‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 10 sur 90 · ARCHITECTURE · texte numérisé non relu

ARCHITECTURE

T/architeclure des Chinois, l'ancienne comme la moderne, présente un type particulier d'élégance et de légèreté , qui tient peut-être à l'origine nomade de ces peuples^ On voit ce genre et ce goût constants dans leurs ponts , leurs tours , leurs temples ou pagodes , leurs palais , leurs kiosques , si STeltes et si hardis.

Leur plus Êimeux édifice parait être celui de Nankin , nommé la Grande Tour ou la Toiir de Porcelaine. C'est un octogone d'environ 4o pieds de diamètre , chaque face ayant 1 5 pieds de largeur. La tour est composée de neuf étages, avec autant de galeries extérieures couvertes en tuiles vernissées. Le mur du rez-de-chaussée est revêtu en porcelaine. Le P. Le Conte ayant compté dans l'intérieur 190 marches d'environ 10 pouces , évalue la hauteur totale à 1 58 pieds ; en y ajoutant celle du perron inférieur^ dû neuvième étage qui n'a point de marches , et du toit supérieur, il donne à cette tour environ aoo pieds depuis lé rez-de-chaussée ^

Le temple le plus considérable de Pékin est celui de la Terre, qUi se nomme Ti-Tang. C'est là que l'empereur, lors dé son couronnement.

■ La Habpk, Abrégé de l'Hist.' gén. d«s Voy., tom. VII 9 pag. 65 et 66.

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offre un sacrifice au dieu de la Terre. Ensuite, revêtu d'un habit de laboureur, il se met à tracer des sillons dans une pièce de terre dépendante de ce temple. Les anciens Chinois instituèrent cette cérémonie ]>our faire souvenir à leurs monarques que les n^venus sur lesquels est fondée leur puissance, venant du travail et de la sueur du peuple, ne doivent point être employés au faste ni à la débauche, mais aux besoins de TEtat ' .

îA*nsemble tles palais modernes est f^radué de- ]>uis les premiers abords, dont h^s édifices, occupés par les dignitaires de la cour ou de Fempire, augmentent de hauteur en appiochant de la demeure du souverain, qui forme toujours Tobjet extrême et culminant.

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La scul|)lure, la dorure et crautres arts sont familiers aux Chinois depuis bien (h's siècles; mais ils sont discrédités pour la liante |)einture. Je terminerai cet aperçu concernant les Chinois par deux citations, cjui doiuH^raient une haute idée (le leur génie entrepienant, si Ton y trouvait des caracleres (rauthenticité. Le P. Martini ' parle

|.\ HAH^'^ , Abi. dr IHisi. m(.|i. dis Voy., t. \ I, paj^. .Ujt). Maivtim , .itt. sinen. p.ii;. iu).

HlSTORlOO-MONUJtElITALES. 1 5

cPune cnontagne taillée en statue, d'uoe si prodi* gieuse grandeur, qu'on en peut distinguer le nez et les yeux à quelques milles de distance. Le P. Kircher parle aussi ' de deux montagnes du même pays, dont l'une a la forme d'un dragon , l'autre celle d'un tigre. Ces récits peuvent être relégués avec celui de Diodore ^ concernant le mont Ba^^ gisla» y dont une des faces étant escarpée sur environ mille six cent quinze toises (dix-sept stades) de hauteur perpendiculaire , Sémiramis y. fit tailler sa Çgure accompagnée de cent de ses gardes.

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