Taenia cucumerina Rudolphi
Linné28) désigne sous le nom de T.canina les Ténias du chien et du chat (ainsi que d’autres mammifères) qui portent des orifices génitaux aux deux bords de chaque article.
Pallasf) l’a trouvé plus rarement chez le chat que chez le chien.
Goezeff) le range sous le T. cateniformis. Il rejette le nom de canina, parcequ’il l’a rencontré bien plus souvent dans le chat que dans le chien — dans la proportion de 100 contre 1 — et qu’on pourrait avec plus de raison le nommer felina. Il propose de l’appeler plutôt elliptica , ou, avec Pallas, moniliformis. Il serait selon lui muni de crochets.
*) Ouvr. cit. n° 12. p. 71.
*') Ouvr. cit. n° 16. p. 331.
*”) Ouvr. cit. u° 16. p. 332.
28) Systema naturae. Ed. XII. T. I. Holmiae 1766. p. 1324.
fi Ouvr. cit. n° 1. p 57.
ft) Ouvr. cit. n° 2. p. 312.
Bloch-9) appelle le petit Ténia du chien T. cucumerina , mais le regarde comme dépourvu de crochets. Il emploie le nom de T. canina pour le grand Cestoïde du même animal.
Bats ch*) désigne le Ténia en question, tant celui du chien que du chat, sous le nom de T. elliptica.
Zederno) l’appelle également T. elliptica et lui donne des crochets; mais il le décrit aussi comme inerme sous le nom de T. cuneiceps.
Rudolphi31) conserve au Cestoïde du chien, qu’il, regarde comme inerme, la dénomination de T. cucumerina de Bloch. Quant à celui du chat, qu’il a trouvé armé de crochets, il l’appelle avec Bats ch T. elliptica , et y joint le T. cuneiceps de Zeder.
Dujardin**), tout en attribuant des crochets au T. cucumerina , le décrit cependant comme une espèce différente du T. elliptica.
M. Diesing***) les regarde à tort comme dépourvus tous deux, de crochets. Il en fait toutefois 2 espèces différentes, et donne au T. elliptica une longueur moindre qu’au T. cucumerina , mais les caractères indiqués par lui sont du reste très faibles.
M. van Benedenf) prétend que le T. cucumerina , qu’il désigne sous l’ancien nom de T. canina , est muni de crochets. Suivant M. Davai n ef-j-) , il regarderait comme identiques le T. cucumerina du chien et le T. elliptica du chat.
M. R. Leuc kart-j-ff) déclare qu’après avoir longtemps douté de leur diversité, il les regarde maintenant comme formant deux espèces distinctes, surtout à cause du développement plus lent qui, chez le T. cucumerina , préside à la maturité des articles, et lui permet ainsi d’atteindre une longueur plus considérable.
J’ai constaté chez environ la moitié des chiens soumis à mes recherches que le T. cucumerina , de même que le T. elliptica du chat, est vraiment armé de crochets. Le nombre de ces vers était souvent inférieur à 10, mais, dans la plupart des cas, il y en avait une quantité plus considérable, jusqu’à 100, et il n’était pas rare d’en rencontrer plusieurs centaines; j’en ai même une fois trouvé 2000. Leur longueur était ordinairement de 20 — 30cm, et quelquefois même de 50 à 80cm.
tt)
ttt)
Abhandlung von der Erzeugung der Eingeiveidewürmer. Berlin 1782. Ouvr. cit. n° 3.
Erster Nachtrog sur Naturgeschichte der Eingeweidewürmer. Leipzig Entozoorum synopsis. Berolini 1819.
Ouvr. cit. n° 5. p. 576. pl. 12.
Ouvr. cit. nu 6. p. 531 — 532.
Ouvr. cit. u° 13. p. 157. pl. XXI.
Ouvr. cit. n° 15. p. XXXIX.
Ouvr. cit. n° 16. p. 401.