TRIADE ÉGYPTIENNE
Au rapport de Plutarque , les Égyptiens comparaient la nature universelle au triangle rectaii'^ gle 9 qui a 4 parties de base, 3 de hauteur et 5 d'hypoténuse : la base représentant Osiris , ou le principe mâle et le père, suTtkommé jémmon-Ra (le dieu suprême et primordial); Tautre côté de l'angle droit représentant Isis^ ou la femelle et la mère, surnommée Mouth; l'hypoténuse . représentant Horus , ou le fils , enfant ^ surnommé Khons^ le produit de l'un et de l'autre. Ils développaient cette idée par l'explication suivante : 3 est le premier nombre impair parfait; 4 le carré de a premier nombre pair; et 5, qui résulte de
l'un et de l'autre , se forme de l'addition de n et de
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3 ; enfin ie carré de 5 , qui est égal aux carrés cfé
4 el de 3 , produit un nombre égal à celui des lettres égyptiennes et à celui des années de la vie d'j^pis^' Voilà un rapprochement bien remarquable entre les figures de la géométrie et les symboles des divinités égyptiennes. C'est aussi par la figure de ce triangle que Platon (dans sa Républi" fête) exprimait l'erobieme nuptial , qu'il avait sans doute puisé en Egypte. Ce triangle était fi^équeniment employé par les prêtres égyptiens parmi leurs syndboles religieux. M. Jomard Ta surnommé le triangle égyptien ; il en a développé les nombreuses propriétés, qu'il applique ingénieusement aux dimensions de la grande pyramide de Meniphis ou Gyzeh, et dont il déduit les rapports des différents sitades^. M. 'Champoliion le jeme a répandu sur les emblèmes ou symboles égyptiens de nouvelles lumières qu'il a provisoirement consignées dans les diverses lettres publiées pendant son voyage scientifique d'exploration, poussé jus- ^qu'aux cataractes de Syène, dans les années i8a8 •t iSag. Ce laborieux antiquaire a notamrment reconnu, dans les statues, 'bas-reliefs et peintures qui décorent' les anciens temples , là triade natio-
* Plutaich, 4fo Iside et Orisidé, tom. 11,^^. 37B (adit de Paris, 1624 )•
> Mémoire sur le système métrique des anciens Égyptiens» A., tom. II, pag. 718 et suivantes.
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iiale d'Osiris, d'Isis et d'Horus> quil eipliqui semblableiDent avec les déooniinatiops de ^/n^ mott-Ra, JHouih et Khons^.
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L œil , emblème d'Osiris ou du soleil^ qui voit et éclaire le monde entier , lest un amulette qu'on rencontre fréquemment dans les catacombes, ainsi que le globe ailé, autre einblême du soleil et du temps. On représentait Isis coiffée d'un disque entouré des cornes du taureau ; ce disque est probablement un emblème de la lune, comme Osiris représente < le soleil.
Suivant Platon, Plutarque et Apulée, l'Isis des Egyptiens est la nature personnifiée qui produit et nourrit tout; c'est : pour les Phrygiens, la Pessinontienne mère des dieux; pour les Athéniens, Minerve- Gécropienne; pour les habitants de Cypre,yenus-Paphienne; pour ceux de Crète, Diane-Dictine; pour ceux d'Éphèse, Diane-Mammifère ; pour les Siciliens, Proserpine-Stygienne;
' Deuxième Lettre de Champolion , datée de Et-MeliSsach^ le lo février iSag.
MM. Champollion le jeune et H. Rosellini , membres des deux commissions scientifiques française et toscane , formées s^ius les auspices de leurs gouvememeots respectifs, vont pablier l'important résultat de leurs travaux, sous le titre Mononieots de TÉgypte et de la Nubie» etc.
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pour les Éleusiens, Cerès; pour d'autres, Junori, lU^lloiie, Hécate et llhamnusia. De même Osiris esi , pour d'autres peuples, le soleil , liaccluis, Flutou, Jupiter, Ammon , Pau, Titau , ApoUou , jMitras , etc.
r.es peiulures des tombeaux des rois de Thebes compreruient plusieurs sujets qui ont du rapport avec les pliéuomèues célest<*s. Unr grande ligure, <\c longueur démesurée, reployée sur elle-même, embrassant ou encadrant un sujet astronomiqiK" de peintui'c ou de bas-relief, c'est Isis, Timage de la nature universelle endjrassant le ciel et la tern*, délinie par cette inscription qu'on voyait au temple de Sais :
Je suis tout ce qui a été ^ qui est ^ et qui sera ^ et aucun mortel fia encore levé mon voile.
Les symboles consacrés à Isis, comme protectrice des inondations bienfaisantes du Nil, étaient le lotus ^ plante a([uali(pie, (*t la palme, savoir: les tiges réunies pour modèlc^s du fut des colonnes, les feuilles et les fruits j)our ceux \\y\ cbapit(»au ; ce (jui Tremj)écbait pas dV em|)l(ner des têtes, ou méuic des figures entières de divinités, de prêtres, (Tanimaux, etc., comme aux colonnes des temples de l)nbaste, de Oenderab', de l'Iiebes, crKléi'jhanline 'M d'I.sné
T.e culte isi;i(pie ne ttil liaii.s|)orté à luime cpie sous Aui^iiste el rduMe; :nnsi \e. leiuple (TLsis a
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IV>mpéia , dont le style est sans rapport avec ceux des bords du Nil , devait être bien récent à l'époqye de la destruction de la cité campanienne. Les Grecs et les Romains, en adoptant ce culte, ont altéré par des représentations capricieuses les symboles égyptiens : rien n'est plus commun chez eux qu'une tête humaine sur un corps d'animal, tandis que les symboles puremeqt égyptiens présentent au contraire des têtes d'animaux sur des corp» humains.
La figure humaine surmontée d'une tête d'épervier désigne l'Apollon des Égyptiens, Tépervier, suivant Homère, étant consacré à ce dieu, comme son messager, pouvant, à l'instar de l'aigle, fixer le soleil; c'est l'opinion de Winkelmann à l'occasion de la figure égyptienne d'Osiris^ au palais Barberini à Rome.
Suivjant HorapoUon, l'épervier sert à peindre r^me, d'après la signification du mot; en effet, chez les Égyptiens l'épervier $e dit : baiethy qui est coibposé de deux mots : bai (ame) et eth (cœur). Or, conformément à l'opinion des Égyptiens, le cœur est l'enveloppe de l'ame; ainsi ce nom exprime l'amequi habite dans le cœur, etc. ^ Cependant, le même auteur fait aussi de l'épervier un emblème très-varié, lorsqu'il dit ailleurs : Deum càm volunt signijicare ^ aut sublimitatetn ^
* HoR. Apol., Hièroglyph.^ Ub. i.