RELATIONS AVEC L'ESSAI DE TRACTION
J'ai dit plus haut que les coefficients À et B n'avaient aucun sens physique, on ne peut effectivement pas en attribuer à ces valeurs particulières de la température, toutefois les valeurs que prennent ces coefficients dans mes expériences se
(1) H. Bouasse. Annales de Phys. et de Chimie, 1904.
(2) Korber et Pomp : Caractéristiques de résistance de l'acier coulé, à haute température. =
Mitt. aus dem K. Wilhelm Inst. fur Eisenforschung zu Dusseldorf, VI, 21-31 (1925).
(3) Déjà MM. C. E. Guye et Morein, dans leur note sur le frottement intérieur des fils de quartz aux températures élevées (0-360°) (Archives des Sc. Phys. et Nat. de Genève, 2, 1920, p. 351), avaient bien relevé des variations en fonction du diamètre, par la méthode de Pogendorff, sans pouvoir indiquer la loi de variation. ‘
rapprochent de valeurs remarquables bien connues pour les aciers en métallurgie, particulièrement pour À,
Sa valeur, dans mes expériences, est comprise entre 300°-400° et cette zone de température caractérise la région du « bleu » où les aciers présentent une fragilité depuis longtemps signalée ; d'autre part, M. Gouvy (1) signale que le fer Armco (acier très pur à moins de 0,02 %, de C) présente la particularité de ne pouvoir être travaillé sans criques entre 850° et 990°, zone où il possède une extrême fragilité — zone qui cadre assez bien avec les valeurs de B.
Une confirmation fort intéressante de l'existence de ces zones se trouve dans l'étude de l'important mémoire de M. F. Dupuy : Recherches sur les propriétés mécaniques des aciers aux températures élevées (2).
Ses expériences portent sur l'essai de traction. Bien que les diagrammes représentant la variation de la charge de rupture en fonction de la température aient la même forme pour des aciers dont la teneur en carbone varie de 0,15 à 1,25 %, je m'occuperais plus particulièrement des essais de la série 29, acier dont la composition est :
C=o,15% - Mn—0,46% - Si—o,06% - S —0,034% - P=—0,04% comme se rapprochant le plus des échantillons que j ai employés. On voit que la charge de rupture (II) varie très régulièrement avec la température (T) entre 400° et 800° et qu’elle subit de brusques et très nettes variations au sortir de cette zone. De plus la variation I1=f (T) ne peut se représenter par une seule formule simple entre 100° et 1.400°, mais entre 400° et 800° la relation déjà utilisée par mes expériences satisfait fort bien à l'expérience : B'—T
TA
Pour la série 29, métaux laminés et laminés traités, les coefficients sont