‹ Recherches historiques et topographiques sur les compagnons de Guillaume le ConquérantChapitre 36 sur 37 · CHABENTES, DEUX-SÈVRES. VENDEE, VIE.\KE · texte numérisé non relu

CHABENTES, DEUX-SÈVRES. VENDEE, VIE.\KE

Argenton ou Argenton Château. — Chef-lieu de canton de Tarrondissement de Bressuire (Deux-Sèvres). Cette petite ville, possédée par Philippe de Comines, le favori et l'historien de Louis XI, a fourni une famille qui a beaucoup marqué au moyen-âge. Peut-être même, estelle le lieu d'origine d'un guerrier de la Conquête, appelé Arqeuten, par Bromton, Argenleijn, par Leland, Argentoun, par De La Rue, et David d'Argentan, par Léopold Delisle. On trouve au Domesday-Book David de Argentomo ou Argentomago. (Camb., 202, et Bedford, 216). Il tenait en chef et par baronnie dans le comté de Cambridge six hydes, une vergée et cinq acres de terre. (Cambridgeshire, fol. d 18). L'enquête d'Ely fait aussi mention de la même tenure et elle ajoute que le droit de Soca appartenait à Tabbé d'Ely. David tenait aussi directement du roi dans le comté de Bedford une hyde de terre à Riselay. (Bedfordshire, fol. 216 b. et Add. Inquis. Eliens. fol. 505. On peut consulter aussi William Dugdale, I, f. 614, au sujet de la généalogie de la famille d'Argenton. Ce nom revêt plusieurs formes en Angleterre : Argenton (Livre Noir, fol. 316), Argentein (Bar. Cur. Régis 4" Johannis), Argenleon (Collins, à propos de

Reginald de Argenteon, shériff de Cambridge et de Huntingdon) ; enfin, Banks, Salmons, Harris désignent cette famille sous le nom d'Argentine. 11 semble bien établi par l'enregistrement au Domesday-Book que le compagnon de Guillaume était David.

Ce David épousa, du temps de Guillaume, la fille de Fitz- Tek, de laquelle il eut Richard mort en Terre-Sainte. (Voir à ce sujet : Camden, p. 353. Liber Feod. vol. II, p. 258, et la dissertation de Léchaudé d'Anisy : Recherches sur le Domesday-Book, pp. 208-209.)

Les généalogistes anglais ont traduit David de Argentomo par David Argentan. Or, les rôles de Philippe Auguste ne mentionnent aucune famille d'Argentan (Argentan, chef-lieu d'arrondissement du^département de TOrne). On trouve, au contraire, parfaitement établie, la généalogie de la famille poitevine d'Argenton. Geolïroy d'Argenton donna, en 1080, à Tabbaye de Saint-Pierre de Bourguirel, deux églises fondées en son château d'Argenton. Geoffroy était le frère de David, le seigneur de la Conquête. (Une commune du canton d'Argenton-Château s'appelle encore Argentan l'Eglise.) Consulter aussi : Mesnage : Histoire de Sablé.

D'après Kelham (Illustr. Dom. p. 96), David de Argentomago serait probablement l'ancêtre de Reginald de Argenteon, shérilï des comtés de Cambridge et de Huntingdon. Cette famille jeta un vif éclat pendant plusieurs générations. Wace, dans son Roman de Rou, cite le jovente (juventus) d'Argentoen (vers 8441), mais le contexte démontre que le trouvère fait une allusion au contingent normand.

Li boen citean de Roein Et la iouente de Ghaem E de Faleise et d'Argentoen E d'Anisie et de Matoen.

Argenteon est ici Argentan (chef-lieu d'un des arrondissements de l'Orne.)

Acun. — Nom d'homme, qu'il est impossible de rattacher à un nom de lieu. Il était certainement originaire du Poitou, étant vassal de Roger Le Poitevin, (homo Rogerii Pictavensis) ; il tenait de lui une charruée de terre dans la centenie de Haintone, comté de Lincoln. (Lincolnshire, folio 352.)

Albertus (Homo Rogeri Pictavensis). Il sous-tenait dans le comte de Lincoln, à Hamtone, une partie des terres que Roger de Poitiers possédait avant sa disgrâce. (Lincolnshire, folio 352). Ce sous-tenant était certainement un Poitevin. Son lieu d'origine nous est inconnu.

Albertus Crematus. — Nom d'homme qu'il est impossible de rattacher à un nom de lieu. Ce qui nous fait supposer que Albert Le Brûlé était d'origine poitevine, c'est qu'il sous-tenait de Roger le Poitevin les terres que l'abbaje de Saint-André possédait t. r. e. dans le comté de Sufîolk. (Sufîolk, fol. 347-351).

Andreu. — Ce sous-tenant pourrait bien être d'origine poitevine. Il sous-tenait dans le comté de Sufîolk, dans la baronnie de Roger le Poitevin (Suff. 357) les biens possédés T. R. E. Aelvoldus, homme libre de Harold.

Anschitilius. (Homo Rogerii Pictaviensis.) Il soustenait de la baronnie de Roger le Poitevin, des terres peu importantes à Filigcham (Lincolnshire, folio 352 b.) Au moment de la confection du Domesday, ces terres appartenaient au roi. Roger les avaient reçues sans délivrance et Anschitill ou Anquetil, son homme, les tenait de lui ou pour lui. On peut présumer que ce sous-tenant était poitevin.

Bressuire. — Chef-lieu d'arrondissement du département des Deux-Sèvres. Un Beaumont Bressuire accompa-

gna Guillaume en Angleterre : Beaumonl, dans Leland.et Bromton. Le sire de Bressuire ne semble pas avoir fait d'établissement en Angleterre. Il ne faut pas confondre le Beaumont-Bressuire avec Roger de Beaumont (Rogerius de Belmont) qui tenait en chef dans le Dorsetshire (80) et dans le Glouc. (168) et qui fut Tancêtre des comtes de Leicester.

Ghaize le Vicomte (La). — Commune du canton de La Roche-sur- Yon (Vendée). En 1042, Geoffroy Martel, comte d'Anjou, incendia le château de Thouars, au cours d'une guerre faite contre le possesseur de cette vicomté. Les vicomtes de Thouars vinrent, après cette ruine, habiter Je château de la Chaize le Vicomte, où résidait Ajmeri, à l'époque de l'expédition de Guillaume. Voilà pourquoi nous faisons figurer ce guerrier à cet article au lieu de le porter au mot Thouars. On connaît le rôle brillant que joua Aimerj dans l'expédition de 1006. Il commandait l'aile gauche de l'armée de Guillaume, ayant pour lieutenants les barons de Mortemeret de Parthenay. Les troupes réussirent à enfoncer la tortue anglaise. (Cf. Ordéric Vital, Lxxiv, Malmesbury, lui.)

Guillaume de Poitiers (Guill. Pictav. Script, rer. normann, p. 205), rapporte le propos tenu par Aimery, lors du conseil de guerre où fut agitée, près de Londres, la question de savoir si Guillaume devait ou non prendre le titre de roi des Anglais : « C'est trop de modestie, dit le chef poitevin, que de demander à des gens de guerre s'ils veulent que leur seigneur soit roi ; on n'appelle point des soldats à des discussions de cette nature, et d'ailleurs nos débats ne servent qu'à retarder ce que nous souhaitons tous de voir s'accomplir sans délai. » Augustin Thierry voit dans cet avis une flatterie d'un soldat à gages. Le jugement de l'historien moderne de la Conquête nous parait, comme à M. de la Fontenelle, un peu sévère et même injuste. Aimery, souverain véritable d'une partie du Poitou, et dont les successeurs firent alternativement la guerre avec les rois de France et d'Angleterre, avait un esprit suf-

fîsamment indépendant pour donner librement une opinion que les événements semblaient justifier.

Avec le plus grand nombre de ses auxiliaires, Aimery rentra en France. Il revint chargé de richesses beaucoup plus considérables que celles qu'il avait rapportées, vers 1063, de l'expédition d'Espagne, entreprise par Guy Geffroy contre les Sarrazins. Le Poitou s'émerveilla à la vue des étoffes brochées à l'aiguille, art charmant et particulier aux dames anglaises et encore inconnu sur le continent. Armengarde, vicomtesse de Thouars, les imita, et la mode de ces belles broderies se répandit dans le pays. Son mari prit le soin pieux de distraire des trésors rapportés de nombreux objets d'art qu'il donna aux principales églises de ses états, notamment à l'église de Saint Jean l'Evangéliste de la Chaize le Vicomte.

Dans l'étude qu'il a faite de la coopération poitevine à la Conquête de l'Angleterre, M. de la Fontenelle laisse supposer, pour battre en brèche M. de Gerville, que de nombreuses familles normandes qui s'illustrèrent en Angleterre étaient originaires du Poitou ; que l'on doit, peut-être, rechercher à Saint-Maur sur Loire, à Saint- Aubin deBaubigné, à la Pommeray sur Sèvre, les berceaux des Saint- Maur, des Saint-Aubin, des Pommeroy, etc. Sans doute, le défaut de données positives sur l'origine de tant de guerriers obscurs de France, qui se firent remarquer au cours de l'expédition de Guillaume et postérieurement, ainsi que des similitudes des noms de beaucoup de paroisses, même dans une seule province, empêcheront souvent de déterminer d'une façon certaine le point de départ des Conquérants ; mais il ne faut pas non plus vouloir rattacher trop de noms au Poitou ; il faut laisser ces familles à la Normandie, sous peine de tomber, et justement cette fois, dans l'excès reproché par l'écrivain poitevin à l'historien basnormand.

Frontenay Rohan-Rohan. — Chef-lieu de canton de l'arrondissement de Niort (Deux-Sèvres). Fontenay figure dans plusieurs listes. Etienne de Fontcnai^ dit Léopold

Delisle. Aussi, quelques auteurs donnent-ils pour origine au seigneur de la Conquête Fontenay-le-Vicomte. Mais à l'époque de la Conquête, cette ville n'avait d'autre seigneur que le comte de Poitou. Si le guerrier de l'expédition était un poitevin, il faudrait lui donner pour lieu d'origine Frontenay Rohan-Rohan, qui en 1066 possédait un seigneur. Wace cite Fontenay dans le Roman de Rou :

Cil de Gombrai e cil d'Alnei Et li sire de Fontenei De Reberchil e del Molei Vont dainandant Héraut le rei.

(Vers 8669-73).

Mais il s'agit du seigneur de Fontenay-le-Marmion, arrondissement de Caen, Calvados ; le contexte le démontre.

Haye (La). — Chef-lieu de canton de l'arrondissement de Loches, appelé aussi la Haye-Descartes (Indre-et- Loire). M. de la Fontenelle (loc. cit.) rattache à cette localité le guerrier de la Conquête. Il fait remarquer qu'il y a eu en Poitou plusieurs branches de la maison de la Haye ; qu'une Yolande de la Haye épousa un duc de Nemours, de la maison d'Armagnac. La branche anglaise aurait joué un rôle assez considérable.

Mortemer. — Commune du canton de Lussac, arrondissement de Montmorillon (Vienne). Bromton et Leland mentionnent Mortimer. Ce guerrier est appelé aussi Hue de Mortemer (Wace) Raoul de Morlemer. M. de la Fontenelle (Revue Anglo-Française, I, p. 39, en note) assigne pour origine Mortemer, la paroisse de Mortemer en Haut- Poitou. En effet la famille de Mortemer continua à posséder dans ce pays, même après la Conquête. La collégiale de Mortemer était célèbre. Après l'affaire du pont de Lussac, on y inhuma Chandos, tué par Saint-Martin. L'opinion de M. de la Fontenelle doit être rejetée ; elle n'est basée sur aucun texte. Hugues de Mortemer qui

combattit à Hastings et Radulfus de Mortemerqui reçut des biens considérables en Angleterre était d'origine normande. Cf. Dudgal : Baronage 1, 138 et la note explicative du vers 8642 dans Tédition du Roman de Rou par Hugo Andresen.

Parthenay. — Chef-lieu d'arrondissement du département des Deux-Sèvres. Le baron de Parthenay figure dans la liste de Léopold Delisle sous le nom de Guillaume de Parthenai. Il est inscrit au Domesday comme soustenant (Norfolk 278 b.) Il était le suzerain du pays intermédiaire entre le Haut et le Bas-Poitou. Il possédait le pays de Gatine. La famille de Parthenay était une branche de la maison de Lusignan. Guillaume de Parthenay revint sur le continent sans avoir fait d'établissement définitif en Angleterre.

Roger de Montgommery. — Dit de Poitou. Wace, Roman de Rou signale sa conduite à la bataille d'Hastings de son père Roger de Montgommery :

L'assaut avaient tôt guerpi

Quant Rogier de Montgomeri

Vint poignant, la lance baissée...

Donc s'écria : « Ferez Franceis

Nostre est le champ son les Engleis. (Vers 8306.)

Rogerius Pictaviensis, son troisième fils, appelé ainsi parce qu'il avait épousé une femme du Poitou, tenait en chef Inter Ripam et Mersam (269 b), dans le Derb. (273 b.) le Nottingh. (290), l'York (332), le Lincoln (352), l'Essex (89- 100 b), le Norf. (243) le Sufï. (346). Ses terres entre la Ribble et la Mersey, dans le Lancashire, le Derbyshire et le Nottinghamshire, paraissent avoir appartenu au roi, au moment de la confection du Domesday. Ellis en parle en ces termes : « In Norfolk they (his lands) are stiled : Terrœ quœ fuerunt Rogeri Pictaviensis. His lands in Yorshire, Lincolnshire, Essex et Suffolk are entered in the Survey

as if he had them in actual possession. (Ellis, Int. to D. I, p. 468).

Rogerus Pictaviensis sous-tenait aussi en Essex (5) et en Norfolk (140).

Saintes. — Chef-lieu d'un des arrondissements de la Charente-Inférieure. Son évêque, Episcopus de Sainles^ est enregistré au Domesday-Book comme sous-tenant (Hauts, 50 b.) Saintes, capitale de la Saintonge, dépendait du siège métropolitain de Bordeaux. Rannulph, ou Arnulph Facaudi, ou Foucault, était évêque de Saintes, au moment de la confection du Domesday. Il occupa, en effet, le siège épiscopal de 1083 à 1107. (Cf. Richard et Giraud : Bibliothèque Sacrée. Tome xxix, p. 150.

Talbot. — M. de la Fontanelle dans une note de son étude sur la coopération des Poitevins à la conquête de l'Angleterre (Revue Anglo-Normande I, p. 37) mentionne Ives Talbot, comme originaire du pays de Mauges qui était plutôt à cette époque rattaché au Poitou qu'à T Anjou. Cet auteur dit que Talbot, en langage poitevin, signifie un billot de bois qu on attache au cou d'un chien pour l'empêcher de divaguer. Si le chien que la maison Talbot porte dans son écusson était peint, dans l'origine, avec son billot au cou, ces armoiries auraient été parlantes. Léchaudé d'Anisy (Recherches sur le Domesday-Book) incline aussi à croire que Yves Taillebois était originaire de l'Anjou. Sa famille ne se confondrait pas avec celle de Raoul Taillebois, originaire de l'arrondissement de Domfront. On trouve en effet dans une liste de chevaliers qui suivirent la bannière de Henri de Domfront à la conquête, les noms de Mathieu de la Ferté-Macé et d'Achard d'Ambrières, ainsi que celui du seigneur de Taillebois, probablement le mari d'Azelina, figurant au Domesday-Book sous le nom de Azelina Uxor Radulphi Tailgebosc (Buckinghamshire, folio 153 et passim.)

Yves Talbot, très probablement originaire de Mauges est inscrit comme s. t. dans le Bedforshire 209, 210 sous

le nom de Tallebosc Ivo. Il est inscrit comme tenant dans le Lincoln (350) Norfolk 244 b.

Cet Ivo Taillebois, Tailbois ou Talbot devint un personnage très important en Angleterre. Par suite du mariage avec Lucia il hérita des grandes possessions des comtes saxons Edwin et Morcar, frères de Lucia. Ingulphe (Script, post Bedam. p. 513) rapporte ses querelles avec les moines de Crojland. La généalogie de Léofric (Ad calcem Florentii Wigorn. M. S. pênes Archiep. Armachanum an. 1649, imprimée par Dudgale dans le MonasticonJ dit :

« Algarus tertius, tempore régis Edwardi, sœpius ex legatur, et toties strenuissime cum rege reconciliatus, genuit EJwinum et Morcarum, postea comités, et filiam nomine Luciam postea comitissam. Edwinus comes Warwike, et Morcarus comes Eboracensis, ambo fratres dimicabant contra Willelmum conquestorem et tandem suorum insidiis occisi sunt ; obtinuitque Lucia soror eorum terras paternas quœ nupta est primo Yvoni Taylboys, e quanullam suscepit sobolem, tempore Wilhelmi conquestoris et Wilielmi Rufi. »

Talmont. — Chef-lieu de canton de Tarrondissement des Sables-d'Olonne (Vendée) : c'est très probablement le lieu d'origine de Maynard du Talmondais, appelé Mainard dans les listes d'André Duchesne et de Leland : on trouve aussi le même nom sous la forme de Mesnard. Un membre de cette famille, surnommé Poitou, fut écuyer de Jean, comte de Poitou, fils du roi Jean. Maynard demeura en Angleterre après l'expédition ; il obtint des terres importantes dans l'île et le titre de vicomte, qui valut la pairie à ses descendants.

Thouars. — Chef-lieu de canton de Tarrondissement

de Bressuire (Deux-Sèvres). Wace dit :

Li visquens a vint de Toarz Naimeri, de bien grant paeir Et qui poeit grant gent avueir.

Roman de Rou. Vers 6386.

Valence. — Commune du canton de Mansle, arrondissement de Ruffec (Charente). La liste de Bromton mentionne Valens celles de Leland et de De La Rue Valencr. Sous Edouard P"" se distingua Aymar de Valence (Banks, extinct. peer. I, verbo Valence.) Les seigneurs de cette famille devinrent comtes de Pembroke. M. de la Fontenelle est trop affirmatif quand il prétend que, d'après M de Gerville. le Valence de la conquête est d'origine cotentinaise. M. de Gerville dit seulement qu'il soupçonne la seigneurie de Valence, qui devait service au château de Gavray (arrondissement de Coutances) d'avoir été le berceau des Valencé d'Angleterre. Le savant normand donne les raisons suivantes qui ne sont pas sans force : 1° Il a toujours existé à Ver (Voir ce mot) une terre seigneuriale dite de Valencé ; 2^ Sous le règne de Philippe Auguste, ce fief devait le même service militaire au château de Gavray (Liber, feod. régis Philip.). Il ajoute qu'il n'existe en Normandie aucune autre paroisse ou seigneurie portant ce nom. D'après M. de la Fontenelle la famille Valencé à une origine bien postérieure à la conquête. Elle est issue de Gui ou Guillaume de Valence, l'un des fils de Hugues, comte de la Marche et d'Angoulême et d'Isabelle d'Angoulême, la comtesse-reine^ mariée d'abord à Jean-sans-Terre. Gui de Valence avait été attiré en Angleterre par Henri III, son frère utérin. Il avait épousé Jeanne de Monthaussy, fille et héritière du comte de Pembroke, dont il eut, entre autres enfants, Guillaume et Aymar de Valence, comte de Pem broke, vice-roi d'Ecosse sous Edouard I". A la mort de Gui de Lusignan, comte de la Marche et d'Angoulême, en 1309 il prétendit inutilement à la possession de ces provinces. Les armes des Valence-Pembroke données par M. de Gerville d'après Banks seraient, avec une légère variante l'écusson des Lusignan. M. de la Fontenelle appauvrit bien d'un nom les listes normandes, mais il n'enrichit point pour cela la liste du contingent poitevin.

Vanzay. — Commune du canton de Lezay, arrondissement de Melle (Deux-Sèvres). Est-ce le lieu d'origine de

Hugo de Vancay et d'Osberne de Vancé, enregistrés au Domesday-Book comme sous-tenant, le premier Suffolk, 398 b., le second, Suffolk, 394? La question est douteuse, d'autant plus qu'on trouve dans la Sarthe une paroisse du nom de Vancé.

Viville. — Commune du canton de Châteauneuf sur Charente, arrondissement de Cognac (Charente-Inférieure). Très probablement paroisse d'origine de Iliigjclc Viioille qui sous-tenait dans le Leicestershire (230). La liste de Léopold Delisle porte Hughes de Viville.

Le Contingent du Nord

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