REMARQUES
L. — J'ai signalé plus haut une distribution fort irrégulière des points expérimentaux dans la zone des températures 610°-630° pour les aciers AC et JH:. Pour quelques expériences relatives à AC il faut peut-être rechercher comme cause un maurvais réglage du four, mais la multiplicité des points aberrants oblige à chercher une raison inhérente au métal lui-même. -
J'ai pensé que cette zone devait être celle de la cristallisation à gros grains de la ferrite, phénomène reconnu et étudié par À. Sauveur (1). D'après cet auteur, la vitesse de cristallisation à gros grains de la ferrite croît très rapidement et passe par un maximum vers 630° sous une déformation mécanique pas trop forte. Les cristaux ainsi obtenus sont assez volumineux. Dans le même ordre d'idée, des cristaux uniques d'aluminium ont été obtenus par Carpenter (2) en combinant un recuit et un effort mécanique modérés. Pour les aciers encore M. Seigle (3) a signalé dans une note l’accroissement des
(1) Sauveur. The metallography and heat treatment of iron and steel (2° édition), p. 265-271.
(2) Carpenter. Iron and Steel Institute.
(3) J. Seigle. C. R., 1924, 178, 2062.
Î Vers l'axe vers le bord j
cristaux d'un barreau d'acier recuit après torsion à froid. À
En vue d'obtenir une confirmation de cette hypothèse, j'ai sectionné la barre AC, en son milieu, suivant un plan contenant l'axe du barreau et ai procédé à un examen micrographique après polissage et attaque. On y voit très clairement (fig. 15) la zone axiale à grains fins (état primitif de l’éprouvette, région d'effort nul), et la zone externe à très gro$ grains de ferrite (région d'effort maximum).
Les dimensions des cristaux varient à peu près dans le rapport de | à 15.
Il semble donc que sous les charges employées, le métal puisse, au cours même de l'expérience, changer très rapidement la grosseur de ses grains, » à cette température, ce qui expliquerait qu'en opérant dans des conditions aussi semblables que possible les résultats soient assez divergents, dans l’impossibilité où l’on se trouve, pour cette zone assez restreinte, de définir l’état du métal.
2. — Il convient de signaler, à propos des essais relatifs aux barres de cuivre, l'oxydation extrêmement rapide de ce métal dès 600° malgré le courant d'anhydride carbonique, amenant assez vite une diminution notable du diamètre, après enlèvement de la couche continue de CuO. En même temps il se produit une cristallisation rapide, les cristaux devenant visibles à l'œil nu après légère attaque acide, sans polissage, certains ayant | mm. et même | mm. 5 de côté.