‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 27 sur 90 · DES GRECS · texte numérisé non relu

DES GRECS

APKRCn GÉNÉRAL.

.L'ancienne Grèce fut la terre classique des artistes : là surgirent les vraies sources du beau; là

> PLursy liv. xxxYi , chap. th.

* MoNTFAUCOH, Autiquité expliquée.

tga AECHERGOES

se formèrent les types priniiti& du génie. Gomment donc blâmer les conquérants auxquels on doit et la découverte de ces beautés primordiales, et l'importance des modèles précieux .qui fixèrent en Occident les principes >du goût et Ton peut dire de l'esprit des artistes d'Orient?

La Grèce s'était acquis tous les genres de célébrité : guerriers, législateurs, philosophes , historiens , orateurs , poètes , savants et artistes , rien ne manquait à l'ensemble ; rien n'était imédiocre dans l'élite nationale ; ;il suffît de répéter avec la renommée , entre autres «noms , ceux de Ihémistocle , d'Epaminondas , de Périclès , Xénc^hoo , Lycufgue, Solon, Socirate, Platon, Ariatote, Hippocr^te , Démosthène, Homère, Hérodote, Strabon, Sophocle , Euripide , Aristophane , Gallimaque , Phidias, Praxitèle, Lysippe, Apelle, Zeuxis, etc.

GARACriRE NATIOUAL.

Les lois de Lycurgue ne pouvaient qu'étouffer chez les Spartiates le germe des sciences et des beaux-arts. Les dois de Solon y bien différentes « produisirent leurs fruits utiles chez les Athéniens, en faisant fleurir èf, tenant en honneur les arts, l'éloquence , l'iiidustrie et le commerce , en6n toutes les connaissances qui peuvent amener la gloire et la prospérité d'une nation. Le peuple d'Athènes était -celui qui réunissait le plus de

fftftTORtco-Mômni^EirTALEs. 193

rapports avec le peuple français : la ma^ificence et le luxe des*Athéniens ne les empêchèrent pas d'être aussi braves que les misérables Spartiates; les batailles dé Marathon , deSalamine et de Platée déposent dutbentiquement en faveur de la brà* Youre et de la magnanimité des Athéniens. La gloire et Tbonnëur les rendaient capables des plus belles choses; l'arbanité, la douceur, la génén>sité j l'esprit et la gaité étaierït le fond de leur ça'ractère , malgré quelques anomalies , telles que le massacre des hérauts de Darius et la mort injuste de Socrate. L'inconstance et la légèreté de ce peuple^ auxquelles on peut attribuer ces événements 9 ont aussi des rapports avec le caractère des Français ^ qui peuvent se faire des reproches non moins amers. Ce caractère national des Athéniens, joint à leur goût pour les plaisirs et les commoditéflr de la vie y durent favoriser les arts et tous les genres d^ndustrie ; nous eu verrons

l'heureuse influence et les brillatits résultats.

Les Grecs eurent pour maîtres dans les sciences les Orientaux V et principalement lés Égyptien^. Cependant Homère , l'homme le plus universel de l'antiquité, Homère, le prince des poètes, (ut aussi le père de la géographie : le premier titre est incontestable ; le second est attesté par les descrip^

I ()/| UKCIIFRCHKS

tions nombreuses et détaillées qu'il donne de>; parties du monde alors connues, et de leurs productions. Sur le boucliei" (TAchille , type présui]ié de la terre, on voyait Tocéan border la circonférence de cette armure \ Mais Hérodote, postérieur d'au moins cinq siècles, criticpiait cette opinion d'Homère ^. De telles incertitudes ne porteraient point jusqu'à la haute antiquité les connaissances positives des (irecs en astronomie non plus qu'en géographie.

Thaïes de Milet, l'un des sept sages de la Grèc(\ plus de Goo ans avant Tère chrétienne , alla à Memphis |)our étudier sous les prêtres égyptiens, rapj)orta des connaissances astronomiques, et devint le fondatein* de l'astronomie, de la philosophie en Grèce, et de la célèbre école de Milet. O Thaïes eut pour disciples ou successeurs Anaximandre, Anaxiu^énès , Pythagore ^, Aristote, etc. Méton , qui vivait environ l\3o ans avant notre ère, avait reconnu ou du moins appris des Orientaux , qu'en 19 années solaires il se passait j^SS mois lunaires complets. Cette découverte parut si belle en Grèce, qu'on en grava les calculs en lettres d'or; c'est le cycle lunaire ou luni-solaire ,

' Homère, Iliade, liv. xviu, vers 606 et 607.

^ llhRonoTF, Histoire, liv. iv, n"* 8, !i6 , 4^, — Idem, liv. Il, ii"^ 'iH.

^ On connaît la table de mulLiplication atlrihuée à Pythaj^ore, (|ui l'inventa ou du moins en répandit rosaire.

HISTORICO-MOI^MÊtlTALES. t^S

dont les Chaldéens reyendiquent la priorité. Le nombre d'or actuel y trouva son étymologie ; il sert à désigner l'année du cjrcle lunaire '.

Porphyre dit , au sujet dé Pythàgore , que ce philosophe apprit Tastronomiie des Chaldéens, rarithmétique des Phéniciens, ei la géofnétrîe des Égyptiens ^. Àratus de Silicie a fait , 27a ans avant. J. C, sou poëme astronomique des Phénomènes j qui mérita* d^étre traduit eu vers latins par Cîcéron.

Hippocrate , né 460 ans avant notre ère-, plaça k médecine dans le domaine de la science. Il pro^ fita le premier de son savoir, car il vécut 1 b4 ans.

Alexandre 9 qui vécut de 356 à 3ià4 ^^^ avant rère chrétienne , honorait les sciences et les sa-^ vants: duratit ses conquêtes il envoya 800 talents ( somme très-considérable ) à son précepteur Âris^ tôle 9 pour servir aux recherchés de l'histoire naturelle , à t^tqnellé on attachait dont; alors un grand intérêt. On sait qu* Alexandre ne permit d^ travailler à ses portraits qu'à trois artistes dit |lre<qier ordre , Praxitèle |K>ur la sculplun , Lysippe pour ta feinte , ApeHe pour la peinture. Pyrgotelès, graveur en pierKs fines, très-célèbre, eut seul aussi le droit de graver la figure d'Alexandre.

■ Lalandk, Abrégé d'Astrouomie , art. 555. * PoaPH. , in vUd Pjthag. , pag. 8 et 9.

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