SAINT-PAUL
La basilique de Saint -Paul-hors-les-murs- ftit aussi fondée par Constantin-le-Grand , sur les instances du pape Sylvestre, dans une ferme de Lucine, ancienne matrone romaine, parce que Fa-
' Vasi, beâcript. des Monum. antiq. et iiiod. d« KoHie, r. r, p. 178 et 179.
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pôtre saint Paul avait été enten*é dans cet eniiroir. Le temple fut agrandi par l'empereur Théodosc «a 386 9 et l'empereur Honorius l'acheva eu 895. Plusieurs pontifes l'ont ekisuîte restauré et décoré successivement. Cette basilique est très -^ vaste, plus sijviple que les précédentes à l'extérieur, mais imposaole et majestueuse dans son intérieur. & longueijir ^st d'environ a^& pieds , et sa largeur de i38 pieds divisés en cinq oe£s, et les aefe se* parées, par quatre iUes de vingt colonnes chacune, dont vingt-quatre d'une seul^, pièce de marbre dit pavonazzetto (violet) y passant pour avoir appar* tenu au mausolée d'Hadrien ; elles sont d'ordre corinthien , cannelé jusqu'au tiers ( chose assez rare dans l'antique ) ; elles ont environ f i pieds de circonférence ; les - seize autres colonnes qui bordent la nef principale} soat en marbre de PajTos.
Le haut de cette nef n'est ni vbâcté ni plafonné; on en voit la charpente supérieure aussi hardie que simple , en» bois de cèdre, et dont la portév excède^ 86 pieds ^ La frise, entre la colonnade et rattiqi,]^ die l'intérieur,. QSt pmée par .compartiments d'une multitude de peintures, plus ou moia^
^ J'ai déjà mentionné cette belle charpente, t. i , p. 29! de mes souvenirs polytechniques, et j'en ai donné les dessins, planche lv, fig. 11 et 2) de l'atlas correspondant- Je Tesquisr sai ea i3a8^eUe a été consumée par un incendie le i5 juillet i8a3.
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dégradées par rhumîdité, an -dessous desquelles on remarque une série de portraits des papes , depuis saint Pierre. Le pavé est couvert de fragments divers en marbre, avec des inscriptîens anciennes. Le portique ofire aussi des morceaux d'antiquité, tels que des autds votifs, des sarcophages, des chapiteaux, et grand nombre d'inscriptions incrostées dans les murs.
RBTOU1I A. t'AsriQxnTi:
Je reviens à l'antiquité romaine, pour ajouter ici divers renseignements relatif à ses arts libéraux et industriels.
M. Varron dîtque^ dans sa jeunesse, c^st4-dire un siècle au moins avant l'ère chrétienne, il y avait à Rome une fille de Cy zique ( Cyzicena ) , nommée Lala, qui peignait d'une manière trèsceauirquable,' gravait parfaiteoieut sur ivoire, et dont les ouvrages étaient fort estimés ; elle se peignit elie^méme à l'aide, d'un miroir.
Il y avait à Rome un «ynode d'Apoilon, composé des plus célèbres musiciens, poètes et mimes ou scéniques, tels qu'un certain Nïcocrate , qui réunissait tous ces talents, et ua Marc-Aurèle Septentrion, afiraoïchi d'Auguste, le premier pantomime de son temps, et prêtre de ce synode'.
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■ Geotteb, I&^ript.
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Cette institution avait beaucoup de rapports avec notre Conservatoire royal, qui fournit des sujets distingués pour la musique vocale et instrumentale , la déclamation et l'art scéuique.
L'or , l'argent , le cuivre ^ le bronze ^ le fer et le plomb étaient utilisés sou6 toutes les formes pour l'industrie romaine. Le . bronze formait les premières tables des lois et les archives publiques. Les Romains appréciaient surtout le fer, et savaient combien sa qualité iro.portait à la fabrication des armés : le fer ou la trempé de fer norique ava^t, par. exemple^ une grande, réputation avant Horace et Ovide ' :
Tristes ut irœ, queu neque Norùms Deterret enêis^ ;.» «
Durior etftrro^ quod Noricus exeoquii ignis,
(OviD. Métamorph.^ xiv, p. 71a.) • «
Suivant un des marbres d'Arandel ^,' l'usage du
' Le Norieum^ provinée méridionale de la Germame , comprenant la Styiie, la Carintfaie, etc.
* Les marbres d'Arundel scmt ainsi nommés, parce que le comte d'Arundèl, maréchal d'Angle terre, an commencement du XVII siècle, envoya dans le' levant (Guillaume Pétréepouf faire des recherches sur les plus curieux monuments de l'antiquité, lequel en rapporta ces marbres célèbres trouvés dans Tile de Parcs. Ils présentent une chronologie des principaux événcment5 de Thistotre grecque, notamment d'Athènes, depuisCécrops son fondateur ou restaurateur. On pense qne ces inscriptions datent de a6B ans avant l'ère chrétienne.
fer aurait été imaginé i86 aos avant la guerre de Troie. Cependant on a lieu de croire qu'en Italie, comme en Grèce , on se servait fort anciennement du cuivre pour des armes et d auti^es objets auxquels on n'emploie maintenant que le fer.