappera de l'azote et de l'acide carbonique. On pèsera finalement le mélange, on trouvera un poids moindre que la somme de l'urine ajoutée à la liqueur de Millon. La différence indiquera la quantité d'azote et d'acide carbonique dégagés : il sera extrêmement facile d'en déduire le poids d'urée contenu dans l'urine. (Boymond et Hétet).

Mais ce mode d'opérations chimiques exige encore une balance et il a fallu trouver pour la clinique une autre méthode.

Leconte a vu que l'hypochlorite de soude a la propriété de décomposer l'urée en eau, acide carbonique et azote. L'acide carbonique est absorbé par l'excès de réactif, l'azote seul se dégage et, en prenant des précautions, il est possible de le recueillir dans un tube gradué et de le mesurer.

Ce procédé a été assez longtemps employé et il faudrait, croyons-nous, lui donner encore la préférence, si, aujourd'hui, nous n'en possédions pas d'autres qui, tout en reposant sur le même principe, sont de beaucoup préférables pour la pratique usuelle.

Le premier en date appartient à M. Bouchard, qui dose l'urée de la manière suivante. Dans un long tube gradué, on place quelques centimètres cubes de liqueur de Millon, puis du chloroforme et enfin une certaine quantité d'urine très-étendue d'eau. On laisse une certaine quantité d'air que l'on note sur la graduation. Puis on bouche le tube avec le pouce et on agite vivement, le chloroforme se déplace, l'urine se mélange avec le nitrite de mercure, on

(lébouclie le tube sur la cuve à eau, les gaz azote et acide carbonique se d(^gagent : on absorbe le dernier par la potasse et on fait une lecture : la quantité dont s'est accrue la quantité d'air qui existait préalablement dans le tube indique exactement la quantité d'azote et, par suite, d'urée qui était contenue dans le liquide examiné.

C'est là une méthode qu'on pourra employer en clinique', mais elle a encore pu être perfectionnée par la substitution à la liqueur de Millon de rhypobromite de soude qui, employé à froid, et sous un petit Tolume, décompose l'urée en ses gaz élémentaires. On peut alors supprimer le chloroforme, se servir uniquement d'eau comme intermédiaire entre l'urine et le réactif et le procédé ainsi modifié porte le nom de M. le D'' Esbacli.

Avant lui, Yvon avait emploj^é l'hypobromite de soude qu'il introduisait dans un tube plein de mercure dans lequel il faisait arriver ensuite une quantité connue d'urine. Le mélange s'opérait et le dosage de l'urée se faisait par la mesure directe et immédiate de l'azote.

Nous avons apporté à ces divers procédés une légère modification qui, croj^ons-nous, peut les rendre très-applicables aux recherches de médecine.

Nous employons la réaction de l'hypobromite de soude sur l'urée et nous déduisons le poids de celle-ci du volume de l'azote dégagé. Mais nous mesurons cet azote d'une manière spéciale.

On sait que le mélange de deux gaz se fait sans contraction et sans dilatation, en d'autres termes que le mélange d'un litre d'oxygène et d'un litre d'azote donne définitivement deux litres. Donc rien ne nous empêche de produire notre réaction dans un espace rempli d'air, mais hermétiquement clos, et de mesurer simplement la quantité dont cet espace aura augmenté par suite du dégagement de l'azote. On verra plus loin comment nous arrivons à ce résultat.

Rien n'est plus simple que de préparer le réactif nécessaire aux opérations : dans 140 centimètres cubes d'eau, on verse d'abord 60 centimètres cubes de lessive de soude du commerce, puis, en agitant, 7 centimètres cubes de brome. On obtient un liquide jaune contenant un grand excès de soude et un mélange variable d'hypobromite, de bromure et de bromate de sodium. On verse le réactif dans un flacon à l'émed : il s'y conserve un ou deux mois.

Noas avons un peu modifié la formule donnée par Yvon,de manière à employer une moins grande quantité de liquide.

Soit un tube en U présentant à sa partie moyenne une courbure A à concavité inférieure. — De chaque côté de cette courbure se trouve une boule soufflée ; dans la boule B, on introduit, au moyen d'une pipette graduée, deux centimètres cubes de l'urine à essayer.— On voit de suite que la courbure médiane a pour but d'empêcher le mélange des deux liquides. {Fîg. 89.)

D'un autre côté, on a une éprouvette E remplie d'eau, dans laquelle plonge une cloche graduée G. Cette cloche est terminée en haut par une ouverture à laquelle aboutit un tube de caoutchouc, dont l'autre extrémité s'adapte au bouchon de la bran che I.

On verse dans l'éprouvette assez d'eau pour qu'elle affleure au 0° delà cloche. Cela, d'ailleurs, se fait une fois pour toutes, car, après chaque expérience, la cloche s'enfonce, et le liquide revient de lui-même au 0^. L'urine et l'hypobromite étant introduits, on ferme par des bouchons de caoutchouc le tube en U, qui se trouve ainsi communiquer avec le sommet de la cloche graduée.

Mais les bouchons, en s'enfonçant dans le tube, compriment Tair, le refoulent dans la cloche, et, par conséquent, déplacent le jooint d'affleurement du liquide. On le ramène facilement au 0», en retirant autant qu'il le faut la petite tige de verre qui passe à frottement à travers le bouchon de la branche D.

Cela fait, et l'appareil étant parfaitement clos, on élève la branche I B, de façon à faire franchir la courbure médiane par riiypobromite, qui se trouve dès lors en rapport avec l'urine. Il se produit une vive effervescence, et le liquide baisse dans la cloche G. On active la réaction en agitant, et on reconnaît qu'elle est terminée et complète à ce fait qu'il ne se dégage plus de bulles, et que l'urine a gardé

la teinte jaune de l'hypobromite. Si l'urine était blanche après la réaction, c'est qu'on aurait mis trop peu de réactif, et l'opération serait à recommencer.

Pour effectuer la lecture, il suffît de retirer la cloche G, juste assez pour faire coïncider les deux niveaux du liquide. Le nombre que l'on lit représente la quantité d'azote produite.

En effet, l'azote s'est dégagé dans un milieu rempli d'air, mais clos de toutes parts. Un seul point était variable : le niveau d'affleurement du liquide. Avant l'expérience, ce niveau était à 0 centimètre cube, il arrive, je suppose, à être finalement à 15 centimètres cubes. Donc, il s'est dé-

gagé 15 centimètres cubes d'azote, puisque le mélange de deux gaz se fait sans changement de yolume. En somme, l'azote n'est pas recueilli, mais simplement mesuré dans la cloche graduée.

L'azote étant connu, reste à savoir à combien d'urée il correspond. Or, il résulte de la composition même de l'urée, qu'à 0^ et à la pression de 760"^'^, un centimètre cube d'azote représente 2™^'. 683 d'urée; à l^"" (température moyenne des salles d'hôpitaux), 1 centimètre cube d'azote représentera 2""^'^ 562. Il suffira de multiplier ce nombre par le nombre de divisions marqué sur la cloche, pour avoir la quantité d'urée contenue dans les 2 centimètres cubes d'urine essayés. Pour avoir la quantité d'urée par litre, il faudra multiplier le résultat par 500, puisqu'il y a 500 fois 2 centimètres cubes dans un litre.

Il est, du reste, bien plus simple de faire d'avance une table contenant les multiples de 2"'^^. 562 par chaque chiffre de la cloche, le tout d'ailleurs multiplié par 500. On a ainsi en regard de chaque division le nombre correspondant de grammes d'urée contenus dans un litre. Dès lors il n'y a plus à faire de calculs, mais une simple lecture.

Le dosage complet dure à peine deux minutes. Dans le procédé de Leconte, il en faut au moins vingt. Par les anciens procédés (balance, liqueurs titrées), il fallait quelquefois près d'une heure. M. Coste (thèse de Paris, 1873) a fait des recherches sur la durée de chaque procédé. Je lui emprunte ses conclusions :

« Ce qui distingue ces méthodes, c'est la rapidité de l'action : deux minutes suffisent dans le procédé de M. Regnard, il en faut quatre dans celui de M. Esbach. »

Il est donc aujourd'hui deux ou trois fois plus rapide de doser l'urée que de prendre une température.

Dans une séance de la Société de biologie (21 juin 1873). M. Bouchard a fait observer que l'acide carbonique pouvait, dans certains cas, se dégager et devenir une cause d'erreur.

Il est facile de parer à cet inconvénient ; si on le craint, on n'a qu'à mettre clans l'éprouvette E une solution de potasse au lieu d'eau pure. — D'ailleurs, on peut, avec notre appareil, employer le réactif de Millon, qui dégage l'acide carhonique et l'azote. — Dans ce cas, on mettrait dans l'éprou- . vette E de la glycérine qui n'absorberait pas l'acide carbonique. Nos tables pourraient servir, à la condition de diviser par deux les résultats trouvés.

L'erreur causée par la température se corrige facilement par le calcul.

Enfin, on a pensé que l'hypobromite décomposait l'acide urique, la créatine, la créatinine. Cela est vrai; mais son action sur ces substances ne commence qu'après un long contact. Or, le dosage ne dure que deux minutes ; donc, il n'y a pas à craindre d'erreur de ce côté (Esbach).

Les variations de la pression ne donnent que des erreurs de milligrammes, négligeables en clinique. ■

En résumé, toute l'opération consiste à mettre 2 centimètres cubes d'urine dans l'une des boules, un excès d'hypobromite de soude dans l'autre, à fermer l'appareil, à mélanger les liquides et à lire sur la cloche la quantité de gaz dégagé. On se reporte à la table et on a la quantité d'urée par litre.

L'instrument est d'un prix insignifiant; il est assez exact, car, sur 25 grammes d'urée, il ne donne pas des variations de plus de 6 à 8 centigrammes.

Il est d'une grande propreté: avec un peu d'habitude, on peut même ne pas se mouiller les doigts en opérant. Le procédé est très-rapide, d'une simplicité très-grande ; avec les tables de correction, il ne nécessite aucun calcul; enfin, sa précision est toujours suffisante et quelquefois absolue. C'est par ces qualités qu'il pourra peut-être rendre quelques services dans les recherches cliniques.

C'est donc avec cette méthode que nous exécuterons nos travaux de pathologie. Toutes les fois que nous voudrons

Regnard. 15

arriver à une grande précision, nous nous servirons du procédé de M. Gréliant. Il faut toujours l'employer quand la quantité d'urée est très-faible et qu'on peut difficilement pratiquer plusieurs dosages pour en prendre la moyenne, ce qui est toujours avantageux et facile avec les procédés simplifiés destinés à la clinique.

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