‹ Recherches historiques sur la ville d'Orléans (volume 2)Chapitre 13 sur 25 · T. 1'^ II · texte numérisé non relu

T. 1'^ II

^ibfai usa. ^usle.pontificat du pape Jean XIX \ le rè gn e de Robert , toi de Francei et réplscopat d*Odolric , évêque d'Orléans , on fit la dédicace de la nouvdle ésliae de Saint-Aignan , que le roi Robert, qui avait une dévotion toute particulière .pour ce Saint, avait fiât achever, a|firès vingt ans de travail : cette dédicace se fit avec une «pompe extraordi» naire , par pUisieuss évêques^ en présenee duiroî et de sa cour.

dette église fut bâtie sur de nouveaux fonderoens, dans un autre emplacement beaucoup plus commode que celui qu*el]e occupait avant , de i5 toises plus au sud et plu^ près de la Loire,, et telle qu'elle est présentement.

Ce bâtiment avait 4o toises de long du levant au couchant, sur la de lur^e du nord au sud, et :io de hauteur intérieure ; il recevait le jour par i3a croisées^ le fix>n- •tîspioe était d'une structure admirable , et surmonté d*un beau clocher ou tour; dans l'intérieur il jr avait 19 cha- ]>elles ou autels dont un destiné particuhèrement pour recevoir Ja châsse de saint Aignan.

Il fut chanté, par le roi Robert lui-même, plusieurs hymnes qu'il avait composées , «et qui sont encore à l'usage du chœur de cette é|^ise (8-64)* KjmniiMÇ Les ossemens de saint Aignan sont levés de terre de la vieille église , pour être déposés dans la nouvelle'; ils furent portés sur les épaules du roi Robert^ ^ui après la cérémonie s'approcha de l'autel ^ où s*étaiit de|iouillé de son manteau royal , et prosterné a genoux en présence de tout le peuple, il fit sa prière pour la prospérité de leglise et de son royaume, puis après il entonna une des hymnes qu'il aviut composées, laquelle fut répétée en chœur par tous les assistans (640

La tête de saint Aignan fut déposée dans une châsse que le roi avait fait faire ; elle était couverte d'une lame aor fin , du poids de i5 liv., enrichie d'une grande quantité de pierres précieuses,et placée sur unautelparticuuer dans le chœur de l'église. Le roi donna, en outre , une chasuble d*un tissu de soie, dix-huit chappes , aussi de soie, un vase d'argent, deux livres d'évangiles couverts d'or, deux autres livres d'évangiles couverts d'argent, un missel couvert d'ivoire et argent, douze phylactères ou tables de la loi du nouveau testament en 0r, un autel couvert d'or et d'argent, dans le milieu duquel était

une pierre précieuse, appelée cornaline; trois croix d'or, cinq grosses cloches dont une pesait i i,6oo liv. que le roi fit appeler de son nom Robert. Il assista à la bénédiction ou baptême de ces cloches. Il confirma aussi phisleurs donations et privilèges accordés par les rois Pépin, Charlemagne, Louis-le-Débonnaire, etc. , ses prédécesseurs y. à léghse de Saint-Aignan (8-64-80) (*).

Le roi Robert fait relever de ses ruines l'église de Saint- twi Victor d'Orléans qui avait été détruite lors ou terrible incendie de 999 1 qui aiFait fédiût la yille en cendres

Odolric, évêque d Orléans, donne à l'abbaye de Saint- Mesmin, la chapelle de Notre-Dame -des-Miracles, située près l'église de Saint^Paul, dans le bourg d'Avenum , au soleil couchant de la ville (6*4 80).

Le roi Robert fait bâtir une chapelle dans la forêt d'Orléans, à 3 lieues de cette ville, dans un petit endroit nommé Chanteau, et qu'il appelait sa Petite-Chapelie-des- Bois (21-64). •

Gausselin, abbé de Saint-Benoît, refuse obéissance et 99Kp|.ior. soumission canonique à Odolric de Braye, évoque d'Orléans. Fulbert, archevêque de Chartres, excommunie l'abbé et prie les évêques de sa province d'en faire autant. Gausselin , intimidé , se range à son devoir et donne sfttisr faction au prélat d'Orléans (8).

Le roi Robert fait bâtir féglise de Saînt-Hilaire d'Or- loa*. léans devant son palais du Chàtelet, et y établit un monastère dont les chanoines furent tires de cehii de Saint- Euverte : cette église s9rvait.de grande chapelle jgour soa« palais (64).

(*) Charta Boberti Régis. — E.v Tahulario Ecclestœ Sancti Aniani. • — « I. M. N. S. £. I. ï. Robertus , diuiaa prouidentc clemcntia , Rex Franoomm et AMa$ Mmoêifrif S» Anianis Onnctit fid^lmt .Oiristiaiue Reli|ponb tant |ineteiitibu« quam futuris , notum esse voliunus quod Ca^. nonici S. Aniani nostram celsitudinem hurailitcr. deprecati stint, ulpracepta et immtmitates miaa priores reges iirmauerunt , videlicct Fippiniis , Kaiioiia*, Liidoiiicitt,;tMo, nof dfcun» pro rehribuUoagbeatifmlim» firni». remut c^oorom ; ]getîàoiiet Ubeptor esoepionu^ »

Signuia Habertî régit. .

Cet acte est scellé d'vn gros sccl de cire blanche oit est représentée l'effigie d'un roi couronné , tenant en sa main droite une double rroi.r , et en la gauche une pomme , et. autour sont écrits ces mots: Kobeituik gratià Del Eck Franconim}.

Robert autorise la crëndon de chanoines séculiers pow le service de 1 église de Saint-Euyerte d'Orléans. 10 iaiiitMOM. Robert, dit le Saint , natif d'Orléans , trente-septième roi de France, meurt à 1 âge de 6i ans, à Melun (43).

Ce roi était né à Orléans , où il venait souvent halûter. Il fit de grands dons aux églises et aux pauvres de cette Tille; à sa mort, il fut regretté de toute la France. Les hisitoriens écrivent qu'à ses funérailles on entendait de cous côtés des soupirs et des sanglots.

On trouve dans Thistoire de sa vie nn trait digne d'admiration. Une dangereuse conspiration contre son état et sa vie , avant été découverte , et les auteurs arrêtés, comme les juges étaient assemblés pour les ooiMlam^ ner à mort , Robert fit traiter splendidement oea malheu* reux, et les admit le lendemain à la sainte oonummioiiy et puis il voulut ijn'on les mit en lâierté, disant ^e Ion ne pouvait pas &ire mourir ceux que- lésuS'Ghnst venait de reoeToir à sa table.

Henri 1^'', trente-huitième roi de France, suooède à son père RobeTt4e^int, à i*Age de ai ans.

1883. p^r line YmUc du Pane^ean XIX , et à la soUieitatioa de révéque d'Orléans, Odolric de Broyés, Notre-Dame-de- Beausency est érigée en abbaye (47).

0(jk>lric de Broyés meurt dans cette viUe après enviroa dix-huit ans d*épîscopat (21).

Isambard -de Broyés, trère de Févéque d'Orléans, qui avait une femme nonunée Bélisia, meurt avec elle cette sunée ; son fils , Hugues Bardan, fiut un don considéirable 9 Gâoâroj, abbé de Golombs, pour Ja^rémistion de ses péchés, ceux de son père, de sa mère , et même de sa femme.

Cette année, la Loire sortit de son lit et inonda une partie de la ville basse d'Orléans, et la campagne , du c6té du Portereau (64).

Liger , chanoine de* Téglise de Saint-EuTerte, demande au cmipxtre de Saint-Aienan la liberté pour son frère Adebrannus ; les chanoines lui répondirM qu'ils ne pouvaient donner la liberté à aucun de leurs serfe sans Fexprès commandement du roi, qui était leur abbé, non pas à causé de ses droits en cette qualité, mais bien à raison de ceux dç sa couronne, attendu que l'affranchissement d'un homme de corps était une espèce de détention du bien ecclésiastique (8-64).

tWi.

IfST

Eudes, frère d'Henri I^^, roi de France , ayant conspiré *wt contre ce dernier, est assiégé el pris dans un château où il s'était retiré et conduit sous bonne et sûre garde à Orléans, pour être renfermé dans la Tour-ÎNeuve de cette ville^ saas qu'on ait jamais su ce qu'il était devenu (43-64).

Henri P*" ordonne de ne lui servir sur sa table que des «osi. vins d'Orléans, principalement les vins blancs de Rebrechien, qu'il estimait le plus parmi. ceux de toute lapro-r vince (8-21-64-80). *

La compagnie d'armes du gouvez neur d'Orléans se réu- ao.«pi. i(»4. nit à la gendarmerie qui allait faire le siège de Mouzon-sur- Meuse ; nous n'avons pu découvrir les noms des premiers gouverneurs ou capitaines de la ville d'Orléans, ni la date de leur établissement dans cette cité (64).

Plusieurs ministres et officiers d'Henri étant ve- » octoi»r« low. nus à Orléans pendant le temps des vendanges, firent fermer toutes les portes de la ville, parce qu alors les liabitans apportaient leurs cueillettes pour y faire leurs vins, et voulant exiger un certain droit d entrée, il y eut une émeute très-considérable : les Orléanais firent porter leurs plaintes au roi par Isambard de Broyés, leur évèque, assisté de plusieurs notables bourgeois; ils obtinrent la confirmation de leurs anciens droits et exemptions, qui furent, ainsi que les lettres du roi , déposés au trésor de la cathédrale de Sainte-Croix d'Orléans (64).

Isambard de Broyés, éveque d'Orléans, et Keignier, aonMiiow. abbé de Saint-Benoît-sur-Loire , signent l'acte par lequel Henri I*"^, roi de France, reconnaît, avant sa mort, pour son successeur, Philippe, son fils, îigé de y ans (4^).

Plîifippe I**", roi de France, établit à Orléans un pré- «Ht. vôt, qui fut logé dans une maison particulière, au nord du Ghâtelet et des pris jds; ce juge prononçait sans appel , et ses décisions étaient exécutées sur-le-champ. Le premier qui fut pourvu de cette charge s'appelait Malbert, son logement, qui prit le nom d Hôtel de la Prévôté, était à l'opposite de la belle maison, appelée Maison-de-lOurs, que nous présumons avoir été une habitation de prince; elle se voit encore aujourd hui , dans le Marché-à-la- Volaille, n** 4 ) et 6St occupée par un vannier (9-21-64).

Isambard de Broyés, meurt après environ 28 ans de ims. siège (21-64).

Philippe r' fait donation à l'abbaye de St-Martin-des- ims.

Chamlpfr'de-Fhris, de tous les droits (Jti*îl recevait des personnes qui s^assemblaient à la Saint-Jean et à Noël dans la place St-Samson d'Orléans, pour y louer des doniestPcpies, et les domestiques pour y trouver condition (64-So). n&7. Hadéric de Broyés, éyéque d'Orléans, meurt après en»^ ▼iron 4 années d'épiscopat (ari).

Philippe P*^ £Bitt donation à Saint-Martin-des-Ghampsde-Paris , de la maison collégiale de Saint-Symphorîen de cette ville; la charte qui confirmait ce don fut signée par Malbert, prévôt d'Orléans; il y avait déjà plusieurs années que ce prmce avait fait le don à la même abbaye des droits qu'il recevait des personnes assemblées devant cette église

liTï. Philippe I**" tient son parlement ou états-généraux , dans son palais du Châtelet à Orléans, où il confirma plusieurs donations qu'il avait faites à Tabbaye de F lenry ou Saint- Benoît-sur-Loîre (8-64-80).

L'abbé de Saint-Benoît-sur-Loire relève de ses ruines le prieuré de Saint-Oervais , situé faubourg Bourgogne,, qui avait été ruiné par les Normands, lors de leurs invasions dans rOrléîinais (80).

Philippe I*^, par lettres patentes datées d'Orléans, donne aux religieux de Saint-Gervais et Saint-Protais , établis au. faubourg Bourgogne, l'église de Chanteau , dans la foret, et les biens qui en dépendaient, avec un clos de vignesqui lui appartenait, au même endroit, et que Beaudoin, comte de Flandre, son tuteur, avait fait planter (64). • maisiQf. Bayiiicr de Flandre , évcque d Orléans, va à Beaugency pour y consacrer léglise du Saint-Sépulcre, qui avait été nouvellement finie et éiigée en pri(^uré, par Lancelin 111, seigneur de cette ville, qui la donna à l'abbaye de Vendôme, avec l'obligation, par le prieur, de lui présenter tous les ans, le jour de Pâques après la messe, k la porte de son château, et pour le décarêmer, treize œufs frits, dans Ihuile, treize petits pains unis ensemble, en forme de couronne, et deux pintes de vin rouge, dans deux pots de terre neufs (47)-

io«o. Raynier de Flandre , cède aux moines de Saint-Benoît-

sur-Loire un terrain dans la ville, où ils bâtirent une maison et une chapelle, pour y déposer les reliques de leur j)atron , lorsque les circonstances les lorceraient de quitter leur couvent, et de se mettre en sûreté dans Orléans. Cette

donation fut confirmée par un diplôme de Philippe F' (8-64). •

Cette chapelle prit le nom de Saint-Beno?t-du-Retoury par rapport aux atyers voyages que les religieux lurent obligés de Êûre à différentes époques (80).

Evrard, seigneur du Puiset, près Orléans, se révolte contre le roi Philippe I^', qui vînt Tassiéger dans son chi^teau; mais la vigouifeuse résistance dès assiégés oblige le prince à lever le sié^e, après y avoir perdu beaucoup des siens. Le Puisel était alors une place considérable : Constance, femme du roi Robert , l'avait lait fortifier pour s'opposer aux violences des seigneurs qui pillaient les biens ecclésias ti ques de Ja province orléanaise ( 64 ). . r

Théodoric, seigneur Orléanais, donne la seigneurie de Saint-Benoît-du-Retour de cette ville aux religieux de Saint-BenoiCrsur-Loire, qui y avaient élevé une chapelle. Cette donation fut confirmée par Philippe V (8-80)'.

L'abbé Stephanus Tomacensis, aboe des chanoines séculiers qui desservaient Saint-Euverte d'Orléans, sollicite des secours pour rétablir son église qui avait été brûlée lors du terrible incendie de 999 , lequel avait consumé une grande partie d*Orléaiis ; il répara en même temps le monastère, qui avait été, comme leglise, ruiné à cette époque (64-Bo).

mynier de Flandre, évéque d'Orléans, meurt après environ quatorze ans de siège. Ce prélat était mal vu dans la ville, et avait été obligé de s'en absenter plusieurs fois

Une femme pieuse nommée MaussenJe donne à l'abbaye de Saint-Mesmin, près Orléans, l'église de Saint- Marcseau, faubourg de celte ville : elle venait de l'obtenir

Ï>ar sentence arbitiale de Richer, archevêque de Sens, sur es religieux de Bourgueil qui lui en disputaient la propriété. Dans ce temps , il était encore d'usage que les églises, les omemens, les cloches , les calices, les ciboires, etc. , entrassent dans le commerce comme les autres biens : on donnait en dot une église, un couvent avec leurs reve- nus (43-64-80).

Mort du pape Grégoire VII. C'est ce pape qui ordonna que le titre de pape, qui était alors commun à tous les évéques, appartiendrait seulement à l'évéque de Rome (3i-53).

i«M. Arnould II, ^éque dtIrMans, meurt après environ neuf aoB de sié^e (21).

• La petite église de Sun t-Bacchus est rétablie pour la rendre au culte. Elle éudt située cloître Saint-Aîg^nan d'Orléans, sur remplacement d'une maison qui s'appelle aujourd'hui porta pojtens^ à Touest de l'église , dans la petite rue qui descent à la rue de la Tour-NeuTe (64-8o). tB dée«iii. uw. Jean , archidiacrë, est élu à la dignité ëpiscopale à Orléans, par Texprès commandement du roi , quoiqu'il (iVt jeune et arrogant , et malgré le yœu du clergé et du peuple de cette yille ; son élection eut lieu à cette Jate ^ jour de la iête des Saints Innocens : on chanta par toutes les rues de la ville , et par dérision , ce quatrain :

Nom étisonsun jeune' enfint.

Au jonr fétc des Innooent ,

Quoi(^uc la loi ne le demande ;

Le roi , pourtant, nous le coramantle (2d).

Sous le règne de Philippe et l'épiscopat de Jean 1*"% évêque d'Orléans, Albert, seigneur de cette ville, affranchit un de ses esclaves nommé Letbert ; la cérémonie eut lieu dans l'église de Sainte-Croix, et l'acte de manumissiou fut gravé sur une pierre et incrusté dans l'un des jambages extérieurs de la tour des cloches de cette catUédiaie (64-80).

Jean F*" fait plusieurs réglemens pour les religieux de Saint-Laurent-des-Orgerils de cette ville, et leur permet de choisir, sans la participation des évèques, un vicaire pour exercer les fonctions curiales dans leur église, à la condition que les moines seraient toujours redevables, envers la cathédrale, de certains droits accoutumés, parmi lesquels on distinguait ceux d'être obligés de donner un repas au chapitre, la veille de la saint Laurent, et de fournir annuellement deux peaux de chèvres au chantre île l'église de Sainte-Croix, pour se faire des le jour de la iéte des Rameaux.

Cette redevance d'une paire de bottes venait de ce qu nu chantre de la cathédrale avait refusé de faire ce trajet dans la boue, à travers les halliers qui existaient hors la ville, pour arriver à Saint-Laurent , et avait demandé que la procession des Rameaux se rendit dans une église plus proche.

Lors (le cette procession des Palmes ou des Rameaux, Tofiiciant, monté sur uu àne, s'arrêtait sur la place des

Papegaults , voisiné, an couoSumi et en avant, de la porte , Dunoise ; il s y reposait quelquei instans dans un fauteuil préparé à cet effet, et après aToir reçu six œufs liais dans une corbeille d osier garnie de paille , il prononçait un discours. Pendant ce temps, le paisible animal , figurant celui que montait JVotre-Seigneur à son entrée d^ Jérusalefli^ nmtffe^t à Técart un picotin d'avoine que deTaît fournir , aufli que les œufs frais y le possesseur d une maison des environs; la procession reprenait ensuite sa marche, et 1 officiant chantait Xattollite portas k\h porte Dunoise qui se trouvait fermée (54*76).

A cette époque, la procession des Rameaux se rendait aussi près la porte Dunoise , à la CTOin-Boisée ou Buisée, et en faisait le tour ; on y cliantait une antienne et on y plaçait du buis nouveau (8-64-8o-54).

Philippe F*", par une charte, approuve la donation de ims, tous les biens qu'Henry, son père, et Robert, son aïeul, ,avaîent faite à l'église de Saint-Aignan , et confirme le don de quelques moulins sur la rivière, près de la porte Bourgogne, fait en 1000, par Achard, chanoine de cette église (*).

Jean I*^ est envoyé par le roi Philippe F*^, son protec- iossl teur, au concile de Clermont, en Auvergne. Dans ce concile, fut institué l'office de la Vierge Marie, dans l'intention du succès du voyage de la Terre-Sainte ou croisade que Ton projetait déjà (64).

Jean P^, évèque d'Orléans, meurt après environ cinq ion. ans de siéçe (21).

Yves, eveque de Chartres, écrit à Sanction , évêque io;a. d'Orléans, pour se plaindre qu'au jour de sa joyeuse entrée, délivrant les prisonniers, il avait mis en liberté un

(*) Çhart9 PkiUppi — J?4r tabulano «ccl. Sa»cti JnUni. — « IJ»!. S. E. I. T. PhiUpput , diniiue proatdentiœ dementia , Rex Franooram ttj4bbas Monasterij S. Aniani ; cunctis fidclibus diuinnc rcligionis , tam pracsentibus qaara futuris , notuin esse voiiimus quod Helias Pecauus et Canonici fi. iMiian> nosUam C44&iUidinej|i liumil^ter deprecati ^unt, vt praeceptom et immunitatem quam nntceeitom nostri videlicet Mobertus , auiu meus Rex , et Hainricus , pater meus Rex , de dimissionne Acardi Canonici , scilicct molcndinerum m Sancti aqqa ci.flua , ettf.

1» Hase dado cum firmitate, finpita^ cmn datiope fiipta «ft SOPO |a^«rnitionv 4mmm lOlKt, Indicliimepriiiia , Epacta autepi vigetinia copcor* rfntibns qainqne. »

'{Cet acte est scellé d'un gros scel de cire jaune , où ert représentée l'effigie du roi Phtiippe I«r , couvert d'un manteau roy^l, et ayant nue ço%' m»9 à FuntifVf «vr la tête, )

T. l". la.

ecclésiastique criminel qui lui avait été recommandé , mais que le même jour, il l'avait fait battre et dépouiller par ses domestiques , ce qui était violer les lettres de grâce accordées pleines et entières en pareil cas (64).

Pierre Lhermite prêche la première croisade.

L'évèque Sanction étant malade, le chapitre de Sainte- Croix lui nomma pour coadjutcur Jean II : c'est le premier exemple de cette manière d agir à Orléans.

Philippe I*^ chasse les Juifs de son royaume, pour cause d'usure : c était la troisième fois qu'ils étaient expulsés de Ja France. Orléans perdit de 1000 à isioo familles qui habitaient cette ville, dans un quartier qui leur était partie culier, et dont ils ne pouvaient sortir (8-43).

Sanction , éveque d'Orléans, meurt après environ quatre ans de siège (aiV

hcs religieuses de Saint-Pierre-le-Puellier s'étant éteintes, elles furent remplacées par des chanoines dont un nommé Renauld était doyen. Jean II, éveque d'Orléans , réunit les revenus de fahbaye au doyenné de cette église , lesquels revenus étaient passés en mains laïques^ cette abbaye devint alors un canonicat (64).

Foucher, gentilhomme d Orléans , (jui commandait une partie des troupes de pied de l'armée clirétienne , en Asie, est tué auprès de la ville de jNicée, devant laquelle les Croisés avaient éprouvé luie déroute, bien qu'ils eussent fini par emporter cette place (9).

Hervé possédait paisiblement le comté de Gien , dans l Orléanais; le comte de Nevers veut le lui enlever : Hervé lui livre bataille et le défait dans les plaines de Gien (8-38).

L'usage des moulins à vent, qui n'était pas connu en France , et qui nous fut apporté des pays orientaux par les Croisés, commença, en cette année, à se répandre partout le royaume (43).

L'origine des armoiries date de cette époque; au retour de la croisade, les princes et les seigneurs croisés avaient mis sur leurs étendarts et à la tête de leurs camps des signes diffcTens, pour ranger chacun ses vassaux sous son enseigne, dans une armée composée de trente nations et de 12 à i,3oo,ooo hommes. Lorsqu'ils revinrent en France, ces marques de distinction excitèrent bientôt la jalousie de la noblesse ; peu à peu , cet usage devint général, tous les seigneurs et gentilshommes, même ceux qui

n'avaient pas fait le voyage de la Terre-Sainte, voulurent avoir des armoiries. Avant les croisades, il n'y avait que les rois , les princes et quelques seigneurs privilégiés qui avaient des armes particulières, ce qui prouve que 1 origine en est antérieure à ces lointaines ex.pëîli lions.

Richard , légat du pape Pasclial II, et plusieurs évèques m jintier it04. font l'ouverture du premier concile de Beaugency, assemblé pour obliger Philippe 1*% roi de France, à se séparer de Bertrade, son épouse, Elle du duc de Montfort

Les rehgieux de Notre-Dame-de-Beaugency sont établis chanoines , sans faire de vœux , avec la règle de saint Augustin (47).

Baudoin, abbé de Tabbaye de Bourguetl, fait donation m» aux religieux de Mixi-lès-Orléans ou de Saint-Mesniin du bénéfice qu'il possédait sur l'église de Saint-Marceau, dans le faubourg sud d Orléans, pour se conformer à la décision que Richer, archevêque de Sens, avait prononcée arbitraleraent,en 1082, en faveur d'une femme pieuse qui en était l'unique propriétaire, et qui, à cette époque, l'avait donné auxdits moines de Saint-Mesmin (8-64-21-80).

Baudry, Orléanais , sage , religieux, versé en la connais- » sance des bonnes-lettres, et encore plus recommandable par son éminente vertu , est sacré ëvêque de Chartres (8).

Philippe 1*% roi de France^ . meurt à Melun , à l'âge de » i«siu»tMS. cinquante-six ans, après un rè^^e de quarante-huit aos et deux mois. Son corps fut porte par son fils à Saint-Benoîtsur-Loire, et inhiuné dans legtise du coniTent , où un tombeau lui est élevé da&ftle chœur (4i^-64).

Sous ce roi) on ne connaissait point ce que nous appelons les magistrats et gens de robe ; chacun était ju^é selon les lois de son état ^ et par les gens de sa profession ; les ecclésiastiques pa^ les evéques, et selon les canons; les Gaulois sdon le droit romain; les Français selon là loi salique ; la milice par les gens de guerre f les nobles par les gentilshommes ; le peuple , dans les villes et dans les villages, par des juges appelés furévôt^, ceutemers^ ou par les comtes (43).

Louis VI , dit le Gros y quarantième roi de FranoOi tm. succède à son père Philippe I''* , à l'âge de dix-neuf k vingt ans (43).

Il fut sacré et eouronné dans TégUse de Sainte-Grôix («o«i lut^

dTOrlëans, parDaimbertf archeyéque de Sens, assisté de tous Aes sidmragans. Cette cérémonie à laquelle aasistèreiit tonte la cour et les principanx seigneiirs du royaume , se fit avec la plus grande pompe , en présence d'un concours immense de citoyens et d*étr*ilgers (2-43-64). A9ût im Louis VI , pendant son séjour à Orléans, sur les plaintes snelui fit Jean II, évoque de cette ville, que lionnet de Meung s'empanut des biens de son église , et avait surpris le château de Meung où il s était fortifié , vient l'y assiéger et Ten chasse; les assiégés se retirent dans 1 église de Saintliphard , qui en est proche , et s'y défendent; Louis y fait mettre le feu , et les flammes obligent la plupart d'entre eux à se jeter du haut des voûtes (47-64).

Louis VX, à peine monté sur le trÂne, s'occupe à réprimer les Texations et les brigandages deé seigïieurs finuiçais ^ , pour ce motif, firent une ligué contre lui ; mais le roi , par sa fermeté, déjoua leurs projets^ et le séjour qu'il fit à Orléans pendant et après son couronnement, fut employé à affermir son autorité contre les perturbateurs (43.80). ^

fioft Louis VI fait conduire à Orléans et renfermer dans la Tour-Neuve les religieux de l'abbaye de Saint-Denis qui, après la mort de leur abbé , nommé Adam , en avaient élu un autre sans son ordre. Ils restèrent enfermés pendant deux mois , et n'en sortirent qu'à la prière du pape Pascal II (64).

Le seigneur Dreux de Mouchy, qui ravageait les terres et usurpait les biens des églises d Orléans, en est puni d'une manière exemplaire par Louis VI, qui fit ruiner et incendier tous ses villages, et même son château près d'Orléans (8-64).

io<tou«iiio. Les évèques de France, dont une partie passa par Orléans , tiennent une assemblée à l'abbaye de Saint-iicnoîtsur-Loire, à Teffet d'obliger les reli<^ieux de Manrillac en Auvergne , d obéir à leur abbé, contre lequel ils s'étaient révoltés (80).

tin. Louis VI fait bâtir une léproserie à Orléans, hors des

murs de la ville au nord (sur l'emplacement ou fut depuis le couvent des Chartreux , faubourg Bannier") , et fait desservir cet hospice par des frères réguliers de 1 ordre de Saint-Augustin (64).

Louis VI fait bâtir à Orléans, hors des murs de la ville

et au couohatlt, duns le voisinage de Saint-Laurent- des- Orgerils , une petite cliapeile sous le nom de Saint-Jeanl'Érangéiiste (64-80).

Jetn il , évéque d'Orlëftns , et son clergé conaentent à mis. ee que Yves de Chartres, et Raoul de Beaugency, vident par le duel les différens qui existaient entre eux : 1 evéque désigna l'endroit et le jour où le combat devait avoir lieu; mais Thibaud iV, comte de Blois et de Champagne, parvint à les réconcilier (47)»

Louis VI, et le chapitre de Sainte-Croix, donnent à des religieuses de Tordre de Fontevrault, un hôpital où l'on retirait de pauvres filles étrangères, situé à peu de distance à Touest d'Orléans, et qui portait le nom de la Madeleine (64-80).

Cet ordre de Fontevrault avait été institué par Robert, natif du village d'Arbrissel, diocèse de Hennés ; les monastères étaient doubles, c'est-à-dire d hommes et de femmes, vivant sous la règle et l'habit de St-Benoît ; le premier fut bâti dans les bois de Fontevrault , à trois lieues de Saumur, sur les confins du Poitou. Le saint fondîjteur fut obligé de séparer les hommes d'avec les femmes , et de les placer loin les uns des autres dans des cellules particulières (43).

Mort d'Odard, célèbre évéqutt de Cambrai, natif dOrleans (21).

Etienne de Guarlande , doyen de Saint-Aignan d'Orléans , chancelier de France sous Louis VI , puis son grand sénéchal, homme d une ambition démesurée, disposait de tout en fiance; il osa un jour insulter la reine Adèle, femme du roi, qui le chaSvSa de sa cour et l envoya en exil à Orléans; là, il fit tout son possible pour troubler ft'tat; mais n'y ayant pas réussi , il fut forcé de vivre tranquille, et mourut ignoré dans cette ville (64).

L'église de Saint-Pouair ( qui , plus tard , devint Saint- Paterne), située près des murs, au nord d Orléans, est donnée à l'alibaye de Saint-Pierre de Chartres; cette donation fut coniinuée par lettres patentes latines de Louis VI

Saint Norbert, prédicateur apostolique, vient à Orléans 6««iuui$. où il prêche publiquement pendant quelque temps, nonseulement dans les temples, les couvens, les chapelles et les oratoires, mais même dans les rues et places publiques. 11 fonda , dans l'Orléanais , l'abbaye du Gué-de-

l'Orme ou des Prémôntrés de Tordre de Saint-Augustin

it» avril lits. Les trois compagnons de saint Norbert , parmi lesquels était un sous-diacre d'Orléans, tombent malades et meurent; le sous-diacre fut enterré dans l'élise de Bonne-' . Nouvelle , les deux autres dans Saint-Pierre-en-Sentelée.

MIS. Jean II, évéque d'Orléans , les doyens et chanoines de Sainte<]roix donnent à l'abbé Amelaricus et à ses rèliffieux de l'ordre de Saint-Bemard-de-Giteaux le lieu de la Cour-Dieu , près d'Orlâms, ainsi que plusieurs héritages , pour rétabhssement de leur oouTen t (^4) .

Mit Isabelle , comtesse de Chartres^ établit^ près de Romoranlîn, l'abbaye du lieu, de Tordre de Giteaux.

Louis YI donne aux religieuses de FonteTrault, ou de La Madeleine d'Orléans, qui étaient déjà au nombre de i35, la terre de Gbaumontois, dans la forêt d'Orléans, où elles établirent une no^yelle communauté qui prit le nom de religieuses de Ghaumontois, filiation de La Madeleine d'Orléans.

Louis VI donne aux religieuses de La Madeleine d'Or* léans le droit de prendre dans ses forêts , une diarretée de bois tous les jours pour les besoins de leurs couvens. iSjvMitriii». Foulques, yicomte du Gàtinais , premier seigneur connu d* YèYre-le-Ghâtel , vend cette terre au roi de France Louis YI, dit le Gros, par acte daté de ce jour

smiicm, I19IK Reuault , prud'homme ou chef (titre qui équivalait à celui de maire) de Boule, gros bourg à trois Iteues dX)rléansy engage , jpar contrat, la conduite ou police dudit bourg à leanll, evéque d'Orléans , pour la somme de 36 liv. une iibis payée.

M». Beatrix, veuve d'Hervé^ et Gonstantia, surnommée Coùrte-Lbuve , veuve d'Etienne , ayant donné pour le repos (le lame de leurs maris, Téglise et terre de SuSigismond, à Talleu de Saint-Mesmin et au couvent du même ordre, sont obligées d'en aller demander Tagrëment à Tévéque d'Orléans, Jean II, et d'observer une formalité ancienne et remarquable; c'est que la dame Beatrix , en £ûsant le don (le sa terre , remit entre les mains de Tévéque un chaiideliier doré; et Gonstance , en faisant celui de Téglise, remit aussi à Tévéque un couteau ayant le manche noir. Dans ce temps, encore, les églises, les omemens,les calices,les

ciboires , et les cloches étaîeiit la propriété des laïques et entraient dans le commerce (64).

Louis YI , par lettres patentes datées de Loiris , donne ««i' à Brice, éréque de Nantes, et à ses successeurs, Féglisc de Saint^Donatien et Saint-Rogatien d'Orléans.

Louis YI , par des lettres patentes datées de Lorris, con- u». firme la réunion qui avait été faite en 1099 par Jean II, éveque d'Orléans, des revenus de l abbaye de Saint-Pierre-le- Puellier au doyenné de la même église.

Le duc d'Aquitaine amène Robert , comte d'Auvergne , *^ à Orléans , poUr demander pardon au roi Louis VI , qui y était alors, et subir tout ce qui lui serait ordonné en réparation des vexations et des tyrannies quil avait fait éprouver à ses vaseux et au clergé (8).

Louis VI donne au chapitre de Sainte-Croix la permission de bâtir dans le cloître des maisons pour loger les chanoines. Levéque Jean II leur céda une portion de la cour de son palais, qui était appuyé contre les murs d'Orléans (64).

Concile tenu à Orléans, et présidé par Umbault, légat apostolique et archevêque dé Lyon , sous le pape Honorius II , à l'efifet de confirmer Tordre des Templiers

Innocent II f souverain pontife qui était élu depuis u» ttstk quelques mois, vient à Orléans , avec son légat en France ; il fut reçu avec une grande pompe par le roi Louis VI et

toute sa cour, arrivés dès la veille dans cette ville. Le pape revenant du concile de Clermont en Auvergne, avait couché à l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire; il partit d'Orléans peu de temps après son arrivée , pour se rendre à

Tours (64-80).

Louis YI donne aux religieux de Saint- Victor le lieu de it34 Chanteau et celui d'Ambert, dans la forêt d'Orléans, où cesrévérends pères firent bâtir un couvent (21-64).

Jean II , évèque d Orléans , meurt après environ 36 an- tVA nées de siège (21).

Louis VI , dit le Gros, quarantième roi de France , meurt t aTriiii». à Paris à l âge de 49 ^^ns, après un règne de 29 ans (43).

C'est .1 ce roi que l'on doit l'affranchissement des principales communes du royaume ; Orléans fut du nombre, ses habitans se rachetèrent de la servitude, les droits des citoyens furent rétablis , et la cité fut régie par des cou-

tume» particiilière* OMortiM Mix vtofaté de sa ctviliMtioa (9-43).

8ou9 ce roi , les annes de France représentaient le monarque assis dans une chaise à bras, vêtu d'une espèce d'aupe, un sceptre à trois pointes, et ayant sur la téte une couronne armée de croix «(43).

i:s7. Louis VII , par une charte de GoncesiieOi accorde aux habitans dOrlëans la promesse ^pie la monnaie de leur ville , ainsi que toutes celles, des seigneurs de laproTinœ oriéanaise, quoique sujettes à de gprands changemens, resteraient sur le pied où elles étaient à la mort de son père, Louis VI, et quelles ne soufiriraient point d'altération pendant tout le cours de son règne (4-â-8o). ^ Élie, évêque d'Orléans y meurt après environ a «ans de siège (21).

Louis Vu , défend à Guillaume Billard , son prévôt à Orléans, de condamnera l'amende ceux des habitans bourgeois de la ville qui frapperaient ou fouetteraient leurs esclaves (64)-

Louis VII fait une taxe sur les nobles et le peuple : les ecclésiastiques en furent exempts. Ce roi est le premier qui taxa ses sujets (43).

Les bourgeois cVOrléans , qui avaient acquis le droit de créer leurs ^magist^als populaires, s'assemblent pour les élire ; ils leur rloiment le pouvoir de réunir les habitans et de les armer, afin de les opposer à la trop grande puissance des seigneurs de l'Orléanais, qui continuaient à les vexer; mais comme ils usaient de ce droit sans en avoir sollicité et obtenu l'autorisation du roi LouisVlI, ce dernier prétendant que cela était au préjudice de sa couronne , marche avec son armée sur Orléans dont il s'empare, e( alors il y rétablit l'ancien ordre de choses (43)« lus. Herbert, seigneur ©ricanais, ayant eu un différend

avec les cbanoines de Saint- Aignan de cette ville, pour avoir fait abattre des fourches patibulaires (qui existaient alors hors la ville, au nord-est, près Saint-Marc , et non loin de la croix appelée des Chafauds encore aujourd'hui) , auxquelles les chanoines avaient fait pendre un larron, Manassès I^'" fut choisi pour arbitre par les deux partis. Le prélat obligea le seigneur à relever lui-même , et de ses propres mains, les fourches patibulaires, et ordonna de plus qu'au lieu du voleur, il y suspendrait une chemise

remplie de paille ,ce qui fut exécuté sur-le-champ, en présence de témoins (8-64-8o).

Jean de la Chaîne, doyen des chanoines d'Orléans, en- 13 ..m. ii.î9. faut et serviteur de la Croix , s'oppose généreusement aux entreprises de quelques courtisans usurpateurs : ceux-ci soudoient des assassins qui navrent la face du saint homme, et lui portent un si grand coup sur la couronne cléricale qu'ils le tuent (64).

Manassès V^^ de Garlande, évêque d'Orléans, bénit la 4 mark Mit, nouvelle église de Saint-Laurent-des-Orgerils qui avait été reconstruite avec une chapelle souterraine ou crypte^ au même endroit où était l'ancienne, au soleil couchant de la ville.

Le prélat ayant été soupçonné d'avoir reçu quarante sous d'or pour cette consécration, fut déféré comme simoniaque , c est-à-dire trafiquant des choses saintes , au pape Innocent II, par Raoul, archidiacre d Orléans; mais cette accusation n'ayant pas été suffisamment prouvée, elle n'eut point de suites.

C'est à cette époque que les religieux de Saint-Laurent furent supprimés et l'éçlise rendue paroisse, ayant son temporel réuni à celui de la chapelle de Notre-Dame-de- Recouvrance, qui existait dans le bourg d'Avenum (8-80).

Cadulque, doyen de Saint-Aignan , est nommé chape- nw. lain de Louis VII, puis ambassadeur auprès du pape. Lorsqu'il revint de Rome à Paris , le roi le reçut fort honorablement ; il lui présenta la rose d'or, ce qui était alors un présent fait seulement aux ministres le plus en faveur et qui jouissaient de la confiance du monarque (64-36).

Simon II, seigneur de Beaugency, donne à l'abbaye de Saint-Euverte ci Orléans deux moulins situés à La Ferté- Nabert, présentement LaFerté-Saint-Aubin, pour célébrer les anniversaires de la mort de Raoul, son père, de ses prédécesseurs, et de sôn épouse Eléonore, qui était morte

cette année (47)-

Manassès, par une charte en faveur du prieur de Saint- '^icoXdiS'de-Laude y paroisse de Chilleurs, accorde aux religieux qui habitaient ce prieuré le droit de prendre dans ses bois tout ce qui leur serait nécessaire pour se chauffer, pour bâtir et soutenir leurs vignes (8).

Lettres latines de Louis VII, qui , pour le repos de l'âme 1^7. de son père , exempte les serfs de 1 un et de l'autre sexe

qti'il avait dans Orléans, de lui payer le droit de mainmorte, ou droit (ju il avait sur les biens des mourans, ce qui était extrêmement onéreux: il suppiima aussi d'autres charges , en leur faveur (64-4)'

Louis Vll prit le premier des lleurs de lys pour ses armoiries, par allusion à son nom Je Lof s , et parce quon le • nommait Ludoi^icus Homs. Dans le sceau d'une charte du la^ siècle, ce monarque est représenté tenant une fleur de lys, sa couronne en est ornée; et lorsqu'il fit sacrer son fils, il voulut que la dalmatique et les bottines du jeune roi fussent de couleur d'azur et semées de fleurs de lys d'or. U prit aussi pour la première fois le titre de roi de France au lieu de celui de roi des Français, que ses prédécesseurs portaient et fidsaiènt mettre sur leurs monnaies (a-43).

Louis YII, avant de partir pour la Terre-Sainte , écrit au régent du royaume, Tabbe Suger, né à Toury, d*en- TG^er à Amould , évèque de lisienx, son très-cher anû , soixante muids de son mdlleur yin d'Orléans (64).

Les vins d'Orléans étaient déjà pour la province une branche de oommeree très-considéi»le, et leur réputation était telle que les rois de France en fiûsaient leur Dois^ son fiivorite (ai-8).

•14» Manassès, homme de grand esprit , mais ambitieux et déréglé dans sa conduite, pourvoit d'un curé de son choix Féglise de Saint-Germain de cette ville. Cette entreprise, fiiite au préjudice du chapitre de Saint-Aignan , quiseul en avait le droit , oblige les chanoines à recourir à l'autorité du pape Eugène Ili, ^ui était pour lors en France , dans la ville ae Tours. Ils obtinrent de lui une buUe par laquelle il déclare que l'église de Saînt^Âignan est exempte de la juridiction de L'évèque, et n*est sujette qu'à' celle de Rome, non seulement par privilèges des papes, mais encore par une possession immemorîue (64).

Lm religieux, chanoines ét lfotre-Dame-d»3onne- Nouvelle, située près de Sainte-Croix, au sud de cette cathédrale, s'étant éteints pour là seconde fins, depuis leur fondation, Manassès gratifia les reliineux Bénédictins de Marmonliers des bfttimens et de l'éguse de cette communauté qu il avait reçue de Simon II , de Beaugency, qui en était abbé. Ces Pères vinrent s'y établir en grand nombre et s'v livrèrent à l'étude (2 1-47)*

Manassès ayant £iit quelques dons à l'abbaye de Sainte

Denis de Paris, exigea qtie l'abbé et Tes religieux de celte église donnassent chaque année, le jour de l'exaltation (fe la croix , deux livres d'encens et autant de cire, à titre de redevance (64).

Les habitans d'Orléans s'opposent à la prise de possession , par l'abbé de Saint-M^ismin, de l'église de Saint- Paul, située dans le bourg d'Avenum , de l'église de Saint- Mesniin au bourg de Saint-Aignan (ou Bourgogne), et de la léproserie de Saint-Hilaire ( Saint-Mesmin ) , que diverses personnes auxquelles elles appartenaient avaient, par dévotion, données à l'abbé et au monastère de Saint- Mesmin. Levêque Manassès prit la défense des moines, et menaça les Orléanais de son excommunication, s'ils n« rentraient pas dans Tordre (64).

Manassès I**" meurt après environ onze an& de siège. Ce prélat fit beaucoup parler de lui , tant sous le rapport de son esprit que sous celui de l'irrégularité de sa conduite

Etienne de Garlande , doyen de Sainte-Croix d Orléans, donne des maisons qu'il avait près de la porte Parisis , au nord de la ville, et appuyées sur les murailles, pour en faire un hôtel destiné à recevoir les pauvres malades d'Orléans. Cette maison , qui devint l'Hôtel-Dieu , fut appelée à cette époque \ Infirmerie des Chanoines^ par rapport à son fondateur, doyen des chanoines de Sainte-Croix (8-64-80).

Cet hospice ou infirmerie fut dirigé par des religieux de l'ordre de saint Augustin (8).

Louis VII donne à l'Infirmerie des Chanoines ou Hôtel- Dfeu d'Orléans , nouvellement établi pour y recevoir les pauvres malades de la viHe, le droit de prendre chaque jour une voiture de boisdïins«es forêts près de la ville 8-64).

Louis VII qui poursuivait chaudement sa séparation fl'avec sa femme Éléonore , fait assembler tous les prélats du royaume dans la petite ville de Beaugency, à quelques lieues d'Orléans , et obtient une décision conforme à ses

désirs (21-43-47)'

Louis VII ayant répudié Éléonore , envoya demander

Élisabeth, fille d'Alphonse VII, roi de Castille , par Hugues, archevêque de Sens, qui fit la cérémonie de ce mariage à Orléans, et y couronna la nouvelle reine , malgré les protestations de l'archevêque de Reims (jui prétendait qu'à lui seul appartenait ce (hoil (4'5-64 .

lOO

,' Le roi, pendant tout son séjour à Orléans, logeait avec sa jeune épouse au Châlelet , près de la Loire, appelé alors la Cour-le-Roi , et où il régala les principaux habitans avec une somptuosité peu ordinaire à cette époque (8-64).

Louis VII, qui avait ramené avec lui , de son voyage de Jérusalem , des religieux de Sainte-Marie-du-Mont-Sion , les envoya à Orléans et les plaça au monastère de Saint- Samson de cette ville , qui était desservi alors par des chanoines avec lesquels il les incorpora (64).

L'église de Saint-Flou d'Orléans est bâtie au soleil levant de la ville, appuyée sur la muraille romaine de la première enceinte : la consécration en fut faite par Pierre 1*% évêque de la province (8-64)«

Cette église était aussi connue sous le nom de Notre- Danie-d'entre-les-Murs-et-les-Fossés, par rapport à sa situation. C'était un monastère de religieux de l'ordre de saint-Augustin, dépendant de labbaye de Sens. L'emplacement avait été donné par l'évêque à ladite abbaye, afin que l'abbé pût envoyer ses religieux étudier les lettres à l'université d Orléans, au nombre de six seulement (21-64-80).

L'église prit exclusivement le nom de Saint-Flou, à la dispersion des moines qui eut lieu en 1477 (64"8o).

M5» Louis VII, qui avait ramené avec lui de la Terre-Sainte

douze chevaliers de l'ordre de Saint- Lazare , les établit dans la commanderie de Boygni , près d'Orléans, et il les institua pour diriger et gouverner toutes les maladreries de son royaume (64).

Peu de temps après, ces chevaliers vinrent habiter à Orléans une grande maison hors des murs, au nord , entre la porte Parisis et Saint-Pierre-en-Sentelée, avec les Frères de Sainte-Croix dont on ne connaît pas la fondation (8) (*).

***** Fin des travaux pour la construction de la petite église

de Saint-Jacques , située à l'extrémité de la ville, au sol^l couchant , et près du Châtelet et de la Loire , sou3 le règne de Louis VII (8-64).

iiA Pierre P"", évêque d'Orléans , profitant d'un instant de feiblesse que Simon II, seigneur de Beaugency, avilit eu pendant une maladie grave, lui fait rendre quelques biens

O Celte maison , appelée h Grande-Babylonc , est située rue dXscurcs et habiWe , uujourd Uui (1S36) , par M. GeiTrtec de Fully .

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que ses prédécesseurs avaient donnés à Teglise du Saint* Sépulcre de cette vrlie; il lui écrivît : « Je vous avertis de soD|;er au salut de votre âme : le seul moyen d ap|)aiser la colère de Dieu irrité contre vous , pour vous être emparé ' du revenu des serviteurs del.-G, est de reconnaître que ces religieux doivent partager avec vous le revenu de Briou, dont la moitié leur avait été donnée par vos prédécesseurs (47). »

Les chanoines quî desservaient Téglise de Sain^£uverte tta d'Orléans embrassent la règle de saint Augustin, et la maison de Saint-EuTerte devint une.abbaye célèbre, dont un nommé Rogerius fut le premier abbé^Les religieux étaient logés alors séoarément dans de petites cellules placées vis-à-vis Tune de lautre. Ces cellules avaient entrée sur un couloir commun fort étroit; il en était de même pour les religieux de Saint-Hilaire d'Orléans qui en étaient une filiation (a 1-64-80).

Fin des travaux de l'abbaye du Gué-de-l'Orme ou des wc*. Préroontrés, de l'ordre de saint Augustin, fondée en 1 1 18, par saint Norbert, pendant son séjour dans 1 Orléanais : la nouvelle église fut consacrée sous l'invocation de la Vierge et de saint Laurent (8).

Les clianoines de Sainte-Croix abandonnent à l'infirme- ii?s rie ou Hôtel-Dieu d'Orléans le revenu de deux prébendes qui leur appartenaient, pour augmenter le revenu des pauvres et payer leur nourriture (2 1-64-80).

Alexandre III, pape, confirme la fondation de deux prébendes que le dûipitre de Sainte-Croix d'Orléans avait créées sur l'infirmerie ou Hôtel-Dieu de cette ville , et dont les revenus lui avaient été affectés sous le nom de ' J.-C , que le chapitre regarde comme son premier cbanoine(ai-64).

Le pape Alexandre UI accorde par un bref, aux maîtres- » jir. iti». frères de l'infirmerie ou Hôtel-Dieu dOrléans, la faculté de conserver les biens qu ils possèdent et ceux qui leur seront donnés par la suite, par toutes voies légitimes , comme donations de nos rois ou oblations des fidèles (8-64)*

Les Juifs qui liabitaient Orléans ayant été accusés d'avoir tt . tué un enfant chrétien et d'avoir jeté son cadavre dans la Loire, on en prit plusieurs qui furent condamnés à être brûlés vifs, ce qui eut lieu à l'extrémité du quartier qu'ils

occupâlent; les autres furent cbassés împifoyabîenient de la ▼ifle et fort maltraités tout l'Orléanais

La reine Adèle, troisième femme de Louis VU, donne à relise de Saint-Aignan d*Orleans la ville et la terre cf Artenay , en Beauoe, déclarant qu eNe entend que tous tes serfs qui étaient tant dans la ville que dans letendue de la justice fussent désormais sujets de Saint-Aignan, sauf un vieillard nommé Hugues, et toute sa postérité, qu'elfe voulut à Favenir être reconnus bourgeois de 1 église (8-21-36) (*).

Hervé, seigneur de Vierzon, donne aux religieux chanoines séculiers de SaintpSamson d'Orléans le prieuré de Framé, en Sologne (64).

Louis VU donne Ta petite chapelle de Saint-Louis, située dans son palais du Châtelet d'Orléans, ainsi que ses revenus, au monastère de Saint-Euverte, situé alors dans lea bois et hors des murs, au nord-est de la ville.

Louis VU enrichit l'église de Saînt-Hilaire d'Orléans qok servait de chapelle à son palais du Châtelet, il lui donne ^ par une charte, le titre de chapelle royale, et nomme le prieur chapelain du roi ; il lui donne aussi , par le même titre, le droit de prendre quatre muids de blé dans ses p;Teniers ou dans ses moulins situés sous le pont d'Orleana

Henry, prêtre qui tenait, parsnccession , d'un de ses an> cètres nommé Brice , évêque de Nantes, Té^se dessaints martyrs Donatien et Rogatien d Orléans , que ce dernier tenait des hbéraH tés de Louis VI, en IX.2S, la donne à l'abbaye de Saint-Euverte, pour n'en jouir cependant qu'après sa mort : cette donation fut approuvée par l'évêque d'Orléans Pierre et par le chapitre de Sainte- Croix (64-80).

Louis YII accorde plusieurs privile'ges aux habitans d Orléans et des environs. U y en a un qui porte qu'ils ne

(*) Es Talnûario Eccl. Saneti Aniani. —'Charta Adelœ rcginœ.^ « I. N. N. S.E. I. E. A^ jieMm M ipratia FnuMOvmnBegiiui, onnibat in pcr|)etiiiim notiim fieri voliimus tam ïuturis quam pnescntibiis , quod cum Ecdesia S. Aniaiii quandam villam in pago Staii)|H;nsi SuuchaJo dictam nobis dimisisiet atoue în perpetiium habeodam conccssissctfprseter BttMm qoB iim ilûaeiii conitmeteapparcliaiit vdin fiitiiniiii Deoanniientc constrtirnds crant , etc.

w Aclum publicc Boico coromuni Aimo Incarn. fiomimcse 1174.- »

seront obligés au duel judiciaire que pour une somme audessus de cinquante livres ; un autre porte exemption de payer pour les voitures qui s'arrêteront à la porte Dunoise, et un , particulier aux Orléanais, leur permet de prélever sur les hommes de Saint-Martin-du-Loiret (Olivet), lors de leur entrée en ville , une taxe individuelle (6'4).

L'évêque d'Orléans, Pierre l^^, et le chapitre de Sainte- Croix, en approuvant la donation de Saint-Donatien et de Saint-Rogatien à Saint-Euverte, obligent, par acte, les religieux de cette abbaye à reconnaître leur juridiction et à continuer la redevance de cette paroisse envers eux : elle consistait à leur donner une collation le jour de la fête de saint Donatien et de saint Kogatien, lorsque le chapitre y allait annuellement en procession ; et ils les obligent aussi à continuer le service que le desservant devait à l'église de Sainte-Croix (64-8).

Louis VII défend au portier du Châtelet d'exiger le droit d'entrée sur le foin appartenant aux habitans d Orléans et qu'ils transportaient en ville pour la nourriture de leurs animaux (64-4)«

Lesbâtimens de l'abbaye de Saint-Benoît-sur-Loire sont entièrement briilés, par l'imprudence d'un domestique qui, ayant voulu activer le feu d'une cheminée , y jeta de l'huile (64).

Ce malheur eut lieu le jour que Louis VU y arrivait, lorsqu'il conduisait vers son époux sa fille Agnès deFrance, nouvellement accordée au jeune Alexis Commène, empereur de Constantinople.

Louis VII, par lettres latines, affranchit tous les serfs ^^m». qu'il avait dans la ville d'Orléans, et à cinq lieues aux environs , tant hommes que femmes. Il n'y eut plus alors à Orléans d'autres serfs que ceux de l'église de Saint-Aignan , qui restèrent encore quelque temps en servitude (8-00).

Louis VII dit le Jeune , sixième roi de la troisième race , et quarante-unième roi de France, meurt à Paris, âgé de soixante-deux ans, après en avoir régné quarante-trois.

Sous Louis Vfl, on parlait à Orléans, et par toute la France, aussi bon latin qu'à Rome, sous les Antonins : les actes, les discours, les harangues, et même les obligations entre particuliers étaient écrits dans cette langue : l'instruction des habitans d'Orléans était renommée partout le royaume (64).

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