‹ Recherches helminthologiques en Danemark et en IslandeChapitre 18 sur 21 · Taenia crassicollis Rudolphi · texte numérisé non relu

Taenia crassicollis Rudolphi

Comme nous l’avons expliqué plus haut en constatant que ce Ténia est plus commun hors de Copenhague que dans la \ille même, c’est dans la manière de vivre des chats qu’il faut chercher la cause de son apparition fréquente en Islande. Je l’ai trouvé o fois à Reykjavik, et les 2 autres fois, dans le nord du pays.

On rencontre ordinairement, en Islande, un chat dans chaque maison; ils servent à y détruire les souris, qui abondent dans toute l’île. Quant aux rats (Mus decumanus ), il n’y en a qu’à Reykjavik et à Eskefjord, dans la partie orientale de l’Islande.

A Reykjavik, j'ai eu l’occasion d'examiner 3 rats, dans le foie de 2 desquels était logé le Cysticercus fasciolaris. Dans l’intestin grêle du troisième, j’ai trouvé, le 24 Mai,

5 jeunes Bothriocéphales (voir ci-dessus p. 31), et 6 exemplaires d'un autre Cestoïde qui paraît devoir appartenir au Taenia murina de Dujardin. Je l’ai rencontré plusieurs fois auparavant, à Berlin et à Copenhague, chez le Mus decumanus , et, dans cette dernière ville, aussi chez le Mus musculus. Il porte une trompe munie d’une simple couronne de 20—24 crochets (fig. 56—59) dont la longueur varie de 0,oio à 0,oi3mra, suivant que le manche est plus ou moins court. Dujardin*), qui a trouvé le T. murina à Rennes chez différents rongeurs, évalue la longueur des crochets de 0,015 à 0,oi?mm.

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