‹ Recherches expérimentales sur une nouvelle fonction du foie: consistant dans la séparation de laChapitre 2 sur 7 · Fm^oii · texte numérisé non relu

Fm^oii

A. Flïntfili

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(1) Qattre crisUllin^ de bqpof, Imiieli él^e^ fiff»i f^f^i^^ ^Piplof^ 4iBf eMte anatyiéu

$lfat 9(m lequel h chç^h^térim ea^te dam (w§«k!i

gmlsHKE) i )'état dâ wlutÎQ»^ mm on na mt paa me^Ffi d'une w^nièn» ^rfanee par quais ooQiitituaqt^ alla ea( maiih fA^iKËf an (^t état, Qo a^rme qua las aala da la bila pnt lo PQnvDiF da la Riaîntanir en adlution dans ea liquida, al q|ua h patiite quantité d'aoidaa graa oQntanus dans la api^ la w^ntiaAQf nt (^oaouta daoa ce liquida : maia on n'a pm £sd^ d'ei^pari^ïcaa diractaa aur oa aiiû^« Dana la anbatai^

nerveuse et dans le cristallin, elle est unie mqlâanla à HNH lécule aux autres éléments qui composent ces tissus. Une fois déversée dans le canal intestinal, quand elle n'est pas

SUR tJNE NOtrVELLE FONCTION DU FOIE. 10

changée en stercorine, on la trouve sous la forme cristalline, comme dans le méconium et dans les fèces des animaux en hibernation. Dans les fluides pathologiques et les tumeurs, on la rencontre sous la forme cristalline, facile à reconnaître par l'examen microscopique.

Procédé d'extraction de la gholestérine. — Sans entrer dans la description des procédés employés car d'autres observateurs, pour extraire la cholestérine du gang, de la bile et de ces divers tissus, nous nous borneirons à décrire celui que nous avons reconnu le plus facile dans nos analyses de cette substance. Dans les analyses de calcnte biliaires, le procédé est très-simple, il suffit de pulvériser la masse, de la traiter par Talcool bouillant, et de filtrer & chaud ; la cholestérine se dépose pendant le refroidissement. Si les cristaux sont colorés, on peut les fedissoudre et filtrer au charbon animal. Tel est le procédé qu'ont employé Poulletier de la Salle, Fourcroy et Chevretil. Ce n'est que dans le cas où cette substance est unie à des matières grasses que son isolation offre quelque difficulté. Pour l'extraire du sang, nous avons opéré sur le sérum et sur le caillot réunis, et cela nous a permis de démontrer son existence dans ce liquide en quantités plus considérables que celles observées par ceux qui n'ont traité que le sérum. Voici le procédé d'analyse quantitative que nous avons adopté après de nombreux essais.

Le sang, la bile ou le cerveau, selon le cas, son^ d'abord pesés avec soin, puis desséchés au b^in-infirie, fînement pulvérises, et traités pendant un espaoe de dou^e à vingtpquatre heures par Tétlier, dans la proportion d'en-

viron cinq centimètres cubes pour chaque granune du poids original, ayant soin d'agiter de temps en temps le mélange. L'éther est alors séparé par filtration ; une nou* velle quantité de ce liquide est versée §ur le filtre pour laver tout vestige de malière grasse, et la solution est livrée à Tévaporation (l). Si les matières, et principalement le sang, ont été bien pulvérisées, Téther les divise efficacement et pénètre toutes les particules. Quand l'éther a disparu, le résidu est traité par Talcool bouillant dans la proportion d'environ un centimètre cube par granune du poids original du spécimen, filtré à chaud dans un verre de montre creux, et livré à Tévaporation spontanée. Afin de maintenir le liquide chaud pendant la filtration, le tout peut être placé dans le réceptacle d'un grand bainmarie; ou bien, comme la filtration est ordinairement rapide, on peut chauffer l'entonnoir en le plongeant dans de l'eau chaude ou en l'exposant à la vapeur, prenant soin ensuite de bien l'essuyer. Nous avons ainsi la cholestérine mêlée à des matières grasses saponifiables. Quand le liquide est évaporé, on peut voir dans le verre de montre laicholestérine cristallisée mêlée à des masses de corps gras. Ceux-ci sont déplacés par saponification au moyen d'un alcali, et pour cela, nous y ajoutons une solution modérément concentrée de potasse caustique, que nous laissons en contact avec le résidu pendant une ou deux heures. S'il y a beaucoup de matière grasse, il vaut mieux

(1) On peut recueillir Téther par distillation, au lieu de le laisser évaporer ; mais, tu la petite quantité que l'on emploie d'ordinaire, cela n*en vaut guère la peine.

soumettre le mélange à une température un peu au-dessus du point d'ébullition; mais dans les analyses du sang, cela n'est pas nécessaire. Le mélange est alors abondamment dilué en versant sur lui, dans un petit filtre, de l'eau distillée, et il est lavé jusqu'à ce que le liquide en sorte neutre. Alors nous séchons le filtre et le remplissons d'étber qui, à son passage, dissout la cholestérine. L'éther est évaporé, le résidu dissous par l'alcool bouillant, comme nous l'avons dit, l'alcool recueilli dans un verre de montre pesé d'avancé, et livré à Tévaporation. Le résidu consiste en cholestérine pure dont le pesage indique la quantité.

On peut, au moyen du microscope, vérifier l'exactitude de ce procédé. Les cristaux affectent, sous l'instrument, une forme si distincte, qu'il est facile de déterminer, par l'examen du verre de montre, si l'on a obtenu la substance à rélat de pureté. On peut aisément estimer la quantité de cholestérine en opérant sur un ou deux grammes de sang. Dans les analyses de matière cérébrale et de bile, nous trouvons nécessaire de filtrer au charbon animal la première solution éthérée, afin de la dépouiller des matières colorantes. Dans ce cas, on doit laver le charbon avec un surplus d'étber, jusqu'à ce que la solution qui en découle ait atteint le volume primitif. Les autres manipulations sont les mêmes que dans l'examen du sang. En traitant le méconium , nous avons trouvé les cristaux de cholestérine fournis par la première solution alcoolique si purs qu'il n'était pas nécessaire de les soumettre à l'action d'un alcali,

RÔLE DE LA CHOLESTÉRINE. — Par suito dcs expérieuces

%% RSCHERCHB$ KXPÉmXKNTAUES

que nous avons faites sur les animaux inférieurs, et en conséquence de certains fait$ mis en relief par des obser^ vations sur le sang humain, à Tétat sain et morbide^ nous croyons avoir été mis à même de résoudre le prcn» blême du rôle de la cholestérine.

La cholestérine est un produit escrémentitiely formé en grande partie par la désassimilaiion du cerveau et des nerfs ^ séparé du sang par le foie^ déversé à la partie supérieure de F intestin grêle avec la bile^ transformé^ pendant son tnyet dans le canal alimentaire^ en stereorine (séroline de Boude t), substance qui diffère très-peu de la cholestérine et est évacuée comme telle par le rectum.

La citation placée en tête de ce mémoire exprime Tétat actuel de la science en ce qui concerne la cholestérine. Cependant, malgré Tinsuffisanc^ de nos connaissances sur son rôle, quelques auteurs d'ouvrages de chimie physiologique et de physiologie, se basant sur les données restreintes que nous avons à ce sujet, s'en occupent comme d'une substance excrémentitielle. Pour ce qui est de ses relations avec le cerveau, les uns pensent qu'elle y est formée et plus tard entraînée par le sang, tandis que d'autres croient qu'elle est formée dans le sang et déposée dans le cerveau. Toutes les opinions sur ses propriétés ^crémentitieJles sont, bien entendu, fondées sur la supposition qu'elle est évacuée avec les fèces. Les ma* tières excrément! tielles étant éliminées du corps, celle-ci doit trouver une issue par le rerlum, puisque, dans 1 elat normal, elle n'existe pas dans Turine. Ces conjectures n'ont guère attiré l'attention du monde savaati et ces

SUR mus MO^VBIiIdi FM€T|eii m FOIE. U

idées étant baiées sur la supposition que tàbito ttibëtaiiee existe dans les excréments^ tombent d'elles^atémes ë^ vant le fait que personne ne Ty a eneore trobvée^ Ge fs^it, que la cholestérine est si généralement eonsidérée eonlme Tun des constituants des fèces» peut s'expliquer aidli : Elle est déversée dans le canal alimentaire avec la bile; personne n'a encore démonb^é ce qu'elle devient^ piree que la chimie des fèces est eneore peu eoAnudi et ainsi 1 on a supposé qu'on la retrouvait dans les ûsayère» fécales. Les faits que nous possédons au sujet de la che^ leslérine font apparaître, il est vrai» comme possibles et même comme probables ses propriétés eoccrémentitielles ; mais ees faits sont seulement suffisants pour permettre à l'invesligation scientitique d'interroger avec iû^ligenoe la nature : ils ne résolvent pas la question» Dans les expériences qui forment la base de ce mémoire, ees questions ont été posées et la réponse obtenue) d'autres, sans avoir approfondi le siqet, semble-t-il, ont avancé de simples affirmations qui se trouvent, en quelque façon» être d'accord avec les faits. Il n'y avait qu'une manière de soutenir ces assertions, c'était de s'efforcer^ comifie oous» d'obtenir de Isi nature la réponse à nos questions.

Les livres que nous avons eu occasion de eonsulter, dans lesquels on trouve exprimée une opinion décidée sur le rôle de la cholestérine, sont ceux de Garpenier, Lehmann, Miahie et Dalton (1).

Dans la cinquième édition américaine de the Human

(1) Ces auteurs sont cités dans Tordre de publication de leofB oufit^M*

2i RÏGHERGHES EXPÉRIMElfTÂLÈS

physiology^ de Carpenter, publiée en 1858, on trouve les lignes suivantes 'sur le rôle de la cholestérine :

/ c( Il est également constaté qu'elle est un constituant » du tissu nerveux, car elle a été extraite du cerveau par » Conerbe et par d'autres expérimentateurs; mais on » peut douter si elle n'est pas plutôt un produit de la j» désassimilation de la substance nerveuse, lequel est » destiné à être repris par le sang, qui doit l'éliminer au » moyen des appareils excrétoires , comme la créatine, « qu'on peut extraire du suc de viande, ou l'urée, qu'on » peut retirer de l'humeur vitrée, et qui toutes deux sont, » à n'en pas douter, des matières excrémentitielles; » car la cholestérine est un élément caractéristique de » l'excrétion biliaire, et a d'étroits rapports avec les » acides particuliers de celle-ci; de telle sorte qu'il est » difficile de la regarder autrement que comme un pro- » duit exerémentitiel, dont la fonction la plus élevée est » d'aider à Tentretien de la calorification. Elle est sou- » vent séparée du sang en qualité de produit morbide; » par exemple, on la rencontre souvent en quantité con- » sidérable dans le liquide de l'hydropisie, et particulière- » ment dans le contenu des kystes, et elle peut être » déposée à l'état solide dans des dégénérescences, » tubercules, concrétions, etc. (1). »

Lehmann dit à ce sujet :

« A en juger par la manière dont elle se présente, il

(i) Carpenter's Principlex of Humann Physiology, p. 7/i. Phîlad^lrîa, 1853.

SUR UNE NOlfTBLLB FONCTION DU FOIE. 26

» faut la regarder comme un produit de décomposition ; » mais de quelles substances provient-elle, et par quels » procédés se forme-t-elle? c'est ce qu'il est impossible » même de deviner. Malgré la ressemblance d'un grand » nombre de ses propriétés physiques avec celles des » graisses, il nous est difficile de supposer qu'elle dérive » de ces dernières, puisque les graisses, pour la plupart, » s'oxydent dans l'organisme, tandis qu'elles auraient à » se désoxyder pour se convertir en cholestérine (1). »

L'extrait suivant est tiré de l'excellent ouvrage de Miahle sur la chimie appliquée à la physiologie et à la thérapeutique; Paris, 1856. C'est le paragraphe qui a pour titre ; Source de la cholestérine dans f économie animale.

« Nous venons d'examiner de quelle manière les corps gras pénètrent dans le sang. Des savants éminents ont soutenu que ces matières grasses venues de l'extérieur sont les seules qui existent dans l'économie, et que celle-ci est incapable d'en produire par elle-même. Aujourd'hui, c'est l'opinion inverse qui tend à prédominer, et la majorité des physiologistes pensent que certains corps gras prennent naissance au sein même de notre organisme. Celte dernière origine paraît au moins incontestable pour la cholestérine, qui n'a pas encore élé retrouvée dans le règne végétal,

» Mais quelles sont les réactions chimico-physiologiques

(1) Physiological chemystry^ by professor C. G. Lehmann , vol. I, p. 248. Philadelphia, 1855.

%9 BWmMHW OPiMpUTAUSS

qui porésiéeqt au développement de cette matière grasse spéciale ?

» Il y a pour noua deux manières de comprendre la formation de la cholestérine aux dépens des éléments du sangi La cholestérine peut provenir des matières grasses} elle serait, dans ce ças^ comme le résultat final ou le dernier terme des modifications chimiques que subissent les matières grasses dans l'économie animale.

» Cette manière de voir est peu probable^ car^ pour qu'elle fût vraie^ il faudrait que les corps gras^ en s'mydant, donnassent naissance à un composé plus riche qu'eux en carbone* On sait, en efTet, que la cholestérine esti de tous les corps graSf celui qui contient le plus de carbone.

» Nous croyons donc devoir rqjeter cette opinion et if)ous arrêter à la suivante :

» La pi'odoction de la cholestérine peut être attribuée â une transformation des matières albuminoïdes^ transformation analogue à celle qui a été signalée par Mi Blondeau de Carolles dans le fromage, et que ce chimiste a désignée sous le nom de fermentation adipeuse^ La forte proportion de carbone que contient la cholestérine et qui la rapproche des matières albumineuses, viendrait à Tappui de cette manière de voir. Le ralentissement de la circulation et le défaut d'oxydation qui en est la conséquence expliquent aussi pourquoi la cholestérine est en bien pins grande proportion dans les cavités closes que dans le sang lui-même.

» Quoi qu'il en soit de ces deux opinions^ il est iocén-

SUR mm ffoumitH fonanm m foie. 37

testable petir ftous que, si la ehohssttérine n'efeit p8i brûlée avee les autres matières pmprcNi à ralimetiUtion hespîra* teirç^ ë'ttt uniquement à cHuse de son inét*tie dhiiiiiqtie i Isi didlestèrine, en effet, est aiii! ittatiètt» grasses eé que Is mannite est aux matières suci^es, œ que l'urée tssi aux matières albuminoldes^ c'ést^-^dire qu'elle constitue une espèôe de taput marhmm dont Tol^p^anisiiiè d'à plus qu'à se débarrstôar. Il est certain aussi, pour nous» que si la cliolestérifie ne se rencont^6 pas dans tous les liquides exotrémentitiels où tigurent la plupart àéi autt*eë produits esîstsiit dans le sang^ c'est uniquement à etfuse de ton imolubîUté»

s Les remarques qui précèdent expliquent parfaiteïnenti à nos yeux du moitis^ pourquoi on n'a jamais oonitaté la présettce de la oholestérine dans l'urinë de l'homme^ soit sous fc^rme dé cristaux, soit à l'état de calculs, tandis que l'on trouve cette substance dans la bile, où elle fet^me sauvent des calculs eonsidérablesi La cholestérine, en effirt, est insoluble dsns Ifes liqitides adides, tels que l'urine, tandis qu'elle est soluble dans les Itqdeuts savon* neuses telles que la bile. Voilà uniquement pourquoi la cholestérine eâl excrétée par les vnies biliaires (l)é »

Enfin, dans le Traiié (k pi^siàiogfie hwÈiamej de Dalton, nous Irouvons le. paragraphe suivant^ dans le^^ quel est traitée la question de la cholestérine :

« Cholestérine (C'*H"0). C'est une substance crislallisable qui ressectibte aaj( gt^lsses à bcdùcdup d^égsirdsi,

(i) Chimie ckppliqi^ à la physiologie et à la thérapeutique^ par M. le docteur MialkM^ p. i91« Pdfis, 1S56.

28 HEGHERGHES EXPÉRIMENTALES

car elle est dépourvue d'azote, s'enflamme facilement, se dissout dans l'alcool et dans l'éther et est entièrement insoluble dans l'eau. Cependant, elle ne se saponifie pas au contact des alcalis, et elle se distingue à cet égard des substances grasses ordinaires. Elle se présente sous forme cristalline et mêlée de matière colorante dans les calculs biliaires, dont elle constitue un élément important, et on la trouve aussi dans différentes régions du corps, où elle entre dans la composition de divers pro* duits morbides. Nous Pavons rencontrée dans le liquide de l'hydrocèle et dans l'intérieur d'un grand nombre de tumeurs enkystées. Les cristaux de cholestérine sont trè&-minces, sans couleur et transparents ; ce sont des tables rhomboïdales dont certaines portions sont souvent coupées par une ligne de clivage parallèle aux bords du cristal. On les rencontre fréquemment disposés en couches où les contours des cristaux inférieurs se mon* trent très-distinctement à travers la substance des cristaux placés au-dessus d'eux. La cholestérine ne se forme pas dans le foie, mais elle prend naissance dans la substance du cerveau et dans le tissu nerveux, d'où l'on peut l'extraire en grande quantité par l'alcooL Le sang l'enlève à ces tissus en l'absorbant, et l'emporte au foie, où elle est évacuée avec la bile (1). »

Les citations qui précèdent embrassent tout ce que

(i) A TreatiseonHuman Physiology^ designed for the use of stadents et practitionners of medicine. By John C Dalton, Ir., M. D., professer of physiologyet microscopic anatomy in the Collège of Physidams et Surgeons, New-York, etc., p. 189. Philèdetphia, IS61,

SUA Vm NOUVELLE FONCTION PU FOIE. "20

nous avons pu trouver concernant le rôle de la choiestérine. Les citations de Miahle et de Dalton contiennent tout ce qu'ils ont dit sur ce sujet ; celles de Garpenter et Lehmann renferment seulement ce qui a trait à la fonction de cette substance, laissant de côté les détails chimiques. Entre les auteurs cités, Miahle, le plus complet sur. ce sujet, est presque le seul qui présente des arguments à l'appui de ses idées; mais ses idées sont influencées par le point de vue purement chimique sous lequel il envisage la question, et sont imbues de théories sur la nourriture plastique et calorifique, aujourd'hui rejetées par beaucoup de physiologistes éminents, lesquelles trouveront, pensons-nous, si peu d'appui dans les nouvelles découvertes de la science , qu'elles seront bientôt universellement écartées, en tant qu'on leur donne le sens exclusif où il les a prises. Laissant de côté ces hypothèses, si nous examinons l'état actuel de la science, en ce qui regarde la cholestérine, nous trouvons que, jusqu'à ce jour, son rôle n'a pas été déterminé. Nous allons main^tenant passer aux faits qui viennent à l'appui de nos assertions à ce sujet.

La cholestérine existe dans le sang, d'où l'on peut l'extraire à l'état de pureté, en même temps que Ton reconnaît sa proportion relative, par le procédé que nous avons déjà indiqué. Becquerel et Rodier ont fait des analyses du sang humain à Tétat sain , au point de vue de cette substance, et ont obtenu les résultats suivants :

Sang Teineax d'an homme 0,09 parties pomr iOOO.

-*• d^ime femme 0^09 —

Nous avons fiiit l'analyse qoantitative de trois spécimens de sang humai» à l'état sain; eti voici les résultats :

Quantité ChoIesté> Proportion

f|s m9* ^MW P<W

Gramme», Grammes. 1000 part.

Sang Teliieaxdtt bras (homme) â5 ans. 20,âit 0,()f9 0,/^5

— ^ nèsrt, 2d ans. 12,171 0,008 0»e5S

rr- ^ làMMk 6,058 MOi^ a,7ftl

Cc9 trois fliMlyse» ont été faites m même teôips^ et ohaqup ^péoiniOP soumis eiaclenieot au mâme jpaNHséié. l^s résulUitsi mo^lreot Mne variation eonndérable à l'état s^în. Ifi éiifféveim n'9 v^w dépendu de rétat de la dlgee^- ^m, OjlF l09 spé(4n\eq9 avaim^t tous été obtenu^ slofmhah néfoentt et provensimt de prisonniers qui étaient soumis av (oôrne régiiiie et minugeaient aui méffies heures. On yoiit pfu* ce t^bleai} que noua avons obtenu une portion cte (îbolestérine de oinq à huit fms plus forte que celle indt^ quép par Beequerd et Rodier. ia mule Mplication qtse i)OHa puiasiona donner» o'eat que noua avons traité toute I$l i^a^ du aing» tandis qu'ils ont analysé le sérum sral. Selon Boudet, il est nécessaire de pratiquer tj[tns ou quatre oopieusep saignées ^ de mêl^ le mum qui en provient, pour obtenir la quantité néoeasaire à une analyse suffis aante. Nous avons opéré avee auooès sur 3^^ 6 de sang, nt nona ne doutona pas que noua ne puismons exirsare de

la cboleaténne criataUiaéo et ^n calculer la proportion, en traitant 4i^ un ou deux grammes de aang« La pureté du

produit ^st aisément démontrée aq mîçrQ^PPpe*. Nous concluons donc que 1^ ^ng çonH^Pt we proportion de

SUR UMÉ MOU^LLi f(»M«lM M FOIE. Sf

cholestérine beaucoup plus grande qu'on na Tavait d^abpnd supposé, et qu'elle varie oonsidéraUemeiil die^ laa difSé« rents sujets, è l'état sain.

Vient maintenant la question de Torigine de la cholealA^ rine. L^xamen des peints deFoifamsme oà eBl'qbaerve, montra quH)n la trouve 1# plus afaôndamaHMfit dans 1^ sub« stanee du earyeau et des n^riÉ. On la peAoontpè auspi dans la substance du Me (èà c'est probablement la bil* qui la venflipme), et dans le cristallin^ mais, à part ces exceplimSy on ne constate sa prénence qne dan^ le système nerveux et dans le sang. Deux hypothèses s'offrent à PesfiHly toipbant son origine. La cholestérine est déposé^ dam }a isubstance nerveuse par le sang, ou bien elle est formée dans le cerveau et emportée par le sang. M^is eefte question peut être résolue d'une miinière expàfi^ mentifle, en fbisant l'analyse du sang, au point de vue dé la eholeaiérine, quand U ae rend au cerveau par la caro^ tidc et en revient par la jugulaire interne. La cholestérine exkrtant ausri dans |^ nerfs, et une grande quantité de sobstatice nerveuse se rencontrant dans les afitrAnités, 9 est utile de fkire m même temps Tanalyse du sang vais new du système circulatoire général.

L^expérience sutvtinte a été faite à propos de cetttf questions

Expérience III. ^^ Un diim de taille moyennO) Jigé d^environ six mois, à jean^ ftit éthérisé. La carotid» et la jugulaire iiiteroe du pôle gaudie furent miseg i déeoovwtf et m laissa se disi^pw (es ^eta de raqestMaique. Itmii lieitttis ploa taid tt fut éftériaé de nouveittt M V«A t^

sang des vaisseaux suivants, dans Torclre où ils sont nommés : 1** jugulaire interne; 2° carotide; 3"* veine cave; 4° veine hépatique; 5° artère hépatique} 6' veine porte.

Lorsqu'on tira le sang des vaisseaux abdominaux, on appliqua une ligature à la veine cave, immédiatement après l'ouverture de l'abdomen, et on laissa couler un peu de sang; ce qui eut pour effet d'empêcher le sang des extrémités inférieures de se mêler au sang hépatique.

Alors, on tira du sang des veines hépatiques, ce qui présente quelque difficulté, carie sang obtenu est toujours plus ou moins mélangé avec celui qui revient Qpr la veine cave thoracique, et une ligature fut appliquée sur Tartère hépatique et sur la veine porte. Puis du sang fut tiré de l'artère hépatique et de la veine porte. Un peu de bile fut tiré de la vésicule biliaire , et une portion du cerveau enlevée. Ces spécimens furent déposés dans des vases dont le poids avait été déterminé avec soin, et furent pesés; mais comme nous ne fîmes pas d'analyse quanti* tative, faute d'avoir alors perfectionné notre système d'extraction, il est inutile d'entrer dans les détails. Les spécimens furent séchés, pulvérisés et traités parl'éther; le résidu de l'évaporation fut traité par Talcool chaud, et après évaporalion spontanée, examinés successivement avec des objectifs grossissant de 70, 270 à 400 fois. Le résidu provenant du traitement de la bile et du cerveau consistait en cholestérine presque pure; maisjdans tous les autres spécimens, excepté celui de la jugulaire interne, la présence de la cholestérine était douteuse. Tous

contenaient, outre des masses de matières grasses ordinaires, des cristaux de stercorine (l). Il y avait plusieurs tables bien distinctes de cholestérine dans le spécimen provenant de la jugulaire interne. Les spécimens furent alors traités par une solution de potasse caustique, après quoi on les laissa reposer. Après deux jours, une partie de la solution alcaline fut enlevée au moyen de papier Joseph, et une portion des précipités, déposés sur des lames de verre, furent examinés successivement au microscope avec des objectifs de | et f^ de pouce. Les verres de montre furent mis de côté à Tabri de la poussière, et examinés de nouveau après dix jours, leur contenu étant parfaitement sec. Voici le résultat de Texamen des spécimens du sang extraits de la carotide, de la jugulaire interne, de la veine cave et du cerveau. L'examen des autres échantillons n'entrant pour rien dans la question qui nous occupe , nous différons leur description.

Sang de l'artère carotide. — Le premier examen, trois jours après l'opération, révéla un grand nombre de petits cristaux de stercorine et des masses de matière

(1) La stercorine (ou séroliae) est un corps non saponifiable se rapprochant de la cholestérine par beaucoup de ses propriétés chimiques, mais qui fond à une température bien inférieure. Boudet la découvrit dans le sérum du sang, vers 1833. Elle cristallise en aiguilles, que nous décrirons en détail en traitant de la manière d'extraire celte substance des fèces. Comme nous Py avons trouvée en grande abondance , nous sommes disposés à douter de son existence comme constituant naturel du sérum du sang. Nous Ta vous appelée stertorine par des raisons que nous expliquerons plus tard en détail.

a. flint« 3

grasse. Mais une recherche minutieuse ne nous fit découvrir aucun crislalde cholestérine.

Le second examen, dix jours plus tard, dévoila une petile quantité de cholestérine mêlée aux matières reconnues lors du premier.

Substance du cerveau. — En examinant au microscope la portion de substance cérébrale qui avait été extraite, nous avons toujours vu d'abondants cristaux de cholestérine. Robin décrit les cristaux provenant du cerveau comme plus minces et plus allongés que ceux des autres régions (1), nous avons aussi reconnu cette particularité.

Sang de la jugulaire interne. — Dans la première étude du spécimen de sang de la jugulaire interne, le sang ayant été traité par Téther, celui-ci évaporé, et le résidu repris par Talcool chaud, des tables bien distinctes de cholestérine se montrèrent. A cette période, on n*en pouvait découvrir dans aucun des autres spécimens de sang, malgré les recherches les plus délicates et les plus patientes. Après addition de potasse caustique, la cholestérine apparut en grande quantité, accompagnée de quelques cristaux de stercorine. Le lendemain, outre la cholestérine, nous trouvâmes une quantité considérable de nercorine.

Sang de la veine cave. — Le sang extrait de la veine cave, examiné onze jours après avoir été recueilli, offrit une grande quantité de stercorine, avec un petit nombre de cristaux bien distincts, mais rares de cholestérine.

(i) Traité de chimie anatomique, Robin et Verdeil. Paris, 1853, t. III, p. 57»

Ces expériences, les premières que nous ayons faites sur ce sujet, amènent aux conclusions suivantes : 1° Le cerveau renferme une grande quantité de cholestérine (ce qui avait d'ailleurs déjà été démontré); 2° le sang qui se rend cm cerveau contient une faible quantité de cholestérine^ tandis que celui qui revient en contient beaucoup ; 3° le sang qui revient des extrémités inférieures et des organes pelviens contient plus de cholestérine que celui qui leur est fourni par le système artériel.

Il suffisait de confirmer ces données par une investigatiojtt plus approfondie pour être à même d'en tirpr cette conclusion importante la cholestérine est formée dans certains tissus; le tissu nerveux étant le seul où on la trouve, et le sang s'en chargeant pendant son passage au travers du grand centre nerveux, c'est par le système nerveux qu'elle est, en grande parlie, produite. Après la première expérience, qui confirme presque la première hypothèse que nous avions avancée, nous nou> appliquâmes à perfectionner un procédé qui nous permît de faire une analyse quantitative exacte du sang au point de vue de la cholestérine, afin d'être à même d'établir positivement qu'il se charge de cholestérine en passant à travers certains organes, et de déterminer en outre la quantité ainsi gagnée. Après de nombreux essais, nous avons fait les expériences suivantes dans le but de reconnaître la quantité de cholestérine produite dans le cerveau.

Expérience IV, — Un chien adulte, de taille moyenne, ayant été mis sous l'influence de l'éther, l'artère carotide, la jugulaire interne et la veine fémorale furent décou-

vertes. Dés spécimens de sang furent tirés d'abord de la jugulaire interne, puis de la carotide, et enfin de la veine fémorale. Ils furent placés dans des vases dont le poids avait été déterminé avec soin, et furent pesés.

L'analyse fut faite au point de vue de la cholestérine par le procédé déjà décrit, et donna les résultats suivants :

Quantité de sang. Cholestérine. Cholestérine

Grammes. Grammes. pour lOOO parties.

Carotide 11,628 0,009 0,774

Jugulaire interne. . 8,733 0,007 0,801

Veine fémorale 8,675 0,007 0,806

Augmentation dans le sang de la jugulaire sur le sang artériel = . . 3,488 pour 100.

Augmentation dans le sang de la veine fémorale sur le sang artériel. 4,136 pour 100.

Cette expérience indique une augmentation dans la quantité de cholestérine du sang pendant son passage à travers le cerveau, et une augmentation encore plus forte pendant son passage dans les vaisseaux des extrémité inférieures. Toutefois, afin de faciliter l'opération, l'animal avait été complètement soumis à l'influence de l'éther qui, par son action sur le cerveau, avait probablement produit un désordre temporaire dans la nutrition de cet organe, ce qui nuisait à l'expérience. Dans le but d'éviter cet inconvénient, nous fîmes les expériences suivantes sans administrer d'anesthésique.

Expérience^. — Un jeune chien de petite taille ayant été

assujetti sur la table d'opération, la jugulaire interne et la

Ciirolide du côté droit furent mises à nu. Du sang fut tiré d'abord de la jugulaire, puis de la carolide. La veine fémorale du même côté fut alors découverte, et on en retira un spécimen de sang. L'animal demeura très- tranquille pendant l'opération, bien que Ton n'eût pas employé d'anesthésique, de sorte que le sang fut retiré sans difficulté et sans aucun mélange.

L'analyse de trois spécimens, au point de vue de la cholestérine, donna les résultats suivants :

Quantité de sanp.

Grammes.

Carotide 9,306

Jugulaire interne.. . 1,293 Veine fémorale. ... 2,911

Augmentation dans le saog de )a jugulaire sur le

sang artériel ' 59,772 pour 100.

Augmentation dans le sang de la veine fémorale

sur le sang artériel . 6,308 pour 100.

cholestérine.

Proportion

(le cholestérine

Grammes.

pour 4000i»arties.

OyOlili

Expérience VL — Un chien grand et robuste ayant été maintenu sur la table d'opération, la carotide et la jugulaire interne furent découvertes et des spécimens de sang tirés de ces vaisseaux, en commençant par la jugulaire. Les spécimens ayant été pesés et analysés comme d'ordinaire, les résultats furent les suivants.

Quantité de sang.

Grammes.

cholestérine.

Grammes.

Proportion

de cholestérine

ponr iOOO parties.

Carotide 9,126 0,007 0,768

Jugulaire interne... 6,338 0,006 i^fihl

Augmentation en passant à travers le cerveau. 23,307 pour 100.

L'expérience V montre une augmentation considérable dans la quantité de cholestérine contenue dans le sang qui a traversé le cerveau , tandis qu'elle est comparativement faible dans celui de la veine fémorale. La proportion de cholestérine dans le sang artériel est aussi considérable, comparée avec d'autres observations.

L'expérience VI ne montre qu'une légère différence dans la quantité de cholestérine contenue dans le sang artériel des deux animaux ; la proportion chez l'animal éthérisé étant de 0,774 pour 1000, et de 0,768 pour 1000 chez celui non éthérisé, la différence n'est que de 0,006. Mais, ainsi que nous l'avions soupçonné, Téther avait exercé une certaine influence sur la quantité de cholestérine absorbée par le sang dans son passage à travers le cerveau. Dans le premier cas, l'augmentation fut seulement de 3,û88 pour 100, tandis que dans le second elle ftit de 23,307. Malheureusement il n'y eut pas de sang tjré de la veine fémorale. Nous avions l'intention de tirer du sang des organes abdominaux, mais après l'ouverture de Tabdomen, l'animal se débattit avec tant de violence (ju'il fallut y renoncer et le tuer.

Quelles sont les conclusions naturelles des expériences qui précèdent par rapport à l'origine de la cholestérine dans l'économie? On a vu que le cerveau et les nerfs contiennent une grande quantité de cette substance que Ton ne peut trouver dans aucun des autres tissus de l'organisme. Les expériences décrites, et principalement les expériences V et VI, montrent que le sang qui revient du

cerveau contient beaucoup plus de cholestérine que le s^ng qui se rend à cet organe.

Nous conclurons donc que la cholestérine est produite dans le cerveau^ et de là absorbée par le sang.

Mais le cerveau n'est pas la seule source qui produise la cholestérine. On voit parrexpérience IV que Ton trouve une augmentation de cholestérine de 4,lS/i pour 100, et dans Texpérience V, une augmentation de 6,308 pour 100, après le passage du sang par les extrémités inférieures, et cette augmentation est probablement la même dans les autres parties du système musculaire. L'examen chimique des tissus nous montre que les muscles ne contiennent pas de cholestérine, mais qu'elle est abondante dans les nerfs, et comme nous avons vu que la proportion de cholestérine s'accroît énormément pendant le passage du sang dans le grand centre nerveux, les spécimens de sang examinés ayant été tirés de la jugulaire interne qui reçoit son sang du cerveau et très-peu du système musculaire , il est presque certain que dans le système veineux général la cholestérine contenue dans le sang est produite par la substance des nerfs.

Si cela est vrai, et si, conime nous espérons le prouver, la cholestérine est un produit de la désassimilation du tissu nerveux, sa production devrait être en raison de l'activité de la nutrition des nerfs, et tout ce qui entraverait l'activité de leur nutrition diminuerait la quantité de cholestérine produite. Dans la production de l'urée par l'organisme, opération analogue à celle qui nous occupe, l'activité musculaire en augmente la quantité et Tinaclion

la diminue, par suite de leur influence sur la nutrition. Dans la paralysie, nous avons dans la partie affectée une diminution des forces nutritives qui s'exerce spécialement sur le système nerveux, et, après quelque temps, les nerfs sont tellement désorganisés qu'ils ne peuvent plus reprendre leurs fonctions, même après que la cause de la paralysie a disparu. Il est vrai que nous voyons la même chose se passer dans les muscles, mais jamais d'une manière aussi marquée que dans les nerfs. Nous devrions donc être à même de confirmer les observations faites sur les animaux par un examen du sang dans des cas de paralysie, comptant trouver une différence marquée entre la quantité de cholestérine du sang veineux provenant des parties paralysées et celle du sang des autres régions. Dans ce but, nous avons fait l'analyse du sang provenant des deux bras dans trois cas d'hémiplégie, condition qui semblait la plus favorable pour établir cette comparaison.

Premier cas. — Sarah Rumsby, âgée de quarante-sept ans, affectée d'hémiplégie du côté gauche. Il y deux ans, elle eut une attaque d'apoplexie et demeura insensible pendant trois jours. En reprenant ses sens, elle s'aperçut que son côté gauche était paralysé. Elle dit avoir été épileptique pendant quatre ou cinq ans avant cette attaque d'apoplexie. Maintenant elle présente une paralysie du mouvement complète du côté malade (à Texception d'un faible mouvement des doigts), mais la sensibilité est parfaite. La parole n'est pas affectée. La santé générale est bonne.

Deuxième cas. — Anne Wilson, âgée de vingt-trois ans, Irlandaise, affligée d'hémiplégie du côté droit. Il y a quatre mois, elle eut une attaque d'apoplexie dont elle revint au bout d'un jour, perdant le mouvement et la sensibilité du côté droit. Elle va mieux et se sert un peu de son bras. La jambe n'est pas aussi bien parce qu'elle ne veut pas faire d'effort pour s'en servir.

Troisième cas. — Honora Sullivan, îrlandaiso, âgée de quarante ans, affectée d'hémiplégie du côté droit. Il y a environ six mois, elle eut une attaque d'apoplexie, et, en reprenant ses sens, le lendemain, elle se trouva paralysée. La jambe fut d'abord moins affectée que le bras. Le docteur FHnt, médecin de service, qui la traitait, supposait la maladie produite par une embolie. Sa condition actuelle est à peu près la même pour ce qui est du bras, mais la jambe va un peu mieux.

Tous ces cas se sont présentés à l'hôpital de Blackweïïs Island. Pour chacun d'eux le traitement consista en un bon régime, frictions, mouvements passifs, et l'usage aussi étendu que possible des membres paralysés.

Un peu de sang fut tiré des deux bras sur ces trois sujets. Dans chacun de ces cas il y eut beaucoup de difficulté à l'obtenir du côté paralysé, et il n'en coula qu'une très-petite quantité.

Tous les échantillons furent examinés au point de vue de la choleslérine et donnèrent les résultats suivants :

Tableau de la cholestérine dans le sang provenant du côté sain et du côté paralysé^ dans trois cas d'hémiplégie.

CHOLES'

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