‹ Recherches historiques sur l'Abbaye de Doue [microform]: et sur les prieurés qui en dépendaientChapitre 13 sur 78 · CHANOINES REGULIERS · texte numérisé non relu

CHANOINES REGULIERS

desservir, une maison^ collégiale ou abbaye, de chanoines réguliers soumis à l'évêque du Piay d).

Ces chanoines appartenaient-ils à l'Ordre de Prémontré? Les historiens ont été jusqu'à nos jours très partagés sur la réponse à donner à cette question. Se sont prononcés pour l'affirmative Frère Théodore (2) qui fait de Doue le second monastère de l'Ordre de Prémontré, Vilers de la Berchère,abbé de Doue (1729- 1741), écrivant au Père Hugo, au moment où celui-ci composait ses Annales '3), et enfin les auteurs de la Gallia Christiana qui, s'appuyant sur le Frère Théodore, se torturent l'esprit et corrigent mal à propos les textes pour les faire concorder avec leurs assertions.

(c II est vraisemblable, disent les frères Saintece Marthe, que les chanoines Prémontrés habitèrent « d'abord cette solitude, soit parce que Doue fut, dit- « on, le second monastère de l'Ordre, qui commença « à fleurir en 1 119 (4^ soit parce que vers l'année 1165, « Pierre, évêque du Puy, céda la maison de Doue à

(i) Gallia christiana, II, col. 759. — Echo de N.-D. de France, ^5 P- 75 • Voir aussi page 9 du Mémoire pour le Syndic de laChartreitse Notre-TDame du Puy, défendeur, contre M. Jean-Antoine Beaud, cofiseiller an sénéchal du 'Puy, demandeur . — • t^îii Puy, de r imprimerie de Clet, imprimeur du Roi, 1779.

(2) Ouvrage cité, p, 259-60,

(3) Annales ordinis canonic. Prœm., par Dom Louis Hugo, évêque de Ptolémaïs, abbé régulier d'Etival, colonne 613.

(4) Selon d'autres en 1 1 20.

22 l'aBB.^YE de doue

« Pierre de Tournai, pour qu'il y fît observer la régu- « larité avec "plus de ferveur, ut in ea reguîaris ordo « ferventius observetur : ce qui suppose que les cha- « noines réguliers de cette maison s'étaient quelque « peu relâchés de la ferveur primitive. Lisez les lettres « d'Etienne, devenu l'abbé de Sainte Geneviève, a évêque de Tournai, dont la première commence ce par ces mots : « Benedictus Deus qui post tempesta- « tem... Béni soit Dieu qui après la tempête. . . » et « dont la seconde débute ainsi : « Memor antiquce « îiberalitatis vestrse..,. Au souvenir de votre antique « libéralité... » Etienne écrivit ces deux lettres vers « l'an 1165, comme on peut le conclure de ces mots ce de la première adressée à l'évêque du Puy, à savoir : (( Reddita tranquillitate et pace, le calme recouvré et /« (c paix rétablie », entre ledit Pierre IV, d'une part, et « Guillaume, comte d'Auvergne, Armand^ vicomte ce de Polignac, et Ponce de Montlaur, d'autre part. « Ces seigneurs avaient usurpé les biens du siège épisce copal et des abbayes : ce qui était cause sans doute c( que les chanoines réguliers de Doue s'étaient relâ- « chés de la primitive observance. Il semble d'ailleurs ce qu'une erreur se soit glissée dans la suscription de ce la lettre à l'évêque du Puy : ce Pre? ecclesia Sancti ce Evurtii^ pour l'église de Saint-Euverte » ; car cette ce église est située dans la ville d'Orléans et appartient e( aux chanoines réguliers de la Congrégation de e< France. Etienne n'a pu demander cette église à

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