‹ Recherches historico-monumentales concernant les sciences, les arts de l'antiquité: concernanChapitre 31 sur 90 · SCULPTURE, PEINTURE ET GRAVURE · texte numérisé non relu

SCULPTURE, PEINTURE ET GRAVURE

L'art statuaire et celui de la peinture devaient être bien anciens chez les Grecs, puisqu'ils avaient, suivant Thistoire, des images ressemblantes des héros de Troie. Plutarque f vie cY^ratus) parle d'un jeune Lacédémonien qui ressemblait si parfaitement à Hector, dont les traits étaient fort connus plusieurs siècles après cette fatale guerre, qu'on accourait de toute part pour juger de cette ressemblance. On nous a transmis en effet des têtes d'flector, d'Homère, etc.

Vers la 5o^ olympiade, c'est-à-dire vers l'an 576 avant J.-C. , la sulpture et la peinture commençaient à se développer. Cependant on ne doit rapporter qu'au temps de Périclès , un siècle et demi plus tard, le beau caractère de correction, d'élégance et d'expression, auquel les Grecs ont porté le premier de ces arts. La peinture n'atïoignil même son plus grand lustre que sous Alexatidre-le-Grand.

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t^riclès ) dorant sei ê^o antiéei^ du gouvernenient de la répuMiqiie.^ en occupant tou& les bras et touli les esprits, répandit dans Athènes la splendeur et l'abondance ; il bâtit des temples, des théâtres , des qqueducs , des ports , eto. ; c'est à cette époque, selon Pline ', qu'on peut (f%^t le triomphe de ^architecture et de la sculptare. Le P&ttfaénon , TOdéon f , et d'autres édifices télèbres, datent <]e ce- temps si mémorable. QiiahC à la ftcolpturè, la beUe période de eet art se forme de deux époques.

La première ^ dont le style ferme et hardi , Mais correct, présente ce qu'on appelle le style sublime, est caractérisée par les ouvrages de Phidias, Polyclète , Scopas , Agésandre , etc. , comme le Jupiter-Olympien d'Élis, la Jflin^tve. d'Athènes». ^ là JimoB d'Argos , la Vénus de Liemnos, Niobé et ses filles *, Laôcoon, etc. ♦.

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' L'Odéon de Périclès ayant été' brAlé pendant Ik guérie ||tthrMiati<|uç, fiM ensolte ^^bftti p«fe le reii Antbaraatte.

^ Le» una aUribu^t cqI ouvrage % Seo^s, JeS)anim ^ Pvaxi^èl^ L'adinîrabl^ collection 4e4 Niohé m tréaTevébinë dans une ^|e partifnJière àe la galerie de Floreno». EUe eai cpnipoeéi) du groupe de Niobé avec ses deux filles, de ^»n^ fl)% nKffts» e^ d'autre» personnages en diverses attitudea. 44liertQiDées par 1 événement de eelle fiction. La atis-^ position de rensumi^le ser^i «a beau programme à proposer dans wo académie 4l»l beanxrarts. Ademottb de Florence a récemment fait im dessin idéal on conjectural de cette «conc

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L'époqiie juiivante , dQnt le style est Trainient beau , gracieux et attrayant , ^ trouve caractérisée par- les ouvrages de Praxitèle et de Lysippe , tels que la Vénus de Gnide , lès chevaux de Corinthe , et l'Alexandre '. Les peintures d'Apeile appartiennent à cette dernière époque.^

•Ainsi la beauté idéale se composerait de l'ensemble et des parties capitales du style sublime^ avec l'élégant et -Je gracieux du beau style; tel est l'avis de liucién ( le Orec) et de Winkelmann ; par exemple : le visage de la Vénns de Lemnos ( phief-d'œuvre de Phidias); les cheveux ^ les sourcils et le front de la Vénus de Gnide (de Praxi-

tnigiqaè< It y place. lé dieval qui se voit près de la porte du mu^ florentin. Ia tradition rapporte effeètiveneat que la scène eut lieu peùdantqoe les enfants de Niobé se livraient aux exercices de leur âge, tels que l'équitation, la course , la lutté , etc. — 4 On attribue ce groupe subnme À Aoi^AHDRs et à ses deux £Is PoLTDoms et AtvinopoaB, cbacun pour une des figures.

* IhjjarkLà fit les dHix t^énn^ dé -Gntde et de éos. Le premier de ces chefi-d'oeuvre était, dit-on, préférable; les habitants de Guide refusèrent leur Vénus au ^oi Niebmède, qui levr proposait de raciiecer ainsi toutes leurs taxes. •

On attribue à Ltsip^k un uoipbre considérable d'ouvrages en bronze , tous si précieux que le moindre eAt suffi poar immortaliser un bomme. Il fut le pi^miér qui présenta, comme k ses admirables chevaux de Corinthe ,^ des attitudes élancées et hardies, en imaginant lé moyen de les fixer ainsi sur leur base.

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tèle), avec la tendresse attrayante ^ la g;race a^çante de ses yeux, et les mains de la Vénus d'AU camène, disciple de Phidias ou de Polyclète.

Une seule Vénus moderne aurait 'peiit-étre épargné à Winkelmann cette belle combinaison , s'il avait pu voir la Vénus de Canova, que les artistes d'Italie sont venus juger et admirer, à Florence, sur le piédestal héréditaire qtii porta la Vénus de Médicis, au milieu dès chefs-d'œuvre variés de l'art;

La sculpture grecque devint aussi féconde que belle: suivant Pline, les Athéniens firent, pour Dimétrius de Phalère , trois cent soiitante statues^ mais qui furent mises en pièces par eux-mêmes avant que trois cent soixante jours fussent écoulés. Ce nombre est confirmé par Varron (apua Nonium ) ; par Strabon : Hic Demetrius œneeis tôt apius est qûot laces annus habet absolu tus (Strab. lib. 9); et par Diogène-I^érce (in DemetriOy lib. 5). Ces auteurs disent qu'elles furent dé* truites et transformées en vases destinés aux usa<^

ges leà plus immondes. C'est ainsi qu'à Rome leis statues nombreuses de Marius furent . abattues par Syllai.

La peinture avait aussi ses célébrités en Grèce; înab que sont devenues les oeuvres d'Apelle , de Zeuxi&.S ParrhasiuSf Polygaote ^y Pauson, et

' Zetixîs eut poiir rival Parrhasius (d'Ëphèse suivant les uns,

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Dionysiiis de Bhegiuni (dans la GrandeGrèce oiK Calabre^ etc., actuelle)?... Ce dernier fut surnommé anthropographus y parce qu'il s'attachait exclusivement aux figiures humaines.

Au dire de Pline, Polygnote de Thase, Arcésilas de Paros, Aristide (l'élève de Polyclète), Pamphile (maître d'Apelle), Lysippe et Pausias deSicyone, peignirent sur émail ou sur verre '.

Les Grecs et les Romains ont eu des graveurs et des ciseleurs habiles {cœlaiores chez ces derniers). Us travaillaient sur les métaux avec le ciselât ^ le burin et le marteau. Pline * fait mention

d'Athènes suivant les autres). Pline rapporte que Zeuxis disputant au second le prix de la peinture, imita si bien des raiïios , que les oiseaux se jetaient dessus pour s'en repaître. Parrhâsiua, de son c6téV peignit un rideau avec tant d'art, que 2Seuxis lui-même y porta, la main pour découvrir Je tableau qu'il semblait cacher ; ayant reconnu sa méprise, il s'avoua vaincu. Une autre fois, Zeuxis peignit un homme chargé de raisins; les oiseaux volèrent encore sur ce tableau; nuis Zeuxis n'en conçut qiie du dépit en refléchissant à riraperfection de ce dernier tableau , puisque les oiseaux n'avaient point eu peur de l'homme ; cependant la voracité rend bien des êtres audacieux. Ce peintre est le premier qui ait fait payer la vue de ses tableaux; on lui trouve quelques imitateurs en œ genrè^ parmi nos peintres du siècle.

' Polygnote de Thase, avant la 90^ olympiade, fit des pein^ tures au temple de Delphes et dans la galerie d'Athènes dite PœcUê. Les Amphictyons lui assignèrent Âes logements gratuits dans les principales villes de la Grèce.

* Plimc, Histoire naturelle. Uy. xxxv, chap. 1 1.

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des plus renommés et de leurs principaux ouvrages : Zopire grava les- aréopages et le jugement d'Orestesur deux coupes d'un grand prix. Pythias grava sur une petite amphore Diomède et Ulysse avec le palladium de Troie; il grava plusieurs autres sujets d'une délicatesse achevée. Pline cite encore Pyrgotelès, graveur en pierres fines , auquel seul Alexandre-le-Grand accorda le droit de graver sa figure ; Dioscori de, autre graveur célèbre ; Acrogas, ciseleur fameux par ses dessins de bac* chantes et de centaures, etc. Ces derniers ont été employés par les Romains.

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