SUISSE
On sait quelle indépendance les divers cantons suisses ont conservée entre eux, sous les rapports civils et poli- Uques. Il en est de même à l’égard des nombreuses institutions de bienfaisance, que la charité publique et privée a du créer, dans un pays où Ton compte un indigent sur dix habitants. Ce défaut d’ensemble dans le mode et la répartition des secours, a paru de tout temps mi mal : aussi le sage et vertueux Iselin , à qui Bâle est redevable d’une grande partie de ses établissements d’humanité, voulant suppléer à T absence de ce lien fédéral d un genre purement philanthropique, fonda-t-il. en 1776,
la société dite du Bon et de V Utile C dans la vue de tonner une association étroite et sacrée entre tous les cantons de l’Helvétie, par le moyen de laquelle une
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Oesells etiaft zu Beforderang des gutem ani gemunuziq
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communication réciproque de ce qui se ferait dans chacun d’eux, pour le soulagement des pauvres , . put s’établir et être soumis à un examen susceptible de produire de successives améliorations.
lselin commença par s’associer à cet effet six hommes de bien , parmi ses compatriotes , et il eut d’abord quelque peine à faire prendre à la société qu’il forma avec eux , l’étendue et la consistance qu’elle méritait 3 mais elie se consolida , se propagea par le bien qu’elle parvint à opérer, et le 30 mars 1820, elle a pu célébrer la touchante solennité de l’anniversaire de sa fondation, en présence de 200 Membres , dont un seul était de l'origine de l’institution.
Cependant , malgré les efforts de cette société et la publicité qu’elle a donnée à ses succès , malgré le zèle non moins ardent d’une autre société qui s’intitule Société Suisse d'utilité publique , fondée le 15 mars 1810, à Zurich , par ie docteur Hierzel et qui comptait 700 Membres, lorsque le 16 septembre 1828, elle renouvela ses statuts malgré enfin les efforts de M. de Chabannes , qui a publié sur cet objet en 1830 , un écrit ayant pour titre : De l’unité de vue et d’action pour secourir l'indiqmce dans le canton de Vaud; il existe dans toute l’Helvétie, une diversité dans les institutions de bienfaisance, qui accuse nécessairement d’imperfection quelques-unes d’entr’elles; car la perfection ou seulement le bien, s’obtient rarement d’une manière égale par l’emploi de moyens différents.
Or , il est en Suisse des cantons où l’autorité gouvernementale a pourvu aux besoins des enfants abandonnés, d’autres où des institutions privées se sont seules chargées de ce soin, d’autres enfin où rien ne semble avoir été prévu à cet égard.
Les renseignements que nous sommes parvenus à recueillir sur cette matière intéressante, sont bien peu nombreux; cependant tels qu’ils sont, ils suffiront, nous l’espérons , pour donner une idée juste de 1 état des choses dans les cantons suisses. Nous les devons, pour la plupart, aux publications successives de la Société des établissements charitables.
DES HOSPICES D’ENFANTS TROUVÉS ÉTABLIS EN SUISSE , PAR LES SOINS DE l’aüTORITÉ PUBLIQUE,
ARTICLE Ier.