‹ Recherches historiques sur l'introduction du français dans les provinces du midiChapitre 56 sur 76 · PI · texte numérisé non relu

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«oafe»»<e <J« aver âgut et retauptut <ie Jehaa F««Tfiyk (?j Ciier, ««mdîgiM: de Botubroou iâ sojaixie 4ie essMf Mr«» ««iL <et si^i»» |t«r mes goages qae lou y^shanoeal me cvc! ' ' " . ae»«»-

zn«a«aat lou prezayer joor de lUâty et fixi; - j«<Hr ^

rajalS4^ de qoe n'en tese qxntte ly et la viiJe et par fa desear^ve rae suis soabs sigiiat. Etant Antkoni MâtM«)XL, nuôtic: idies e»fants l'I^. » Expertise médiLcaie : f F^eare Argwlbeaa <&èdlare avoir trouvé ekez une lèpre uiK; « le« aiwdlke» t«i»ai9«st£.„. la p^«<e foible, la peau iiuetuosa. h»qmt^ si^a«« «Mœ^dcarés, tR«von§ ladite famé estre infe^eté de ie^a e^nfirnaieaL et paotast

noas S'ommes da^-is que ladite lame «e séparée a&xL d^eveter

danger auquel porra tiunbia' toaîz â<qaeflee q«e îre<^«exita^e et communijeave ave^rques ladite fajaiie 2 . )- IsHtoiie <f aj®«t«r que les notaires, aux naénaes dates, écrivent la HaéiaBie ILaa^me. On saisit sur ces éerits, Vtû^ri que faât eliae«A pioiK' exprûner en franeai* une pensée qui s'élalxiKre da^ l'écrit ea pr.oven)çaiL — efîorts méritoires, pm^que aon «îaligat^ire», — ear ee* populations n'ont d'autre raa&on que l'entraâ^eiaaeMt aaaivea'^dL pour renoncer à une tradition famili^'e et imvéî>»ée. A la êm da siècle, le franç^ds est -nient reconnu eoagajnae Jasjgae

officielle, les statuts dr -de ,15*jo^ ^3;, ceacx d» Bamsux

(15cS) (4j, ceux de Malau-cème (lââi) (5) «Mit tradaîts du latia en franeais. L'impulsion venait de kasit : en 1^7, les États dn Comtât avaient déjà prescrit la tradu<-tion des statuts ■au pays, et ehaiTgé de ce *oin Vasquin PMlieul 0 .

Conclusion déconcertante : dans cette histoire de la pém-étration française, les Etats du Pape, — sauf p<»ur la vî33e

(1; Rey. Len»eisTt<ememl primaire eî let- éci-lef- puUSques iMèm. Ac V-tahcluse, IBir^ : Arch. de Robiem),

[2j Cour de justice de BoDeoe^, ISîr. .^/i». . ut;, ù^ Yaucbine. série R, t. I de rinventaire,

(3) Annuaire de Vinj-duh-e îSSTi, publiés par INthatmeu

(4) lUd., 1878- Publié? par le même.

(ô) SAtruEL. HiaL de Malauccn^. X. I, p. 157.

(f.) Annuaire de Vauclutse. 1905. L'oim^e paroi en 1558 à AvlziMin : Stotats de la oomté de Venaissin.

d'Avignon, — ■ ne se distinguent en rien des autres régions r même date critique, — le milieu du xvi<^ siècle ; mêmes circonstances déterminantes ; même impoi;tance de l'ordonnance de Villers-Cotterets ; on escomptait des faits nouveaux — vu le cas particulier — et l'on rejoint le cas général. Le bénéfice de cette surprise, c'est qu'elle met en relief l'influence prépondérante de la royauté française, la force expansive de sa langue (|ui déborde les frontières politiques de l'État, et l'unité d'une révolution linguistique par laquelle le Midi se convertit à la langue du Nord. Dans ce pays qui, au lieu de l'exception justificative de la règle, fournit une adhésion inattendue et, par cela même, corroborative, on saisit le vrai caractère de ce mouvement, global, synchronique, de quelque lieu qu'on l'envisage, et non fragmenté comme on l'imagine, ou marqué de singularités locales. Et qu'on parle ensuite de résistance : si on sent ailleurs l'impulsion qui vient d'en haut, du Roi, ici dans le Comtat on discerne l'inspiration qui part d'en bas.

Telle est la signification de cette étude, et puisque nous sommes en Avignon, terminons ce voyage dans le Midi par un épilogue synthétique : montons au Rocher des Doms ; sur ce promontoire que vient battre le Rhône, véhicule des choses françaises, l'œil embrasse les collines du Languedoc, les contreforts des Cévennes, les monts du Yalentinois, les Alpilles provençales et, plus près, la plaine de Carpentras. Pendant des siècles dans ces pays et leurs prolongements, qu'ils fussent terres royales, terres du Dauphin, terre des Angevins de Naples, terres du Pape, on n'entendait que les sonorités de l'idiome provençal ; le français y était comme un étranger. Ce fut ainsi jusque vers 1500. Cinquante ans après, par une convergence de causes qu'on entrevoit désormais, le provençal était déchu et reculait partout devant la souveraineté du français triomphant.

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