REMARQUES
1° Il résulte du fait que la vitesse de torsion varie exponentiellement avec le couple appliqué, que le phénomène ne ressort pas de la viscosité, la relation torsion-force devant être dans ce cas linéaire. Je n'ai conservé le nom de déplacement visqueux que parce qu'il a été employé déjà plusieurs fois pour ce phénomène et pour ne pas créer de confusion avec une nouvelle terminologie ; mais il importe de distinguer ces deux lois possibles différentes de la déformation.
2° Dans un travail récent, M. Cournot (1) a poursuivi, en collaboration avec M. Pagès, ses études sur la viscosité des métaux aux hautes températures.
Les expériences sont menées à peu près dans les mêmes conditions que dans le premier mémoire, sur des laitons et du cuivre pur. Ce dernier métal permet une comparaison très intéressante avec mes travaux : le sens de la courbure des courbes charges-températures n’est pas le même que pour les aciers, résultat apparaissant aussi : avec netteté dans les mesures de M. Cournot. Alors que pour les aciers les trois coefficients À B K sont positifs, dans le cas du cuivre À et B restent positifs, mais K devient négatif, aussi bien pour les courbes charges-températures (torsion) que limite de viscosité-température (traction).
Parmi les travaux récents, dont la bibliographie est relevée dans ce mémoire, seul celui de MM. J. Tapsell et J Bradley (2) a une relation directe avec mes travaux, traitant des propriétés mécaniques à haute température d’un alliage Cu-Ni au point de vue spécial de l’écoulement. Il fournit un certain nombre de courbes de la charge-limite d’écoulement par traction et torsion présentant l'allure caractéristique des courbes que j'ai obtenues.
(1) Rev. de Métall., XXIII, 12, 701-708.
(2) Institute of Metais, mars 1926.