‹ Recherches historiques et statistiques sur l'intempérance des classes laborieuses; et sur les enfants trouvésChapitre 44 sur 49 · H EC H E RC UES HISTORIQUES · texte numérisé non relu

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leur est attribué il faut, pour en faire des citoyens utiles, leur donner une éducation convenable ; et nous le répétons , de là ces nombreuses maisons d’orphelins qui au reste ont succédé dans la plupart des pays protestants , aux hospices d’enfants trouvés qui y avaient été originairement fondés.

Ce n’est pas en effet seulement en Suisse , que l’on a suivi l’exemple donné à cet égard par l’Angleterre , c’est encore à Gassel , à Lubeck , à Nuremberg , où les enfants trouvés sont placés chez les cultivateurs ; c’est encore à Haie, en Prusse, dont le célèbre hôpital, fondé par le docteur Franc, porte le titre, non pas d’enfants trouvés, mais d’ Hôpital des orphelins. M. de Gouroff appelle cet état de choses le progrès des pays protestants sur ceux des pays restés catholiques : peut-être est-ce un succès que l’on pourrait vivement contester.

Puisque nous avons parlé de la Prusse , nous ajouterons que l’ hôpital où les enfants trouvés sont recueillis à Berlin est dû aux francs-maçons, de même que celui de Stockolm, en 1755, entretenu parla générosité de plusieurs particuliers, et 1 État ne s’en mêle en rien ; il résulte des calculs de M. de Chateauneuf, diessés d a— près les tables de Sussmileh, pour quatre ans, finissant en 1755, que les enfants trouvés y meurent, dans le cours de la première année de leur naissance, dans la proportion de 39,538 sur cent. Elle est de 47,352 sur cent, pour ceux de 0 à 3 ans, pour les enfants de 0 à 5 ans, de 48,286, et enfin de 0 à 10 ans, de 54,108 sur cent.

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