‹ Recherches historiques sur la ville d'Orléans (volume 2)Chapitre 12 sur 25 · DEUXIÈME ÉPOQUE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME ÉPOQUE

la Mt éb CharkMgne ( 814) «n «4^ dfÙMm pu ks»

Aii9l«s<i4S8V

|ODis I*^, dît îe Débonnaire , vingt-cinquième roi de A«dei.cM4. France, succède à son père Charlema^ne, à l'âge de ans, et est couronné à Orléans 2 ans après (4'^). Louis I*^"^ défend à ses officiers d'Orléans d exiger aucun ia|uMti4. droit, soit des trois barques, soit des charrettes qui portaient les provisions des religieux de labbaje de Saint- Mesmin-lès-Orliens ( 66-80).

Le pape Etienne IV, qui avait succédé à Léon III, vint A»ùtm, à Orléans pour sacrer Louis-le-Débonnaire ; la cérémonie se fit avec une grande pompe, en présence de toute la cour, de plusieurs évèques, dont Théodulfe d Orléans, des plus notables habitans et d'un grand concours de peuple (64). •

Le roi fournit au pape l'argent et les chos(*s nécessaires pour son voyage, et lui fit présent d'une croix d'un grand prix pour être déposée à Saint-Pierre de Rome.

Théodulfe évéque d'Orléans, accusé d'avoir trempé m7. dans une conspiration contre Louis 1**", est dégradé pubiiquement et confiné dans un cloître, à Angers.

Théodulfe, tlont finnocence est reconnue par le roi ms» Louis I", est mis en liberté et réinstallé dans sa chaire.

Théodulfe , meurt dans cette ville , après avoir gou- m. Tcrné l église pendant 33 ans. Il illustra le règne de Charlemagne et la chaire épiscopale ; recommandable par ses écrits sur la discipline ecclésiastique, il fat admis au

conseil de ce grand monarque; sa prudence et son habileté brillèrent dans des négociations importantes que l'empereur lui confia.

Ce prélat lit fleurir la musique à Orléans , et cet art fit des progrès étonnan s pour le siècle, sous la direction de cet homme savant, qui était en même temps poète et musicien ( 64-80 ).

tas. Jonas, évêque d'Orléans , successeur de Théodulfe , s'é-

lève avec force, dans le concile de Reims, contre le culte mal entendu des images. Ce prélat fit dans cette assemblée preuve d'un grand talent oratoire et d'une force d'esprit qui était rare à cette époque ; il composa trois livres pour la défense des images, et non leur adoration, et d autres contre les iconoclastes ou briseurs des images, espèce d'hérétiques de cette époque.

8aa. Mort de Vulfin , célèbre poète latin né à Orléans ( 21 ).

9M, Matfroy , comte d'Orléans, est privé de son gouverne-

ment , lors des différends de Louis-le-Débonnaire et de seS' enfans, et remplacé par Eudes ( 68-64)'

wn. Eudes I**", comte d'Orléans, (|ui avait remplacé Mat-

froy dans le gouvernement de cette ville, contre la volonté des habitans et du clergé, s'empare des biens de révéque Jonas, et trouble par cette usurpation tout lo cicrffé dOrléans ( 38-64-8o ).

Mort d*£ude$ 1*': cette mort rendit la paix à Fa ville, et amena la restitution des biens de Jonas, évèque de cette cite, qii€ ce comte avait usurpés , pour se venger du clergé qui n avait pas approuvé sa nomination ; il laissa une fille en bas âge ( 38-64 )•

MatfiroT, injustement dépouillé de son govrernement^ y est rétabH par l'appui de Pépin , roi d*Aquitairre.

«ft Le roi Pépin , l'un des fils de Louis F*", le Débonnaire^

conjuré contre son père, vient à Orléans, non, comme ÎF 9U avait pris le prétexte , pour faire la guerre à Bernard^ comte de Languedoc, &vori de son père , mais bien pour assouvir sa rage sur le fils de ce comte qui était dans cette ville : il uii fidt crever les yeux (64).

Louis-le»Débonnaire, pour appaiser la rébellion de ses enfans, convoque les États du royaume à Orléans, et y mande ses fils qui, au lieu d obéir, font déposséder leur malheureux père par un synode assemblé à iMms (2 1-43). iM j«ir. V», Louis4e-Débonnaire, étant encore à Orléans , reçoit les

présens que les évôqiies, les comtes et le peuple faisaient au roi tous les ans: ces présens étaient proportionnés aux revenus de chacun y et étaient payés en argent ou en nature (64-80).

Jonas, évêque (1 Orléans, se trouve à Saint-Denis, avec SaoûitJé. 8 archevêques et 36 évêques qui remirent le sceptre et la couronne à Louis-le-Débonnaire, remonté sur son trône y après en avoir été chassé par ses enfans ( 64).

Matfroy, comte d'Orléans, qui avait eu le malheur U4. d'entrer dans la conspiration des enfans de Louis 1**", par égard pour son protecteur, Pépin, roi d Aquitaine, 1 un des fils du roi de France, obtient sa grâce et délivre, par sa soumission , la ville d'Orléans d'un siéçe qu'on se disposait à faire : les troujies royales étaient déjà campées entre Blois et cette ville (38-64 )•

Jonas est envoyé par le clergé de France, pour le m« représenter au concile de Worms : ce prélat était regardé comme l'oracle de son ordre (64 ).

Louis-le-Débonnaire donne aux religieux de Saint-Mes- le rctiUirSSi min, près Orléans, quelques biens proche l'alleu qiiil:» avaient reçu de Clovis F^. Cet alleu, situé dans l'intérieur d'Orléans , au nord, et près des murailles, servait dhospice à cette abbaye : elle fit élever pour cet usage des bâtimens adossés au nuir de la première enceinte.

Charles II dit le Chauve, roi de France, etLothaire, m, son frère, empereur et roi d'Italie, marchent l'un contre l autre , au sujet de quelques différends qu'ils avaient eus ensemble pour la couronne de France. Les deux armées se rencontrèrent près de la ville d'Orléans, et étaient au moment d'en venir aux mains, lorsque les deux frères furent réconciliés par les seigneurs de fun et de fautre parti. Cette réconciliation ne fut pas sincère, car Tannée d'après, ils se donnèrent bataille à Fontenay, près Auxerre, où il y eut des deux côtés plus de 100, 000 Français de tués : la victoire demeura à Charles-le-Chauve (4^ )•

La noblesse de Champagne y reçut un tel échec , que » 841 pour la rétablir, il fallut accorder aux femmes nobles , le privilège spécial d'anoblir leurs enfans, bien qu'elles eussent épousé des roturiers: d'où est venue la maxime qui a eu lieu pendant long-temps, qxïen Champagne le centre anoblit,

Charles-le Chauve arrive à Orléans, où il est couronné ' sis. avec une pompe exUaord inaire, dans l'église de Sainte-

Croix, par Guëlien , que , de clerc de sa chapelle, il avait Êdt archevêque , et qui par suite devint traître à son bien* Êiiteur, en voulant le livrer à son frère Louis, qui cherchait À s'emparer du royaume de France ( 64 4 ^ ) •

Le jour de son couronnement , le roi portait sur sa tète une couronne et un diadèn^e ; il était revêtu d'une espèce de dalmatique , vêtement commun alors à tout le monde, et qui tombait presque jusqu a terre ( 64).

Jonas reçut le roi dans son palais ëpiscopal , et lui présenta, à l'occasion de son couronnement, une ode latine (64).

Charles-le-Ghauve, pendant son séjour à Oiléans, donna a l'abbi^e de Saint-Éuverte un champ appelé Hugon, lequel s'étendait au midi et au couchant, iusquaux murailles, près la porte Bourgogne ( la vieille

Cest ce roi qui donna le nom de l'Empereur à la rue qui s'appelle encore ainsi présenteinent, attendu qu'il passait tres-souvent par cette rue ( 6-80 \

niée. 81». Jonas, évêque d*Qrléans , meurt dans cette ville , afnrèff en avoir gouverné FégUse pendant aj ans. Ce prélat laissa une grande réputation d'esprit et de science ( 21 -64)*

M lanviar m. Le roi Chanes^le-Ghauve épcmse Hermentrude , nlle de Eudes 1^, ccunte d'Orléans, mort en 827 ; cette enfant ne feisait que naître à la mort de son père. La cérémonie du mariage se fit au ch&teau de Crécy^ur-Oise ( 38-64 }.

«4}Mititr«iS. Concile tenu à Germigny, petite paroisse de l'Orléanais, pour la réforme des ordres monastiques (4^ )•

» dte S'A L'archevêque de Sens, pour remédier k la confusion qui régnait dans le diocèse d'Orléans, par la vacance du siège , depuis près de deux ans, par la mort de Jonas, à Tinstance et aux prières des chanoines et des laïcs , ordonile pour évéque de la ville , Agius, prêtre de 1 église d'Orléans (64)-

Chades-le-Chauve donne à 1 église de Sainte-Croix d'Orléans l'église de Notre-Dame-des-Forges , ainsi nommée par rapport au quartier où elle était située, et près le puits

Ïublic qui porte maintenant la dénomination de puits de» orées.

•M. Cnarles-le-Çhauve, roi de France, vient à Orléans visiter le tombeau de saint Euverte $ il enrichit l'église de pré* sens et de dotations.

Les grands du royalinie d'Acpiitaine, las du gouvernement de Pépin, leur roi, qui était ivrogne, violent et

débauche , viennent à Orléans se soumettre à Charlcs-le- Cliauve ; quant à Pépin , il fut pris, tondu et renfermé dans le château de Senlis (43).

Agius, évêque d'Orléans, donne la permission aux moi- Mjamwrss*. nés de Saint-Aignan d'établir un cimetière supplémentaire dans un terrain qui leur appartenait, non loin de leur église , au nord-est; le leur étant encombré, attendu qu'il était le seul pour toute la ville. Cette donation fut signëe par le doyen de Saint-Aignan , qui était la première personne du chapitre, après Tabbé (64-ai ) (*).

Le premier cimetière qui existait seul à Orléans, avait été établi par Févéque de cette ville , Diopet, en 347, et bien avant la bulle du pape Jean YI!, qui ordonnait la construction dm cimetières particuliers dans les villes, et défendait d*enterrer le long des chemins et sur les routes qui avoisinaient les cités , comme c'était l'ancien usage (40-64). •

Mort du pape Léon IV* On met en cette année, après nu»tt aw. la mort de ce pape, l'étrange histoire de la papesse Jeanne : pendant plus de 5oo ans, elle passa pour une vérité constante; mais depuis, elle a été reconnue mensongère (43-53).

Les Normands , peuples qui venaient de la Suède et du « «««i na Danemarck , commandes pat Bier, surnommé Gôte-de-Fer, profitant de la division qiu régnait entre Charles-le-Ghauve et ses fils , viennent fiiire une invasion en France; ils descendent à Nantes , de là à Angers, et remontant la Loire sur leurs vaisseaux ou grands bateaux, ils débarquent à Orléans qu'ils saccagèrent. Us pillèrent principalement les églises de la ville et des environs, malgré Charlés, roi de France , qui était avec son armée sur tes bords du fleuve

Ils remontèrent la rivière jusqu'au monastère de Salnt- Benoît-sur-Loire, qu'ils pillèrent entièrement, puis après, ils redescendent le fleuve pour s'en retourner en leur pays avec tout leur butin.

(*) Eof Tabnîario EcclesiœSancti Aniani. — « Anno Incamatîonis Dominics D. CGC. LllII. Indictione 2. Aimo eliam ordiaatioiiis xj. Ego Agius nuUis praeeedentibas meritiB , sed soh eratiiita Dd miaentioiie Aurel. Episcojput, yênarahilium Canonicorum MonasterijS. JniaiU nobilissimi Couicssoris Christi , quod est in Oricntali eiusdem ciuitatis parte consU uctum , rationaI>ilem et pcr neccssarioiu ^iUâcepi pctitioncm postulantinm, scilicet vt quia Cimeterinmin circuitn mcmonti Honasterij pcr Mutea currinnli mnonun , adeo iam tuiaubtioiiîbiii deoedtoatittaitrfiBi Uim erst. »

Nous présumons que cest en allant à Saint-Benoît-sur- Loire quils auront abattu le premier pont dont parle César, dans ses commentaires, afin de faire passer leurs grandes barques chaînées de trésors, quils ne quittaient jamais, et comme ils firent sur la Seine, lorsqu'ils Tinrent / à Paris pour le même motif (6i).

1 {mUrt 8M. Ajg^ius, et plusieuTS évéques de France , à dessein d'obtenir & roi Gliailes-le<C3ianTe la confirmation des privilèges de Tabbaye de Saint-Benoît-surlioire , se prosternent tous aux ^ieds de cet empereur dans une session ou. séance du concile de Savone (0-64 }• •60. On bâtit dans le nouveau ctmetière que les chanoines de Saint-Aignan avaient eu la permission d'établir dans un terrain qui leur appartenait, non loin d^ l^^i' église, au nord-est, une chapelle dédiée à Saint-Aignan , dont elle a long-temps porté le nom. Gefté église , dans la suite étant devenue éfflise paroissiale, fut connue, sous le nom deNotre-Dame-du-Ghemin, nom qu'elle avait emprunté de sa situation au bout du ikubourg sur le grand chemin qui conduit en Bourgogne, au soleil levant de la ville (64-8o-ai).

6 Mpu «Ml Gharles-le-Ghauve, roi de France , remet à Pierre-, abbé de Sain^Mesmin et à ses religieux, pour la |;rande vénération qu'il leur portait, un cen& ou rente seigneuriale que ses prédécesseurs avaient sur le Loiret : cette remise fut &ite par un acte authentique (8).

jdntiM«. Gharles-le-Ghauve, par un capitulaire ou ordonnance connu sous le nom d*£dit de Piste ^ ordonne l'établisaement Jun hôtel des monnaies à Orléans. Cest le ^iremier titre reconnu à ce sujet par le souverain ; mais on sait qu'on a battu monnaie dans cette ville bien avant cette époque , puis^'il s'en trouve qui portent le nom d'Orléans , et qui ont été fidtes en 5 87 , sous la première race des rois de laquelle elles montrent l'effigie (i).

Les pièces de monnaie de ce temps étaient frappées au marteau, les balanciers n'étant pas encore. inventés (ao).

**** ' Le corps de saint Enyerte , qui avait été déposé à sa mort par saint Aîgnan, son succes^ur, en 388, dans un petit oratoire appelé Sainte-Marie-du-Mont, parce que le lieu où il était dominait la ville et la Loire, et situé hors des murailles, au soleil levant, dans l'héritage d'un nommé Tetradius , seigneur romain qui s'était fait catho»

lique, est enlevé par lëvêque d'Orléans, Agius, et déposé dans un endroit secret de l'éelîse cathédrale, afin de le soustraire aux insultes des Normands , qui marchaient pour la seconde fois sur Orléans (64).

Sous lëpscopat rfAgius , évéque d'Orléans, cette ville est une seconde fois troublée par un e nouvelle invasion des Normands qui revenaient dîtalie; ils pillèrent derechef cette cité, et les églises auxquelles ils mirent le feu. Sainte- €ro«, Saint-Aignan, Saint-Euverte et tous les temples ùUra ou esetra muros ainsi que les murailles furent en partie abattus et ruinés par ces barbares (at-64-8) (*)

Gesincurûons sont un des grands événemens de notre histoire, et durèrent, à diverses reprises, plus de 80 ans (43).

On appelait du nom général de Normands, c*est^-dirè hommes du Nord , les barbares qui venaient du Danemarck, de la Norwège et des pa;^s voisins (43-4o).

La nécessité les forçait de sordr de leurs pays pour dier-

cinq ans en cinq ans , le noidsurcharge d habitans chassait de son sein une aïmée de jeunes gens sous la conduite d un chef de leur nation • avides de butin et de gloire , ils se jetaient sur les plus ri' elles provinces. . .

Ib entraient en France ou par la Seine ou par la Loire souvent on n'a pu les éloigner du royaume qu'en leur dopnant ce qu'ils voulaient (43). .

La terreur qu'ils répandaient était telle, que dans les

pnerespubhques,lesFrançaisdemandaientàDieudelesdé. li vrer de la fureur des Normands. A fiirore Normanorum, ààem nos Domine, se trouve encore dans plusieurs vieux manuscrits de la Bibliothèque publique d'C^léans de cette époque (8-43-4)* t

Guillaume, comte d Orléans , fils d'Eudes I*', est décapité à Senlis, par ordre de Gharles-le-Chauve. Nous n'avons pu découvrir le motif de cette punition (38-64).

(*)Ex Ann. Bertinianis 865. — « Intereà Nortmanni résidentes in Ligm, cum naziiiio impetu, faciente diuino iudicio» secundo vcnio pcr eundem flnuium vaque ad Monatterium Stticti Benedicti auod Flo* nacus dicitur, nauîgant, et idem Monasterium inccndnnt .etin redeimda

Aurefiam» ciuitatem, et Monasteria ibidem , et circum circa consistent Ha i^wmaaoX praster Ecdesiain Sanct* Crucia , quam flamtua , cum lade multum laboratum a Normannb Aient, vonu4 non pobitt: « caue per amnis aliieum doscendentes, et yiciua ennemie depopoliintefl ad lu-

lioucin ïuaiu reucrii :iunt. a>

mi.

^ Robert, surnommé le Fort, le Vaillant ^ succède à son cousin dans la charge de comte d*Orléans.

Robert, comte a Orléans, meurt dans cette ynlUe^ dea blessures qu il avait reçues en combattant les Nonnanda.

Eudes il , fils de Robert-le-Fort, succède à son père en qualité de comte d'Orléans. Il fut nommé tuteur de Charles-le-Simple (64).

^ Menou , évéque de Dol en Bretagne , et une Partie de ses chanoines, se réfugient à Orléans avec les refiques de' saint Samson, pour se mettre à labri des cruautés des Normands qui ravageaient cette j^iartie de la France; mais il s*en retourna peu de temp après, et laissa aux reU^ux deSaint-Syniphorien une partie des reliques quil avait ap portées et dont la châsse , qui y était exposée, fit donner à leur égUse le nom de Saint-Sanison et oublier celui de Saint-Sy m^orien. Par suite , cette église devint chaptre , et les religieux chanoines vivaient ensmnble sans faire de vœux comme ceux de Sain^Aignan , ce qui eut lieu en ^30

Une assemblée ou foire fut établie devant lëglise , vu le grand nombre de fidèles cpii se réunissaient pour adorer les reliques du nouveau Saint , et plus tard la place devint le lieu de rassemblement des domestiques des deux sexes , tant de la ville que de la campagne, qui se louaient à la Toussaint et à Noël ; cela a encore lieu présentement (8). ^ Agîus, évéque d'Orléans, meurt dans cette ville après en avoir gouverné Téglise pendant l'espace de a4 ana environ

Ma Les religieuses de Notre-DamcKles-Filles ou de Sainte- Marie le-Pueliier s'étant éteintes et le monastère étant tombé en mains laïques, elles sont remplacées par des chanoines , qui reprirent lancien nom d abbaye de Notre- Dame-de-Bon ne-Nouvelle, au lieu de celui de Notre-Damedes-Fillesqu ils ne pouvaient porter, et qui avait été donné aux reli^euses en 8oo, lorsde leur établissement (64-B-80). t déeenim «3IL H ucigca à Orléans, comme dans tout le Nord de la France, presque sans discontinuer, depuis ce jour jusqu'àléquinoxe du printemps de Tannée 878 (43). Miainm Anselme P', évéque dOrléans, se rend au concile de Pontigo , et y signe 1( s actes qui confirment le couronne* ment et Télection de Charles-le-Chauve, roi de France, enqualité d empereur , d'après le vœu du pape Jean YllI (64)*

Gliarle»*leOunnrey empmarelroi de France, patsepar Orléans; il fidt rebâtir l'élise de St-Aignan qui avait été en partie minée parles Normands , depuis dix ans ; il séjourna quelques jours dans cette ville , et alla plusieurs fob visiter le tombeau du Saint et les travaux qu'il avait ordonnés à son église*

Le corps de samt EuvcEle , qui avait été cacbé dans un endroit secret de Sainte-Croix par Agius évèque d'Orléans pour le soustraire à la fureur des I^rmands, lors du pillage de la ville , en 865 y est réinstallé avec beaucoup de pompe, par Anselme V^y évéque df Orléans, dans Féglise •oe Sainte-Marie-durMonty hors des murs, à l'est , comme avant son enlèvement.

Cette petite ^Hse , qui avait été rétabUe et augmentée , perdit son premier nom, et prit exclusivement celui de Saint-Enverte (8).

Mort d'Adefande, célèbre archevêque de Tours, né à «rs. Orléans (ai).

Sous lepiscopat JAnseime I**, des Bretons s*étant réfugiés dans cette ville pour se soustraire aux troubles de leurs provinces^ avec le eerps de saint Maclou, on cons* truisit , pour le déposer, une église au nord-ouest des railleSi non loin de la Pbterhe-Saint-Samson , laquelle prit le nom de SaintMaclou (64).

Louis, roi de Saxe, attaque les droits de Louis et de stiNiusm Carloman à la couronné de France ; il entre à main armée dans ce royaume pour ^en emparer; la nation lui députe Anselme , évéque d'Orléans , qui parvint à transiger avec Jui sur ses prétentions (64).

Anselme meurt après environ douze ans de siège u^m. (21). .

Le cotps de Saint-Martin et celui de Saint^enoît sont m. .déposés dans 1 église de Saint-Aî^an , qui était en partie rétablie : ces reDques avaient été apportées è Orléans par les religieux de Saint-Benoît-sur-Loire (6-8).

Charte ou titre du roi Carloman, en faveur de Sainte- «*. Croix d'Orléans, donnée par lui pour relever de ses mines cet édifice , que les Normands avaient en partie incendié (64-ai).

Ce roi se rendit à Saint'Benoît-sur-Loire, et fit reconstruire le monastère avec une promptitude extraordinaire, ayant liait venir les ouvriers de tous les environs (6-8).

Gautier, évéque d'Oiicans , fait relever les murailles de ms.

— esta ville, qui avaieni été en partie détruites par les Normands, en 856 et 865. Ce prâat généieux employa à cette dépense tous ses revenus pendant les premières années de son episcopat. Ces murailles lurent réédifiées sur celles construites par les Romains sous l'empeieur Aurélien : ce qui « explique le mélange de construction en brique et en pierres que Ton remarque encore dans certains endiroits de cette première enceinte (64).

Gaufredus et son fik, seigneurs Orléanais qui possédaient Tabbare de Bcmne-Nouvèlle tombée en mains laïques , rendent aux chanoines qui y demeuraient certains biens que leur doyen avait usurpés sur eux : cette remise fut faite par une charte particulière.

Cette abbaye, située au sud de Sainte-Croix , portait anciennement le nom de Sancta Maria PusUarum, ou Notre-Oame-des-Filles, et avait été un couvent déjeunes filles sous Charlemagne , dont les religieuses, comme nous 1 avons dit , lurent remplacées par des chanoines, en 869.

Eudes, deuxième comte de Paris et d'Orléans, était fils de Robert-le-Fort qu'il avait remplacé dans le gouverne^ ment de cette ville. Il est élu trentième roi de France par les grands du royaume assemblés à Compiègne (2 1-4^).

Robert II , frère d'Eudes II , est nommé comte d*Orléans à la place de son aîné qui venait d*étre nommé roi de France parles seinieurs assemblés (46-64).

Eudes , roi de France , qui avait été comte d*(>rléan», voulant établir dans son royaume une justice sévère, ordonne que le prévôt de Paris, nommé Henri Copperel, qui avait fidt pendre un honune innocent, mais pauvre, à la place d'un riche qui était condanmé à mort , mt atu* ché au même gibet que sa malheureuse victime (2-43).

Sous le règne d'Eudes et lëpiscopat de Gautier, évéqued*Orléans , une dame noble et pieuse de cette ville, nommée Logia, donna à l'église de Saint-Aignan une vigne appelée le Clos-des-Arènes ou des Sables, qui est aujourahui le climat du Bouché, faubourg Bourgogne, ainâ que l'Ile-des-Martinets, dite rile-aux-Bœu£i, située en amont du pont, et la pèche de la rivière de Loire , à partir du chef du Dortoir de Sain^Loup jusqu'aux murs de la ville (64) (*).

(*) Charta Odonix reyis Francorum. — « IN N. D. Dei aetemi et Suluator. N. I. Christi, Odo, pruMa Dci , Rex. Noiierit omnium fideliiim indwtria, quia Chorissimus nobis Hobertus JJiu- Francoruiu et Abbas

Llle-des-Marlinets, ou aux Bœufs, commençait à celte époque, à 5oo pas de la Tour-Neuve, et s'étendait jusqu'à la maison de l'Orbette; les murs de la ville commençaient dans ce temps à la Tour-Neuve, appelée ainsi parce qu'elle avait .été réparée à neuf à diverses fois depuis sa construction.

Outre rile-aux-Bœufs, ou des Martinets, il se trouvait encore, en remontant la Loire, la grande Ile-Charlemagne, ainsi nommée parce que cet empereur l'avait donnée en 772 à l'église Saint- Aignan, et qui fut aussi appelée Ile-Sain t-Loup , parce quelle était vis-à-yis ce couyent, au sud (80).

Cette île commençait à l'Orbette, et s'étendait jusqu'à Saint-Jean-de-Braye , ne laissant de ce côté qu'un petit courant d'eau entre elle et la terre; la navigation se faisait dans ce temps du côté de Saint-Jeau-le-Blanc et du Ghâteau-de-l'Ile où il y avait un petit port, et où plus tard il y eut un bac ( 1 3).

Concile tenu à Meimg, près Beaugency , dans l'église de 891. Saint-Liphard, qui venait d'être nouvellement construite; Gautier évêque d'Orléans s'y fit remarquer par sa prudence, sa sagesse et son savoir (47)'

Gautier meurt dans cette ville après en avoir goUTemé l'église pendant environ 1 1 ans (21).

Trannin , évêque d OrleanS| meurt après 4 années d'épis- ^* copat.

Les Normands, qui avaient remonté la Loire , se présen- »3a. tent, pour la troisième fois, devant Orléans dans quarante grands bateaux, et se préparent à en faire le siège ; mais les habitans de cette ville se rachètent du pillage moyennant une forte somme d argent qui fut portée aux Normands par l'évèque Bernon. Ces barbares se rembarquèrent dans leurs vaisseaux et s'éloignèrent d'Orléans en descendant le fleuve (64-8o).

Bernon , évêque d'Orléans , meurt dans cette ville après environ 1 5 ans d 'épiscopat.

Robert y comte dOrléans, qui était compétiteur de

Monasterij S. Âniani nostra: excelleiitkB întimauit, quod qnadim Dei ancilla nomine Logia vmetm clausi quod dicîtur Amia, cam oanibat areis in circiiitii ipsias monatterij et ^rope ipsam vinmi sitas

» Sig. 0. L S. S.E.

, — no — "

Gharles-le-Simple, roi de Fiance , était aosn abbé du cba* pitre de Saint-Aignan de cette ville : en cette qualité il représenta au roi qi|e les abbés, ses prédécesseurs, s'étaient serris du malheur des temps ^ur s'approprier les revenu» de Féglise , et que les dianome» étaiènt misérables ; le roi lui donna des lettres |»atentes portant les terres de Teillor, Santilly et Trmay seraient doréna* Tant afiiectées pour le pcûn et la nourriture des chanoines, sans qu'aucun abbé T PÛt rien prétendre ^64). ffH^ Robert, comte d'Orléans, qui aspirait à la royauté, cherche ton» les moyens de se faire aimer de Roi , cajpi^ taine norâiand fjfn. occupait la ville de Rouen , afin de s en servir au besom pour faire réussir ses projets; mai» Charles, roi de France, en étant averd, déjoua sa trahison en proposant au Normand de faii donner en propre et à titre de duché la partie de la France qui se trouvait entre la mer , la Seine et la rivière d'Ejpte qui se jette dans la Seine. U lui ofïrit même sa fille Giselle en mariage, s'il voulait se convertir à la foi durétienne (4^).

Roi, qui se plaisait beaucoup en France et qui déjà avait été battu plusieurs fois, se hâta d^ accepter ces offires , il se fit catéchiser par Franco, archevêque de Rouen, et re* ^ut le baptême la veille de Pftques. Robert , comte d*Orléans, eut la finesse de se rapprocher du roi , il fut même le parrain du Normand, et lui donna son nom (49).

Voilà comme cette portion du royaume de France prît le nom de Normandie , qu'elle porte encore aujourd'hui , et dont le premier duc fut ce capitaine normand , nommé Roi, qui prit le nom de Robert, son parrain, u <Uf . tni Raymond , originaire d'Orléans et évêque de ce ttc vi Ile , va avec tout son clergé et un nombre prodigieux de fidèles au-devant du corps.de saint Martin, que Ton transpor* tait d'Auserre à lours, et qui passait par Orléans (64)* •n. Robert ou Roi , premier duc de ^Normandie, meurt à Rouen , à jamais célèbre par la sévère justice et l'exacte police qu'i I avait établies <uins se# états (4 3) .

Son fils Guillaume, depuis surnommé Longue-£^ée, lui succéda ; mais comme il était encore mineur, Robert, comte dOrléans, parrain de son père, fut son tuteur

Mjuingst. Robert, comte d Orléans , dévoré de 1 ambition detre

roi de France au préjudice de Gharies-le-Simple , parvint

à gagpier une grande partis des seigneurs de France ; il se &!( élire et couronner roi à ReiniS, par lardievéque Hervé ; alors il y eut deux rois en France (43).

Eobert , comte d'Orléans , anomentanément roi de uiuwmsl France, et Charles-le-Simple, vcri table souverain , ayant chacun de leur côté rainasse des troupes, marchent l'un contre lautre, et se trouYenC^ prince près de Soissons; les deux armées eu vinrent aux mains, Robert est tué dun coup de lance que lui porta Gharles-le-Simple, qui neut pas pour cela une victoirexomplètfe. ,

Eobert ne régna pas lue année , ét ii*est pas régalé comme roi de France, nuds seulement comme comte d'Orléans (38-64).

Le parti de Robert ne perdit point courage, par la 'mort de son chef; les seigneurs finançais élurent-pour roi , Rodolphe ou Raoul , duc de Bourgo^e, son beau-frère , qi)i fut couronné à Soissons , dans Teglise de Saint-Médara , le fils de Robert, comte d Orléans, nommé Hugues, ne se sentant pas assez fort, dans le moment, pour.sucoéder à son père (43).

Charles se laisse attirer dans le château de Péronne, par Hébert, comte de Vermandois, parent de Robert qu'il avait tué , lequel le retint prisonnier jusqu à sa mort, arrivée le y octobre 929 , nx ans après , à l'â^e de 5o ans.

Larmne Agine, femme de Charles-le-Sim]|^le, se sauve avec son fils unique nommé Louis , chez son pere, roi d'Angleterre, pour attendre une occasion fiivorable, et fiiire remonter cet enfant sur le trône de France.

Raoul ouRodolphe, duc de Bourgogne, trente-deuxième ** ^ roi de France , succède à Gharles-le-Simple dont il avait usurpé la couronne, du consentement d'une partie des seigneuTu français.

fiaymond, evéque d'Orléans, meurt après i5 ans d'é- ^ piscopat environ (2 1).

Le pape Léon VI confirme la nomination d'Anselme II à l'épîscopat d'Orléans , laquelle avait été £ûte par le chapitre de l'église de cette ville, et le peuple assemblé à cet e£fet. La bulle du saint père impose la condition que le roi y ajoutât son approbation , et que le nouvel élu eût l'imposition des mams d'un des évéques suf&agans (64).

Hugues-le-Grand , fils de Robert II , étant comte d'Orléans, comme avait été son père , donne aux chanoines de

Saint-Samson de cette ville , les deux petites églises de Saint-Sulpioe et d^ainte-Lée , situées Mt nord , dans itn faubourg de cette cité, lesquelles furent réunies à celle de Saint-Pierre dans ce même faubourg; ce qui fit donner à cette dernière, et par toorruption, le nom de Saint- Pierre-en-Sentelëe, au lieu de Saint-]?ierre et Sainte-Lée (64-80-54).

Il existe aussi plusieurs titres qui désignent cette église de Saint-Pierre sous le nom de Sanctus Petrus in semitd

Latâj ou Saint-Pierre^sur-la-Grande-Route(8-64).

Par la même charte, Hugues leur donne encore l'abbaye de Saint^l^rniphonen, bâtie près l'église de Saint-Samson ; attendu que, de moines , ils s'étaient faits nouvellement chanoines , TÎTant ensemble sans £ure de vœux (64-8). «4. £bbon , seigneur de Dol^ qui avait été grièvement blessé dans un combat donné contre les Normands, sur lescon* fins de la Tourraine, se fait porter à Orléans, où il mourut de ses blessures. Il fut inhumé dans l'église de Saint-Aignan, à laquelle il laissa, par testament, des biens considérables.

«M. Hugues, dit le Grand, comte d'Orléans , et beau-frère de Raoul, roi de France, n*ayant pu s'emparer du royaume, comme il en avait le projet, prit le parti d'envoyer une grande députation des seigneurs du royaume en Angleterre, afin d'engager Louis, fils de Gharles-le-Simple, qui s y était réfugié avec sa mère , à revenir en France pour y être couronné roi (43)* soiamftM». Louis IV, trente-troisièmc roi de France, succède à Raoul ou Rodolphe , à Fâge de ao ans. Le surnom d'Outre- Mer lui lut donné à cause de son séjour en Angleterre, chez son grand-père £douard, qui en était le souverain.

•juniw m' Anselme, évéque d'Orléans, obtient du pape Léon VU des privilèges apostoliques pour tous les biens et droits appartenant à 1 église d'Orléans; et. ceux quelle pourrait acquérir à l'avenir sont mis par la même bulle sous la protection du saint siège (64).

ocutbrtiss. Anselme II, évéque d'Orléans, meurt après environ i3 ans d'épiscopat (21)..

•Ml Le pape Léon* VII autorise, par une bulle, les chanoines de Sainte-Croix d'Orléans à élire eux-même, c'està-dire sans le secours des babitans, lévéque de cette ville,

toutes les fois que le siège serait vacant; en conséquence tle cette permission, ils élevèrent à lepiscopat Thierry P*" pour remplacer Anselme II qui venait de mourir (21-64).

Thierry I**", évêque d'Orléans , meurt après 3 ans d'épis- 94i. çopat. Il tut remplacé par Ermenthée.

Ermenthée étant abbé de Saint-Mesmin lorsqu'il fut W* nommé évêque d'Orléans , abandonne l'administration du temporel de cette abbaye à son économe nommé Benoît ; celui-ci vexa de tant de manières le procureur du monastère, appelé Rotard, qu'il sortit de Mixi pour se retirer dans un monastère du Berry , emportant avec lui ce qu'il y avait de plus précieux dans le couvent et en particulier les chartes aes anciens rois de France (6'4).

Benoît logea dans le monastère ses faucons, ses chiens de chasse, ses chevaux, ses domestiques qui étaient trèsnombreux, sa femme et ses enfans. Il fit bâtir sur le Loii cl une maison nonmiée Rirande, pour s'emparer de la pèche de cette rivière ; il ne donna aux religieux de nourriture que ce oui leur était néoeasaire pour ne pas mourir de faim ; enbn il pebuada à Ennentbée, éwèq^e d^Orléans , 9on maître , de distritraer i Ms gentilshommes les biens que Jes princes et les fidèles avaient donnés aux religieux de Mixi Afin qn*ils priassent. Dieu pour |e salut de leurs âmes (64-8). •

, Plusieurs religieux dû couvent de S^£yroux, dé Bayeux tis en Calvados 9 arrivent à Orléans, apportant les reliques de leur Saint, qu'ils avaient eu la précaution d*eBvelopper dans des peaux de cerfii pour les soustraire à la fureur des soldats de Louis d'Outre-Mer, roi de France, et de Richard y duc de Nonnandie , qui se faisaient la guerre à outrance (64). ■i

Ces raligieux, au nombre de trente» avec la permission et même Tassistance des magistrats et dfes habitans , élèvent une petile église ou chapelle près la Porte^Dunoise , appuyée sur les murs de la pcemiere enceinte.

Les Bloibes furent loges provisoirement dans les mai^

sons vobines (64).

Herlin, abbé de Saint-Pierre^Empont et maître de la 7a«at«u. .chapelle de Hugues-le-Grand, comte d'Orléans, est le premier chancelier ou garde-des-sceâux' des ducs et comtes, .connu dans cette p1ace,'à Orléans.

i. Hugues-le-Grand , comte d'Orléans , donne au chapitre n ju:u ««. T. 1*'. . 10.

I, pourrèntvetiiii des ciunoiBfSi k seignemii

et Véçlise dlngré , près d*Or]éaiM.

tM jttiiut M. Hiigae»i»Gnuid , comte dOrlëaas, ne«n à cette ^po» que , et transmet, par sa mort, le govremement de cette Yiile à son fils Hugues, dit Capet, qui devint roi en gSn , «t fut le chef de la troiaîènie race des ni» de Franoe (4o).

lean XIII , pape ^conaacre à fteme la grosse dodMdM relise de Ssant4eui*de-LatEttn, et Jkd donne le nom de imanne^ k cause du jmtron de cette basilique (3 1 ).

Cet usage de baptiser les ctoches se répandit par toaie la dirétientéy et celles d'Orléans subirent la même céré* mtmie au fiir et à meaoïe qu'elles fiiieiit placées (3 1).

Ennenthée, évéqae d^Gnrléans, meurt jqwès euTiron 99 ensdiépiscopat (21).

Robert, Bb de HiMues^CSiq^, comte dX>rIëa(ns, nak dans cette ville, d*Adebide, "fille de Guillaurae II, due d*Aquitaine^ et fiemme en prennères nooss de Hugues-Car pet (64).

Hugues, doc ide France, nMorquIs dOirléans, donne A Févéque de cette ville, Amoulil I^, et au chapitre de SMtoMnnx , l'abbaye de SainWean , près les murs de clôture, qui avait été ruinée pir les Normands, a juaintm Hugues-Capet, ainsi nommé à cause de la grosseur de sa tête, trente-sixième roi de France, et le premier de la troisième race , a laquelle il donna le nom de«apétienne, est jiommé roi à Fâge de ^6 ans par les seigneurs français «sseniblés dans la ville de NoyoïL II fut couronné et sacré par Tarchevêque Adalberon, au préjudice de Charies de Lorraine, qui était de la race carlovingienne ^4^)*

Huguee^pet était comte d'Orléans, quand il monta sur le trône : il fut le dernier qui exerça dans cette ville celte charge qui ne fut pas rétablie. Les fonctions des comtes étaient alors de rendre la justice et de veiller an bon ordre des villes confiées à leurs soins ; en temps de guerre ils commandaient les troupes (21-43).

Hu^ues-Gapet, à la prière d'Ainuiric, abbé de Saint- Mesmm, permet aux religieux de cette abbaye de pécher, un jour et une nuit, dans la partie du Loiret qui lui appartenait : cette permission fut donnée par lettres patentes (64).

Hugues-C'apet, qu une partie de la France ne reconnut point d'abord voulut légitimer son pouvoir par les

K MAI WJ.

suffrages cTun parlement libre (ou états-gén^mnx) qu'iî convoqua à Orléans, et dans lequel il obtint que son fils Robert, âgé de i6 ans, fût couronné et associé à la royauté (43).

Robert, fils de Hugues-Capet , roi de France, est cou- iiw.»î«rm ronné dans l'égKse de Sainte-Croix d'Orléans, par Arnould qui en était évêque; les seigneurs qui étaient assemblés dans cette viUe^ associèrent ce jeune prince à la royauté avec son père (43-64).

Ce roi et son fils nirent les premiers souverains qui privent le titre d*abbë de Saint'Aignan et de chanoines , avee la faculté confimr le Doyenne, nom qui était donné à WmemiAie pewMme éa ewipitre après 1 abbé (64) {* )* • Charies de Loisme, Mal i«geton de k noe cerkrnn- is«*rii9Bi giemie àont bgnes^pet mféx «surpé là couronne , ayant eu rimprudeDce de sentrer en France et de ae fier à Ance- Ini) éveqae de tAon,.-viUe oè €liarlees*était fixé et où il vî- ▼ail ftTec trop de aécmité , ce prélat , la nuit du Vendredi* âainty ouTiit lea portes et le lîmi it Hugues-Gapet , avee aa femme et aea enfims, lequel les fit mener prisonniers^à Senlis , et de U k Qrléana cm Ua furent ^ferméa dans une tour ^ au levant èu mura de cette "vitte ( la Tour^Neuve ) (43).

Cette tour y appelée Tow-Kmre parée qu'elle* avait été réparée pluaieura foia à neuf, fùwm partie d*un châteaufort dont léa muia ramontaient au- nord ; ^le renfermait dea priaona aoaa jeaquellea il y avait dea cachots ou oubliettes; un gouverneur y commandait, et une garnison y faisait le aervioe : citait < une véntable prison d*état

Amoald, archevéqpie de Heims, frère bâtard de nt. Charles de Lorraine, cal condamné dana le concile de cotte ville, par ordre et sous rinfloence du roi Hugues- Capet , à être dégradé de la prélature , et envoyé prîson- BÎer àOliéaaa pour y être enfermé dana la même tour où

(*) Ex Tahulario Eccl. Sancti Aniani. — « I. N. S. fit. I. T. Robrrtns ^ ' liiuioa prouidcnte clementia ^francoruin &cx et Abbiu^ ftlonaitcrii Sancti jUiisni ; Cunctis fiddibus , etc.

« Signum Sanctae Crucis Doimni Bobertî S. Hugonicfitij niS. Terolo Dccanii»»

étart retenu son fi-i're. Dans le concile qui avait prononcé ce jugement, Arnould, évêque d'Orléans, un des plus respectables prélats du royaume , se fit remarquer par un discours véhément contre les scandales de la cour de Rome (4^)'

•w. Amould, archevêque de Reims, prisonnier à Orléans,

est remplacé dans son siège par Gerbert , de la seule autorité du roi Hugues-Capet , et sans i approbation du pape Jean XV.

w». Le pape Jean XV, mécontent de ce que Arnoidd, ar-

chevêque de Reims , avait été dégradé, renfermé à Orléans et remplacé dans son siège sans son approbation , fait déposer Gerbert qui avait été élu à sa place, et par les menaces d'une terrible excommunication, oblige le roi Hugues- Capet à relâcher son prisoi^nier d Orléans et à le réinstaller dans sa chaire.

simi9W. Charles de Lorraine meurt dans la Tour-Neuve d'Orléans, qui lui servait de prison depuis deux ans; on ne sait pas ce que devint sa femme. 11 laissa deux fils et deux filles qui se retirèrent en Allemagne près de l'empereur Othon lll , et qui moururent sans postérité (43-64).

En cette année, une maladie, que Ion nommait le mal des (u'dens , fit de et ucls ravages en France ; il prenait touta-coup , et brûlait les entrailles ou quelque autre partie du corps qui tombait par pièces; cette plaie emporta princi-

fialement dans l'Aquitaine, le Périgord, le Limousin et Orléanais plus de ^o^ooo personnes en peu de temps

iM. Robert, dit le Saint, trente-septième roi de France , suc»-

cède à son père Hugues-Capet , à l'âge de a4 ans. Ce roi était në à Orléans , en 972. . .

ffsv. Arnould évéc^ue d'Orléans , obtient du roi de France Tautorisation de fiure restituer à des seigneurs de cette ▼ille les biens que ces derniers avaient usurpés à Fë^lise de SaÎBtrÇhéroi^ , petite église qui à cette époque était placée sur remplacement où fut depuis le couvent des Aécollets (8).

Sous le règne de Robert roi de France et Tépiscopat d*ATQOuld P% un terrible inc^endie consuma une partie de cette ville; presque touttsles églises et les édifices publics, disparurent : Sainte-Croix, a peine relevée de ses

ruines, et Saint- Aignan qui avait été rebâti par les soins de Charles-le-Chauve , furent réduits en cendres, ainsi que Saint-Euverte , etc. (21-64) (*)•

Grégoire , archevêque de Nicopolis, meurt dans un pe- «'♦"■«i w tit herniitage , près Pithiviers, où il s'était retiré (8). •

Arnould F*", évêque d'Orléans , fait rétablir la nef, et le rond-point de l'église de Sainte-Croix, qui avaient été • brûlés dans le terrible incendie de ggg ; en travaillant aux fondemens, les ouvriei's trouvèrent un trésor, qui servit à payer une partie des travaux (21). ' •

Le roi Robert , informé que la procession que devait faire annuellement l'église de Notre-Dame de Chartres avec tout son clergé, à la cathédrale de Sainte-Croix d'Orléans, n'avait pas eu lieu cette année, en lait faire ses plaintes par Arnould I**", évêque de cette dernière ville , à Fulbert, évêque de Chartres, qui lui répondit, pour s'excuser, que les grandes occupations ou se trouvait son clergé pour la réédification do leur église que le feu venait de consumer entièrement, l'empêchait de se rendre à Orléans le jour destiné, et i|u'il le priait de vouloir bien souffrir qu'il remit cette obbgation à un temps plus convenable (64). • • • - • '

L'origine et la suppression de cette procession ne nous sont pas connues; nous présumons que son extinction date de cette époque,' -1

Robert hàt élever un supeit>e portail au Ghâtelet d*Orléans, qui lui servait de palais. Ce portail était lait en forme aune grosse et haute tour carrée et couverte, dont les apparteroens servaient aux bwllis et à leurs Heutenans qui y rendaient la justice (21). . '

Les chanoines de Saint-Aignan , ne pouvant plus faire le service divià dans leur église qui avait été brftlée Fannée précédente, avaient fiùt disposer une petite église non Idin de là, qui portait la dénomination de Saint-Martin-^ Cttisse-de-Vadie. Ds continuèrent de célébrer Foffice jus^

Su au pai^it rétablissement de la leur, à laquelle le roi obert fiusait travailler avec activité (9).

(*>!?# OI«rr4 Bed. S. Euvertij AureL — n Avdito igitur inter afia,

Îood proxima solemnilate Natalis Doinini , ronciliiim hahitnriis sis cum 'rincipibiis Kegui dc jiace componenda, gaiuleo. Srd audilo tjuod Aurcliana ciuitas vicleltcet «lumulto rasUiaest, sacrileçiis pro£iiiata, et insu» per cKcommmirjitwnc dmiiila , aec poil recmciuat^ .... été 1»

Il y avait encore dans le même cloître, à la place de la maison qui fait face au presbytère, une autre petite église portant le nom de Saint-Martin-de-VÉtel, dit Saint-Martin-ciHSse-d^Bœufi (Nëcrologe de Sainte-Croix ^ année ï3oo) (9).

D Mft».«oiL Le roi Robert^ natif d^Orleans, qui aTait une grande dévotion pour Saint>Aignan, désigne le jour de la fête de ce saint pour en visiter les reliques; Taffluence des fidè- « les fut considérable dans Fé^plise et le cloître (8).

La grande réunion des fidèles engagea les man^hands de comestibles et autres mardiandises d'y établir leurs petites boutiques ambulantes chaque année. Le cloître «le» ▼int à cette époque le lieu de la réunion qui prit le non de Foire-Saint-Aignan (76).

MM. Concile tenu à Saint-Denis , présidé par Sé^n de SenS| vénérable par son ftge et ses vertus , pour régler la disci*^ pline des religieux qui était horriblemeni relAchée. Les moines voyant que le concile allait prononcer contre eux, excitèrent une furieuse sédition pour W en écarter : Séffuin, le président , y fîit blessé , et Amoold, évâque d'Or» . «sans, reçut un coup de hache entre les deux épaules-; il

L aurait laissé la vie s*il n eût pas pris la fuite. Ce prélat t ramené dans son évéché, et long-temps soufGrantde sa blessure il finit par en mourir (43).

Achard, chanoine de Saint-Aignan d'Orléans, fait don à cette église de plusieurs moulins situés sur- la rivière de Loire, près la Porte-Bourgogne, et de quelques jnaisons proche du cloître ; il y ajouta quatre arpens de vignesi^t un

Îiressoir sis àlOrbette, quartier du fiiubouig Bourgogne voir la charte, année logZ) (8-80).

Les vestiges de ces moulins se voyaient encore en i65S , à Tancienne Porte-Bourgo^pie (8).

Renard, ho m me de grande condition, ayant usurpé sur ) église de Saint-Aignan deux courans d eau sur la rivière de Loire , en fait une restitution solennelle et publique en présence de sa femme et de ses en&ns (64)*

Les chanoines de Saint-Aignan , qui vivaient en corn*munauté, mais sans avoir fût de vœux, se retirent du monastère pour vivre doucement en leur particulier, exempts de la contrainte des règles et de la dépendance dun supé^* rieur (64-80).

A cette époque» ks Juifs, étaient très-nombreux à Or-

léans , et faisaient presque tout le commerce de cette ville ; un quartier leur était assigné pour leurs demeures particulières, avec défense de loger ailleurs (8). ^

Robert fait construire une chapelle dans son palais du imi. Châtelet d'Orléans , sous le nom de St-Vincent , pour lequel il airait une grande yénëration. Plus tard cette chapelle prit le non de Srârt-Lonis (a i-64). ' ' ^

Le roi de France Robert fonde un monàalîbé dlliÀinmes {Nrèf d'Orléans , et au nord, sousIinToeation de Saînt-Vîn- . cent, lequel, après que les moines se lurent étants, derint pavasse qui prit le noMMle SlÉM^Vinoent-des-Yignes , par rapport à sa tituatieii dans le vignoble , au milieu duquel elle se trouvait avant que ses environs fussent habilës et devenus faubourg, lors de la dernière enceinte (8-64-80).

Amould F^,.éve!jue d'Orléans, remarquable jmr son esprit, meurt des suites de la blessure qu'il avait reçue au concile de SainKDenis, en 1000, après avoir siégé ^3 années (21-43).

Cette année, la l/nre déborda avec tant de violence qu elle inonda toutes les campagnes voirines d*Oriéans , abbatit des maisons, des ponts, et fit périr un nombre considérable de personnes et de bestiaux; le débordement fut si pmnpt qu'il surprit les laboureurs et les vignerons à leur ouvrage et les voyageurs sur les chemins (64).

Abbon, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire et natif d'Or- ^ léans, est massacré en Gascogne, dans une émeute populaire suscitée par les femmes de la ville de Squirs, parce qu'il voulait réformer les mœurs corrompues des moines qui y avaient un couvent considmble (4''^-

Foulques, évèque d'Orléans, meurt après 6 ans de siège (ai). ^ >

Les Jxùfs, dont il y avait un grand nombre à Orléans, écrivent au calife de Bafa^lone ^'ii ait à se précautionner contre les Chrétiens qui -se préparaient à passer dans la Terre-Sainte pour s'emparer de Jérusalem. La nouvelle de cette perfidie ayant été connue en Europe, les Francis les chassèrent de la j>lupart des villes du royaume , où plusieurs furent tues ou noyés; le porteur des lettres des Juifs, qui était d'Orléans, ayant eu Timprudence de revenir dans cette ville, y est arrêté et briMé vif (64).

Le roi de France, Robert, donne au chapitre de Saint- tiiàe.wi. Piem-le-Pueliier , l'église de Saiut-Paul, paroisse du

— do

boùrg^ ê^À^enum , laquelle église était près des murs de clôture lorsque ce bourg fût entouré de murailles, de i3oi

L'église de Saint-Paul était voisine de la petite chapelle

de Notre-Dame-des-Miracles (21-64).

Il donna aussi au même chapitre l'église de Saint-Michel y située au nord, et liors des murs de hi ville, en avant de la Porte-Parisis (8). 'oii. Fromond , frère de Raymond II, comte de Sens, ayant participé , avec son frère , à des vexations et des violences contre Léoteric, archevêque de cette ville, le roi Robert prend la ville de ce dernier , le prive de son comté , et fait rt iifei mer Fromond dans la Tour-Neuve , à Orléans , où il mourut (43-64).

f ■rpi.ic.7. Les religieux de Saint-Benoît, qui avaient un clos de vignes au quartier de la Bourie-Noire , près Saint-Prouair (qui devint Saint-Paterne) au nord d'Orléans , se trouvant empêchés d eu laire la récolte , l'abbé s'avisa, en homme rusé, d'y faire porter les reliques de saint Maur et autres chasses, quil ne retira qu après avoir fini sa cueillette, qu'il fit alors paisiblement, personne n'ayant osé profaner ce lieu en présence des saintes reliques (8-64-^0).

Il vint d'Italie, on ne sait quelle femme, imbue des idées de l'hérésie des Manichéens qu'elle inspira à deux des plus savans et des plus nobles du clergé d'Orléans: ceuxci les transmirent à plusieurs personnes de diverses conditions. Le roi Robert, qui faisait sa résidence en cette ville où il était né, en étant informé, y assembla un ooaetle pour les convaqicre; mais n ayant pu y parvenir , on fit al- Ittmer un bâcher dans un champ proche la ville pour les jeter dedans, s'ils pernstaient dans leurs erreurs; mais bien loin de craiiijre les flammes, ils y eoumrent. Il en fut br(dé treize , parmi lesquels il y avait dix chanoinéa de Sainte-Croix, et des relifi;ieux (64-8).

Thierry II, ëvêque d'Orléans, prélat d'une mnde renommée , meurt après avoir siégé dans cette ville pendant environ 8 années (a 1-64).

ItH. Robert réinstitua de nouveau les chanoines de Notre- Dame-de-Bonne-Nouvelle, qui s'étaient prea(|ue éteints*; il fit relever les bAtimens qui tombaient en ruine, et leur : donna quelques biens (64).

um ^ Assemblée de tous les prélats de la province, par ordre

et en présence de Robert, qui résidait à Orlâin$, pour condamner Étienne, escolâtre de Saint-Pierre-le-^elUer (on appelait escolâtre , un chanoine qui était chargé d^enaeigner gratuitement ]a théologie), et lisoire, chanoine de Sainte-Croix JOriéans , tous 1^ deux natifs de cette ville , qui suivaient encore les erreurs des Manichéens.

Lorsqu'on menait ces malheureux au supplice du feu auquel ils avaient été condamnés , la reine Constance, deuxième épouse de Robert , femme altière et capricieuse, s étant renclue sur leur passage, lança à Étienne, qui avait été son confesseur , un si violent coup de bâton sur le visage qu'elle lui creva un œil. Odolric, évéque d'Orléans, pour mettre le comble à tant de cruautés , fit exhumer un chantre de Sainte-Croix, mort depuis 3 ans, suspecté de la même hérésie, et fit jeter ses os à la voirie (8-64)*

Le temple de Jérusalem ayant été abattu par le prince deBabylone en 1009, à l'instigation des Juifs, mais rebâti peu de temps après par la mère même du prince, qui était chrétienne plusieurs seigneurs de France s'y rendirent par dévotion. Robert y envoya Odolric, évêque d'Orléans, lui donna une épée ayant la poignée et la gaine dor , parsemée de pierres précieuses, pour la présenter, de sa part, à l'empereur Constantin (64)*

Odolric , évêque d'Orléans, arrive de Jérusalem , et revient à Orléans après 18 mois d'absence rendre compte au roi Robert, qui faisait sa résidence en cette ville , du succès de son voyage. Il présenta au roi un morceau de la vraie croix qu'il avait apporté avec lui , ainsi qu'une des sept lampes qui étaient suspendues dans le sépulcre du Christ , laquelle fut placée oans le chœur de Sainte-Croix d'Orléans (64).

Odolric fonde la chapelle de Sainte-Colombe, non loin de Sainte-Croix, au sud, entre la cathédrale et le couvent des chanoines de Notre-Dame-de-Bon ne-Nouvelle (21).

Odolric donne l'église de Sainte-Colombe, qu'il avait nouvellement fondée à Orléans, à l'abbaye de Colombs, au diocèse de Cliai très, et fait confirmer cette donation par le roi de France Robert.

Le roi Robert est le premier souverain de France qui .q^» lava les pieds aux pauvres; ce jour il en fit rassembler, à ^««diSMii». Orléans, mille , qu il servit à genoux, et auxquels il toucha les écrouelles (64).

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