RELATIONS AVEC L'ESSAI DE TRACTION
1100° Acier Dupuy 900° lamimne traite 700° Rice26:
2 ig. :6 CE S % C4 © St & vd Fr
lo] 10 20
Charges de rupture Kg/mm*
Les courbes vitesse d’écoulement-charge par mm’, à température constante se rapprochent nettement de la forme exponentielle. Cependant le peu de tableaux numériques et de points expérimentaux par isothermes (2 à 4) ne m'en a pas permis une vérification bien précise. En relevant sur les
(2) Cette expression est celle même employée par ces auteurs. Bien que le terme viscosité ait déjà été appliqué à ce phénomène, j'estime cette expression impropre pour les raisons que j'expose un peu plus loin.
charge nulle ; en pratique c’est seulement à ce point que le déplacement visqueux acquiert une valeur mesurable. Ceci confirme l'hypothèse, déjà énoncée par MM. Bouasse et Michelson, que la déformation permanente prend naissance dès la mise en charge.
Remarquons cependant — et c’est l’avis formulé par M. Chevenard dans une note sur le sujet (1) —
qu'au point de vue essai la limite proposée garde toute sa signification.
: Des courbes ci-dessus, ces auteurs déterminèrent je courbes charges limites de viscosité- -température. Leur allure est exactement celle de mes courbes : vitesse de torsion-température et de plus la formule que j'ai employée reproduit fidèlement, avec des coefficients convenables, les chiffres expérimentaux du mémoire en question. Voici, en particulier, la concordance obtenue pour les aciers doux (0.04 % Carbone) et. demi doux (0.22 %).
Les coefficients de la formule I] prennent les valeurs
Acier doux ..... 221 747 10 -Acier 1/2 doux... A 226 B 752 K} 10 MOnpés | De Re Ch je fire HDTESS AIM. Cournot|ima formule M. Cournot|maformule Acier doux Acier 1/2 doux 350€ 31 31.4 32 32 400 20 19.7 21 20 500 8 9.0 9 9 600 4 4.0 4 3.95 1.1] I 1
Il convient de remarquer que les valeurs des coefficients À et B sont fort voisines de celles que j'ai obtenues dans mes expériences.
On peut conclure de ces divers rapprochements que sans avoir de signification physique précise les coefficients À et B se rattachent étroitement à une propriété mécanique générale des aciers et pourraient bien, malgré les divergences expérimentales, ne dépendre que de la nature du métal.
MM. Cournot et Sasagawa ont été, de leur côté, frappés de l’analogie de leurs courbes et de celles de M. E. Dupuy (1) et les ont comparées dans leurs graphiques ; ils ont aussi reproduit des courbes ana-
logues de M. Dickenson (2).
De cet ensemble il se dégage :
1° Que les variations de la charge de rupture en fonction de la température présenteraient quelques avantages à être exprimées par une formule analogue à celle qui m’a servi à traduire les variations de la vitesse de déformation en fonction de la température (sans vouloir faire de calcul pour les autres aciers — ce qui sortirait de mon travail —
(1) E. Dupuy. Loco citato.
(2) Dickenson. Some experiments on the flow of steels at a low red heat. Iron and Stee! Institute, 2, 1922, pp. 103-
l'examen de plusieurs courbes traduisant ce phénomène semble confirmer mon point de vue).
2° Que du moment que l’on est dans la zone des déformations permanentes et que l’on se maintient entre 400° et 800° (environ), la relation entre une valeur fixe de la vitesse de déformation et la température, de même qu'entre la charge de rupture et la température, est bien celle que j’ai indiquée, et ceci aussi bien pour des aciers à très faible teneur en carbone (0,02 %) ou à haute teneur (1,25 %), que pour des aciers spéciaux (tel celui contenant 63 % Ni et 14% Cr), que pour le cuivre.