‹ Recherches historiques sur la ville d'Orléans (volume 2)Chapitre 10 sur 25 · SI ■(•» 49S · texte numérisé non relu

SI ■(•» 49S

leil levant, par Einèbe, nottveUenem élu éfèqu,^ d*Oiw lâais*Iie convoi suivit les murailles en remontant la Loire^ et a'arrétft devant la Tour-Neuve, où levêque délivra les prisonniers qui y étaient renfermés; de là, le cortège continua son diemin jusqu'à l'église de Saint-Pierre-aux-Bœufs qui prit alors le nom de SaintrÂignan, et lut desservie par des moines (56).

Plusieurs auteurs ont cm, d'après les manuscrits des moines de Sain^Mesmin , que cette translation était celle de saint Euspice, premier abbé deSaint-Mesmin (de Mixi* les-Orliens) , oncle de saint Mesmin ; mais les anciens titres que nous avons vus nous ont prouvé le contraire , et nous ont convaincu que les auteurs des manuscrits de Tabbayo de St>Mesmin , qui sont juges et parties dans cette affaire , ont voulu relever la sainteté de leur prenner abbé , en lui attribuant les miracles , la délivrance des prisonniers , enfin ' tout ce qui eut lieu lors de la translation du corps de saint Aignan. La translation des reliques de saint Aignain est

S lus probable que celle d un abbe qui a pu être en odewr e samteté, nais n'a jamais été vénéré comme le saint éveque, patron et protecteur d'Orléans. Nous regardons ce fait conuM une mude pieuse de la part des moines de Saint-Mesmin : ce qui suffirait à le prouver, c'est que la translation des reliques est de 49B , année de la prise d'Ûfe^ léans par Govis, et que oe n est qu'en 5o4 , c est-^^ire'six ans après que le même roi donna à ce saint abbé Ëuspice la terre de Mixi-les-Orliens pour y bâtir le monastère dont il lut le supérieur (43-8-76).

Clovis continue ses conquêtes dans les Gaules, s'emr pare de la ville d'Orléans et la réunit à son empire: alors les habitans de cette cité devinrent Français (Àà),

Mort du pape Anastase II , romain. Sous le pontificat de ce pape l'usage du pain-béni est introduit dans toutes les églises de la chrétienté ; celles de France s*7 conformèrent et Orléans suivit cet exemple ; les paroissiens che£i de familles y étaient obligés chacun à leur tour (3l)« Mort de Dagon, évêque d'Orléans (53).

Clovis vient passer quelque temps à Orléans avec sa cour; il visite le tombeau de saint Aignan, fait rebâtir l'église et l'enrichit de dons précieux qui l'en ont fait regarder comme le premier fondateur. Cette église qui avait été élevée à la place de celle de SaiolrPierrenuix-tou^»»

était de&smM par des snines dBfmtà q«eIc|iM ten^pfr

Lisoye de Montmorenej^ Fun des semeurs de la cour de Clovis^^ui avaient, à son exemple, embrassé le cbristia» iitsm»9 après aToir établi à Orléans \ Ordre du Chien , institua ensuite un second ordre sous le nom du Coq, Ces deux ordres furent réunis en un seul cpà dura quelquestemps en France, mais qui fut remplace par les autres ordres que les. rois instituèrent. Les cbevaliers portaient un collier dor , composé de plusieurs chaînes , auquel étaient suspendus un chien et un coq adossés Tun à l'autre , avec ce seul mot pour devise: pigU». {Histoirm- d^ Ordres ds Chevaleries, )

Saint Euspice et saint Maximin ou Mesmin , son neveu , ^ qui suivaient la cour de Clo vis, avaient, par leurs vertus, tellement édifié ce prince, qu'il leur donna la terre de Mixi-les-Orliens, ainsi que la petite rivière du Loiret et tous les pays compris entre elle et la Loire, pour y bâtir un monastère, qui prit le nom de Saint-Me^min seulement à la mort de Saint-Maximin ( 3-64)« {BibUothè^ publique^ n** 394 , manuscrits. )

Clovis donne aux religieux de Saint-Mesmio , qu'il af- Sectionnait, les terres de Champgy et de Ligny pour les cultiver de leurs pFopre& mains et subvenir à leurs besoins (3-64).

Clovis donne encore aux moines de Saint-Mesmin un alleu ou maison de refuge pour se retirer en cas de guerre; cette maison était adossée à la muraille d'Aurélien , au nord d'Orléans, entre la Porte-Parisis , et la Poterne-Saint-Samson; elle se trouve maintenant rue des Hennequins, près la place des Quatre-Coins : dans le jardin de cette maison se voit encore une portion du mur romain (3-2 1).

Sainte Geneviève, patrone de Paris, vient à Orléans visiter, dans la nouvelle église, le tombeau de saint Aignan (36).

Il V avait déjà huit églises à Orléans. Savoir :

I ' , Saint-Ëtienne y londé en 325 , première cathé->drale (64).

a*, Saint-Marc, fondé en 3^5 (36)»

3*, Saint-Pierre-aux-Bœufs , fondé en 346, qui prit le nom de Saint-Aignan en 498.

4% Saint-Pierre-£mpunt, fondé en 346, et qui porta

dans lorigine le nom de Saint-Pierre-aux-UomineS) ou

baptistaire pour les hommes (64).

5% Saint-Pierre-le-Puellier , fondé en 346 , qui portait primitivement le nom de baptistaire pour les filles.

6% Sainte-Croix, fondé en 354 > mxiX £uverte> évêque d'Orléans (8-64).

7% Saint-Laurent-des-Orgeril», ça 3.8o.

8*, Saint-Germain , en 4 1 o.

itruiiuiMi. Glovis fait assembler un concile national à Orléans : ce concile, où 33 évêques se trouvèrent, fut aussi le premier qui se soit tenu en France ; il avait pour but l'établissement de quantité de points importans à la discipline ecclésiastique. Il y fut décidé entre autres c\iostis que personne ne serait admis à la cléricature qu'avec la permission du roi , et du juge, et qu'aucun esclave ne pouri-ait entrer dans les ordres sans l'autorisî^tion de son seigneur, afin d'éviter que des hommes nécessaires à la guerre ^ entra&r sent dans l'état ecclésiastique (43-64).

Le même concile procls^ma Clovi$ le père de léçUse^ rétablit les Rogations qui avaient été négligées, et decbra les éghses asiles sacrés et inviolables pour toutes personnes qui s'y réfugieraient , peu importe pour quel motif (8-64 )• WancmireUi. Mort de Clovis , à PaHs , à n^ge de 4^ • quatre fils divisèrent le royaume entre eux et tirèrent leurs lots au sort (43).

Le royaume dOrléans échut à Clodomlr qui en fut roi à 17 ans. 11 comprenait le Dauphiné, le t^yonnius et la Proyence ; Cliildebert eut Paris; Clotaire, Soissons et Thierry , Metz. Ces quatre frères étaient rois également et sans dépendance l'un de l'autre. Ces parties ensemble ne formaient qu un corp» de royaume; cependant il n'y avait que le roi de Paris qui était regardé comme roi de France,

Oi^l^ans était la capi^le du royaume de Clodomir (8-64).

Sont le règne de GkmS) les Francs s'affrsoichirent en*» tièrement de fempire romain et devinrent ses alliés de pair à pair. La partie de& Crftoles qui sétendiMit depuis le Rhin jusqu à Qrlei^ s appelait France, tl n j avait parn^ les Francs que deux comutions d*hommes, les lilirps et le^ esclaves; tous les libres porlaîent les armes: les Gaulois payaient tribut aux Francs, mais les Francs ne pyaient <|ue de leurs personnes. Ceux-ci vivaient suivant lu loi ss^i lique , e| les Gaulois suivant le droit romain (4^ }^

Les Francs étaient élevés dès leur plus tendre jeunesse aux exercices de la guerre : de taille avantageuse , endurcis à la fatigue, robustes, et si ti^Wes qu ils étaient sur l'ennemi aussitôt que le trait qu'ils avaient lancé; ils avaient quitté l'usage des flèches, et se servaient pour armes offensives, de répée,de rangon,qui était un dard de médiocre longueur, ayant un fer à deux crochets recourbés à la

• hampe, et de la hache à deux tranchans qu'ils nommaient Irancisque ; elle se lançait aussi bien que l'angon , mais de

- plus près. Pour toutes armes défensives, hormis les chefs, ils n'avaient que le boucKer, dont ils se servaient adroitement, soit pour se couvrir et faire la tortue, soit pour aller à la charge et à l'assaut. Toutes leurs armées étaient d'infanterie , seulement il y avait un petit corps de cavalerie qui environnait le généi-al et portait ses ordres ( 43-40-45 ).

La cérémonie de l'inaMguration du roi était fort simple , elle se faisait en l'élevant sur un pavois ou bouclier; on le promenait trois fois autour du camp, il avait à la main une épée, une lance ou une hache (43)-

Les Francs gardèrent une bonne partie des établissemens romains, ils adoptèrent leur manière de lever les impôts, de faire des magasins de vivres pour leurs troupes, d'entretenir les chevaux et charrois pour les voitures des grands chemins , de donner des jeux publics, des courses de chevaux et des combats de bêtes. ^

Mort d'Eusèbe, évêque d'Orléans ( ai ). * m«.

Mort de saint Maximin ou Mesmin, abbé du monastère de ce dernier nom : il fut inhumé dans un caveau peu éloigné de Mixi, situé sur la rive droite de la Loire, dans un heu qu'il avait désigné de son vivant pour être celui de ' sa sépulture.

Clodomir, roi d'Orléans, se réunit à Cliildebert et aw. Clotaire , ses frères, pour châtier Sigismond, roi de Bour-^ gogne, qui retenait les biens de leur mère; et en peu de jours ils se rendirent maîtres d'une grande partie de son royaume (4^a).

Sigismond , roi de Bourgogne , appréhendant d'être li- a-a. vré à ses ennemis par ses propres sujets, se travestit en moine et cherchait à se retirer dans l'église de Saint- Maurice , l'asile le plus sacré de ses provinces , lorsqu'il fut livré à Clodomir, roi d'Orléans, qui l'enferma lui, sa femme et ses enfans dans un château-fort près d'Orléans (43-2),.

Gondemar, fi-ère de Sigismond, s étant sauvé, recueillit peu à peu les débris de l'armée de son frère , et se mit en possession du royaume de Bourgogne ( 43).

b2\. Clodomir, roi d'Orléans, ne pouvant souffrir que le

royaume de Bourgogne fut passé dans les mains de Gondemar, frère de Sigismond, se ligua de nouveau avec Childebert, roi de Paris, pour l'en dépouiller. 12 mai 514. Clodouiir , roi d'Orléans, résolut, avant de marcher contre Gondemar, de se défaire de Sigismond, son prisonnier. Saint Avit , abbé de Saint-Mesmin , près Orléans, qui avait succédé à saint Mesmin , s'efforça en vain de l'en détourner par ses remontrances, y ajoutant, comme de la part de Dieu , des menaces de représailles sur lui et sur sa famille; mais le roi d'Orléans le traita avec mépris, il lit cruellement massacrer Sigismond, sa femme et ses en fans, et fit jeter leurs corps morts dans un puits.

Ce puits se trouve maintenant dans l église de Saint- Sigismond, village de la Beauce, qui prit son nom de Sigismond depuis ce meurtre (64).

M4. Cette année , on ressentit par toute la France quelques

secousses de tremblement de terre, les premières constatées à Orléans (43).

M4. Clodomir, roi d'Orléans, est tué dans la bataille qu'il

était allé donner à Gondemar, frère de Sigismond, roi de Bourgogne, qu'il avait fait cruellement massacrer avec su femme et ses enfans. Avant le combat, les Bourguignons qui le reconnurent à sa longue chevelure royale ( il n'y avait que les princes qui portaient les cheveux longs ) , lui coupèrent la tète et la mirent au bout d'une pique ; les Francs, voulant venger la mort de leur roi, firent un horrible carnage des Bourguignons et conquirent toute la partie de ce royaume qui était la plus voisine d'Orléans.

Clodomir, roi d'Orléans, meurt à l'âge de 3o ans et laisse trois fils encore enfans, nommés Théodebalde , Contran , et Clodoalde , que sa mère , Clotilde , femme de Clovis 1", prit sous sa tutelle, espérant que leurs oncles leur rendraient le royaume d'Orléans, lorsqu'ils seraient en âge de gouverner.

sso. Mort de saint Avit, abbé de Saint-Mesmin, qui avait

succédé à saint Mesmin premier abbé de ce monastère.

Son corps fut déposé dans la petite église de Saint- Georges, nouvellement construite hors de la ville et au nord des murailles.

Cette église prit alors le nom de St-Georges-et-St-Avit. 533.

Childebert , roi de France, chasse le premier les Juifs de son royaume, à cause de leurs usures; ceux qui habitaient Orléans, en assez grand nombre, furent forcés de s'expatrier ( 43-64 )•

Second concile assemblé à Orléans, par ordre du roi «jmosii. (le Paris Childebert et de ses frères Thierry, roi de Metz, et Clotaire, roi de Soissons, pour faire divers réglemens sur la discipline ecclésiastique et abohr les restes de l'idolâtrie ; ce concile déclara aussi qu'il n'y aurait que les infirmités existantes avant le mariage qui pourraient le faire rompre (21-43).

Léonce, évéque d'Orléans, meurt dans cette ville, apr«s avoir gouverné son église pendant environ 22 ans (21).

Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, dévorés d'ambition et craignant que la reine Glotilde ne fît reconnaître pour roi d'Orléans l'un des enfans de Clo- (ïomir , ses petits-fds , résolurent de se défaire de leurs neveux ; ils demandèrent à la reine leur mère qu'elle leur envoyât les trois (ils de Clodomir pour les remettre eu possession du royaume de leur père. Clotllde le crut d'autant plus facilement qu'en effet ils ne l'avaient point encore partagé entre eux ; mais lorsqu'ils eurent ces enfans entre leurs mains, ils massacrèrent inhumainement les deux aînés , le troisième, nonmié Clodoilde, qu'on a depuis appelé saint Cloud, fut sauvé par les barons de son père, et après être demeuré caché quelque temps, il assura sa vie en se coupant lui-même les cheveux ; il se retira au bourg de Nogcnt, près Paris , il y fit bâtir un monastère où il finit saintement ses jours, et où sont encore ses reliques, sous le nom de saint Cloud (43).

Childebert, roi de Paris, et Clotaire, roi de Soissons, ^• procèdent au partage du royaume de leurs neveux qu'ils avaient assassinés et mettent fin au royaume d'Orléans qui avait duré 23 ans.

Childebert , roi de Paris et Clotaire , roi de Soissons, ne ^* pouvant s'accorder pour partager le royaume d'Orléans, assemblent leurs troupes et marchent l'un contre l'autre; ils allaient en venir aux mains près Combleux, petit village non loin d'Orléans, lorsquun orage affreux dispersa leurs armées, ce qui mit fin à leurs querelles; ils pensèrent que le ciel se déclarait contre eux.

isjnifievm Les premières pièoes de. monnaie qui parurent en France sont frappées à Orléans, sous Ghildebert I^, sixième roi de ce royaume; eUes portaient le nom de la ▼ille, et furent aussi les premières à Teffigie du monarque ' français. Ayant on ne connaissait que la monnaie des empereurs et des rois ditalie qui avait cours dans le roTBume (43-i).

9mai m Troisième concile assemblé à OrléanS| sous les règnes (le Ghildebert, roi de Paris; de Thierry, roi de Metz; et de Glotaire, roi de Soissons, pour divers réglemens sur la discipline ecclésiastique et pour défendre aux Chrétiens de se marier avec les Juives, ét aux luifi» de se marier avec les Chrétiennes; pour ordonner aux Jui£i de ne point communiquer avec les fidèles , ni se promener par les rues d'Orléans pendant la Semaine-Sainte , depuis le jeudi jusqu'au lendemain de la fête de Pâques dont ce concile fixa l'èpoque ainsi que celle du carême. Il fut défendu aux Juifs de s'assembler ces jours-là dans leur synagogue, qui était alors élevée non loin de Sainte-Croix, au sud de cette église, et qui devint après église sous le nom de Saint-Sauveur, rue Bourgogne ' SSL Mort d'Antonin, évêque d'Orléans, après avoir goii« verné l'église de cette ville pendant 5 ans environ (ai).

Marc, évêque d'Orléans, successeur d'Antonin, ordonne piètre liphard, né dans cette ville, qui devint saint, et pour lequel les habitans, après sa mort qui eut lieu peu de temps après son ordination, bâtirent un oratoire dans le même heu où il avait reçu le jour ; cet oratoire devint paroisse, et prit, ainsi que la rue placée ail sud de Sainte-Croix, près la vieille Porte-Bourgogne, le nom de Saint-Iiphard (8-i a-a ï ). Si Mtti «H. Quatrième concile assemblé à Orléans , pour régler la discipline ecclésiastique et mettre fin à la dépravation des mœurs : ce qui, pourtant, n'empêcba pas Clotaire, roi de Soissons, d'épouser Gondinique, la veuve de son frère Clodomir, dernier roi d'Orléans, dont il avait assassiné les enfans, et d'avoir jusqu'à cinq femmes ensemble , entr autres deux sœurs à la fois, malgré les lois de ce concile qui * avait pour but de réprimer les désordres des mariages en-

tre les proches parens. Les rois de cette première race avaient aussi peu de retenue dans leurs amours que dans leurs vengeances (43 j« «

Dans ce concile , où 4^ évêques se trouvèrent assembles, parmi lesquels Marc d'Orléans se fit remarquer, les époques de la Septuagésime , de la Sexagésime de la Quinquagésime et de l'Epiphanie furent arrêtées par les prélats qui s'y trouvèrent (21-43).

Marc, évêque d'Orléans, meurt dans cette ville après en avoir gouverné l'église pendant environ 3 ans (21).

Le roi Childebert fait rebâtir la chapelle de Saint- M* Georges et Saint- Avit qui existait à quelques pas hors la ville et au nord des murailles, suivant le vœu qu'il en avait fait au cas qu'il réussît dans la guerre d£spagne contre Theudis qui y régnait (8-43-64)-

Il rapporta de Sarragosse en France la tunique de saint Vincent, et fit bâtir à Paris une église en l'honneur de cette relique ; cette église porte aujourd hui le nom de Saint-Gennain-des-Prés (8-12-43-64).

Saint Maur , disciple de saint Benoît, envoyé en France, i» „„i 54a. vient à Orléans avec ses compagnons de voyage; il est si bien reçu dans cette ville, quil passe 10 jours dans !<• monastère de Saint-Aignan , pour lequel il obtint de * grandes faveurs (8).

Félix, évêque d'Orléans, à la prière de saint Maur, fait 20m.i4w. bâtir un nouveau monastère pour les moines de l'abbaye de Saint-Aignan qui existait depuis 498 (8).

Tremblement de terre qui se fit sentir ce jour par toute 6M-pt«.i.brr sw. la France et qui dura plusieurs secondes (43).

Cinquième concile assemblé à Orléans, sous le roi Chil- 2s0.ioi.rt ^49. debert, contre la secte des Nestoriens, et des Eutychéens, et aussi pour défendre aux diacres et aux prêtres de se marier, et leur enjoindre d'observer le célibat et la continence la plus parfaite (21-43).

Ce cinquième concile fut tenu par 5o évêques et 21 députés.

Le 2 5^ canon de ce concile enjoint aux évêques de »5o. prendre un soin particulier des pauvres lépreux. Ainsi , cette maladie est bien antérieure aux croisades et ce ne sont pas elles qui l'ont apportée en France (2i -43-'>7).

Sous le règne de Childebert, et Félix étant évêque d'Orléans, les habitans d'un petit hameau nommé Gléry, près d'Orléans, sont autorisés par l'évêque de la province a construire pour leur usage un oratoire qui fut dédie à la mère de Dieu (8- 1 2-64).

Ay (Agilis), ▼ksomte d*OrUans, nouteau converti , fait bâtir 1 église de SaintMeonm ^lizi). €ette nouvelle église remplaça la première dumelle âerée près du couvent (8).

Le froid tut si exceuif œtttt année que toute TEurope en éprouva les rigueurs; la mer Noire fut prise par les glaces pendant ao jours (a8-43).

Clotaire V , septième roi de France, meurt à Compiègne dans sa soixanie«nième année. Le royaume de France fut encore une fois partagé entre ses quatre fils, Gharibert, Gontran , Sigebert, etChilpéric (43).

Gontran , fils de Clotaire 1% âgé de 36 ans, est nommé roi d'Orléans; son frère Sijg^>ert, âgé de 3o ans, roi d* Austrasie ; et Ghilpéric , âge de a 5 ans, fut roi de Soissons.

Gontran fait mourir dans oette vÛle son fils Gondebart qu'il avait eu d'une concubine nommée Venerande; ce fils avait été confié, par le roi, à Félix, évéque d'Qr^ léans.

Le monarque avut été poussé à cette action par sa femme Mercalande, jalouse de cet enfant. Cette ihéchante épouse finit par être disgraciée et baie de Gontran, qui la cnassa sous le prétexte qu elle était trop grasse; il prit bientôt après une suivante de Mercalande, laquelle suivante portait le nom d'Austrégilde (4o-43).

Ay , vicomte d*Orléans, donne une partie de ses biens et héritages, qui étaient considérables, au monastère de Saint-Aignan (8).

Gontran réunit à son royaume, le Périgord, FAgenais et la Provence (43).

^ Félix , évéque d*Orléans , meurt dans cette ville après en

avoir gouverné Téglise pendant environ 28 ans (ai). ^ Tréclat , évéque d'Orléans, meurt dans cette ville après

en avoir gouverné l'église l'espace de 10 mois seulement. ^ Baudat , évéque d'Orléans, meurt après environ 1 4 mois de siège.

9 Mi su. Gharibert, huitième roi de France , meurt au château de Blois, à l'âge de 49 ans, et sans enfiint (43). ^ Ricomer , évéque a Orléans , meurt dans cette ville après I année de siège (21).

umt»mA,9M. Sigebert, roi d'Austrasie , ayant créé un évéque à Chà* teaudun , Gontran , roi d'Orléans, fait examiner son élection dans un concile à Paris. L'évèque nommé par le roi Sigebert est maintenu dans son siège par le pape

4>enoît l***^ , malgré la décision des évéqae» de ce coiudle et Topposition de Gontran y roi d'Orléans.

Contran , roi d'Orléans , se ligue avec Chilpérîc , roi de «Tk France, pour détrôner leur frère Sigebert, roi dis Soissons ( 4^ >

Gontran, ayant perdu les deux fils quil avait eus de sa vn, femme Austrégilde , quoiqu'il ne fut pas alors âgé de plus de 5o ans, n'en pria pas moins les Austrasiens de lui amener son neveu Gluldebert : il Tadopta etie mit a!Kec lui sur son trône.

Gontran fait mettre à mort ses deux médecins, sur les

Slaintes d' Austrégilde , son épouse, qui était mécontente e leur conduite pendant sa dernière maladie. Simon V^, seigneur de Beaugency,^ donne une partie de ses biens à l'église de Saint-Firmin , cathédrale d'Amiens, en Picardie; il se déclara, lui et ses successeurs, vassaux de l'évêque représentant saint Firmin, et s'obligea d'offrir chaque année à la cathédrale d'Amiens un cierge du poids, de cent livres (47 ).

Il chargea en outre des détenteurs d'héritages sis à Beaugency , qui les tenaient en fief de lui , de présenter tous les ans à Orléans, le jour de saint Firmin, une maille d'or ou pièce de monnaie en or de Florence, à un des écoliers de la nation de Picardie étudiant en l univiersité ou école de droit d'Orléans.

Numance, évêque d'Orléans, assiste, avec vingt autres ^x^im^^^ évêques, au concile de Màcon,, assemblé par ordre de Gontran (8-64).

Orléans, comme les villes un peu considérables de ^ France, était gouverné par des comtes ou juges : le premier qui gouverna ainsi Orléans se nommait WiUechain; on a une pauvre idée des mœurs du temps où cette institution fut créée , lorsqu'on lit dans les, Capitulaires Tordre aux comtes d'être à. jeun lorsquliis iront rendre justice (21-64-80).

Les crues de la Loire furent si considérables^cette année que tout le yays Orléanais fut inondé (64)-

Sous le règne de Gontran, cette ville fut presque détruite par un terrible incendie occasionné par le feu du ciel. Ce qui resta de cette malheureuse cite fut pillé par des voleurs: la misère deshabitans fut affreuse pendant très-long-temp& ( 64)*

jêi Mort de Saint- Ay, vicomte d'Orléans; son corps fut in-

humé dans un petit hameau, à quelques lieues au couchant d'Orléans, sur la route de Beaugency, lequel prit le nom de Saint-Ay (64-7).

»ffumh.m. Chilpéric, neuvième roi de France, est assassiné dans son palais de Chelles en Brie.

Page 1