‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 22 sur 90 · SAIS · texte numérisé non relu

SAIS

L'ancienne Sais était située à la droite du Nil, à environ i ooo mètres de distance actuelle du fleuve, près et au nord-est d'un village nommé Sâ-el-Haggâr. C'était l'ancienne capitale de l'Egypte inférieure. Hérodote fait mention du tombeau d'Osiris, des temples, des obélisques, des différents colosses, et autres ouvrages importants , dont une partie fut exécutée sous Amasis. Il parle surtout d'une espèce de tabernacle monolithe , que ce prince fit venir des carrières d'Éléphantine, au transpQrt duquel deux mille bateliers avaient été occupés pendant trois ans, ayant extérieurement 12 j coudées de long sur 14 (le large et 8 de hauteur, ou ( d'après l'étalon retrouvé dans le nilomètre d'ÉIéphantine) 1 1 mètres 06 centimètres de long sur 7 mètres 38 centimètres de large et 4 mètres a'A centimètres de bant \ Ce bloc devait cuber, brut aux carrières,

* Maillet, Voyage en Egypte, pag. 110.

* Hêaoootb, histoire, liv. 11, ce. i63, 170, 175.

I 5/| KECIfinCIlI s

3/|/| nu'lres jo centimètres; 1 0,0^7 pieds /;, cubes , et peser 9i/|,8/)9. kilogrammes. ■MAI Jollois et ]3ub()is-Aimé évaluent à i^i) mètres 3o centimètres cubes la masse effective lrans[)()rtée iiSaïs\et supposejit que ce beau monolithe est resté enfoui sous les ruines '.

l \.MS.

La Tunis des anciens San moderne ) était située vers Textréniité orienlaU» de la I»asse-Kgv|)te , à l'ouest de Péluse, sur la branche Tanitique du Nil, acluelleuHMit nommée canal de }U)tu}^. Ces ruines sont considérées comme les vesliires l(\> plus remarcjuabh^s de la grajideur égyptienne du coté de la Svrie; elles s aperçoivent de Ires-loin. lârtis était déjà célèbre du temps de Aloïse : C(* n\'st plus qu'iui anias confus de débiis infornn^s. On y découvre cejXMidant encore une loite <'t vaste enceinte en bricjncs cru(\s \ urje ligne d'obélis(|ues rompus et renv<Tsés, une avenue de

' IJcsrjiptioii (les j)r iricîp.tlrs iniiirs, de. , A. ton;, ii . cliaj). ^T). liai;. 10.

' (ics 1)1 i(|in'v^ (le- loi frs dirinMiNions, ont o mt'trc /,fj ccnti nh'U'cs (!<' loriL^iHMir sm <► lurho >'). rv\\\\\X\vU'vs de lai izciir, r-t o nirlrc I ,'î ( (•nliiiH'trrs «rcpaissciir. Kllcs sont, ((•ninic ccllfs du llaiit-Nil, loniiccs de Union dntlrnvc, jx'lri avec (h» la paiih* jiarhrc. La ina« onncrii' n'«^n est lictMju'aii inovcn d'un imntk-i lin de [ini limon. Description ries inuirs i\v San, par M. L. (-oiiinKn , A., t. 7, rli ip > ^

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colonnes enfouies, de gros blocs de granit rouge, des chapiteaux, des fragments de sculptures, de statues, de vases, d'émaux, d'amulettes en oornaiine, en lapis, en bronze : toutes ces ruines paraissent appartenir à l'ancienne domination égyptienne. Tant de débris ne sont pourtant en* core, et suivant toute probabilité, qu'un rebut abandonné après les enlèvements successifs qui ont dû être effectués pour dés constructions modernes, surtout au moyen du canal voisin.

ALEXA.ICDRIE.

Alexandrie, maintenant si déchue, fut célèbre à juste titre. Alexa^dre-le-Graud , au retour du temple d'Ammon , y transféra , de Memphis , le siège de l'empire, et chargea Dimocrate, fameux architecte macédonien, de dresser un plan de restauration de la cité, qui devait porter le nom du conquérant. Elle fut embellie des débris d'Héliopolis, de Thèbes .et de Memphis.. Ptolémée-Philadelphe contribua surtout à faire fleurir cette ville, où il fonda la célèbre bibliothèque de 400,000 volumes ', qui fut brûlée en grande partie dans le siège de la ville par Jules-César, Tan 706 de Rome.

' La bibliothèque royale de Paris esl d enviro.n 600,000 volumes.

I ">() HKCIIMiniFS

A ^ C I hi\ S M O .N U M K N J S .

Alexandrie devint FAtlièiies de rÉgvpte : ouliv ses temples d'Isis, de Sérapis , etc., et ses palais (Ccesana)j elle eut le théâtre , le cirque, le forum, la palestre, le méaiidros ou manège, le musée, le gjmnase, etc. Les sciences y proclamèrent les noms fameux d'Eratostliène , (THéron, tTEuclide et de Ptolémée (Claude).

CITI JÎM s.

De tout temps Alexandrie manqua de sources potables. l'Jle n'en lut pas moins abreuvée avec une magnificence toute spéciale : il y avait un nombre considérable de citernes alimentées |)ar les eaux du Nil, au moyen de canaux et d'aqueducs, (|uelques-unes par les eaux pluviales recueillies convenabhnnent; il s'en trouve encore plus de 3oo. (k\s réservoirs souterrains, sur lesquels la ville était bâtie, offrent plusieurs étages de voûtes souteiuu^s par des colonnes on piliers. Les parois sont revêtues d'un enduit de ciment rouge, imperméable à Tc^au; ils sont généralement inférieurs de Sa fi décin)ètres au niveau delà mer.

AUrUIILI J>K CLIOP,\TllE.

On admire trois su[)erl)es monolitln^s : i^* Les deux obéliscpirs, vtilgairemenl nommés /es lU-

aiSTORICO^HOJfDMKNTALES. I Sj

gmtles de Cléopdtre^ de dimensions à peu près égales, doDt Tun est encore sur pied,, l'autre ren- Tersé. Ce derniera été mesuré par l'ingénieur français Gratien Le Père ; il aao mètres 627 millimètres (environ 44 coudée^) de hauteur totale; sa largeur à la base est de a mètres 4^ centimètres sur d^eux iaces, et a mètres aa centimètres sur les deux autres (moyennement 5 coudées); la plus petite largeur au haut, à la naissance du pyramidion, est d'environ i mètre 4o centimètres (3 coudées); il cube 77 mètres 39 centimètres, et son poids, à raison de a,656 kilog., 24 centièmes le mètre cube de granit égyptien^ est évalué à 219,068 kilogrammes. Les faces de. ces obélisques sont couvertes de figures symboliques sculptées en relief sur creux, et qui représentent soigneusement : le bœuf, l'épervier , le serpent, le scarabée, le hibou, le lézard, fibis, la cigogne, le canard, avec d'autres oiseaux et insectes ailés peu connus.

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