‹ Recherches historiques et statistiques sur l'intempérance des classes laborieuses; et sur les enfants trouvésChapitre 19 sur 49 · H E C H K UC H E S HISTORIQUES · texte numérisé non relu

H E C H K UC H E S HISTORIQUES

lement vrai que les pères avaient parmi eux l’usage de diminuer par l’infanticide, les charges attachées à une nombi euse famille, que Diodore de Sicile 1 rapporte une loi, qui permettait à tous les Egyptiens, les prêtres exceptés, de prendre autant de femmes qu’ils en voudraient, mais a la condition d’élever tous les enfants quils en auraient. D’ailleurs Sextus Empirions A parlant d’une époque bien postérieure, les place à l’égard de l’infanticide, sur la même ligne que les Sarmates.

De 1 Égypte, la civilisation passa en Grèce, et comme les documents historiques qui nous font connaître les mœurs et la législation de cette contrée, sont plus précis et plus nombreux, nous y trouvons les moyens d'apprécier toute la perversité des idées généralement reçues envers les nouveau-nés et la barbarie des pratiques qui en furent la conséquence, dans une contrée qui, pourtant, fut le berceau des idées les plus favorables aux intérêts de la morale et de l’humanité.

I n fait rapporté par Stobi 3, peut faire juger du point de vue sous lequel la paternité était considérée en Grèce, même par les intelligences de la plus haute portée. Aristipe avait chassé son fils de sa maison, sa femme lui en faisait un reproche, et cependant il est de vous , lui ditede . Aiistipe crachant : cela aussi , répliqua-t-il, est sorti de moi , mais je non ai que faire.

' hdit. de 1740, page 1)1 ,

1 Inb. 3, cap. 24, page 177.

1 S toh. Serm. 74, page 452.

Le Divin Platon, ce disciple de Socrate, qui ilorissait à l’époque où la Grèce brillait elle-même de tout l’éclat de ses lumières, défend dans sa république, de conserver les enfants qui auraient quelques difformités b Enfin Aristote, son disciple, lui qui du moins était père, et qui avait recueilli les institutions de plus de cent cinquante peuples, dans le but de découvrir les combinaisons politiques les plus utiles au genre humain, a dit textuellement dans son livre des lois.

« Ou’il y ait sur le sort des enfants nouveau-nés

« une loi qui décide quels sont ceux qu’on doit exposer « ou élever, qu'il ne soit pas permis d’en laisser vivre « aucun de ceux qui naissent mutilés on faibles , et dans « les pays où P exposition n’est pas permise, qu’on évite « une trop grande surcharge d’enfants, en faisant déy. terminer par la loi le nombre qu’on ne pourra excéder « et qu’ensuite on fasse avorter les mères, avant que « l’enfant ait reçu la vie. »

Les philosophes seuls ne tenaient pas en Grèce, un langage si contraire aux vrais principes de l’humanité. Les historiens, les poètes de ce pays, approuvaient, célébraient cette doctrine ; et il ne peut être sans intérêt, de rechercher ici pourquoi.

Les Grecs étaient une grande nation, composée de villes qui avaient chacune leur gouvernement, leurs lois, et se trouvaient dans une situation politique que Montesquieu

1 [Mai. de répub. tome 7, pages 24 ci 20.

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