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Ce roi fut le premier qui se fit couper la barbe , qui avait été portée longue par ses prédécesseurs , ce qui en amena la mode en France (45).
Phili|»pe H dit Auguste, ou le Conquérant^ septième roi de la troisième race, et quarante-deuxième roi ae France, succède à son père Louis YII , à FAgede quinze ans (43).
Philippe II, par lettre latine, confirme Faffirancbissement des serfs de la couronne jetant hommes que femmes, à Orléans, que son nère, Louis VU, avait ordonné dans les commencemens de cette année (64) (*).
Philippe n autorise rétablissement à Orléans de plusieurs âanx de boudiers qui lurent placés dans le Grand Marché , près de Saint>Hilaire (5o-64;.
GauzUn , oui était alors abbé de Sidn^Benoit-sur-Loire , fait relever de leurs cendres les bfttimens de Fabbaye con* sumés ea 1 170 (64).
Philippe U nit publier par tout son royaume un édit contre ceux qui prononceraient les horribles blasphèmes de cop-bleu , tête-bleu (corps et tète de Dieu) , les condamne à payer certaine amende pécuniaire, s'ils étaient gens de condition, et à être jetés à l'eau s*ik ne Tétaient pas. Cet édit est le premier connu contre les blasphémateur, en France (7). -
Philippe, poussé par un fiiux ^le religieux, &it chasser tous les Jui£i de ses états et confisque tous leurs biens; il fit faire une exacte recherche par tout son royaume de ceux qui étaient accusés d'hérésie, et les faisait brûler tî&; il bannit aussi de sa cour les comédiens, les bateleurs, les jongleurs et les troubadours (43-2).
QEs Ârçhiuo CiuitatU Aureî. — « I. N. S. et I. T. Ludonicus B. 6. îr. R. Ck>giiotceiiiiBinittI)èlcircà nos , et exti tisse semper et existera copiosam , innoiaeni Ipiiiif beneflci», el si non quantum <ld>emiM, et tuoen deuotione qua possumus confitemur. Inde est quod intuitu pieCatU et Régi» clemendae motu ob remedium aninue nostraeetantecessorum iMMtronun et Philippi filii nostri Régis , omnes seruos et anciUas quos Komines de corpore appellamvs , quicunqiie Mint Aurelianis et in Mtarhiis, vicis et villulis infra auintam leucam existentibus in cuiuscunque terra raanscrint, scilicet Magdnmi, Geminiani, Chaani^ et alii« ad pneposiluram Aureliancnsem pertinenUbut , etc. *
w Actum publiée Parisius ann. ab inc. Dom. dllBO» "^^V'^^t înpélatio nostro quorum noroina supposita sunt et signa. . » S. Coinitb Teobaldi Dapileri uosth. S. Cuidonis fiuticularii. S Regioaldi Gamerarij. S. Radulfi Goiutabakrij. / '
9 Data per nunum Hugonis CanceUarij. «
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Le roi Philippe II , qui venait de chasser les Smh de ses états , ordonna que leur synagogue d'Orléans, placée au sud de Sainte-Croix , entre lë^ise de Saint^Piem-Eiiipoiit et les Bénédictins, fût convertie en chapelle, hn Orléanais exécutèrent avec empressement les ordres du prince, et fondèrent des prébendes pour les clercs quils placèrent dans la nouvelle chapelle de Saint-Sauveur, qui avait été élevée à la place de cette synagogue (64*80).
L'établissement de cette chapelle donna naissance aux chanoines qui prirent le nom de Saint-Sauveur (64).
Philippe II confirme, par lettres patentes, la donation de 1 église de Saint- Donatien et de Saint-Rogatien d'Orléans, faite, en 1178, au monastère de Saint-Ëuverte , par Henry, prêtre (8-24*64)'
Le pape Luce III, par une bulle datée de Seguy, con- its«. firme l'exemption de Féglise de Saint-Aignan de toute juridiction diocésaine que lui avait accordée Eugène III , en 1 148 , pour la soustraire aux vexations des évêques (*). «•*.
Le roi Philippe II donne à l'infirmerie ^Hôtel-Dieu) d'Orléans, la porte Parisis, qui y était appuvee , pour jouir de tous les droits qui y étaient perçus, à la condition de la couvrir et d'en entretenir la couverture (7).
Cette porte, placée au nord de la ville, était appuyée sur le côté ouest de l'infirmerie, et fut long-temps seulement a 1 usage des piétons, quoique assez large pour les voitures. Les gonds de cette porte se voient encore aujourd'hui i83o, sur le mur de l'Hôtel-Dieu , au couchant (6-8-64.77).
Pierre I^*", évêque d'Orléans, meurt après environ tren lehuit ans de siège (21).
(*) Ex Tàbulario Eeel. Saneti Ânimni. —Butta dmini LveiJ PP. III pf0 BimtàBmSecl. Sancti Aniani exemptione 1183. — • at Lucius episcopos ieruus seruorum Dei , dilectis filiis Cadurco Decano Écclesias Sanctt Aniani Aurel. eiusque £ratriba« tara pnesentibus quant Aituris canonicè •ubatituendis in perpebumi. Cam oiniiininSoeletiariina|tent|HB flolkitudinem , es inioncto nobi» à Deo apostolatus officio genre debeemus , de illis tamcn praecipuè nos esse opportet soUicitos , etc.
j» batiim SegDi«,per nianum AlberU , Sancta Romans Ecclesic Pre«bvterî CanfÎM^ etCnoeUarij ,8 Kal. Julii, lodictione 1. InearaalioiÀ ifbnimicaB anno M. C.LXXXm}poiitiaGatiitmoIkimiiûl4^ amio secundo. »
{Ici est la place d'un sceau en plomb où sont représentées deux têtes , fune de saint Pierre et Vautre de saint Paul ; et derrière sent écrits cês mo*9 : Luciias PP. III. )
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Henri P', de DniiX| évèqiie d'Orléins, accompagné des abbés de Saint-Benoîti de Saint-EuTerle, et de fieau-
Sency , pose la première pime de Fégliae de Sainte-Croix e cette yille, qu'il réédyfia (47-9-64). D«.«.... 1188. Henri, de lireiix, se rend à Fkris pour assister à une grande assemblée que Philippe II y avait convoquée , à feffet de remédier aux knalheors que Saladin , empereur de Syrie et d'Égypte, avail Mt éprawm à la religion chrétienne , en arrachant la cité annte de Jérusalem et la vraie Croix des mains de Guy de Lungnan, qui en était roi. H fut résolu, de l'avis des évéoues et des luirons présens à ce parlement ou assemblée aes états, quon prenditiit la dixième partie de tous les biens meidbles et immeubles de toutes personnes, tant ecclésiastiques que laïques, du royaume, pour faire les frais d'une nouvelle croisade : on nomma cet impôt la IHme-Saladine ^2-43). . If 9t. Mort de Jacob , célèbre rabbin j uif , ne à Orléans (ai).
Taille du pain et du vin étabue à Orléans par le roi PhilippeU.
On appelait taille le droit quon levait dans cette ville, de deux deniers par chaque muid de blé , deux deniers j»ar chaque muid d'avoine et autres grains, et de deux deniers par chaque muid de vin que les habitans faisaient entrer à Orléans, pour leurs provisions (64).
Cette taille fut établie par le roi, pour remplacer lexemption de cinquante livres auxquelles étaient condamnés les habitans d'Orléans, pour toute espèce de crimes, hormis rhomicide (voir en 1 178, page 102) (8-64).
Philippe II, avant son départ pour la Terre-Sainte, établit à Orléans quatre prud'hommes ou échevins, qui, par suite , furent portés au nombre de treize (64).
Philippe II, quelques mois avant son départ pour la croisade, qui était la troisième, autorise les chanoines de la province orléanaise ànonmier seuls, et sans le concours du peuple, les évêques qui seraient à élire pendant son absence, et aux moines, celui d'éUre leurs abbés, en en demandant cependant la permission à la reine Adèle, sa mère , et à Guillaume, archevêque de Reims, son oncle, régent du royaume. Le droit pour la nomination des évêques avait déjà été en partie autorisé par le pape Léon VU, eu 9^8, pour la nomination de Thierry l*"^ à l'épiscopat d Orlcans (64-80).
Phiyppe-Auguste pan pour la Terre-Sainte. Cette troi* sîème croisade ne fut pas plus heureuse que les deux premières , car après quelques succès, les maladies contagieuses firent mourir une grande partie des Croisés; et le roi Philippe lui-même revint en Fkamce , attaqué d*an mal qui Im fit tomber les cdiereux, léS' sourcils les-ongleS' (43-a).
Cadulque, dajen de Saint- Ai gn an, assigne, par acte, un revenu de trois muids de Ué au curé du Crucifix , pour son gros (rerenu^. Ce curé desservait régHse paroissialé nfjBL avait été incorporée dans Saint- Aisnan , et dont Tautel était placé prèa du jubé, sous le eradSx qui y était adossé (64-8o]. • • • ^ ^
Le débordement de là Loire et de la Seine fut si e^ minum. froyable cette année, qu'Oriéans, Paris et toute la partie du royaume appelée TUe de France fiirent inondes, et les. iuuntàns eurent peur d'un second déluge (43-6 1 ).
Philippe n donne à l*ég1ise de Saint-Pierre<:le-Puelfier m*?d'Orléans une superbe lampe pour être suspendue dans le chœur de cette église, et i5 sous par jour pour son entretien (64).
Philippe II donne des réslemens aux parfumeurs d!Or- kym'^ léans, qui, à cette époque, tomudent un corps assez nombreux dans cette ville (6-8).
Philippe II, pour favoriser le cour»de la Loire,. établit 9iM«ierti9s. des péage» dont une partie de la recette était employée atf curage de la rivière^ et à la police de la navigation ; un commissaire, dua|;é de la perception, résidait à Orléans; d'autres étaient placés-dans les principales villes que .le fleuve traverse (64). ^
Henri , de Dreux,, évéque d'Oriéans, meurt après la* uww • ans de siège. Ce prélat est le premier qui prit pour son confesseur^ l'abbé de Saint-Euverte de cette ville , et qui # ordonna que son oorps.fiitinhumé dans cette église, usage qui fut adbptépar ses successeurs àfé^scopat (8-64)*
S tephanns Ttimaeensis , qur avait, été ^anoine de Saint-- Euverte, envoie à Hugues de (varlande,. son ami, qui venait d'être nommé éveque d^Orléans, en présent pour le jour de sa joyeuse entrée, un bftton pastbral de cyprès, que ce prélat porta tout le temps de la cérémonie
Les Juifs , qui avaient été chassés quatre fois. de France ,.
à diverses époques , rentrent dans le royaume sous le roi Philippe II, qui les avait lui-même renvoyés en ii83; mais ils promirent au roi un présent considérable en argent comptant, et à chaque seigneur, sur les terres duquel ils établiraient leurs demeures une redevance tous les ans. Moyennant ces conditions , le roi et les seigneurs les prirent sous leur sauve-garde ; mais cette jprotection , si favorable en apparence à la sûreté des Juin, ne servit que d'occasion pour augmenter le poids de leur servitude; le prince et les seigneurs les regardaient comme esclaves , les vendaient, les échangeaient, ou assignaient sur eux le paiement de leurs dettes (a-43).
Hugues de Garlande, évêque d'Orléans, donne à Tinfirmerie d'Orléans (Hôtel-Dieu), un domaine, situé dans la paroisse de Ghanteau , nommé le Moulin-d'Ardret, que cette maison possède encore aujourd'hui (8-64)«
Philippe II fait don aux chevaliers du temple de la char pelle Saint-Sauveur d'Orléans, située au sud de Sainte- Croix, entre l'église de Saînt-Pierre-Empont, à l'ouest, et des Bénédictins, à lest; cette chapelle cessa alors de servir au culte public ainsi au'elle le faisait depuis ii83 lors de Texpulsion des JuiÇs de la ville, dont ce local «ftât été la synagogue. L'emplacement est occupé présentement par une imprimerie (ai -64-Bo^.
Fresque tous les biens des frères du temple , étaient la dépouille des Juifs, et la donation de cette chapelle d'Orléans mit fin au diapître de Saint-Sauveur, qm y existait (21-64).
Philippe II , par lettres patentes latines, institue deux fmres à Orléans ; Tune à Pâques , et l'autra à la Toussaint. Ces fbimétaient annoncées pendant trois jours avant Foii^ . vertttre par les crieurs dek ville avec leurs sonnettes ; elles duraient chacune sept jours , ainâ employés (8-64-80) :
La jour , mercredi , pottir les Coutuners et les pelle# tefies (couturiers ou tailleurs).
Le a* jour , jeudi , pour les houcÂen.
Le 3^ jour, vendredi, pour ks teinturiers, foulons et autres.
Le 4^ jour, samedi , pour les boulangers, appelés alors taiémeliers.
Le 5* jour, dimanche, pour les teJtiers (tisserands). Le 6* jour, lundi , pour les Jèçres (ouvriers en métaux.)
Le 7* jour, pour les cordonniers et savetiers (64).
Les changeurs tenaient leurs banques tous ces jours-là, devant 1 église de Sainte-Croix; les états ou professions qui tenaient foire étaient exempts du service du guet pendant tout le temps qu'elle durait.
Guillaume Manërius est nommé bailli à Orléans. C'est le premier connu dans cette charge, qui existait cependant depuis l'année looo, sous le roi Robert, qui avait logé le sien dans les chambres du portail, ou tour de la porte du Châtelet qu'il avait fait construire (21-64}.
Hugues de Garlande, évêque d'Orléans, meurt après t«06b environ 8 ans de siège (i).
Manassés de Signelay , évêque d'Orléans , marche lâoi. avec ses vassaux à la croisade contre les Albigeois; mais il en revient sans congé, parce qu'il prétendait n'être obligé d'aller à l'armée que lorsque le roi y était en personne. Philippe II, roi de France, qui régnait alors, mécontent, fit saisir ses régales, c'est-à-dire les biens qu'il tenait du monarque, non pas ses dîmes, offrandes et autres droits attachés nécessairement à ses fonctions épiscopales. L'éveque d'Orléans en fit ses plaintes au pape Innocent 111, par des envoyés, puis les porta lui-même. Le pape ayant examiné la cause , trouva qu'il avait manqué contre les coutumes et les droits du royaume, de sorte qu'il fallut qu'il payât l'amende au toi, pour rentrer dans son temporel, et fut même plus tard forcé de retourner à la croisade avec ses serfs (64-80).
Manassés, furieux d'avoir été condamné à ime amende t«» pour avoir quitté avec ses vassaux et sans congé, la croisade contre les Albigeois, et de perdre son tenjporel que le roi avait fait saisir, met son diocèse en interdit, avec défense aux prêtres de célébrer le service divin , d'administrer les sacremens; il ordonne de fermer toutes les églises, chapelles , oratoires , d'éteindre les cierges et défend de sonner les cloches (8-64V
Le chapitre de Saint- Aignan refuse d'obéir à l'interdit de Manassés , et fait valoir à cet effet la bulle du pape Eugène III, datée de Tours, en ii48, bulle par laquelle le souverain pontife déclare que l'église de Saint-Aignan est exempte de la juridiction des évêques , et n'est sujette qu'à celle de Rome, et en vertu de ce pouvoir exceptionnel , le r-liapitre de Saint-Aignan continua à célébrer le service divin comme à ror4inaire, à haute-voix, les portes de l'église
IlO
ouvertes, les cierges alliunés et à iùve sonner les cloches
Les fidèles d'Orléans, qui se portaient en foule à Saint- Ai^an, la seule église ouverte dans la ville, rendirent nul et incomplet l'interdit de Manassés, évéïpie de cette cité , qui se vit obligé de le lever et de rendre au culte son libre exercice.
is déocm. im. Le pape Innocent UI écrit en faveur de Manassés dont le roi Philippe II , mécontent , avait fait saisir le temporel , et parvient à mettre fin à cette discussion après que Té- Têque eût levé l'interdit qu'il avait nus par représailles sur son église (8-80-64).
tua. Les religieuses de la Galle , dont on ne connaît pas la fondation à Orléans, et qui prirent plus tard le nom de Saint-Loup, occupaient à cette époque un terrain, faubourg Bannier, au nord de la ville: le nom de religieuses de la Galle leur venait du mot latin calceata ou chaussée ^ pour désigner le lieu qu'elles habitaient, entre Taumune St- Fouair, près de Sainfe-Patetne et la léproserie de Saint-Lazare , sur un terrain où est aujourd'hui bâtie l'auberge du Gigne ; à cette époque , le faubourg Bannier commençait au Martroi où était placée la porte de la ville (21-64-8). imûcriais. Regnault, doyen de Saint-Aignan , et le chapitre de ladite église , affranchissent et rendent libre Anseline, fille de Gaufredy Machui, leur homme de corps, et lui délivrent un acte de manumission (8-80).
ms, Les chanoines de Sainte-Groix et ceux de Saint-Aignan d'Orléans n'apportaient aucune exactitude à remplir leurs devoirs: ils recevaient leur prébende et ne faisaient aucun service à l'église; les deux chapitres, d'après l'injonction du pape Innocent III, firent des statuts par lesquels aucun chanoine ne recevrait plus l'émolument de sa place, s'il n'assistait personnellement, au moins l'espace de six mois de l'année , à l'une des trois grandes heures du jour , qui sont les Matines, la Grand'Messe et les Vêpres (64-7)«
Innocent III, par une bulle , ordonne au doyen et aux chanoines de l'église de Jargeau , de venir en procession la veille de l'Invention de la Sainte-Groix, à Orléans, dans la cathédrale, pour y rendre hommage à la Vraie Croix, qui faisait partie des reliques de cette église, et charge Manassés cle Signelay , éveque de cette dernière ville, de veiller à Vexécution de celte bulle (64-80). ifu. L'église de Saint-Marc , près d'Orléans , au nord-est , est
donnée aux Templiers , qui prirent le nom de fratres militiœ templi Saricti Marci Aurelianensis ^ frères templiers de l'église Saint-Marc d'Orléans (21-64).
Les religieuses de Citeaux viennent s'établir à Voisins, dans un endroit près d'Orléans, qui était habité par des ermites : elles firent de suite élever une nouvelle église, et prirent le nom de religieuses de Voisins (7-64).
L'inquisition ou tribunal pour juger les hérétiques, est HM. installée dans les principales villes de France , pendant la guerre contre les Albigeois ; les membres de ce tribunal étaient des moines dominicains désignés sous le nom d'inquisiteui-s de la Foi. Orléans eut aussi ses inquisiteurs; mais on ne sait si ce lut à cette époque ou en 14^7, date à laquelle leur existence dans la ville est certaine (8-80).
Manassés retourne conduire ses vassaux à la croisade contre les Albigeois, après être rentré en grâce avec le roi, par l'entremise du pape Innocent III; il laissa ses troupes à Carcassonne, où elles passèrent sous le commandement du comte de Montfort; l'évcque Manassés célébra pontificalement la messe sous une tente au camp des Croises , et y proclauja le général soldat de J.-C. (39-64).
Fondation de la chapelle de Saint-Martin , située sous la basse voûte de Saint-Aignan , par un prévôt de Thillay, qui s'appelait Terclin, lequel donna au chapelain à ses successeurs trois arpens de vignes et un tiers, sis au village de Chécy ; et trois muids de blé, avec pareille quantité d'avoine de rente annuelle, à prendre sur une métairie, appelée Mullinville , en la paroisse de Thillay; et après avoir pourvu d'un chapelain cette chapelle y déclara qu'il entendait qu'arrivant le décès du chapelain, le droit de collation appartiendrait au chapitre. [Très, de Ste-Croix.)
Manassés consacre le grand autel de la nouvelle église des religieuses de Voisins, sous l'invocation de la Vierge. Ces religieuses étaient établies dans ce petit endroit depuis environ deux ans (64)-
Manassés, qui possédait des richesses immenses, fait bâtir à Jargeau et à Meung, et de ses propres deniers, des ponts de pierre pour remplacer ceux de bois qui y étaient auparavant; il fit aussi rétablir le château de Meung, et le fit fortifier pour se défendre des insultes de ses vassaux (17-8).
La ville, d Orléans souffre beaucoup des malheurs cati-
aék par un incendie oonsidénible (jui consame une grande partie des maisons et quelques édifices publics (64j.
Philippe II baille , à titre de cens, aux abbés , religieux et couTent de St-Mesmin, la rivière du Loiret, moyennant Tni lÎY. tournois et xi. deniers par chaaat an, ( Titre de la Source,)
«sM, Les Dominicains, connus depuis sous le nom de Jacobins , sont euToyés à Orléans pour y fonder une communauté de leur ordre , qui fut placée hors la Tille, au nord, en ayant de la Porte- Parisis , dans une petite chapelle por-) tant le nom de Saint-Germain-des-Fossés; la réputation de ces Pères devint telle que plus tard on plaça dans leur monastère lëcole de théologie et celle de droit (64}*
fl«f. Honorius III, pape, défend, par une bulle, et sous peine d'excommunication , d'ensei^er le droit civil à Paris et à Orléans, aux ecclésiastiques qui désertaient 1 étude de la théologie poyr suivre celle de droit, qui leur était ^lus lucrative. On croit que cette bulle fut donnée à la prière de Philippe II (8-64)*
$m Philippe II, par une charte, donne la place où est la 6rande>Boucherie d'Orléans à cens et à rente, aux bouchers de cette ville, qui après y firent construire une grande halle et des étaux pour y débiter leur viande. Les étaux , pendant plusieurs siècles , nont appartenu qu'à des bouchers , et ils avaient des statuts particuliers pour la succession de ces étaux dans leurs £uuilles, lesquek sont confirmés par Varticle 275 de notre ancienne coutume. Un article de la nouvelle coutume y déroge , et remet dans le droit commun la succession de ces étaux , qui depuis n appartinrent plus aux bouchers, mais à différens particuliers qui les donnèrent à ferme aux bouchers : suivant d'anciens réglemens , la ferme de chaque étal ne pouvait excéder la somme de 1 5o Uv. (5o).
Philippe U est le premier ^pî fit paver les villes principales de son royaume, et qm entoura de murs celles qui ne Tétaient pas; c'est pourquoi nous présumons que le pavage des rues les plus fréquentées d'Orléans date de cette époque. Les rois prédécesseurs de Phitippe, qui ne fidsaient consister leurs principales forces que dans leurs nombreuses armées, avaient peu de places fortifiées comme Orléans; la plupart des villes de France n'étaient fermées que par un fossé sec, et les cités non pavées n*é-
tftieiit habitées que par les prêtres et des ouvriers; les no« bles TiTaieiit dans leurs terres , ceux qui étaient riches et puissans awent une cour diez eux : autant de seigneurs , autant de petits souTerains (a-4o-43).
Hanassës , évèque d'Orléans , le doyen , et le chaii'tre de Sainte-Croix de la même tUIc, sont nommés, par le pape Honorius UI) pour être juges dans une contestation qui avait lieu entre Robert de Gourtenay , grand-boutellier de France, petit-fils de Louis-le-Gros, et frère de Pierre de Gourtenay, empereur de G>nstantinople| et les religieux de fabbaye de Beaugency, ville dont Robert était seigneur. Robert lîit condamné à laisser jouir paisiblement m moines du péage sur la Loire, à la charge par eux de lui donner la somme de 4o liv. une fois payée (47)*
Manassés confirme le droit que le chapitre oe la ca- luinim, thédrale de cette ville avait de dtmer dans la jparoisse de . St-Bfartin, qui avait le surnom de de Latâ Arca^ le desservant de cette église , avait de son côté le droit de prendre chaque année dans les greniers du chapitre deux muids de seigle pour sa subsistance (8-64).
Cette église de Saint-Martin était située au nord de Sainte-Croix, près du GrandUMailactueletdela Halle-aux- Blés, dans la rue qui porte préaentement le nom de Saint- Martiii-du-Mail (6-21-64).
Manassés de Signelay, évêque d'Orléans , meurt après mi. environ i4 ans de siège. Ce prélat fut comme son prédécesseur, assisté dans ses derniers momens par Fabbé de St-£uvertc , et inhumé dans son église (31-80).
Philippe II , surnommé Auguste , meurt à Mantes, près 14 juuiet it». P&ris, à l'âge de 58 ans , après un règne de 44 (43).
](<'abbé de Saint^Mesmin du Loiret affranchit plus de Mmuiiui. aoo hommes de corps ou ser& de son abbaye ; mais par Tacte de manumission , il retient sur eux des droits de justice , taille, cens , etc. (64).
Ingeburge, deuxième femme de Philippe II, roi de Anuini. France, qui était retournée dans son pays à la mort de son époux, revient en France et se fixe à Orléans après le décès son père Waldemar-le-Grand , roi de Danemarck (43-8).
Louis YIII , surnommé le yon , huitième de la race , et SMimbnM. quarante-troisième roi de France, meurt à l'âge de 3^ ans, au château de Montpensier en Auvergne, empoisonné par un grand de la cour, après un règne & 3 ans» Le testament
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que fit; ce roi portait des legs pour i,ooo l^iroserîes ou hôpitaux de lépreux , et pour 60 abbayes de moines ; c*est une preuve sensible des ravages que Baiisait la lèpre et de raccroissement rapide des or£es seligieux en France (a-43.So)
Septembre is». xJn «lommë Pierre Balleau , bourgeois d*Oilëan« et panoissîen de Téglise de Saint-Loup , près et au soldi levant de cette ville , donne , par acte^ un quartier de vi^es à la fabrique et au desservant de cette église , qui était paroisse avant que d*être un couvent de nonnes ^7-8). . im Louis IX , par un édit ^ condamne à une amende les gens qui jouaient aux échecs dans son royaume (43).
Lbl nef et le ipnd-point de l'ésUse de Sainte-Groix d*Orléans, que levéque de cette ville , nommé Amould,avait &it rétablir en Fan 1000 , Tannée daprès le terrible incradie qui avait consumé une partie dwléans, avaient été bâtis si peu séMdement qu'ils tombèrent inopinément , et heureusement sans occasionner d'accidens graves (9-64)>
Les deux églises de St-Paul et celle de Notre-Dame-des- Miracles, qui étaient adossées Tune à Fautre , sont réunies en une seule ; les deux curés eurent chacun une portion de celle de Saint-Paul, et la nomination , pour une des cures, resta toujours aux religieux de Soint-Mesmin, auxquels 1 église de Saint-Paul avait été donnée en 1 148 , par des personnes dévotes, et Tautre aux chanoines de S^nt- Pierre-le-Puellier^ qui exerçaient ce droit en commun (a 1-64-80).
«m Les docteurs de FUniversité de Paris se retirent à Orléans avec leurs élèves. Cette Université faisait le plus bel ornement du royaume, par le nombre considérable d écoliers qui y venaient de toutes les parties de l'Europe , et apportaient de grandes richesses dans la capitale ; les élèves ayant été maltraités dans une batterie par les bourgeois, et nen ayant pu avoir raison comme ils le désiraient, quittèrent tous Paris, avec leurs ^ professeurs , non sans avoir publié des chansons et des vers licencieux ui noircissaient ia réputation de la reine Blanche, mère e saint Louis, et . celle de Romain, cardinal légat dupape Grégoire IX , qui la dirigeait ; mais le conseil du roi , craignant que la capitale ne f&t long-temps dépouillée d*un si grand avantage, trouva moyen dappaiser ces esprits emportés et de les faire revenir à.Paris (43-64*8),
Ingeburge , reine de France , veuve de Pbiiippe U , qui m <utc«. tm 5 était retirée à Orléans à la mort de son père , roi de Danemarck, donne à perpétuité aux révérends pères de la Goui^ Dieu une maison de vignes- ipi*elle possédait dans- la paroisse de Chécy (8).
Louis IX donna aux religieuses de La Galle d'Orléans plusieurs biens, afin qu'elles priassent pour le repos de son père y Louis VIII. Ces religieuses de La Galle prirent plus tard le nom de Saint-Loup (8).
Philippe de Jouy , évéque d'Orléans^ meurt après i34ms* environ de siège (21).
Louis IX , avec l'agrément de la reine Blanche, sa mère^ donne encore aux religieuses de La Cal le uu de la chaussée du faubourg liannier , trois arpens de vignes, au soleil levant d'Orléans, dans un endroit où il y avait une petite chapelle y appelée Notre-Dame-du-Ghemin , quiétiiit hors la ville dans ce temps (64).
Le pape Grégoire iX excommunie les religieux de if»l'ordre de Saint- Augustin , qui dirigeaient l'infirmerie des chanoines de Sainte-Croix (Hôtel-Dieu), pour cause de relâchement dans leurs mœurs (^>4)«
Ingeburge , reine de France, veuve en secondes noces « fcfrier taai. de Philippe II, et fille do Waldemar-le-Grand , feu roi de Oaneraarck, meurt à Orléans^ cj[u elle habitait depuis 10 ans environ (7-8).
Sédition arrivée à Orléans, entre les étudians en droit ton»*^et les bourgeois de cette ville : plusieurs élèves de grande condition y furent tués; le neveu de Thibault, comte d^ Champagne et roi de Navarre; le cousin-germain de Pierre Montclerc, duc de Bretagne ; le neveu de Hue, cotnte de La Marche, furent de ce nombre; d autres furent noyés dans la Loire : les écoliers sortirent de la ville et se cachèrent dans les vignes; mais assistés de leurs parens et autres seigneurs, ainsi que de leurs domestiques, ils rentrèrent dans Orléans, où ils se vengèrent sur les habitans : ils en tuèrent plusieurs. LouislX fut obligé d'interposer son autorité et rendit satisfaction aux uns et aux autres. Une femme était la cause première de cette violente querelle (8-64;.
Philippe de Berruyer, d'après lautorisation du pape mss. Grégoire IX, relève de leur exconnnunication les religieux de Tordre de Saint-Augustin-, qixi diiigeaient linhrnieri«
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des chanoines de Sainte-Croix ( Hôtel-Dieu ) , lesquels avaient encouru cette punition en 1^35 1 pour cause de relâchement dans leurs mœurs (64).
Philippe de Berruyer est nommé archevêque de Bourges, et est remplacé par Hilaire (21).
m7 Louis IX, par une nouvelle donation, dote les reli-
gieuses de La Galle de 168 arpens de terre à Champteau (Chanteau), près d'Orléans, et les appelle religieuses de Tordre de Citeaux (64).
Hilaire, évéque d'Orléans , meurt après une année environ de siège (21).
aiar* 1238 Lcs dcux curés qui existaient dans l'église de Saint-Paul depuis 1228, époque où l'église de Notre-Darae-des-Miracles lui avait été réunie, curés dont l'un était nommé par les religieux de Saint-Mesmin , et l'autre par les chaïioines de Saint-Pierre-le-Puellier , avaient vécu paisiblement entre eux jusqu'à ce jour , lorsque les chanoines de Saint-Pierre-le-Puelfier voulurent ôter ce droit à ceux de Saint-Mesmin , pour être seuls possesseurs de l'église et de la cure; les religieux portèrent plainte au pape Grégoire ÏX , qui , d'après l'avis de son lé^at Raynoki , évéque d Ostie, confirma, par une sentence, 1 état actuel et décida que , vu la réunion des deux églises, qui avaient chacun un curé, St-Paul en posséderait deux comme par le passé: il voulut que la nomination se fît par les chanoines et par les religieux comme au temps de la réunion (64-8).
«m Guillaume de Bussy, évéque d Orléans , meurt après une année de siège (21).
1339. Robert de Courtenay, évéque d Orléans, donne la ma-
jeure partie de son palais épiscopal pour reédifier Sainte- Groix et l'accroître du côté du septentrion , et va habiter non loin de là (9-8).
im Les religieux Gordeliers viennent s établir à Orléans,
dans une place que la ville leur donna hors des murs et des fossés de cette cité, au nord entre la porte Parisis et l'église de Saint-Pierre-en-Sentelée, vis-à-vis la ^jande niaison habitée par les Frères de Sainte-Groix et les chevaliers de l'ordre de Saint-Lazare , que Louis Vil y avait placés en 1 154 (64).
L'Eglise et le couvent furent élevés dans le lieu occupé anciennement, par labbaye de Saint-Jean y donnée en gj^j
par Hugues, marquis d'Orléans, à levéque Amould 1^ et au chapitre de Sunte-Groix, )aqu^àe abbaye, ayant ëtë ruinée par les Normands , ne fut pas relevée (8- 64).
Lors de la construction des bâtûnans des Cordeliers, la petite égliae de Saint-Ghéron qui se tronrait aussi sur cet emplacement fut abattue (7).
Mégoire IX , pape, à la prière de Loub IX, renouvelle par une bulle, et comme TaTsit lait son prédécesseur Honorius UI, en 12 19, la défense aux professeurs des écoles de droit de Paris , Toulouse et Orléans, de redsvoir comme élèves des eccléskatiques (64).
Acte passé entrç Pierre Descantillis, bailli du roi, et «loiBitis. Adam de Montroyal, bailli de Rdciert de Gourtenay , évêque d Orléans, par lequel ils emprifiotent de l'abbé deSaint- Mesmin la cour de l'alleu Saint-Mesmin, à Orléans, pour
Îr décider jpar .le duel le différend survenu entre eux sur eur compétence au sujet d'un meurtrier que Fun et l'autre voulaient juger (64*âo).
( Il paraît que cette affîdre fut terminée à l'amiable entre les parties ) (77).
.Henri iU, roî d*An^leterre, qui était entré en France mt par Bordeaux, ayant été défiait à Blaye par les troupes de Louis IX, est forcé de faire sa paix avec ce roi. Ayant demandé de traverser la France pour retourner en son pays, il passe par Oriàuna, où il est reçu , d'après les ordres de Louis , ayec une -jpaajfe toute royale (43^.
Pierre et Agnes, sa femme, bourgeois d'Orléans, ven* ««vriiM -dent une maison à l'abbaye de Saint-Euverte. I^s religieux s obligent, en échange, à leur fournir deux pains par semaine, deux livres de pois en fôves aussi par semaine, un porc de vingt sous par an, et au temps des vendanges, deux poinçons de vin blanc sain et pur (8).
Plusieurs Frères-Inquiâteurs Dominicains passent par Mmisis Orléans où ib sont reçus avec distinction.
Louis IX, qui avait fait vœu dans une grande maladie Afraïua^ d'aller à la Terre-Sainte, lorsqu'il serait entièrement réta* bli , fait commandemoDt à Robert de Gourtenay, évéc^ue d Orléans, de le suivre dans son voyage qu'il venait d arrêter pour cette année. Le prélat d'Orléans, avant son départ , reçut des fidèles de cette ville plusieurs dons : l'abbé * de Saint-^fesmin, £bnidus, y ajouta une cbarette et trois chevaux pour porter ses bagages (21*64-8). ■
— if8 —
twptoif. Robert de Gcmitenaj, de retour de son voyage à Ia Terre-Sainte, quil arait quittée quelques jours- apfès la prise de Damiette , le 5 juin de cette année, fait son entrée à Orléans; il est reçu avec pom^e par les habitans: on portait devant lui des reliques quiI avait apportées d'Asie (64).
M Mpi ISIS- Innocent IV^ souverain-pontife , par une bulle y déclare nulles les sentences rendues par Robert de Courtenay, év^ que d'Orléans, contre les serviteurs et bienfaiteurs des religieuses de Voisins, près de cette ville, qui allaient moi»> dre au moulin et cuire au four de ces nonnes (8-7).
as déco». 1149. Robert de Courtenay donne aux religieuses de ia Ca/fe, l'église de Saint-Loup , située faubourg Bourgogne , à l'est de la ville, et à quelque distance de la porte Bourgogne : il venait de l'obtenir pour elles du chapitre de Saint-Pierre- Empont qui en avait le patronage. Lorscpie les religieuses prirent possession de l'église, qui était depuis long^-temps paroissiale, elles quittèrent le nom de religieuses de la Calle, etprirent exclusivement celui de St-Loup (64-21-8). tm Jean, abbé de Saint-Benoît-sur-Loire, décide quil y au-
rait douze de ses moines qui viendraient demeurer dans le prieuré de Saint-Phalier ou de Saint-Gervais et de Saint- Protais, près Saint-Marc, prieuré que le couvent possédait depuis l'année 621 , afin qu'ils pussent étudier les lettres à l'école de droit d Orléans. 11 fit réparer les bàtimens, et affecta des revenus suffisans pour l'entretien de ces religieux (64-80).
ftoetobrtissti^ Labbé de Saint-Mesmin-lès-Orléans s'étant plaint que son monastère était accablé par des provisions ou collations d'office donné par les papes, Innocent lY len décharge par un bref daté de Lyon (8-64). iiiuinttti. Une troupe assea nombreuse de fanatiques, composée principaUîinent de bergers^ qui coiu-aient la France, sous prétexte de former une croisade pour la dc'llvraiice de Louis IX , et dont le vrai but était de se livrer au pillage, s'arrête à Orléans. On leur donnait le nom de Pastoumu.v. Un de leurs chefs, moine apostat, hongrois de nation, qui s'appelait le Maître de Hongrie, sétant mis à prêcher sur la place publique de cette ville, qui était alors le cloître Saint-Sulpice, fut traité d'imposteur par \m écolier de l école de droit : sa réponse lut un coup de hache dont il fendit la tète de l'écolier j les autres Pastouraux se jettent à
linstant sur rassemblée qu'ils dispersent et poui;8uiTent
Le massacre eomiBença dans la rue qui a pris le nom de rue des Pastouraux , et fut considérable : ils s'attachèrent principalement au clergé et aux étudians. Les historiens contemporains disent qu'il y eut plus de yingt-cinq ecclésiastiques tués et jetés dans la rivière : un plus grand nombre fut blessé. Le peuple d'Orléans ne prit aucune part à cet événement et ne chercha point à défendre le clergé dont il était mécontent, à cause de sa conduite et de ses trop grandes richesses , ce qui fit que levêque Robert de Courtenay mit pour quelque temps la ville en interdit (64-21-8).
Les bandits-Pastouraux quittèrent Orléans et passèrent dans le Berry, où les habitans et la noblesse qui les attendaient, les dbargèrent et les mirent en déroute : il en fut pendu un bon nombre , puis cette bande se dissipa et s'évanouit peu-à-peu (64). *
Étienne de Montfort, doyen de Saint-Aignan dOrléans, ttiummi. lun des plus grands hommes de son siècle , est envoyé à Paris par les Orléanais, pour prêter, avec tous les grands du royaume, serment de fidélité à Blanche de Castille, mère de Louis IX , régente du royaume pendant l'absence et la captivité de son fils (36).
Mort du pape Innocent IV : c'est ce pape qui le premier intmnhf last. donna le chapeau rouge aux cardinaux (3 1-53).
Les chanoines de Saint-Aignan, par un capitulaire, re- fm. nouvellent la rigueur du stage auquel étaient tenus les nouveaux chanoines^ avant que d'avoir voix délibérative au chapitre. Ce stage consistait en une observance exacte des réffleniens , et en la présence non interromjjue à tous les offices, pendant six mois et vingt-cinq jours. (64-8).
Louis IX, qui était revenu en France de sa première tiss. croisade, depuis environ deux ans, s'étant embarqué au port d'Acre, le 24 avril I254, visite ses états, et partout il laisse des marques de sa générosité, de sa bonté et de sa piété : il établit à Orléans une maison pour loger vingttrois pauvres ; ils étaient renouvelles annuellement, et ou les baptisait tous à Pâques. Le roi payait leur nourriture , et en sus, le loyer de la maison , dans laquelle étaient aussi logées des personnes pieuses, pour les instruire. Les pauvres devaient y rester de deux cent vingt-cinq à trois cents
— lao —
jours, et n'en sortaient qu après leur baptême qui se fai< sait encore par immersion (8-80).
Cet établissement avait été formé par le saint roi , à Orléans, pour diminuer le nombi*e de quelques payens cachés , et pour obvier à la négligence des personnes qui ne faisaient pas baptiser leurs enfans.
Louis IX envoie à Orléans, en qualité de commissaireen questeur, Godefroy de BuUy, archidiacre de Sully, pour s'intbrmer des injustices qui auraient été faites dans cette ville, par ses officiers, et les réparer sur-le-champ. Ce commissaire était distingué des inquisiteurs qui étaient tous Dominicains. Plusieurs restitutions furent fûtes par cet envoyé du saint roi (8-64).
La congrégation des filles dévotes, désignées sous le nom de Begumes A Orlians, était déjà établie dans cette ville , à cette époque , sans que nousajons pu découvrir la date de sa création (8-^).
La petite église de Saint-Pierre-Lentin , qui existait à cette date, tirait alors son nom de Tusage où l'on était d'y porter à baptiser les enfans qui naissaient à l infirmerie de la ville (Hôtel-Dieu) qui en était proche ; ils étaient ensuite placés dans une maison voisine que l'on avait louée à cet effet, et dont le prix de loyer est passé cette année en compte au bailli d Orléans, Girard de Révers (21-80).
Les anciens titres de cette église portent les noms de Sanctus Petrus Lactentium ( Saint-Pierre des enfans à la mamelle ) (8-4).
Etablissementdes Frères-aux-Sacs, à Orléans. Ces Frèresaux-Sacs, ou Sachets ( de leurs habits faits en forme de sacs) suivaient l'observance des Pères AugustinSy auxquels ils furent incorporés plus tard (21-64). m, Girard de Révers, bailli d'Orléans, rend compte au roi
Louis IX du revenu d'un clos de vignes, près d'Orléans, au soleil levant , qui appartenait à ce prince : cette portion de terre portait alors le nom de Clos-du-Roi (8-80).
Isabelle , femme abandonnée de son mari , se fait religieuse de Saint-Loup, et donne à ce couvent de grands biens en terres et maisons, ce qui fut une des premières sources de la prospérité de ce monastère (8). as oeiobra law Le corps de saint Aignan est transféré d une châsse dans DinniciN. autre par Robert de Courtenay, en présence de plus
de deux cents personnes , tant ecclésiastiques que séculiers.
Cette cérémonie fut d'autant plus solennelle que le roi Louis IX et ses deux, fils aînés, Philippe et Tristan , y assistèrent. Ce roi porta la châsse sur ses épaules, lors de la procession qui se lit à l'extérieur de l'église , j)uis après , il se rendit dans le cloître Saint-Ai^^nan, où, étant assis par terre avec ses deux fils, il entendit une prédication qui y fût faite par Rohert de Courtenaj, ëv^ue de cette YiUe (64-8-80).
I^uis IX , pendant son séjour à Orléans , fait construire, iml hors de la ville au nord, une petite église dédiée à saint Mathurin , et à côté, un hospice pour j retirer les pauvres aveugles (8-64).
Cette église, élevée entre le terrain où plus tard fut établi le Martroi actuel, et entre l'église Saiiit-Pouair ou Saint-Paterne daujourdhui, fut remplacée (en 1621 ). par le couvent de la Visitation, rueBannier (21-64-8).
Louis IX donne pour douaire , à son épouse Marguerite Jub de Provence, et par lettres patentes, ii» cité iPOrUens^ é Chastiau'Néuf i e Càeci^ et NotwUUen^ sans en exeepier Clari (64-^).
Le chapitre de Saint- Aignan d'Orléans achète des Maî- om. tres-Frères de l'infirmerie d'Orléans (Hôtel-Dieu) une petite église paroissiale , sous Tinvocation des saints Sergius et fiacchus, dont le bâtiment et le cimetière tenaient à une maison près de la grande porte de leur cloître, et appelée dans les anciens titres Porta patens^ à la charge, outre le prix , de s'arrêter à la procession du troisième jour des Rogations devant la porte de cette maison, pour y chanter Je l'épons, le verset et la collecte des saints Martyrs (64-8^80).
Cette église existait déjà en 1090 , et était passée entre les mains des Frères de l'infirmeiie d'Orléans (64-80).
Louis IX fixe, par lettres patentes , les étaux de bou- un chers à Orléans au nombre de quarante, tant dans la ville que les faubourgs , au prix de 38 sols parisis chaque (64).
Urbain IV, pape, institue la Fête-Dieu ou du Saint-^-» erement. Cette fête ne fut observée en France que quelques années après (3x-4o)*
Les Pères Carmes viennent s'établir à Orléans ^ dans une maison hors de la ville, au soleil couchant, assez près de l'église de SaintJjaurent-des-Orgerils, dans le terrain qui porte encore aujourd'hui le nom de Vieux-Carmes (64>
u ociow. tvê, SùMs le règne de Lottîs IX et 1 episcopàt de Robert de G>urtenay , un seigneur de La Perte , nommé Regnaultde nie, ayant enyabi plusieurs terres noMes de Sologne qui appartenaient au cnapitre de Saint-Aignan d*Oriéans, Rîanulfe, conservateur apostolique, fulmiiia contre lui une excommunication. Regnault la supporta avec endurcissement pendant Tespace d'un an; le chapitre, voyant
Sue sa censure ne produisait aucun effet, obtint un bref ti pape. Clément IV pour faire dénoncer |>ubliquement l'excommunication de negnaiilt, ce qui eut lieu au son des eloehes, à chandelies éteintes, la ôroix renversée, enfin, avec toutes les solennités de Tef^se usitées en pareille cir> constance (64-8).
tMS. Iiôuis IX ordoiina que tous les Jui£i qui étaient dans son royaume porteraient devant et derrière une pièce d'étoffe jaune sur leurs babits, pour les distinguer de ses sujets qui n'étaient pas de cette religion : cette pièce d'étoffe s'appelait rôelle (43-2).
Robert de Gourtenay fait construire, vis-à-vis et au nord de Sainte-Croix, hors des murs de la ville, une petite chapelle sous la protection tle Notre-Dame ettle samt Vrain : elle fut ensuite incorporée aux bàtimens du grand cimetière qui fut établi dans«e temps (64).
Robert de Gourtenay donne à la communauté des maîtres-écrivains de cette ville la chapelle qu'il venait de fiiire nouvellement élever dans un terrain qui devint à cette époque un chnetière commun , sous la dénomination de Grand-Cimetière. Cette chapelle de Saint-Vrain fut plus tard appelée Sainte-Anne (8-64)«
Le prélat laissa aux frères-mattres-écrivains la nomination d'un chapelain pour la desservir: c'était proprement la chapelle du cimetière, dans laquelle s'acquittaient les fondations pour les morts, par des prêtres et des clercs nommés par lesdits confrères (8-80).
Les écrivains étaient très-nombreux à Orléans , et occupaient à eux seuls une rue qui a conservé le nom de rue de rÉcrivinerie , j usqu' att moment où elle fut abattue pour faire place à celle de la Préfecture actuelle (8-21-77).
Robert de Coûrtenay, évéque d'Orléans, meurt dans cette ville , après trente-un ans de siège : cet évéque était petit-fils de Louis-le-Gros , roi de France (3 1). taen. Les doyens des chapitres de Sainte-Croix et de Sainte
10 «««tint.
Février 1271.
AîgRan y qui avaient le droit de niaiii-niorte et heritaierK des clercs et habitans d'Orléans qui mouraient sans avoir fait de testament , se présentent cliez le conservateur apostolique, pour terminer à l'amiable. uu différend pour la Jouissance de ce droit (64)-
Louis IX, par un édit , ordonne à ses sujets de faire tous les actes civils par devant notaire ; et c'est de cette date que nous avons trouvé dans les archives les pi'emiers actes-rédigés par ces ofliciers publics f4-43)-
Louis IX meurt en Afrique, devant Tunis-, à l'age de »Matis7t. cinquante-cin(| ans, après un règne de quarante-quatre ans. (43).
Philippe III, surnommé le Hardi, succède à. son père Louis IX à Và^^e de vingt-cinq ans (2-43).
Saint Bonaventure , général des Frères-Mineurs ou des Cordeliers , vin t tenir un cluipitre à Orléans , dans le couvent de cet ordre, qu'il d('si^aja comme le premier de France pour l'instruction des rclii;lt'u\ ()4-8).
Philippe-le-Hardi donne u rente perpétuelle, pour lu iia««i27t; somme de seize livres, aux merciers d Orléans, onze estaçons (étaux ou échoppes placés autour du chef de l'église de Saint-Hilaire-du-( Ihàtelet , dans le Grand-Marclnî (8).
Mort de Gilles d'Orléans, célèbre prédicateur du roi, né à Orléans (21).
Pliilippe III ordonne que les Juifs de sou royaunie , qui portaient déjà un hahillemcnt particulier et une roclle ou bande d'étoffe jaune par dessus, ajouteraient encore à leurs bonnets, par devant, une corne de plusieurs pouces de longueur (43
Gilles Pastay, évikpie d'Orléans, fait terminer par un architecte habile, dont le nom n'est pas parvenu jusqu à nous, le rond-point et la nef de léglise de Sainte-Croix qui sciaient écroules inopinément en is>.2j. Cette cathédrale était alors (;onstruite depuis la petite porte de l'évéché jusqu à la siu:ristie, du coté opposé (9-2 1-()4).
Gilles Pastay, qui avait entrepris de faire terminer l'église de Sainte-Croix, cède à cet effet au chapitre tous ses droits dans les revenus de cette cathédrale ; il sollicite et obtient de Philippe III la permission de prendre dans ses forêts et d'extraire de ses carrières tous les matériaux nécessaires à cette construction (9-21-64).
Gilles Pastay, aidé des seigneurs et des hubitaiu de la 11 <■ u'».
yiilequi avaient fourni des fonds, fuit reprendre lestra- ▼aux pour termiiier i église de Sainte-Croix. La première pierre de ces nouveaux ouvrages fut posée par levéque au •second pillier à gauche , en entrant aans le temple par la porte latérale sud. Ce pillier est remarquable par une pierre platte et carrée sur laquelle devait être gravée la date de cette cérémonie : on conserva, dans le plan qui fut hit et arrêté alors , les tours et le portail qui avait été peu endommagé lors des divers desastres arrivés à cet édifice. Ces tours et le portail étaient plus renfoncés à Test que celles qui existent présentement; les deux tours anciennes n étaient pas semblables par leur couronnement : celle du nord, appelée de l'Échange, était terminée en flèche, et celle du sud y ou étaient placées les cloches, avdt un toîtà deux basses-gouttes. Les jours de foire , les changeurs (banquiers) se plaçaient sous celle du nord (9-4B-64)* ti ri<ricr im. Guillaume Morand , bourgeois d'Orléans , donne aux religieux deSaint-Euverte le pressoir des Bordes, paroisse de Saint-Denis-en-Val, avec trois arpens de vignes , à condition que labbaye de Saint-Euverte lui donnerait toutes les semaines un pain blanc; tous les ans, à Pâques , un cochon de vingt sous, et aux vendanges, un poinçon de vin blanc.
Déjà, en ia45, les religieux de Saint-Luverte payaient une même redevance en nature à Pierre et Agnès, sa femme, bourgeois d'Orléans, pour le prix d'une maison vendue par eux à Fabbaje (8-80).
«•0. Des laboureurs du bourg de Cléry, près d'Orléans, trouvent sous le fer de leur charrue une statue de la Vierge, la placent dans leur petite chapelle, qui avait été bâtie en 55o , du temps du règne de Childebert, sous le nom de la Mère-de-Dieu , mais qui perdit ce nom pour prendre celui de Notre-Dame-de-Clérv quelle porte encore aujourd'hui (8.64.80).
Les religieux Augustins viennent s'établir à Orléans, et sont logés au Portereau, faubourg de la ville, au sud de la Loire; les habitans les reçurent très-bien et leur firent bâtir une église sous l'invocation de la Vierge, en face et près des tourelles du pont (21.64).
a «Trii i'i&i. On ressentit à Orléans , à Pans, à Chartres , et dans plusieurs villes du centre de la France, une forte secousse de tremblement de terre : elle fit plus de mal à Paris que partout ailleurs. Cette capitale , qui semblait être le point
— laS —
central de la commotion , fut presque inondëe par la Seine quî sortit de son lit et submergea les quartiers bas de la ville. On remarqua que , depuis midi jusqu'à deux heures , le soleil fût obscurci, et dans la nuit la kine parut ténébreuse U^')*
Un «manoine de-Sainte-Grcnx avait dans son jardin une m. poule et ses six poussins; ces animaux, en grattant, décott> vrirent , dans un coin, des vases pleins de pièces dor antiques, le chanoine, en offrant à levéque Gilles Pastay et au chapitre ces pièces d or pour avancer lœuvre des bâtimens neufs de Sainte-Croix, j mit pour condition qu en mémoire de ce fait on suspendrait dans Tune des çhapelles de cette cathédrale, la figure d'une poule et de six poussins en argent doré (^64}.
Gilles Pastay, par une ordonnance, enjoint aux cha- tu» noines de Jargeau , cpiî s'étaient affrancbîs de l'ordinaire et se servaient d'un bréviaire particulier, de se conformer à l'usage de la grande église du diocèse, dans la psalmodie et la célébration des louanges de Dieu (64).
Sous répiscopat de Gilles Pastay, Guillaume de Saint- Mesmin , en qualité d'un des prudhommes ( procureurs ou échevins de la ville) , signe la transaction qui fut passée entre Messire Jean Flagicialo , doyen de l'église de Sainte- Croix, et les habitans de cette cité, au sujet du droit €le main*morte que les doyens prétendaient sur la succession de ceux qui mouraient sans fidre de testament et de legs en faveur des églises (64-8).
Cette transaction coûta aux habitans d'Orléans 5,i 5o liv. pnrisis^ somme exorbitante pour fépoque, laquelle somme fut répartie ainsi (4) :
3,000 liv. pour les réparations de Sainte -GrcNx
1,000 liv. pour les chanoines.
400 liv. pour la fondation d*une chapelle. 3oo liv. pour des messes.
3oo liv. pour Tévêque.
100 liv. pour le neveu du pape Sixte V , pour
l'approbation de son oncle.
5o liv. pour le notaire qui avait rédigé l'acte.
5,i5o liv. Somme égale.
— ia6 —
Fondation, aux frais des habitans d'Orléans, dans l'église de Ste-Groix d'Orléans, d'une chapelle sous le nom de la Main-morte , en vertu de la transaction passée entre les Orléanais et le doyen de la cathédrale , relativement au rachat du droit de main-morte, ab in testât (8-64). Saptoiubiaïas^. Gilles de Pastay, évecjue d Orléans, meurt après i6 ans de siéee. G'est à l'activité de ce prélat que 1 on doit une grande partie de la construction de Sainte-Croix (21-64).
Mort de Philippe III, surnommé le Hardi , à Perpignan, âgé de 45 ans, après en avoir régné 16 (2-43). oetobf* M». Philippe IV , dit le Bel , succède à son père Pliilippe lll
à 1 âge de 17 ans.
I5>friii-i86. Transaction passée le lendemain de Pâques entre Guillaume de Crespv , doyen , et le chapitre de Saint-Aignan , au sujet de la paroisse du Crucifix dans l'église de Saint- Aignan, par la({uclle transaction il est accortlé ([ue la collation fou droit de conférer un bénéfice) de l éi^lise du Crucifix , qui était paroissiale , demeurerait au doyen, auquel le chapitre la disputait (8-64).
11». Phihppe IV dispense les Juifs de son royaume de por-
ter un habit particulier, la rôelle ou pièce détotïe jaune , et la corne qu'ils avalent sur le devant de leurs bonnets , moyennant une forte sonmie d'argent i^2-43). uftwktim Pierre II de Mornay, évèque d'Orléans, donne à son église cathédrale la somme de 3oo liv. à prendre sur son château de Pithiviers, pour la fondation de son obit et celui de ses père et mère. (On appelle obit le service (ju'on fait pour une personne défunte) (64).
il .rpiero. 1287. Picrre II de Mornay pose la première pierre des nouveaux travaux faits à Sainte-Croix d'Orléans , au pilier placé à main droite de l'arcade qui termine la grande chapelle de la Vierge ; la cérémonie se fit en pr<'\sence des abî)és de Saint-Euverte , de Siiint-Benoîl , de Beau;^('ncy , et d une grande quantité trecclésiastiques et de peuple : il ne fut pas encore touché aux tours ni au portail principal.
1SS7 Philippe-le-Bel nonnne Etienne de Lorris et Macé de
Chilly bourgeois d Orléans , conmie arbitres d'un procès mu entre le chapitre de Saint-Aignan et les habitans d'un lieu appelé La II un , près .lan ville.
Macé de Chilly apposa son sceau aux lettres expédiées à cet effet et les contre scella des armes de la ville, portant
trois pièces pareilles.aux cœurs de lys actuels improprement appelées cailloux (64-89) {*).
Philippe-le-Bel ordonne à Jean de Ghevteuse, bailli vftttwrtm d'Orléans , de faire rendre par le doyen de Sainte-Croix , les biens quil avait (ait saisir sur un jeune homme mort sans avoir £dt de testament en fiiveur des églises , attendu que c était déroger à la transaction que les habitans de cette ville avaient passée et payée en ia85 pour se rachechetér de cette servitude (8-64>
Pierre de Momay, meurt après 3 ans de siège (21). «m
Ferri de Lorraine foit placer , pour la première fois, dans i«m im. le chœur de Sainte-Croix d*Orléan^, dont il avait été nommé évêque , des stalles à Tusage des chanoines et des paroissiens les plus distingués, avec défense , par le diapitre, d y recevoir ni bouchers, ni barbiers, ni artisans exerçant un état mécanique, lesquels seraient chassés ignominieusement de leglise s'ils enfreignaient cette défense (8).
Ferri de Lorraine s*empare de tout ce qui concernait la *m. juridiction spirituelle de la maison ou hospice pour les lépreux que Louis-le-Gros,roi de France, avait fait construire en ma , faubourg Bannier, et laissa aux religieux de Tordre de Saint-Augustin qui la desservaient, tout ce qui regardait le temporel , doiit cej^ndant ces derniers nirent tenus de rendre compte à la ville comme représentant le fondateur.
Jeanne de Châtillon, comtesse de Blois, donne par tes-» ifmi» im. tament quelques biens aux religieuses de La Madeleine d'Orléans , pour lesquelles elle avait beaucoup d'attachement. On remarque dans ce testament que le nom de la ville d'Orléans est écrit : Olliens et Orliens , et que les religieuses sont appelées XesNonnainê de rHôtel'deS'OllieM, Elle donna aussi aux pauvres d'Orléans une somme de I ao,ooo liv. , et chargea Ferri de Lorraine , évêque, d'en faire la distribution (64-21).
Guillaume Thibaut, garde de la prévôté d'Orléans , ré- mmmxm. dige et signe l'acte par lequel Philippe-le-Bel achète à Raoul , dernier seigneur-de Beaugency , le château de cette ville. Cette terre et ses dépendances furent venduesau monarque 5,000 liv. et 4oo liv. de pension viagère; Raoul se
(*) Bouton oa exiràiûlé du piHil des Ijn «nxqueb ta otnatioii daw le centre de k fleur a fiUt donner n dénomination de cceurs de lys.
— ia8 —
réaenra, du consentement du prince, le logement à Beaugency et la jouissance du château et du jardin qui en dé- / pondaient (47)-
*m. Phiiippe-le-Bel fixe , par une ordonnance , letoffe don t ses sujets devaient se vêtir, le prix quils y pouvaient mettre et celui qu ils devaient donner de façon , chacun selon sa naissance , son â^e et sa profession. Philippe ne fut point obéi , et Ton vit naître de son temps plus de moaes qu'auparavant, et les plus bixarresdu monde ; témoins, ces souliers pointus qui furent appelés à la Poulaine , du nom de l'homme qui les faisait. Les pointes de ces souliers étaient plus ou moins longes, selon la oua^ lité (les gens ; elles étaient pour les gens riches au moins a un pied, et demi, et de deux ou trois pour les princes, et armées de quelques signes grotesques. Cette chaussure fut en vogue jusqu'à Charles V , qui eut peine à labolir (4^}«
n». Phuippe-le-Bel fait venir d'Italie douze religieux célestins, et les établit près d'Orléans, dans un petit bourg nommé Ghanteau : il leur donna aussi le prieuré de Ghanteau et d'Ambert, dans la forêt, qu'il échangea avec Eudes, abbé de Saint-Victor, qui le tenait de ses ancêtres, auxquels Louis-le-Gros en avait fiiit le don, Tan ii34, contre une rente de 4o liv. parisis, sur le péage de la rivière de Loire (6-8-64).
Le pape Boniface VllI donne cent jours d*indulçences à tous les fidèles de la* chrétienté qui visiteraient leglise de Sainte-Croix d'Orléans, qui s'y confesseraient et donne* raient quelque chose pour les réparations de cette église, qui était encore en reconstruction (64)- AMtiWL Ferri de Lorraine permet aux confrères écrivains de la ville d'Orléans de fonder un hôpital au nord et hors des murs de cette ville, sous le nom de Saint-Pouair , parce qu'il était près de l'église qui portait ce nom, et aussi sous la dénomination de l'Aumône-des-Garçons , attendu qu'il était destiné à retirer pendant la nuit, particulièrement en hiver, les pauvres garçons qui n'avaient pas où se loger ; l'évéque laissa aux fondateurs l'entière disposition du temporel de cet hôpitaL «Mtym van. Raoul Gros-parein, doyen de l'église d'Orléans (Sainte- Croix), cède à Ferri de Lorraine, évêque de cette ville , toute sa juridiction, moyennant une pension annuelle de Aoo liv.
— lag —
Raoul, seigneur d*Orléans, fonde la chapelle de la* Sainte-Vierge dans 1 église de Saint-Paul de cette ville , et y institue un vicaire perpétuel pour la desservir (8).
Les membres de l'école de droit d'Orléans s'assemblent afin d'envoyer des députés à Paris, au second concile de cette ville, dans leouel on convint des meilleurs moyens pour concilier les différends survenus entré Philippe-le» Sel, roi de France , et le pape Bonifiice YUI (43-6A
Ferri dé Lorraine , pour célébrer la canonisation de Louis IX, ou saint Louis, par le pape Boniface YIII, or^ donne une fête par tout son diocèse , pour le a5 août, laquelle fut chômée ce jour, et pour la prennère fois, dans la chapelle de Saint-Louis au Ghâtelet d*Orléans ^64).
Le pape Boniface YUI ayant fiiit dresser le sixième livre des decrétales ou rescrits, le piiblia à cette époque et l'adressa directement aux membres de l'école de droit d'Orléans, dont il estimait beaucoujp Tinstruction (64-7).
Ferri de Lorraine, évêque d'Orléans, meurt dans cette «fnfaim ville , après environ 9 ans de siège. Plusieurs historiens prétendent qu'il fut tué par un cavalier. d'Orléans, dont U avait séduit là fiUe (64-8).
Premier jubilé connu à Orléans:, il avait été ordonné sini«i«riMt. par le pape Bonifiice YIII, et fixé de cént ans en cent ans; mais ses successeuis le placèrent de cinquante en cin-< quante, puis de trente en trente, et enfin de vingt-cinq en ving-cinq années (8).
Smon de Melun , maréchal de France , seigneur de la Salle de Clerpr, fonde le chapitre de Gléry. Cette fondation est approuvée par Bertrand de Saint-Denis, évéque d'Orléans, sitôt après la prise de possession de son évéché
La chapelle de Saint-Evrou, qui existait près la Porte- Dunoise, et appuyée sur les murs de la première enceinte, est détruite; et les reliques du Saint , qui avaient été apporté à Orléans , en 945 , sont transportées à Saint- Fierre-Empont (8).
Bertrand de Saint-Denis, docteur de Sorbonne, qui était nommé évéque d'Orléans depuis près de 18 mois, fidt son entrée dans cette ville avec le cérémonial qui s'est
Sratiqué à l'entrée des évêques jusqu'en iZSy , où Jean e Montmorency , évéque à cette époque , y ijouta quelques cérémonies (voir année l'à^y) (64)»
'■ Philippe-le-Bel passe par Orléans pour aller à Beaugency habiter avec toute sa cour Tabbaye de Citeaux ; il laissa la reine Jeanne de Navarre, sa femme, à Orléans, où elle séjourna huit jours (y).
Commencement des murs de clôture du bourg d'Averium ou d'Avignon , situé au couchant d'Orléans, dans un ancien champ d avoinc (8-80).
Ce bourg , à cette époque , était séparé de la ville par un fossé qui longeait la rue Sainte-Catherine , au bout de laquelle, an sud, il y avait une demi-lune fortifiée et trois portes : celle du Chàtelet ou Saint-Jacques, à l'ouest de la ville; celle du pont, au sud, entre Orléans et le bourg; et la troisième à l'est du bourg d'Avenum et pour son usage particulier, presqu eu face de celle de St-Jacques (8-80). M iantitr tt» Philippe-le-Bcl érige en titres d'office douze clercs notaires et tabellions du Châtelet d Orléans, charges qui existaient déjà en 1270, lorsque Louis IX ordonna à ses peuples de faire leurs actes devant ces officiers publics, mais qui étaient coinmis par les juges. Philippe leur donne, par ledit tle création, le privilège de recevoir des actes partout le royaume, à la charge, néanmoins, qu ils ne pourront s'établir ni résider hors la ville et auront suivi le cours de f école de droit de cette ville (8-6*4). iSM. Philippe-le-Bel et son parlement établissent juges et conseillers clercs d'Orléans, Bertrand de Saint-Denis, docteur de Sorbonne et évéque de cette ville, ainsi que le chantre de Sainte-Croix (6-7-8-80).
Les moines religieux célestins d'Ambert font élever, près d Orléans, sur la route de cette ville à Châteauneuf, ime petite cluipelle sous l'invocation de la Vierge, laquelle, plus tard, prit le nom de Pont-aux-Moines, lorsque les religieux firent construire un pont près de cette chapelle (8-64 .
Jean de Lorris , chevalier, gouverneur de la Tour-Neuve d'Orléans , donne à féglise de Saint-Aignan , quantité de biens situés à Fleury et à Saran , ainsi qu'une censive près de la Porte-Bourgogne (8-36).
'i9miii34a. Saint Yves , breton de nation , vient à Orléans pour y étudier le droit civil , sous Pierre de la Chapelle, alors professeur en cette faculté. Ce fut dans cette ville qu'il se forma à l'étude des lois dans laquelle il s'illustra (7-8). jo iMfcm. tm Los chanoines d'Orléans intentent un procès à Bertrand
de Saint-Denis, évêque de cette vilie , pour avoir fait mettre en prison Jean Rougecol, leur confrère : féveque, mécontent , fulmine une sentence d'excommunication contre deux autres chanoines, et interdit tout le chapitre (64-8).
Philippe-le-Bel établit la juridiction de la Bazoche à. «3W. Orléans en faveur des clercs de notaires et de procureurs. Cette juridiction jouissait de certains privilèges, comme de nommer un chef qui portait le nom d'empereur, de marcher sous une bannière particulière , de. porter répée , d'avoir le droit de paraître à toutes les iètes ou cérémonies en corps, et de celui de ban qui consistait à percevoir une somme de 12 liv. 6 sous sur les premières noces, et 6 liv. 8 sous sur les secondes, de tous gentilshommes, officiers d'épée et de robe, bourgeois vivant nor blement , employés dans les affaires du roi , praticiens et huissiers ; ils percevaient cette rétribution dans tout le pays régi par la coutume d'Orléans. Ce corps avait, eu outre, le droit d'installer les lieutenans parlicullers lorsqu'ils entraient en charge; leur fête se faisait avec de grandes réjouissances le i*'*^ mai de chaque année; et un arbre vert était ce jour-là planté dans la cour du Chatelet de cette ville. C était aussi à cette époque que se renouvelaient le chef ou empereur, le caissier et autres officiers. Les clercs des notaires et des procureurs des petites viHes de la juridiction de l Orléanais étaient désignés sous la dénomination de Bc jaune ou Bec-Jaune, et obligés de payer annuellement et chacun une petite galette , et 5 sous au trésorier de la Bazoche résidant à Orléans. Ce corps, formé de la plus jeune , de la plus brillante, ainsi que de la phis instruite partie de la population orléanaise, a rendu, à diverses époques, des services importans aux magistrats , soit en prenant les armes pendant les émeutes, soit en ])rotégéant l'arrivage des subsistances pour la vilie, et on l a vu surtout pour ce dernier motif se réunir et marcher a plus de dix lieues d'Orléans, au nombre de 6 ou /|oo volontaires, braves et bien armés. Leur drapeau était de taffetas écarlate , sable et argent, et sur le tout était peint lecusson de l'empire des Romains, qui est d or, al aigle de sable à deux tètes diadêmées, languée, becquée et membrée de gueules. Cet écusson était aussi placé sur le laurier qu ils présentaient aux nouveaux mariés , dont iU
• — iSa —
recevaient un droit , mais danâ ce cas il était en'^cirç
i7iMUi«tiao4. Le pape Clément V, nouvellement élu, français d'origine, donne plusieurs bulles pour érij^er l'école de droit d'Orléans en Université : en reconnaissance, y était-il exprimé , de ce qu'il y avait étudié (64). ia«4. Pont construit par les moines Célestins d'Ambert , sur
la route d'Orléans à Châteauneuf , sur la petite rivière du Cens. Ce pont, qui était formé de trois voûtes ogives, était près de l'endroit où avait été bâtie par les mêmes moines, en i3o?., une cliapelle qui prit, depuis, la dénomination de Cliapelle-de-Pont-aux-Moines , comme le pont lui-même fut appelé Pont-aux-Moines , pour dire : Pont bâti par les moines ou appartenant aux moines (7-8-64)-
idéceiii.t303. Clément V, pape, qui avait érigé l'école de droit d'Orléans en Université depuis environ une année, défend, sous peine d excommunication, aux élèves de porter des armes de jour et de nuit, attendu, est-il dit dans la bulle, qu'ils étaient très-nombreux, composés d étrangers de diverses nations, et surtout fort querelleurs. Les bistoriens prétendent qu'ils étaient à cette époque de 4 à 5,ooo environ (7-64-7-80).
10 Mût 13M. Bertrand de Saint-Denis, évéque d'Orléans , meurt après
^ ans de siège (21).
ttwpLia€& Raoul Grospain , évéque d'Orléans, meurt dans la même
année de son épiscopat.
Conformément aux dernières volonti-s de Raoul Grospain , mort cette année, évèque d'Orléans , la distribution des biens de ce prélat, qui étaient immenses, est faite à l'infirmerie de la ville (Hôtel-Dieu), aux pauvres bonteux, à Saint-Aignan , Saint-Pierre-Einpont , SaintrPierre-le- Puellier, Saint-Avy et Sainte-Croix (64). 1308 Mort de Jean Lalleu , chancelier de l'Université de Paris , né à Orléans.
Mort de Guillaume Guiart, poète français', né à Orléans. idccm.im Pbilippe-le-Bel ayant aboli l'ordre des Templiers et confisqué les biens qu'ils possédaient dans le royaume , fait le > don de léglise de .\îaint-Marc, près d Orléans, au nord-est de cette ville, qui leur avait appartenue, aux cbevaliers de Malte. Cette cure lut depuis à la présentation du commandeur de ce dernier ordre (ai -64).
Phllippe-le-Bel, qui avait depuis quelques années accordé niasa^um. aux Juifs de son royaume la faveur de ne plus porter des marques distinctives, moyennant une forte somme d'argent , les fait tous arrêter cette année par toute la France, et les bannit, après avoir confisqué tous leurs biens; en conséquence, ceux qui habitaient Orléans sortirent de la ville, et le quartier , qu'ils occupaient seuls dans cette'cité, resta totalement abandonné et désert (43-8).
Les docteurs régens et les écoliers de l'école de droit » d*Orléans , nouvellement érigée en Université , munis des privilèges que le pape Clément V leur avait accordés en i3o4, |s assemblent au couvent des pères Jacobins, situé dans le faubourg au nord delà Porte-Parisis , en font la publication , et promettent de les faire observer envers et contre tous (62). -
PhilIppe-le-Bel donne à 1 église de Clérj une grosse Déee». im cloche^ qui était à cette date une ^es plus belles et des plus fortes qui fClt en France (8).
Les bourgeois d'Orléans s'opposent , à main armée , à ce que les écoliers de Técole de droit de cette Tille profitent des bulles du pa^e Clément qui érigeaient cette école en Université y avant que le roi n'y eût donné sa sano» tion royale. La résbtance des élèves fut cause de troubles et de séditions quidurèrejtH troisàhs, c'est-à-dire jusqu'à l'époque où le roi, par sa sanction, mit fin à ces querelles (43)^ Ârrét du parlement, qui autorisé le cheuecier ou ekef* pecier (chanoine chargé de veiller aux chappes et au luminaire) de Ste-Groix d Orléans, à saisir toutes les cires ouvrées qui se vendaient sans sa permission dans l'étendue du (fiocèse d'Orléans, excepté dans la circonscription de la juridiction de Saint-Aignan , où le chefvecier de cette église avait le même droit (^-8-64).
Arrêt du parlement, qui condamne 25 habitans d'Or- smwtiMt léans (|ui avai^t insulté les docteurs et les élèves de l'école de droit, et les avaient troublés dans la jouissance de leurs privilèges, à 1,000 liv. d'amende, et en outre à faire une procession publique. Us devaient partir des halles, passer par la grande rue, qui était alors la rue Bourgogne , et soi^ tant par la Porte-Parisis , entrer dans l'église des Jacobins, chacun devait tenir un cierge de cire blanche, du jtoids de a liv. , et Tolfrir sur l'autel de l'église, en habit décent, puis se mettre à genoux devant les docteurs et les élèves
pour leur demander pardon à haute et tntelligibte Toix (64-80).
fltfrit «it. • Les docteurs et le» élèves de l'école de droit d'Orléans s*assemblent au sujet de 1 arrêt du parlement portant condamnation contre les habitans qui les avaient troublés dans leurs privilèges f ils décidèrent de ne pas feire exécuter la aentefto; dans toute sa rigueur, et se contentèrent des excuses des coupables, qui furent amenés en leur présence aux Jacobins (8-80).
1 Mi iMA Le clei|;ë d'Orléans ét celui de Chartres pasjient un acte par lequel ils conviennent, afin de former entre eux ime union parfiiite , d'être re^s chanoines de l'un et de l'autre «diapitre , de participer également aux distributions jour«nalieresy de se prêter secours nratuel dans les procès* et différends , ou tous autres cas (64-8^.
Simon de-Montigny , bailli d'Orléans,, par ordre du roi Pbilippe-le-Bel , lait niire aux moulins que ce prince pos^ sédait sous le pont de cette ville , des réparations eonsidé- tables. La construction de ces moulins, qui s'appelaient les Moulins-Pendus , parce qu on pouvait hausser et baisser les roues, selon que la rivière était haute ou basse, était attribuée aux Romains, et depuis 'un temps immémorial ilç appartenaient aux rois de France (9-8). ttMk Philippe-le-Bel permet aux docteurs de l'école de droit d'Orléans^'étabUr au couvent des Jacobins, où étaient les écoles, ime clodie ou horloge pour, donner aux étudians le signal de l'ouverture des classes qui s'y Élisaient. Cette cloche ou horloge fut construite aux frais du chapitre de Sainte-Croix , qui en fit le don (8-8o).
Jean de Flagny est nommé procureur du roi à Orléans. Cest le premier connu dans cette charge (2 1 ).
Philippe-le-Bel, par un édit, exempte de tous impôts les docteurs régens, les écoliers étudians, les bedeaux et autres employés à l'école de droit d'Orléans (64). «hnfiflfiMf. Philippe-le-Bel, par lettre latine adressée à $îmon de Montigny, son bailli à Orléans,, défend toutes injures-, violences et oppressions des habîtans, envers les docteurs et les écoliers de lëcole de droit de cette ville, et le rend personnellement responsable de l'exécudon de ses volontés royales.
«Imtier IMS Philippc-le-Bcl dounc Tordre à Simon de Montigny , baiUi à Orléans^ de remettre. tous les biens que les'Teni^
pUers avaient possèdes, entre les mains des frères de Thôpîtal de Saint-Jean-de-Jenisalern , appelés aussi chevaliers de Malte , auxquels il avait déjà donné, en i^oy, l'église de Saint-Marc (8-2 1-64).
Philippe-le-Hel , q»ii avait déjà donné plusieurs exemptions et privilèges à lécole de droit d Orléans, lui donne à cette époque le titre d'Université, avec la clause formelle qu'on n'y enseignerait ni médecine, ni théologie, ni philosophie , ni orraniniaire j mais seulement le droit civil et canon (64).
Cette école , qui existait depuis un temps immémorial avec une grande célébrité, n'avait point le droit de graduer; elle ne possédait ni sceau, ni aucune marque distinctive d'une compagnie formée et approuvée par le prince , malgré les bulles du pape Clément V qui la déclaraient Université.
Le ^oi en fit alors un corps enseignant, légitimé et autorisé par lui ; il créa huit docteurs , un pour chaque nation (ces nations étaient : la Normandie, la Picardie, la Champagne, la Bourgogne , l'Aquitaine , la Tourraine , l'Allemagne, l'Écom), dont cinq pour le droit canon ; de plus, il institua pour chaque dinsion un bibliothécaire, des bedeaux particulier» portant sur leurs masses ou massues les armes de chaque province ; de plus , un officier ou espèce d'économe pour chacune d'elles. Avant cette époque, on trouve bien la trace de la division des étudiansen nations; mais rien n'annonce qu'èlles fusant reconnues , ni même aussi nombreuses. Ainsi , depuis 58oy la nation de Picardie recevait la médaille d'or de Florence, fondée par Simon , premier seigneur dè Beaugency { 8-64-47).
Philippe-le-Bel aocorae à l'école de médecine d'Orléans ^ les méme$ droits que ceux de lUniveirsilé de cette vill^ (64).
Milles de Ghailly, évéque d'Orléans , permet aiïx con- «Miiua. frères et aux écrivains de la ville d'agrandir, d'une aile, leur chapelle du Grand-Cimetière (8).
' Les chevaliers de Malte, qui avaient hérité des biens ir«i><^ des Templiers , s'étant mis en possession de ceux que ces derniers avaient à Orléans, afferment à Vincent Bogi, Âarencker (marchand de harengs) , de cette ville, et à Adelot de Lour , sa femme, un estitcon à harengs vendre
qui fut jadis assti au coin du tenais et delajportekaremchérie éOrUans (64-80).
tau. Milles de Ghailly , meurt après 8 ans de siège (a i).
Gautier et Philippe de Launaj, frères et gentilshommes normands , aocuses d'adultère arec les femmes des trois fils de Philippe-le-Bel, sont condamnés à être écorchés vifs, mutilés, puis décolés; leurs corps furent pendus par les aisselles au gibet (43-a),
Les historiens d'Orléans prétendent que cette exécution eut lieu à Orléans, dans la place Saint-Sulpice ; Méserai dît qu'elle eut lieîi à Pàris; Daniel dit qu'ils forent jugés à Pontoise, le yendredi après la Quasimodo (ai-43). Affriim^ Louis par lettres patentes, accorde aux écoliers de l'Université d'Orléans le droit dé vendre, en gros, le vin qui leur restait en provision lorsqu'ik quittaient în ville, mais non en détail, ni -dans le cours de l'année. Cétait l'économe chargé des provisions de bouche , du logement et même des habits de chaque division par nations, qui était autorisé à Mre cette vente (64).
ttts. Louis X réforme les religieux du Mont-Sion, que Louis VU avait ramenés avec lui de son voyage de Jérusalem , en 1 1 52 , et que ce dernier avait places à leur arrivée à Orléans, dans le monastère de $aint-Samson de cette ville (7-8-64). .
»flMittis. Les docteurs et les élèves de l'Université d'Orléans n'ayant pas eu la satis&ction qu ik défraient de Simon de Montigny, bailli de cette ville, pour une insulte £ûte à quelques-uns des leurs, par les habitans, se retirent tous à Nevers, et font avec les magistrats de cette ville , un concordat pour y faire une longue résidence (8-64-80). •Ummun, Roger-le-Fort , évéque a Orléans, fait observer dans son diocèse la £lte de la Conception de la Vierge qui venait d'être instituée nouvellement par le pape Jean XXII. La première eut lijeu dans cette ville (8).
Ce même pape avait, en i3i6, institué la prière de îjéngelus.
n àkmm. OP. Philippe Y , roi de France, accorde à tous les notaires dOrléans le titre de notaires de son domaine (80).
Philippe Y ordonne que les habitans dOrléans soient désarmés, et nomme un capitaine pour résider dans la ville , avec commandement à cet officier de ne délivrer les
' amies aiOL citoyens de cette place ^iie loiiqu'ils seraient commandés pour la guerre (4-8-7).
Procession dite die la Croix-Boisée ou Buisée, remar- siMmiSM. quable cette année par les bannières (le coq et le dragon) oui y furent portées (voir les comptes de ville à la présente date) (9).
Roger-le-Fort, d après la bulle du p^^ Jean XXII , qui ««iiiaii. renouvelait celle dXlrbaih lY, ordonne que le jeudi aa-
λrès Toctave de la Pentecôte, on célèbre dans toutes es églises de son diocèse la féte du Saint-Sacrement ou Fête-Dieu , et que le soleil soit porté à la vue du peuple , avec révérence et grande dévotion, processionnellement, de Sainte-Croix à Saint-Pierre-Ëmpont, accompagné du clergé de toutes le^ églises de la ville et des ordres reli* gieux (64-8).
Cette féte avait déjà lieu à NRome depuis quelques an- - nées (7).
Philippe V autorise les habitans d'Orléans à faire bâtir tm à leurs frais, pour les religieux Augustins , qui étaient depuis Tannée ia8o, dans leur ville, un couvent près des tourelles du pont, au Portereau ou Petit-Port, au sud d'Orléans. Ce premier couvent fat élevé près de l'église construite par les Orléanais lors de l'arrivée de ces pères dans leur ville, et placé comme elle, près de la porte du pont (8-21).
La reine Clémence, veuve de Louis X , est mise par le roi Philippe V, son fils, en possession de la petite ville d'Yèvre-le-Châtel , près Pithiviers, à la condition de présenter annuellement à Sainte-Croix d'Orléans, la veille de la féte de cette église, une gouttière de cire du poids de ai 3 liv. i/a, qu'on appelait la gouttière de la reine Clémence (6-7-8-64-80 ).
La Croix-Morin , qui existait devant la Porte-Dunoise , hors des murs , au couchant d Orléans, à la place où est le Coin-Maugas , rue Royale , est enlevée et reportée plus loin que les nouvelles murailles, qui étaient presque terminées et qui renfermaient le bourg d^Avenum dans la ville. Elle fut placée environ 600 pas plus au couchant dans le faubourg , devant la porte llenard, à l'endroit où . nous la voyons prc^sentement (8).
Le nom de iÛorm, que portait cette croix, lui était Tenu de ce qu'elle avait été élevée dans un champ, qui
éuit la propriété d'un tteur Morin , à Tépo^e de aon
érection (9-8-64).
Philippe V fait perfectionner la fonte des cloches dans son royaume; il fit couler, par Jean Jouvente , la première qui le fut en France , et la fit placer sur le palais à Paris. Toutes celles dont on se servait dans le royaume Tenaient de 1 étranger (20).
Les docteurs et les élèves de l'Université d'Orléans, après quatre ans de séjour à Nevers, où ils s'étaient retirés par mécontentement, reviennent à Orléans, pour obéir à l'injonction qui leur avait été faite par le roi Philippe V. Ils furent maintenus dans tous leurs privilèges, surtout celui qu'avaient les docteurs de taxer le loyer, le pain, le vin et autres vivres que les élèves achetaient , ce qu'ils faisaient de concert avec un habitant que la ville nommait à <'et effet. Le retour de l'Université fit beaucoup de bien à Orléans, car 5ooo élèves, ou a-peu-près, qui jr étudiaient alors, presque tous fils de seigneurs finançais et étrangers riches , leurs domestiques , leur équipage , répandaient^ de l'argent dans la ville et la rendaient florissante (8-64-80).
Les commissaires, chargés de la perception de la régale de l'évêché de Ste-Croix dOrléans, reçoivent ce jour , et portent dans leurs comptes de redevances:
La gouttière du sire de Sully ai3 Ut. */t de cire.
Deux gouttièrés de M. Jehan deSaint«ris8on 4^7
Les gouttières à la dame de la Grange, pour sa terre de GranvîUe ai 3 */*
La gouttière du seigneur sire de Léguénois • 160
Lu gouttière de la reine Clémeace , pour le cliâteau dTièTre ' a 1 3 '/s
Total. ... ; 1,337 ^ (9)*
On appelait gouttières des massifs de cire faits en forme de gouttière ou de gueuse, présentés à l'évêque ou a lëglise, comme redevance sur de$ biens, ou comme dons religieux (^9-^).
Philip pe V , par acte authentique , nomme Ancel, seî- siMAtiiai. gneur de Janville, près dOrléans, pour ua de ses exécirteurs testamentaires (8\
Jean cl Huisy est crée, par Philippe V, notaire des eaux ^fumnim» et forets. Ce&t le premier qpi exerça cette charge à Orléans (9).
Les docteurs régens de l'Université s'assemblent , par tt^MiMi. ordre du roi Charles IV, et sous la présidence d'André de Pistori y régent, pour fi:ter leurs statuts et faire des changemens aux anciens. On remarque, parmi les articles , ceTui qui porte que nul ne pourra être reçu docteur avant d'avoir exercé publiquement pendant cinq ans , dans une des écoles de la ville ; celui qui fixe le nombre des docteurs à huit, dont cinq pour le droit civil et trois pour le droit canon ; celui qui détermine les appointemens des docteurs à y 00 liv. au plus, et 200 liv. au moins par an ; enfin celui qui divise les élèves de l'école en huit sections, et nomme un surveillant, pour chacune d'elles, qui devait prendre soin deslogemens, de la conduite , du travail et de la dépense des étrangers confiés à son inspection. Indépendamment de ce surveillant il y avait pour chaque section im receveur, un assesseur ou adjoint, un bibliothécaire et en outre un bedeau qui portait la robe et une masse où étaient gravées les armes de . la section ou nation à laquelle il était attaché (64-8).
Le parlement, par un arrêt, autorise les gens de Roger- 4 {«ukc aa le-Fort, évêque d Orléans, à porteries armes sur ses terres, depuis le soleil couché jusqu'à ce qu'on eût sonné à Saint- Pierre-Empont le couvre-feu, c'est-à-dire l'ordre d'éteindre feux et lumières qui éclairaient les boutiques, magasins, ateliers ou autres établissemens donnant sur la voie publique , lesquels devaient être fermés au son de cette cloche , le tout sous des. peines- sévères- , soit pécuniaires, soit corporelles (64-8).
Il y avait sur la tour de St-Pierre-Empont une cloche ap« pelée Bejfrojr ou de XEffroi\ elle servait à annoncer le couvre-feu , l'ouverture et la fenneture des portes de la ville, les réjouissances, Vallarme en cas d'incendie ou de révolte. Cette cloche portait encore le surnom de Chasse-RihamT s parce qu'elle avertissait les habitans qui étaient en ri})otie ou fêtes dans les cabarets des faubourgs, de rentier en ville y parce qpi'on allait en fermer les portes» Il y av£t sur
l/fO .
le haut oa plate-forme de cette ancienne tour de Saint- Pierre-£)inpont , une petite maisonnette pour le guet ou gardien , et à une des extrémités, un étendard aux armes de la ville (6-64-80).
Le gardien ou le guet était payé 4 lîv* par mois , il devait, à minuit, à une heure et à deux heures du matin , faire entendre la cloche par quelques coups seulement, pour prouver qu'il était éveille (9-59-60).
On démolit deux anciennes tours «pii existaient entre celles de Saint-Samson et celle des Cameaux, pour y bâtir de nouvelles maisons, les murs de la ville ayant été reculés à Touest (8-9).
Roger-le-Fort , évêque d'Orléans, passe au siège de Limoges après avoir gouverné celui d'Orléans pendant 9 ans. il fut remplacé par Jean III de ConQans (21). Juin im. Charles IV, par lettres patentes latines, confirme les réglemens faits par Robert-Chapeau, son prévôt d'Orléans, pour le corps des chandeliers de cette ville , qui étaient «éjà nombreux (21-4).
«Mfi. Charles IV donne à Jean Chercheneau , chancelier de
France, la nouvelle synagogue que les Juifs venaient de faire construire hors la ville d'Orléans, au nord, pour en disposer à sa volonté , et passer à sa famille après sa mort. C était la deuxième synagogue de Jui£s qui avait existé à Orléans (64-80).
Les docteurs et les élèves de l'Université d'Orléans ne pouvant obtenir des bourgeois de cette ville tout ce qu'ils prétendaient , avaient fait le serment solennel de ne plus laire aucun acte ni exercice de leurs études , et aussi de ne plus recevoir de nouveaux écoliers ni condisciples. Ce différend fut terminé à l'amiable (7-6*4).
Jean de Conflans voyant que le cliœur de Sainte-Croix ainsi que la nef étaient rétablis, convoque une assemblée de tout le clergé de son diocèse, ainsi que les abbés de Saint-Mesmin et de Saint-Euverte, et fait en leur présence le dépôt, dans cette église, des reliques de saint Marc, de saint Romain, de saint Germain, de saint Sulpiee, de saint Denis, de saint Symphorien et autres martyrs (64). 15». Jean de Conflans , par un décret, fait une seule et
même paroisse de l église de Saint-Paul et de Notre-Damedes-Mi racles, qui étaient sous le même toit, mais avec deux cures différentes , sous le nom exclusif de S(-Paul ;
il confirme les droits du chapitre de Saint-Pierre-le-PueI« lier et des religieux de Saint-Mesmin sur cette église , et joint les fonctions et les revenus des deux curés qui ne furent plus divisés, et partageaient également entre eux
Jedn de Gonflans, voulant enrichir son église de Sainte- Croix des reliques de Saint-Aignan dont elle était privée, il lui en est donné quelques pardes par le chapitre de Sainl?-Aiffnan (36).
Jean oe Conflans meurt après environ 6 ans de siège
A cette époque on remarquait déjà dans la rivière une fie qui s*était insensiblement formée sous le pont, à peu près au tiers de sa longueur, du côté de la ville. Cette île qui s'étendait à égale portion au levant et au couchant, communiquait au pont par un escalier. Plus tard les deux portions de cette île portèrent des noms différens, qu elles tirèrent dé leur destination et des h&timens qui y furent construits (8-9-64).
En cette même année Ait terminée la clôture qui joignait le bourg dJvenum'on d'Avignon à la ville, après Tingt-neuf années de travaux souvent interrompua(9}.
La muraille partait au nord de la poterne St-Samson où est le collège ; elle allait jusqu'au tiers du Martroi actuel, à une porte é&teSannier^ située dans ce temps à-peuprès devant la rue Royale actuelle ; au couchant de cette porte Bannier, les murs se dirigeaient jusquà la porte Renard, dont le marché actuel a pris le nom; de cette porte Renard les murs se continuaient vers le cimetière St-Paul , de làib descendaient en droite ligne à la rivière, en passant par la rue de l'ECU-d'or, le long du chevet de Téglise de Recouvrance, et enfin, au sud, ils allaient de cette église à l'entrée du pont près du Chàtelet (8-80).
La population d'Orléans était estimée de 18 à ao,ooo ftnies; le nombre des maisons de 1,900 à 2,000, et sa superficie ayant été augmentée du bourg dAvennm qui occupait 3o,ooo toises, elle en avait alors 100,000. Orléans, en 14^8, lors du siège des Anglais, avait encore cette étendue (8o-54).
Les portes de la ville, qui étaient au nombre de quatre, furent portées à »x par la construction des portes Renard et Bannier; c'étaient la porte Bourgogne , la porte Parisis
OU Fàrîsi , la porte Bannier , la porte Rennrd, la porte de 1* Abreuvoir, fa porte du Pont, non comprises les petites portes ou poternes (8o}.
Les tours de ville furent augmentées de neuf, placées an circuit des nouvelles murailles , ce aui en porta le nombre à quarante y non comprises celles des portes; mais peu de temps après elles furent réduites à trente-quatre, par la démolition de celles qui se trouvaient dans Imtérieur de la ville , la porte Dunoise , la poterne St-Samson et la pOTtion ouest des murs de la clôture romaine disparurent entièrement par suite de la nouvelle enceinte. Maiiaat. Pbili ppe de Valois passe par Qrléan» pour aller poser la preinière pierre de la nouvelle église ae Notre-Dame de Clérj; le monarque fut reçu dans cette ville avec une grande pompe et d*une manière toute royale; il autorisa fa formation de deux compagnies d'arbalétriers (8). •m Phili ppe de Valois donne à 1 église de Qéxy une belle et grosse clocbe, laquelle réunie à celle ^e Pnilippe-le-Bel avait donnée en i3o8, forma la sonnerie de ce temple , la plus belle du diocèse (7-8-64).
Pliilippe de Valois, à son passage par Orléans pour aller à Giéry , ayant autorisé la formation de deux compagnies d*arbalètriers bourgeois de cette ville, les magistrats leur désignèrent pour le lieu de leurs exercices , après les avoir divisés en deux compagnies, à Tune, une place entre la porte Parisis et la poterne St^Samson , à l'autre, . une butte sur les fossés èn avant de Tancien boun; de Dunois ou d'Avignon , dans la place occupée par les bâtimens desMinimes , et présentement par la bourse (64-76). im. Lancelot Barrât , vicomte aOrléans, avait à cette époque le patronage de Téglise de St4ean-le-Blanc, située au levant du feubourg du Portereau, àu sud et vîft^-vis Orléans, et portait le titre de seigneur de SaintJean-le- Blanc r64).
La tondation de cette église de St-Jean-le-Blanc est attribuée aux seigneurs du Puiset, et l'on prétend que dana son origine, elle était desservie par des cbanoines réguliers qui étaient vêtus de robes blancbes, et que c'est ce vêtement qui fit donner le surnom de Blanc à cette église , qui était dédiée à saint Jean (8-64-80).
Elle se trouvait dans ce temps plus près de la Loire, à la place du couvent des Gapuans , qui fut bâti sur le ter*
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rain qu'elle occapait à oruelque distance de la nourelle église éler^ plus au sud (o).
Mort du pape Jean XaII, Jacques d*Eu8ey de GahoT8| ce pape avait eti élèye de rUnivérâté d'Orléans (53-2 1).
Les docteurs régens et les procureurs des nations de lUniversité d^Orléans conTÎennent dans une assemblée tenue en Tégiise de Bonne-NouTelle ou des Bénédictins, que tous les différends qui surviendraient entre eux seraient terminés à ramiable par des arbitres désignés à cet effet (64).
L'Université d'Orléans, dont les cours se tenaient depuis lonfif-temps aux Récolets , hors de la ville, au nord de la porte Parisis^ est transportée dans un nouveau local, rue de l'Ecrivinerie, dont les croisées donnaient sur la rue des Gobelets, au nord de 1 église des' Bénédictins de Bonne- Nouvelle, église dans lac^uelle les docteurs et lesprocui'eurs de ladite Université s'étaient assemblés cette année.
Philippe de Valois donne pour apanag^e à son fils Phi* lippe, â^é de deux ans seulement, le duché d'Orléans, quil avait détaché de la couronne pour cet effet: c'est le premier duc apanagiste connu de cette province , et ce titre passa successivement à divers princes de U maison de France (43-64-8).
La France( et principalement le centre de ce royaume) fut tourmentée cette année par une horrible nunine, causée en partie par les gens de guerre qui couraient toutes les wovinces, mettant le désordre partout où ils passaient. Dans cette calamité , les Orléanais furent secourus généreusement par leshabitans de la petite ville de Meung (45-47).
C'est depuis cette époque que les citoyens de cette ville hospitalière sont appelés les ânes de lUeung, qualification qui, loin d*étre injurieuse, se rattache à un souvenir honorable pour eux. Dans ce moment de disette, les meuniers et boulangers , qui y sont en grand nombre, appor- 'taient avec empressement leurs marchandises à Orléans, non en voiture, mais sur des ânes; et à leur arrivée, les Orléanais affamés venaient au-devant d'eux en criant: Allons chercher du pain , tH>ilà les ânes de Meung qui arrivent.
Philippe de Valois donne à son fils Philippe P', duc **** d'Orléans , la ville de Beaugency pour être reunie à son duché (a;^3-8).
Jehan Petit est élu à la charge de lieutenant-général au bailliage d Orléans: cest le premier connu dans cette ville
«s i«n»i*r IS41. Philippe de Valois accorde à Jean Grosse-Téte , seigneur de Cormes, vicomte d Orléans, le droit de percevoir dans cette ville 5o livres en argent, un minot de sel, un cent de harengs et l'une des plus belles lamproies <jui paraîtraient au marché dOrléans (4-8-80).
134S. Le duc de Bourgogne, avec le consentement du roi
Philippe de Valois, ayant acheté beaucoup de blé à Orléans et aux environs, le peuple se révolta; le pain étant fort cher , on empêcha le départ sur la rivière. Le roi en ayant eu connaissance envoya des commissaires; ils reclierchèrent les coupables, qui furent pendus aux gouttières des plus hautes maisons de la principale rue d'Qrléans (64-80).
Le roi Philippe de Valois donne aux religieux de Chanteau, Célestins a Ambert, dans la foret, 600 livres de rente à prendre sur la recette de la ville d'Orléans (^-64). Mai 1344. Le chapitre de Saint-Aignan , par acte de manumission , délivre de la servitude tous les serfs qu il avait à Orléans et aux environs, même en Beauce; il leur fait remise de toute sujétion, de manière à ce qu'ils soient francs bourgeois : il ne conserve d hommes de corps que ceux de la >ologne , qui le furent encore pendant quelque temps (8-64-80).
»«r oriobre 1344. Jcau 1\ , évèquc d'Orléans , réunit à la paroisse de Saint- Pierre-cn-Sentelée, la pénitencerie de l église d'Orléans: ce qui fut confirmé plus tard par bulle du pape Clément VL Le j)éniten(!ier fut chargé, indépendanmient de ses fonctions curiales, de confesser et assister à leurs derniers moinens les chanoines de Sainte-Croix, qui, pour cette peine, le gratifièrent des revenus de Saiut-Pierre-en-Sentelée
tidécciDb.1344. Leduc d'Orléans, Philippe I", second fils de Philippe de ^ alois, est marié avec Blanche de France , fille postlninie du feu roi Charles-le-Bel. Clisson, connétable de France, et quatorze gentilshommes bretons ou normands venus à Paris, sur l'invitation du roi, pour assister au tournoi et autres réjouissances données à ce sujet, sont arrêtés et décapités sans forme de procès. Cette exécution arbitraire irrita Edouard roi d'Angleterre : il se réunit aux seigneurs bretons, et fit une descente en France. De là datent toutes
les calamités qm afflig^èrent le royaume pendant plus de* cent ans que les Anglais y séjournèrent
Clément VI, souverain pontife, confirme par une bulle * •'«««34». Tunion de la pénitencerie du diocèse à la paroisse de St- Pierre-en-Sentelée, que Jean IV avait attachée à cette église (21-64).
Jean IV , évéque d'Orléans , meurt après environ dix- ' «^«ats, sept ans de siège (53-2 1).
runeste bataille de Crécy , entre le roi de France Philippe de Valois et Edouard , roi d'Angleterre : le gain de la bataille ne fut dû qu*à six pièces de canon quâousffd avait fait placer au haut de la colline,* ces canons, dont les Anglais se serraient pour la première fois, et dont lusage était inconnu en FrancCi firent un si grand effet sur les troupes françaises que le succès de cette journée ne fut dû qu'à la surprise qu ils causèrent v43)*
Edouard , roi d'Angleterre , fait son entrée dans Calais, *M7. à la téle de ses miupes et taanbaur battant: ce fut la première fois qu on entendit en France cet instrument de guerre, qui fut de suite adopté par les Français, et ensuite par toutes les puissances de l'Europe ^2-20-43).
Jehan Cordier, garde de la prévôté q Orléans, est chargé iSdéMmb.fSi7. par le roi Philippe de vérifia les lettres de donation faites par Glovis , de tout ce que ce monarque avait donné à l'abbé de St-Mesmin du Loiret (21-64)-
Pierre du Coignet,défenseur des causes de M. le duc d'Or^ léans, est nommé avocat du roi au bailliage de cette ville; c'est le premier connu dans cette charge à Orléans (21),
Les Frères de Ste-Croixet de St-Lazare, dont la communauté était établie depuis 1 1 54 hors des murs d'Orléans, au nord, entre la porte Pansis et St-Pierre-en-Sentelée , dans une grande maison , vis-à-vis les Gordeliers , appelée la Grande-Babyione , sont supprimés par décret de Philippe III , évéque de cette ville (8-64).
Nous n*avoDs pu découvrir lépoque de rétablissement de l'ordre des Frères de Ste-Groix ni le motif de la siip-
fresaion des deux ordres; nous savons seuleomt que les 'rères de St-Lazare avaient été amenés en France par Louis VII, lors de son 'voyage à la Terre-Sainte, places à cette époque à Boigny , dans l'Orléanais, et nommés gouverneurs de toutes les uialadrerîes de France en 1 154.
Philippe de Valois établit magnifiquement 1 état des ^ l*oiMr
T. J«'. jg.
offiders de la maison de son fils puinë , premier duc d'Or-' léans; Tordonnance fut ainsi conçue:
* Cest l'ordonnance de Thotel de monseigneur le duc d'Orléans, en suite de celle de l'hôtel du roi (9-8).
» Voila ici présent.
» Nombre des gens de l'hôtel de monseigneur le duc qui mangeront en salle, s'ils sont à \oour, et non plus ;
» Le comte de Dampmartin, le comte de Sancerrey un maître d'hôtel, deux ohamMlans, un chapelain , un secrétaire, un valet tranchant, un valet de chambre, un huissier de salle, unécuyer d'honneur, deux sommeliers de chambre, trois ménétriers, un bou£fon, Thibault le nain, un pannetier. — Un échanson , un sommelier (de l'échansonnerie). — Un queux (chef cuisinier, laroant les volailles), un fruitier. — Unécuyer, deux valets de palefroi (de l'écurie).
» Un physicien , un valet de pied , Guillemîn Dis , Malle Graissance , un valet de lévrier, messire Philippe Ghalo , un écujer de cuisine.
» Somme des gens de monsieur le duc d'Orléans qui mangeront en salle : XXXHI.
» C'est le nombre des gens à monsieur le duc d'Orléans qui prendront lui raison, s'ils sont à cour, et non plus , voici présent :
» Un chambellan , un valet de chambre , un sommelier , un confesseur, le compagnon du confesseur, en la manière que Ton a accoutumé, le garde huche, le valet de la garderobe, un valet pour la ^urde des petits chiens, un page qui chevauche un coursier devant monsieur le duc
• Ils prendront chacun six pains, une carte de, vin, et une pièce de char pour le jour.
>' Somme de (ciix qui prendront raison . . . . VIIII >• Somme de ceux qui mangeront en salle, à cour XXXIII
» Sommes XXXXII
' Jeanne d'Anjou, comtesse de Provence, reine de Naples, vend au pape Clément YI la ville et le comtat d'Avignon avec tous les habitans, moyennant ao,ooo florins d'or, ce qui réuni au comtat , que les croisades contre les
AttMgeois ayûent en quelque fiicon procuré'au saint Siège, en fit une souyeraineté que les papes Tinrent habiter souvent depuis leur possession du oomtat (43). ' Les changeurs (banquiers) qui étaient placés dans le <sss cloître Ste-âoix et sous les tours de cette cathédrale, au nombre de douze , dans des petits bureaux ou sorte dechoppes , sont établis dans de nouveaux estaeons près des halles (8-64). ^ ' ^ *
Phihppe ni, évéque d'Orléims, meurt après environ F4Tricri334. buit ansae siège (2 1).
Le chapitre de Sainte-Croix d'Orléan» établit , pour uss. remplacer au chœur les chancnaes malades ou absen», deux chanoines non capitulairés , appelés- Mamertins
Le roi de France , Jean I^, établit à OjrléanS'Ct dans les {irincipates villèsr'de son royaume , des élus ^ dont les fonctions etaientrelatives àla pemption des impôts (64-Bo).
JeandeMmitmorenci, cinquitoe du nom^jsuccesseur de & tsn. I4iiti^pe m, évéque d'Orléans, veut se soustratreà la cérémome de Tentrée et au serment d usage, sous le prétexte que le pays était infecté de gens^ie guerre. H est obligé de prendra un sauf-conduit et' d observer l'ancien usage, le ehapitre de St-Aignan n'ayant point voulu consentir à le dîmenser de celte obligation. L'évéque, forcé *de céder-, le fit de bonne grâce, et ajouta même plus de pompe en véglantainsi le cérémonial de son entrée (64) • « La- surveille de l'entrée ce nouveau evesque s'achemine à l'abbaye de la Cour Dieu (qui a esté fondée par ses IMredeeesseurs et chapitre de S. Câx>ix ) ou luv et sa suite
» Le lendemain ^ui estla veille dè son entrée, l'evesque estant accompagne de son grand vicaire, son officiai, du procureur et syndic du chapiu^, de son bailly et autres officiers, ilr se transporte au monastère de S. Ëuverte d'Orléans, et à Ventrée dlceluy se présente Tabbé ou le prieur clostral, acoompasné des rdigieux portant croix, chandeliers, encensoir, et livres des Saincts- Évangile», que l'abbé ou le prieur humblement présente, et fait baiser au révérend evesque, puis fait une harangue latine congratulatoire de sa bien venuê^ à laquelle le révérend evesque respond en inesme langue, après il entre processionneUemeatavec les religieux en Ueglise se mettant à genoux
devant le maistre autel en un lieu préparé, ou il iiEut son oraison , pendant que les religieux chantent le cantique Te Deum laudamus.y et ioeluj finy avec les oraisons, le révérend evesque donne sa .lienediction à tous les assistans.
» Ce faitrabbéott prieur conduit le révérend evesque au logis abbatial pour y loger, prendre le repas et y coucher hiy et sa suitte, ou estant le révérend evesque demande à Tabbé ou prieur si le divin service se dit à heures competantes, si les relis^ieuxs'y rendent assidus; si aux occasions nécessaires, ils s assemblent et tiennent diaiMtre, s'ils ont un précepteur pour les novices, le révérend evesquesur la responce de l'abbé ou Prieur, déclare quil charge leur conscience de ce qui est du régime et gouvernement de» religieux , et s'en repose sur eux.
» Le lendemain le révérend evesque sortantdela maison deiabbé accompagné de ses officiers , de son chapelain et
Êorte crosse, curé de Téglise de S. Maurice, autrement ioy , estant revestu de son rochet et camail, il entre en l'église de S. Ëuverte et devant le maistre autel, &it à genoux son oraison , puis se revestit d'un amict et aube de lin blanc, une estolleet mitre de damas blanc, estant nuds pieds, sa crosse couverte et entourée d'un linge blanc, il se présente devant le maistre autel, ayant fait sa prière sort de iéglise en cet habit simple, afin quil reconnoisse qu'il ne se doit enorgueilhr de sa splendeur en laquelle il paroistra incontinent , ainsi sortant de l'église, se présentent messieurs les maires et eschevins de cette ville d'Orléans^ revestus de robbes d'escarlate doublées de velours noirs, et par Tun des advocats, ofÏÏciersest fait une harangue latine au seigneur révérend evesque, sur sa ioyeuse entrée.
» CSomme aussi messieurs les recteurs et docteurs regens de lUniversité d'Orléans, revestus de robbes descarlate, assistez des procureurs des nations, de leurs offîciers, bedeaux et massiers, se présentent au révérend evesque et par loigane du recteur , est £iit une harangue latine au révérend evesque , qui âiit responce en latin avec démonstration de bienveillance, et les maires, eschevins , et docteurs regens s'estant retirez.
» Les vénérables doyen , chanoine et chapitre de l'église dOrleans, revestus de Cliappes d*or frisées de soye,
se présentent prooessionnelleinent, estant en leur rang et ordre) sans aucun chant, faisant la révérence à leur seigneur evesque, marchant devant le chapitre, les collèges de Sainct Pierre Ëmpont , Sainct Pierre le Puellier, les curez et vicaires des églises etpairoisses de la ville, les quatre ordres des mendians , les révérends pères capucins et les deux collèges des enfans de Tauniosiie générale^ avec leurs croix et bannières, en tel ordre qu'il se fait aux processions générales , et Fun des chanoines de S. Croix revestu d'une tunique de velours, faisant ofBce de soudiacre, portant le livre desSaincts Evangiles ouvert quil offre à baiser au révérend evesque, lequel le baise en humilité, marche devant le révérend evesque; et le curé de S. Eloy avec la crosse couverte de linge blanc; proche du seigneur evesques, marchans nuds pieds, près duquel est son officiai , promoteur , chevecier , syndic , revestus de cbappes, sou aumosnier et secrétaire revestus de surplis, suivent les corps de messieurs les recteurs , et docteurs de l'Université , maire et eschevins, leurs officiers qui s'acheminent par la rue de TEsteilon à la grand rue de la porte Bourgogne, toutes les maisons des rues estant parées de tapisseries et ornemens , par lesquelles le révérend evesque passant donne sa bénédiction au peuple , et destouriiant par le coin du puits des forges se rend devant la croix de S. Michel, et d'icelle par la rue de rOriflam il entre en cet ordre au cloistre de l'église S. Aignan, ou estant le révérend evesque à la porte du cloistre se présentent les vénérables doyen , chanoines et chapitres de l'église S. Aignan , revestus de chapes avec chandeliers et encensoirs , parle doyen est présente au révérend evesque la croix avec le livre des Saincts Evangiles qu'il baise, à l'instant le doyen harangue en latin, et présente au révérend evesque les privilèges et exemptions de l'église S. Aignan , et supplie le révérend evesque les vouloir continuer et les y maintenir, ce que le révérend evesque promet, par après le doyen prenant par la main dextre le révérend evesque et le sous doyen par la senextre, le conduisent à l'église chantans ; en entrant en icelle le révérend evesque se met à genoux devant le maistre autel en un lieu préparé ayant fait ses prières, se levant il est mené
Far le doyen et sousdoyen en la marelle et revestiaire de église, ou estant assis en une chaise, se présentent devant
lui les marguilliers clercs dicelle église, lesquels lavent avec eau tiède dans un bassin , ou il y a des herbes odà rantesy les pieds du révérend evesque , les ayant essuyez et nettoyez d'un linge j ils luy chaussent ses sandales et souliers , par dessus son aube, le Testent de sa tunique de taffetas incamatmeltantrestolle et chappe develours rouge, et sur sa tete sa mitre couverte de pierreries et broderies avec
Sands de soye cramoisi rouge, et son anneau episcopal, esoouvrant sa crosse du linceul dont elle estoit couverte ; ausquels marguilKers est donné par le secrétaire du reve« rend evesque quarante sols p" comme est la coustume.
» Ce feit le révérend evesqueVioit estre reconduit parle doyen et aucuns chanoines de l'église devant le grand Bvt* tel , ou le doyen luy remonstre que ses prédécesseurs evesques à leur nouvelle entrée ont accoustumë de iurer sur les Saincts Evangiles de maintenir et conserver église de S. Atgnan, les beneficiers et habituez dicelle en leurs privilèges, exemption» et libériez comme exempts de la luridiction episcopale; et requiert le seigneur révérend evesque de iurer sur lautelet le livre des Saints Evangiles; ce que- le révérend evesque iure de conserver les privilèges, exemptions et immunitezde Teglise deS. Aignan selon son pouvoir ainsi qu'il est tenu; comme ses prede^ cesseurs evesques ont accoustumé de iaire^ sauf son droit ét celuy de son église. Apres lequel serment le doyen et sous doyen mènent le reverend evesque dans le chœur de Teglise, ou il prend place et siège de chanoine presle sous doyen, puis le reconduisent à la porte du chœur, ou les vénérables doyen et chapitre de 1-eglise Sainte-Croix lattendent. Et là les quatre premières dignitez et sous-chantres de Teglise SaintrAignan se présentent pour porter le révérend evesque en une chaise par eux préparée au lieu, jusques à la porte, hors de leur cloistre, ainsi quil est accoustumé, lequel révérend evesque est porté par iceux en icelle chaise sur leurs espaules, marchant devant luy, le sousdiacre portant le livre des saincts évangiles, et son poi tecrosse, depuis la porte de Teglise jusques à la porte du cloistre de Sainct-Aignan à 1 opposite de la rué des quatre degreas^ où les vénérables doyen et chapitre prenent congé du révérend ev(\sque et se retirent.
» Auquel lieu le reverendevesque fait station, etappele par son bailly les seigneurs et barons qui sont tenus de se
tiouT«r à son entrée pour l'asnster et porter dudit lîéii jusques à son église , et par le sergent de* la justice de Fe- ▼eschëy sont appelez à haute voix les barons, lesquels comparans à Taîde de leurs serviteurs enlèvent sur leurs espaules le révérend evesque assis en une chaise, comme estant sa^ets à cause de leurs baronnies.
» Apres que le révérend evesque a donné sa bénédiction au peuple assistant, il est porté processionnellement de la porte Sainct-Aisnan, par la rué S. Gosme , dans la grande rue de la vieille porte Bourgogne , jusqu à la porte de laneienne ville, appelée la rué de la vieille porte Bourgogne, où il s'arreste et se présente au révérend evesque son officiai , duquel il prend le serment sur le livre des saincts évangiles et l'interroge s*il a aucuns prisonniers détenus pour crimes, qu'il aye à les faire amener pour leur donner liberté, grâces et remission de leurs deîicts et offenses , ainsi que ses prédécesseurs evesque ont tousiours fait aux prisonniers détenus ès prisons de cette ville , au jour de leur entrée en icelle.
» Connue aussi comparaissent messieurs les officiers du baillage.et siège presidial d'Orléans, et |»ar lorgane de qiessieurs lieutenant 'gênerai et juge magistrat criminel, sont faits séparément narangues en latin , auxquels le révérend evesque hit aussi responce; ce fiiit, se présente monsieur le prevost et officier de la prevosté d'Qrleans, qui fait ausû narangue en latin, et y respond le révérend evesque.
» Après comparaissent les officiers des eauës et forests du duché d'Orléans, le bailly de la justice temporelle de levesché, le prevost de la Mareschaussée d'Orléans, à tous lesquels et à chacun d*eux respectivement. Le révérend evesque les enquiert par serment, après avoir par chacun d'eux mis la main l'un après l'autre sur le livre des saincts évangiles, quels prisonniers ils ont détenus en leurs prisons pour crimes.
. » Lesquels déclarent navoir autres prisonniers pour crime que ceux que les geôliers du Chastelet dQrleans et de levesché d'Orléans ont amener devant le seigneur révérend evesque.
■ » Et à la sepresentation d'iceux prisonniers au révérend evesqiïé', ils luy crient à haute voix, miséricorde; lors il enioint à son bailly et à ses officiers de iesoster de la garde des geôliers, ie».£aire marcher devant luy deux à deux,
«ttister à la proceftsion de sob entrée, et à la meMe qu'il' célébrera dans Teglise de S. Croix.
» Aussi le révérend evesque adiure les geôliers , s'ik détiennent aucuns priscmnievs , ou recèlent aucuns par ddl ou firamdei lesquels déclarent qu'ils n'en retiennent aucun et les ont tous représentez , desquels ib ont donné les noms des criminels à son of&dal et bailW, lorMj^'ils se transportèrent en leurs prisons pour feire inmiisition des crimineb qui estaient en leur garde , dont il nit faire un roolle de leurs noms par son secrétaire.
» Ce fiût, le révérend evesque est dereobef enlevé et estant en sa cbaise par les barons sur leurs espaules , à l'ayde de leurs gens, et se continué la procession de sa nouvelle entrée , marchant les corps depms icelle vieille porte Bour-
fogne par la grande rué, ou aont bastîes les églises de . Liphard, Nostre Dame de Bonnes Nouvelles et S. Sau* veur, jusquesau coing de S. Pierre Empont, en tournant à main droite par la rué de la Veronicque, allant le long dlcelle jusques à la porte du cloistre de l'église S. Groix,pioche de THostel-Dieu.
» En icelle procession marche après le révérend evesque monsieur le gouverneur, les seigneurs et gentilshommes, N puis messieurs du presidial à main droite, messieurs les maire et eschevins à gauche , derrière iceux , les officiers des eauês et forests, estant les conseillers de la pievosfeé à main droite après les officiers du presidial.
» Le révérend evesque estant arrivé devant la grande porte et principale entrée de lefi^lise d*Orleans, avec sa S^mpagnif . ^ p^sentent à hqr JvenenAle. dof en , ch.noines et chapitre dicelle église , lesquels avec complimens et révérences reçoivent leur seigneur evesque, auquel par le vénérable ioyen est présentée la croix que le révérend evesque humblement baise, aussi le livre des saincts evsAigiles ouvert, puis le doyen fait au révérend evesque une harangue latine congratulatoire de sa bienve- ' nue , à laquelle il fait responce en latin; La harangue laite , le sieur doyen présente au révérend evesque un livre ancien escrit en parchemin, dans lequel sont escrits et inserez les sermens accoustumez d'estre fiuts devant icelie porte, par les i^verends evesque d'Orléans, à leurs nouvelles entrées* ^ '
» Lesquels sermens en latin le reverend'^'evë^gue dit, ayant la main sur le livre des saincts eval^iies, scavmr:
quil juie de conierTer el ^[arder son église , les personnes «cdrâiastiques , droits , pnTÎleges, ooustumes anciennes et appromrëeSy les tarder, comme aussi jure qu*il gardera les biens et droits cksonevesché d*Qrleans, selon sonpou- T<nr, quii n aliénera et vendba aucuns biens de Feglise ou droits de Teresché, sans le consentement du chapitre d'Orléans, et que sj aucuns biens ecclésiastiques ont esté alie* nez y ^*il les revocquera selon son pouvoir.
» Ce serment fait, la grande porte de l'egUseest ouyerte par laquelle on hit entrer les prisonniers et mettre à genoux à costé senestie du grand autel pour ouyr la messe du révérend eresque.
«Apres, eptrent les collées, communautez et chapitres qui se rangent et placent en la nef et ès aisles dicelle église.
» Le révérend evesque entrant dans leglise accompagné des dignitezy le vénérable chantre de Teglise commence à chanter le cantique Laus honor^ qui est continué par les chanoines, chapelains et choristes. Estant le révérend evesque au pied de la tour de leglise, luy est baillé le bout de la corde dune cloche quil tire et fait sonner, pour monstrei* ^uil prend le gouvernement et administration de son église , de laquelle il promet estre Torgane et la trompette salutaire en la prédication de la parole de Dieu.
» Apres, le révérend evesque s*achemineaefant le grand autel, et se met à genoux en un lieu préparé où il fait son oraison pour reglise et le troupeau à luy commis , puis il baise humblement et dévotement lautel , se va seoir en sa chaise episcopale de laquelle il prend possession, comme estant la chaise de sa dignité episcopale, pour se souvenir que cest dieu qui l'a eslevé en ce trosne de gloire ou ses prédécesseurs ont tenu leur siège comme princes de l'église.
» Et de sa chaise episcopale le révérend evesque se transporte dans le chœur de l eglise , et prend séance avec les chanoines en la première des chaises hautes du costé dextre du chœur, ou messieurs les evesques d'Orléans ont accoustumé se seoir, pour monstrer le signe d'amour et dilection qu'il porte conmie pasteur et pere envers les clianoines.
» Apres les installations est chanté le cantique Te Deum laudamus par les orgues et le chœur de leglise alternativement. Les prières achevées, le révérend evesque sort de sa place du chœur, suivy des doyen, soubs-doyen , arcUi-
T. I*'. ao.
jyiacro et chevedeir, va à 4a marelle se revestir d*orneiiieiis
pontificaux, et revient au grand autel, auderant duquel marche le scholastique avec l'arohichore , revestus de -chapes, portant leurs basions; puis suivent les enfims de chœur portant la croix d'argent , les chandeliers et cierges, le souWdiacre, diacre, porte crosse; puis celdi)re le reveisend evesque solemiiellement la saincte messe, laquelle achevée , etla bénédiction donnée, il se retire en son ho»* tel episcapal, ou se trouvent les dojen , chanoines^ diapitre de l'église et autres collèges qui ont assisté à la procession, les barons et gentilshommes, les officiers du siège du presidial , de la prevosté, maiie et eschevins, officiers de rUniversîté, officiers des forests et autres notables bourgeois, qui sont traitez et ser^s en diverses tables de viandes exquises (en tel festin se sont trouvez quatre cents personnes , comme plus tard à celui de Tentrée de Mgr. de l'Aubespine^ evesque d'Orléans, le i4 septembre i6o8); imitant les pontifes romains , lesquels à 1 entrée de leurs dignitez faisaient un festin tres-sumptueux et magnifique, ainsi que rapporte Macrobe, Uvre 3, chapitre i3, du tïfe Metellus,
» Dans la cour de Thostel episcopal est dressé un eschafaud, sur lequel se retirent les cnminels, auxquels sont portez et baillez les viandes desservies de la table du seigneur révérend evesque.
» Et a Tyssue du disner après actions de grâces rendues à Dieu, le chanoine théologal revestu de son surplis, se met à une fenestre de la salle, fait une exhortation aux prisonniers estant sur IVschafaud, à cequilsayent repentance des crimes et offenses qu'ils ont commis, évitent dy retomber, requerent pardon à Dieu, et qu ils ajent à supplier le seigneur révérend esveque leur donner sa grâce, ainsi qu'il est accoustumé faire aux nouvelles entrées des evesques d'Orléans, qui ont par grâce et privilège spécial puissance de délivrer les prisonniers criminels détenus es prisons dOrleans.
» Apres laquelle exhortation le révérend evesque demande aux prisonniers s'ils ont ouy la remonstrance à eux faite, s'ils sont repentans de leurs crimes et fautes , se délibèrent d'amender leur vie , se garder de plus tOBiber en péché. A quoi les prisonniers respondent que ouy, criant miséricorde, après laquelle exclamation le révérend eves-
que, suivant le privilège et authoi ite mie ses prédécesseurs evesques ont de tout temps jouy en leur entrée de cette ville, il donne aux prisonniers sa l)enediction , pleine grâce et remission de la peine corporelle , laquelle cliacun d'eux avait encourue , pour les crimes par eux commis, à la charge par chacun d'eux aller par devant son pénitencier pour estre ouys en confession et recevoir de lui absolution de leurs péchez , déclarant qu en vc cas il les remet, restitue, restablit en leur bonne et pristine renommée, satisfaisant par eux à leurs parties civiles. » ( Antiquités dç La ville (V Orléans. )
Le corps de la vilte crOrléans fait pour la première fois * i^wprésent à l évêque Jean de MoiUmorenci, le jour de son entrée en possession, de 5o bouteilles de vin, de 5o livres de cire jaune, de 5o pots de confitures sèches ,* le vin était présenté dans plusieurs gros flacons d'étaiii , contenant àpeu-près vingt bouteilles chacun et déposés à la Maison de Ville, où on en voyait encore de semblables bien longlong-temps après cette époque
Jean de IMontmorenci est le premier prélat qui fit arrêter le cortège devant une croix qui était placée entre la porte Bourgogne (la vieille) et St-Aignan pour y faire sa prière j cette croix portait le nom de St-I\lit bel (64).
Le chapitre de Sainte-Croix d'Orléans obtient les fiefs iiDotem. m7. des Montées et des Bordes, situés près Orléans, malgré la prétention de Philippé-Grosse-Tète , qui se qualifiait de chevalier vicomt(î d ()i lèans (7-8-9).
Le roi Jean, prisonnier en Angleterre, fait conlirmor ao Utccn». i»7. par le régent, son fils aîné, les réglemens faits par Philippe- Auguste, en 1198, pour le corps des parfumeurs dOrléans, qui étaient depuis long-temps en renommée (4-8).
Jean de Montmorenci, ëvêque d'Oricans , fait construire une chapelle à la place de la Croix-de-Saint-Michel , qui existak vis-à-vis Saint-Aignan , au nord de cette église, et à Test de la porte Bourgogne (la vieille). Cette chapelle prit le nom de petit Saint-Michel (64).
Jean de Montmorend demande an chapitre de Sainte- t|iii*ît»i3w» Croix une maison dans le cloître pour s'y lo«;er plus commodément, attendu qu'une partie dapafais episcopal , occupé par ses prédécesseurs, ayaitété donnée par eux pour accroître Téglise et qu*il était mal logé. Le chapitre lui accorda sa demande, en exigeant de lui qu auparavant il
déclarerait ne prétendre aucune juridiction dans le cloître, et qu'il n'y demeurerait que sous le bon plaisir et du ccmsentement du chapitre (o4-£^.
«jttiiitttsss. Un chanoine de Feguse d Orléans (Sainte-Croix} meurt sans héritiers. Le duc d'Orléans prétend à sa succession ; le chapitre de cette église la réclame comme à lui appartenant. Jean de BuaTiTle , bailli de la ville ^ la £iit adjuger au chapitre par sentence, et déboute le duc d'Orléans de sa prétention (ai).
sertoBbf* 18S8. Jean de Montmorend meurt après environ quatre ans de siège.
HMMDbn i»B. Le pape In nocen t VI , instmi t que les Anglais désolaient les environs d*Orléans et une partie de la province , au point que le labourage des terres était entièrement arrêté, ce qui avait occasionné une famine suivie de la peste, donne plein pouvoir à Hugues de Montmorenci, évéque d'Orléans , de conférer à tous les curés de cette ville , le droit d absoudre tous ceux qui mourraioAt même sans confession (7'9-64).
issa Le prince de Galles parcourt une partie de la Beauce et marche sur Orléans avec une forte division (43-64).
Les haï )i tans d'Orlt'aiis, sous la conduite de Jean Maieton, prévôt de cette ville, détruisent une partie des églises , couvens et chapelles qui existaient hors des murs, pour ôter au prince de Galles, qui voulait £ure le siège dOrlé an s , les moyens de loger ses soldats aussi près de la ville
Hugues de Montmorend reçoit dans son palais épiscopal les reliques de Saint-Loup, pour les soustraire a la brutalité des soldats du prince de Galles (8-9-1 3).
L église de Saint-Pierre-en-Sentelée , hors des murs de ville, ayant été détruite pour rempécher detre occupée par les troupes du prince de Galles , l evêque Hugues répartit les paroissiens entre la chapelle de Sainte-Catherine et celle de Saint-Jacques, près du Ghâteiet (i3).
Le prince de Galles arrive sous les murs d'Orléans , achève de ruiner l'église de Saint-Àignan excelle de Saint- £uverte. Il établit un cimetière pour enterrer sies morts , non loin et au levant de SaintrËuverte (8-1 3).
Le prince de Galles, avec ses Anglais, tente, mais en vain , de s emparer d'Orléans; et il est repoussé par les habitans qui avaient abattu eux-mêmes les iàubourgs et les
2' Hlises qui y étaient construites sur la droite de la rivière, e netait crue le prélude des sacrifices (|u*ils avaient lintention de faire : ils exposèrent leurs vies avec tout le courage de gens déterminés à s*enseTelir sous leurs mu* railles ^nitôt que de se rendre. Le prince de Galles ne fit pas le siège en règle : peu de temps après il fut rappelé par son 6ère Edouard, roi d^Angleterre, qui rendit, moyennant rançon , la liberté au roi Jean par le traité de Bretiffny.
II reçut plusieurs otages parmi lesquels se trouvait le duc d'Orléans (2-43).
Hugues de Montmorenci, évêque d'Orléans, meurt «sm. après deux ans environ de siég^e , qui furent troublés par ]a présence des Anglais (21-43).
Le roi de France, Jean , ordonne que pour distinguer les Juife d avec ses autres sujets , ils porteraient une large plaque d'étain visiblement attachée sur lepaule gauche. Cette ordonnance fut exécutée à Orléans avec une telle rigueur , qu'ils aimèrent mieux quitter k ville que d'obéir (7-43-8).
. Deux babitans d'Orléans sont envoyés en otage en An- tan.
fleterse, pour remplacer le duc d'Orléans qui revint en rance à l'arrivée de ces deux Orléanais. Ils se nommaient Gédoin de La Quelle et Amould llegayer (4-8).
Le corps de ville décida qu'il leur serait fiiit à chacun deux une pension annuelle de 6oo liv. pendant tout le temps de leur séjour en Angleterre.
ÎJds religieux Célestins d'Ambert , que Pbilippe-le-Bel » lass. avait fait venir d'Italie et établis à Chanteau en 1295, achètent à Orléans une maison, rue de rËpée-d'Écosse, la^ quelle prit le nom de Petit-Ambert , et la fontdisposer pour leur servir de lieu de retraite pendant les guerres (64)*
Ils acquirent cette maison moyennant yoo royaux d'or sur les en&ns mineurs de Pierre et Jean MoireaU| autorisés à vendre par sentence de la Prévôté d'Orléans, rendue le jour précèdent, par Louis Faste, garde de la Prévôté de cette ville (21-64).
Les habitans d'Orléans ayant fait saisir sur quelques ec- tai» clésiastiques de la ville, une quantité de vin que ces derniers prétendaient avoir le droit de vendre sans payer au- < un droit , mirent trois tonneaux sur des charrettes qu'ils iirtMit conduire par l'exécuteur de la haute justice, avec trompettes, clairons et cornemuses, par toutes les rues de
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la yille ; ils laissaient répandre le yin et jetaient des noix aux enfans en leur disant : « Ayez souvenance, enfans, que » ces vins des clercs sont menés et répandus parles rues » parce qu'ils n'ont demandé congé à M. le duc, ni à ses >» offidersy de vendre leurs vins et les mettre sur les chan- » tiers, ains les ont vendus sans demander congié de ce » faire, v Les vins ainsi répandus , les vaisseaux furent réunis et brûlés par les mains du bourreau (64)* ismmiao». Jean Chrisfiianisati, bour^ois d'Orléans , donne à Tabbaye de Bonneval une maison rue Sainte-Catherine , vis-àvis la chapelle , laquelle maison portait le nom du Cheval- Blanc , et avait été une hôtellerie comme la plupart des maisons de cette rue. Les religieux la firent disposer en hospice et maison de refuge à l'usage de leur communauté (*). 1384. Hugues de Fay , nommé évéque d'Orléans , depuis quelque temps ne pouvant venir à l'église de Saint^Aignan, pour prêter son serment, vu que l'église était en partie ruinée , et que les environs d'Orléans étaient battus par les Anglais , croyait pouvoir se dispenser de cette cérémo^ nie , mais les chanoines de cette église ne voulant pas perdre leurs droits , firent élever un autel à la porte Bour» gogne ( la vieille ) où l'évéque fut obligé de prêter son serment (6*4-80),
Hugues de Fay,. à peine entré dans son diocèse , défend,. SOU& peine d'excommunication, quon commençât Tannée des études par des repas où régnaient la débauche, ainsi que l'usage s'en était introduit à Orléans (8-64). ts ]awitr Il doniic,. par un décret, le titre de paroisse à la cha-
pelle de Sainte-Catlierine : l'emplacement de celle de Saint-Pierre-en-Sentelée, ruinée en 135^ , est destiné à la sépulture des paroissiens de ces deuxégUses, qui avaient été réunies à cette époque (()4-8o-8).
SMS. La chapelle de Sainte -Catherine ^t agrandie pour contenir les paroissiens (8).
Charles V défend , par un édit , dans tout son royaume , les jeux de boules, de quilles, du palet, de la paume et tous les autres jeux qui ne contribuaient point à apprendre le métier des armes (2-43).
Hugues de Fay rend une ordonnance par laquelle les.
(*)~Cpttr maison est 0Gcup<îc aujourd'hui par M. Deiay-Lefebvre» et porte k op 40.
écoliers dé TUniversité qui Recevaient le degré de licencié seraient tenus à prêter serment entre les mains de leur chanceliier, et ordonne que les nouveaux arrivés à cette école paieraient, pour leur bien-venue, une somme d'argent au ti*ésor de cette Académie (64).
Un nommé Hervé , libraire (marchand de livres manu»cntSf l'art d'imprimer nétant pas encore découvert à cette époque), bourgeois d'Orléans, donne aux pères Carmes de cette ville un terrain qu'il possédait près d'Orléans, au couchant de la nouvelle porte Renard, pour y construire leur couvent qui fut connu sous le nom de Grands-Carmes* Les religieux, lorsc^ue les travaux fuient terminés, abandonnèrent celui qu ils occupaient près de l'église de Saint- Laurent-des-Orgerils, dont le terrain conserva toujours le nom de Vieux-Carmes (21-64).
Philippe F*", duc d'Orléans, à cause de son apanage, et comme étant au lieu et place de son père Philippe VI , roi de france, prend le titre d'abbé de Saint^Aignan
Hugues de Fay, évêque d Orléans, est appelé à Paris »dée.i3ao. pour assister au conseil que Charles V tint au Louvre afin d'aviser aux moyens de défendre la France contre les incursions des Anglais (8-43).
Emeute des habitans d'Orléans, qui s'emparent de la i"îi»i3W. Tour-Neuve et insultent le gouverneur, en le menaçant et en mettant la main sur la bride de son cheval. La cause de cette émeute nest pas venue à notre connaissance
Philippe I^*", duc d Orléans, instruit de la révolte des Juiuet laer. habitans de cette ville contre le gouverneur de la Tour- Neuve , consent k leur pardonner, après avoir reçu les excuses des magistrats (78}.
Charles V lève une taxe sur les habitans d'Orléans, pour «w. l'entretien des guides employés dans la ville. Ces guides étaient des commissaires chargés de veiller à l'arrivée des étrangers de marque, de les loger convenablement, de leur faire voir les beautés de la ville, et de les accompagner dans toutes leurs courses pendant le temps de leur séjour à Orléans (8).
Hugues de Fay menace les écoliers de l'Université de* ««^i"* la ville d'Orléans de son excommunication, s'ils continuent de faire payer le Béjaune ou droit qu ils exigeaient
des nouveaux venus à 1 école de droit , attendu que ces derniers payaient déjà cette rétribution à l'Université , et cela conformément à lordonnance qu'il avait rendue
en i365 (64).
Mmanim Violente querelle entre les écoliers de TUniversité d'Orléans et les officiers du duc d'Orléans. Cette émeute fut si chaude et si meurtrière que Charles V déplaça, pour le punir, Henri de Louvain, gouverneur de la ville, qui était accusé de l'avoir autorisée (64-4)*
Ce gouverneur mourut dans Tannée de sa destitution
UtuuiUÊ^ PhiUppe l**" , duc d Orléans , ordonne à son bailli , Jean Riolle, d'empêcher les fermiers et collecteurs des monnaies , de comprendre dans la levée qu'ils font des 5,000 liv. qu'il demandait, les notaires, sergens et autres officiers exerçant dans son duché (8).
«Mi* Henri de Louvain, ex-gouverneur ou ex-capitaine d'Orléans, le premier connu dans cette charge, meurt à cette époque dans le Châtelet de cette ville où il était logé (21).
Thomas de Vaudenay, conseiller du duc d Orléans, est nommé gouverneur ou capitaine de ville, en remplacement d'Henri de Louvain (21).
Jean de Meung, grand propriétaire en Sologne, qui avait rendu quelques services à Cliarles V, obtient du monarque el des comtes de Champagne et de Blois la permission de construire sur ses terres quatre forteresses auxquelles il donna le nom de ses quatre enfans. Ces petites forteresses ou Jertés port;x\ent les dénominations dtilSaljcrt ^ qui par suite prit celui de Senneterre ; la seconde, celui de Ferté- Hubert ; la iYO\%\eine ^ Ferté-Aurain la quatrième, celui de Ferté-ImbauU : ééû^U9AÀQm quelles portent encore aujourd hui (4).
iâ». Les habitans d Orléans, dans l'appréhension dètre assiégés par l'armée anglaise , qui avait déjà ravagé tout le pays d alentour sous le commandement de Robert Ranolle , se (létei minent encore à abattre eux-mêmes les faubourgs de leur ville et les églises qui s'y trouvaient, qui sortaient à peine de leurs ruines; mais, heureusement, Duguescliu attaque Kanolle, et poursuit les Anglaisjusqu'à Calais, leur place de refuge (4^)-
4jan»Kri37i. Picrpc (le ïjeuufort, archidiacre de Sully et chanoine prébende de 1 église d'Orléans, est ordonné prêtre, et le
lendemain couronné pape sous le nom de Grégoire XL 11 iut un pontife distingué (64-36).
Hugues de Fay passe au siège d*Arras après n ans d epis- im. copat dans Orléans, Il l'ut remplacé par Jean Nioot (21).
Jean Nicot^ évéque dOrléans, obligé de se rendre à 1371. Saint-Aignan pour la cérémonie de son entrée, quoique leglise fut presque démolie, et d'y prêter son serment sur un autel que le chapitre, jaloux de ses droits, avait lait élever au milieu des ruines (64).
L'époque de sa mort est incertaine (64).
Les confrères de Saint-Lazare- du -Martroi aux corps ifovnnb.tt7S. d'Orléans (le Grand-Cimetière) et les confrères écrivains ont entre eux une grande discussion pour la jouissance de la chapelle du cimetière que les premiers prétendaient devoir être possédée en commun (8-64).
Cette chapelle de Saint-Lazare-du-Martroi était adossée au Grand-Cimetière , et avait éié bàlie par les chapelains de Sainte-Croix, qui en avaient placé l'entrée au sud, devant leur église; long-temps ils en eurent seuls la direction et le patronage. Nous ne savons pas le résultat de la discussion dont il est parlé ci-dessus (8).
Charles V fait rétablir l'église de Sain^Aignan d'Orléans, isjj. et l'enrichit de plusieurs dons (7-8-64)-
Mort de Philippe F*, fils cadet du feu roi Philippe de Va- lersepim* tm lois. Ce prince fut le premier duc d'Orléans apaiiagiste, et mourut sans postérité. Par ce décès, le duché d Orléans fit retour à la couronne (64).
Ce duc fut inhumé avec pompe dans l'église de Sainte- Croix d'Orléans. Son corps fut placé dans un tombeau en ♦ pierre très-élevé , construit au milieu du chœur de la cathédrale (64-21-80).
Charles V fait don à l'église de Saint-Aignan d'Orléans t5,»pt«». im du droit de pêche en la rivière de Loire, et de la justice haute , moyenne et basse sur icelle, et sur les îles et terres adjacentes (64).
Charles V prévient les Orléanais que le duché restant octobre iSiSé vacant par la mort de Philippe 1", qui en était duc , cette province est réunie à la couronne avec cette clause expresse qu'elle ne pourrait jamais en être sépar('c , et que les rois ses successeurs jureraient à leur sacre l'i^xf-cuiion de cette disposition sur le saint livre de rÉvangile et sur leur parole royale. Ce qui pourtant ne fut pus exécuté.
T. i*". ai.
un. Guillaume Bruneau, ricTie habitant d'Oilëans, donne à
un de ses parens une maison hors des nmrs de ville, au soleil couchant, un peu au-dessus de l'église des Grands- Carmes (elle se trouve aujourd'hui la troisième en remontant après la rue de l Ange actuelle , et porte encore le nom du Mouton) , à la condition , par le nouveau propriétaire , d'entretenir une des chambres , ouvrant sur la route, pour loger quatre pauvres toutes les nuits, de leur offrir deux lits, de leur donner une écuelle de soupe pour deux, et de faire graver sur la porte un bas-relief représentant la sainte \ ierge, saint Paul et quatre pauvres assis ù une table , et un écriteau expliquant ce que signifiait la sculpture (8-80-7).
a^juiiuiim Charles V, par lettres latines, en reconnaissance de ce que les églises d (Orléans et les maisons hors de cette ville avaient été abattues par les habitans lorsque les Anglais se portèrent sur cette place pour en faire le siège , en iSyo , décharge ces habitans de toutes poursuites que les propriétaires, et notamment leschapitres , dirigeraient contre eux en indemnité. A cet effet, il déclare que son parlement est chargé de cette affaire y pour, rendre une ordonnance y relative (4-8<>)«
22 aor.i 1370. Charles V ordonne que les notaires ou autres officiers (f Orléans soient tenus de contribuer à la taxe, comme les habitans de la ville, pour le rétablissement des fortifications et travaux pour la défense de cette place (4-8). SI dvcfoi. iai37. Juifs , qui avaient été antérleuremc^nt chassés d'Or-
léans, y rentrent; les habitans de la ville obtinrent fautonsation de les contraindre encore à demeurer dans un seul quartier qui leur fut désigné à cette époque, rue au Lin , au levant du Ghàtelet , avec défense d'aller dans les autres rues ; il leur fut permis d avoir une synagogue , près des halles , non loin de leurs demeures , avec ordre de ne pas exercer leur culte dans un autre endroit de la ville. C'était le troisième temple qu'ils avaient eu à diverses fois à Orléans, savoir :
Le premier au sud de Ste-Croix, entre St-Pierre-Empont et les Bénédictins, détruit en ii83, sous Philippe H, et converti en une petite église qui prit le nom de St-Sauveur, près de la rue Roche-aux-Juifs, et donnée en 1200 aux chevaliers du Temple (8-21-64^.
Le deuxième I élevé hors des muis d Orléans, au nord.
près de Sl-Viricent, et donné en 1^26, par Charles-le-Bel, au cliancelier de France Jean Cherchereau.
Le troisième, celui dont nous parlons ci-dessus, placé près des halles du Châtelet.
Charles V, par lettres patentes , permet «à l'ahl religieux de St-Euverte d'Orléans, de fortifier Boiilay en BeaucCjSans quoi lesdits religieux et ahbé ne pouvaient faire cultiver leurs terres , vu les troupes pillardes anglais ses et autres qui couraient les campagnes (7-8).
Le elle t de St-Aignan fut tiré par févêque d'Orléans, st laeo. Foulques de Chénae, de la chasse où était le corps entier, pour le mettre dans un grand reliquaire d'argent fait en forme de chef ou tête et placé sur 1 autel priucipai de cette église (36-64).
Charles V dispense les religieux de St-Euverte d Orléans 1 t^t im d'aller monter la garde et de former la garnison de Janville et de Yèvre-le-Châtel, où les magistrats d Orléans les envoyaient, attendu que ces derniers avaient déclaré que pendant la guerre avec les Anglais, tous les citoyens de la ville, sans distinction de rang et de classe, seraient soldats volontaires, pour la sûreté de la place et des cliùteaux voisins (4-8).
Charles Y nomme Foulques de Chénac,évêque d'Orléans, juiu im et le chantredeSie-Croix, juges pour présider aux Grands- Jours qu'il voulait tenir dans la ville de Troyes (7-8-4).
Charles VI succède à son père Charles V à l'âge de i&icpiKmb.isao. douze ans; lors de son sacre, ce roi jura que jamais la province orléanaise ne serait détachée du domaine de la couronne sous aucun prétexte (43-2-8o).
La ville d'Orléans , qui avait été di\^sée en douze quar- iw* tiers depuis longues années , ne l'est plus qu'en huit, par ordre de Jean du Cimetière, prévôt de cette ville, et de l'avis du gouverneur Guillaume Bonnet; il fut nommé pour chaqniie quartier un chef, qui portait le nom de quartenier, celui-ci commandait à dix dixainiers, qui à leur tour recevaient les rapports relatifs à Tordre public des chefs de rues, établis en- nonû)re égal à celui des rues; cette police était exacte et rigoureuse ; les habitans , qui se nommaient entre eux , choisissaient toujours les plus notables pour remplir ces fonctions (4-8-80).
Charles VI divise les trésoriers de France en quatre généralités, et place Orléans dans celle de Bourges (2.- 43-80).
Ctrcuib. isM. Charles VI éta1>lit la compagnie des marchands fréquentant la nvière de Loire et le Loiret dans sa partie navigable; les officiers étaient chargés de veiller à ce que la rivière lut lihredans son cours, de la taire creuser et nettoyer, pour qu'elle eût toujours la même profondeur.
i9dèc«mb.i380. Charles \ f supprime les péages établis sur la Loire en 1198 par îMillinpe-Auguste; dès lors Temployé qui résidait à Orléans cessa ses fonctions (4).
Dixtathtt rm. (Charles VI étant sorti du royaume pour aller en Flandre, les bourgeois d'Orléans, à l'exeinple de ceux de Paris et de plusieurs villes du royaume, prennent les armes à cause de la rigueur des impôts, malgré les remontrances de Jean Barreau, bailii, et celles de Guillaume Bonnet , gouverneur de cette ville; les princes et' les grands, qui cherchaient à profiter des rançons et des confiscations, persuadent au roi que le peuple avait conspiré contre la royauté. Ce jeune prince, âgé de quatorze ans et naturellement emporté, traita cruellement les habitans de ces villes. Il ordonna la mort d'un grand nombre d'entre eux, en proscrivit d autres, révoqua les privilèges, mit des taxes excessives; à Orlt-ans , il fit abattre les portes de la ville, enlever les chaînes qui y étaient et supprima la magistrature des notables qui avaient 1 administration de la cité (43-8-4-80).
2m«nm4. Les habitans d Orléans, rentrés en grâce auprès de Charles VI, sont autorisés par lui à élire, pour fadministration de leur ville, douze notables bourgeois, appeh-s procureurs ou pntff/i(»/u//ies : ils s'asseml)lèrent à cet effet sous les halles et y procëdèreni, à la nomination de ces magistrats (4-64).
M mara 158*. Cliarlcs VI , par lettres patentes françaises , autorise les procureurs de ville nouvellement élus et les receveurs d'Orléans, qui étaient inquiétés dans huirs fonctions par la chambre des comptes, à continuer ces fonctions comme par le passé, en payant aux changeurs du trésor, et en pré- .sence du bailli Raoul Pot, la somme de 5,oooécus d'or; il les dispense aussi , par les mêmes lettres , de rendre compte de l(Mirs recettes à la chand)re des comptes. W84. Foulques de Chénac, (jui venait d'être élu évèque (fOr-
léans, après que le sii gc eut été quelques années vacant, lait son serment av("c toutes les cén'monies d usage , sur le chef d(? saint Aignan, (pii tut mis «-nsuite, et pour la première fois, sur le jjraud autel de cette église (^4;*
Charles VI chasse les Juifs de son royaume avec défense de revenir, à peine d'être brdlés vifs, sous le faux'prétexte qu'ib avaient &it mourir en croix un enfant chrétien le jour du vendredi saint. Ce prétexte avait déjà motivé la persécution de 1171. Tous les Juifs qui habitaient la rue au lin vidèrent les lieux , et leur synagogue , qui était près des halles , fut entièrement abattue (64-00).
L*île qui s'était formée sous le pont d'Orléans et qui était divisée par lui en deux parties presqu égales, portait albrs dans sa partie est le nom de MotteâaintpAjitoine, et àlouest, celui de Motte-Poissonnière ou des Ghalans percés : cette île servait à plusieurs usages. La Motte-Poissonnière était couverte ae petites habitations occupées* par des pêcheurs et des marchands de poissons, qui conservaient leurs marchandises dans des chalans percés y que nous appelons maintenant bascules; celle de St-Antoine était occupée par un hospice appelé l'Aumône-des-Etrangers , portant le nom de St-Antoine, et par quelques bfttimens pour le logement de la gouvernante de cette maison et de ses domesaques. Un compte de ville fiiit à cette époque , nous ùàt connaître que Mar^erite de la Chaumette, maîtresse de l'Hôtel-Dieu, qui était dans la rivière , vis-àvis la ville et sous le pont, du côté de l'orient , recevait pour la garde dudit Hotel-Dieu et les soins qu'elle donnait aux pauvres voyageurs, qui ne devaient y loger quune nuit sous peine de la corde , la somme de 100 |pus parisis par an; il y avait aussi pour régir cet hospice des administrateurs nommés proviseurs ^ qui l'étaient eh même temps des deux îles et du pont. De ce pont on descendait dans l'île par un escalier en pierre (4-8-64-80).
Le roi Charles VI mande à tous les ecclésiastiques du isao^tism. royaume d'envoyer à l'armée des chevaux et des chariots ; le chapitre de Saint-Aignao et autres, du duché d'Orléans, sont déclarés n'être point sujets à cette dinr^c, par un acte émané du maître des comptes du roi (64).
L'église de Saint Jacques-du-Chàtelet d'Orléans est désignée par Foulques de Chénac pour servir à la confrérie des Pèlerins: la prise de possession se fit avec pompe ; et une procession qui partit de Sainte-Croix pour se rendre à Saint-Jacques, fut remarquable par la présence de cent soixante pèlerins de cette ville, qui tous avaient fait le voyage de Compostelle , en Espagne (8-64-8o)»
Charles Yl donne le duché d'Orléans à son fière Louis, duc de Touraîne , malgré les remontrances que firent les bourgeois d'Orléans par le ministère de leur évêqiie , qui représenta au roi que Blanche de France, veuve de Philippe F^, premier duc de leur province , vivait encore , et que lui-même avait promis et juré à son sacre que jamais Orléans ne serait aliéné de la couronne ; mais toutes ces représentations furent inutiles, le duc d'Orléans fut maintenu (8-80).
Le duc d'Orléans , Louis , conseille au roi Charles VI^ son frère, qui avait atteint sa vingtième année, de prendre en mains l'administration de son royaume , afin d'éloigner ses oncles des aiMres et d'être seul auprès du monarque
Les reliques de saint Lloi ayant été jointes à celles de saint Maurice , dans la même église , au sud-ouest de Sainte- Croix, cette paroisse prit le nom de Saint-Maurice-Sain t- Éloi (7-21-64-80).
Le duc de Bretagne, d'intelligence avec les Anglais, attire dans un guet-à-pens Clisson , connétable de France , et le renferme dans une tour de son château de IHermine, près de la nier; mais, à la sollicitation du seigneur de Laval, beau-frère de Clisson, et moyennant 100,000 livres, il lui rendit la liberté. Le rui , incligné de faction du duc de Bretagne, le cita à comparaître devant lui à Orléans , où il se rendit avec sa cour. Le duc ny vint pift, mais il envoya ses excuses: Clisson plaida sa cause lui-même, faccusa de trahison, de scélératesse, et jeta son gage de bataille au miheu de la salle du palais royal du Châtelet de cette ville, où le monarque tenait séance r personne ne le releva. Le duc , peu de temps après, vint trouver le roi à Paris et obtint son pardon au grand déplaisir de Clisson (43-8-64).
13 imifitr 1889. Lettres latines du parlement de Paris qui ordonne que les gens d église d'Orléans paieront les trois quarts des travaux pour la réédification des maisons et églises, hors de la ville, qui avaient été démolies par les habitans, pour la sûreté de la place, eu l'djo ; et que f autre quart serait aux. frais des bourgeois de cette ville (4). » mari ,1389. Le roi Charles Vl dispense ses sujets d'Orléans d'aller faire le ^^iict et garde es viiles fermées y ehdtieau.v seigururiaU et forteresses étant entre les rivières de Ivoire et
Somme , et ordonne aux offiders de sa oouronne d'en prendre de suite le commandement (7-8-80).
Le duc d'Orléans épouse Yalentine de Milan : c est d elle Mit uw. ciu^inrent les droits de la maison d'Orléans sur le duché de Mihm. Cette princesse lui donna en dot 400,000 florins d*or, avec des bagues et joyaux d'un prix inestimable.
Charles VI ordonne que les habitans dOrléans ne se- aoininiwa raient appelés en justice que dans leur ville : des écoliers de rUniversité venaient den citer quelques-uns d'eux devant les abbés de Caen , Saint-Remy et Reims , ce qui était contraire aux privilèges des Orléanais (4-64)*
Charles YI é tabli t un grenier à sel à Orléans , et par son taaa ordre le sieur Etienne Molet en est nommé grenetier ; par suite , ce privilège passa aux proewreurs ou échevins de la ville (4-8).
Transaction passée entre les échevins ou procureurs d'Orléans et les docteurs de l'Université de cette ville y qui exempte les écoliers de l'école de droit de garder les portes de la place , moyennant une somme d'argent (64-4)«
Guillaume Reauhamais, seigneur de Miramion, près «'îm^î» Orléans, épousC: Marguerite de Bourges, originaire d'Or^ Jeans (7).
Les Beauhamais possédaient dans le £embourg Madeleine un castel appelé le Chaussi ; et les actes de naissance de cette ancienne et noble famille sont sur la paroisse de Saint-Laurent-des-Orgerils d'Orléans ; 64).
Les Beauhamais avaient réuni dans leur castel du Chaussi la première collection de livres ou bibliothèque connue à Orléans; ils possédaient aussi à Orléans , en guise de pied-à-terre , une maison au centre de la ville , rue des Trois-Maries (8-76) (*).
Le clergé d'Orléans, les abbés et autres ecclésiastiques «miiiasa de la ville passent avec les procureurs ou échevins une transaction par laquelle ils reconnaissent qu'ils sont sujets pour un sixième aux subsides et impôts ayant pour objet cle parachever les fortifications d'Orléans (4-64)-
Le roi Charles VI, par lettres patentes, fixe les gages sijpiiitttMi. de Jean Prunelay, gouverneur d'Orléans, à 100 livres par an , vu la cherté des vivres et autres objets (4*7)* •
(*) Cette maison porte le M\ elle est occupée aujourdUiui par M. Guyot, imprimeur.
Guillaume Bonnet, gouverneur de la Tour-Neuve d'Orl<*;in.s, fait rétablir les fortifications de cette prison , qui était très-étendue. Il s'y trouvait des casemates pour le logeaient du gouverneur et des troupes , anisi que des officiers : les munitions de. guerre et de bouche y étaient mises en magasin (4-8 o). ♦
Le bailli dOrléans, Louis de Tignonville, contraint le sieur de Montdidier, notaire, à accepter la place de pro- «'ureur de ville ou échevin à laquelle il venait d'être nommé. Celui-ci alléguait, pour s'excuser, la nature de sa place, et sa qualité de père de huit enfans : ce qui alors était une mauvaise excuse; car les procureurs de villes étaient payés, exempts de plusieurs charges et taxes; ils recevaient , en entrant en fonctions, une robe de satin et une toque, renouvelée tous les ans (4"8-64)' sSiamftSOt. Louis, duc d'OHéaus , qui avait atteint fiVge de vingt ans, et qui prétendait à ladministration du royaume, conmie étant le frère cadet de Charles VI , en est privé par les états assemblés à Paris, qui la déférèrent au duc de Bourgogne. Cette faveur accordée à ce dernier fit éclater les haines meurtrières qui divisèrent les maisons d'Orléans et de Bourgogne (43-8o-2).
un. Mort de Jean Prunelay, chevalier, sired'Herbault, Mar-
chainville et Beaiiverger, chambellan du roi et du duc d'Orléans, gouverneur de la ville (21).
Charles VI réunit les offices de bailli et de gouverneur d'Orléans dans les mains de Pierre deMormaji successeur de Jean de Prunelay.
Louis, duc dOrléans, qui avait une affection singulière pour les Célestins d Anibert, voulant acquitter quelques dettes que leur devait son domaine , et satisfaire en même temps sa piété, leur donna la terre de Chané, paroisse de Saint-Sigismond en Beauce, plusieurs maisons à Paris et à Orléans, et leur assigna une rente de 3oo fr. sur la recette (le cette dernière ville ; il fit de plus bâtir 1 église et le nouveau monastère d'Ambert (21-64-80).
Jean Saudrv, ii<' dans la Sologne, dont les habitans n'avaient pas <Mi( (>re ('té affranchis de la servitude par les chanoines de Saint-Aignan , comme ils avaient lait en 1^44 «^ïi faveur de leurs serfs d'Orléans et d^ la Beauce, ayant pris la tonsure cléricale dans une autre ville, sans k consentement du chapitre de Saint-Aiguau dOrléans^
fut privé par l'évêque Foulque de Chénac, du privilège de cléricature, et redevint serf ou homme de corps.
A cette époque encore les seigneurs avaient sur leurs serfs qui avaient quitté leur territoire sans congé , le droit de les poursuivre comme fugitifs et de les contraindre par 1^ confiscation de leurs biens et toutes autres Toies , de re- Tenir habiter sur leurs terres (2-43).
Si un homme de corps ou une femme de corps se mariaient, hors de la seigneurie, à une personne libre, ils devaient dédommager leur seigneur par la moitié de leurs biens, et en outre, si ce mariage s'était fait sans son consentement, ils payaient une amende et restaient encore hommes de corps. Ainsi , ceux qui s'étaient maries hors du territoire de leurs seigneurs, devenaient sujets de deux seigneurs , payaient les droits de servitude à ces deux seigneurs, leurs enfans étaient partagés entre ces deux seigneurs ; que si c'était un honiiue de corps qui eût épousé une femme libre, ou la femme de corps un homme libre, les enfans se partageaient à Orléans et dans la province, entre le seigneur et celui des père ou mère qui étaient de franche condition (2-43-5o) (*).
Mort de Blanche de France, duchesse d'Orléans, veuve Tjanmr ims. de Philippe F*", fils puîné du roi Piniippe de Valois. Cette " princesse , par son testament , ordonne que son cœur soit inhumé dans une chapelle de Sainte-Croix d'Orléans , église où son époux avait été enterré en l'Sy^ , que son cœur soit porté sur un drap dor, avec 200 torches du poids de 4 liv. chacune , et que 5oo cierges soient mis tant dans la chapelle ardente qu'au chœur de l'égUse pendant le service (64).
La princesse Blanche, veuve de Philippe duc d'Orléans, lègue ^ sa mort au chapitre de Sainte-Croix un reliquaire
(*) Es Tabulario Eccl. Saneti ^iiiani. — Tfadaction, — « le rendrcdy, jour de saint Mathias,en fôvrier 4392, fut tsât fMrtage des enfin» <le feu hstienne Mcline , hommr de rorp» de monseigneur le comte de BloU , et de Jehanne « sa femme , teiume de corps de ladite église , et pour hpartdttdit père ont estéoriiet Jehanne «I Benoiste, et pour hpait de laoite ëgKM, à came de boite mére , a estë priae Theuenotte. •
Ex TaMorio Erd. SancH Aniani. — Traduction. — « Le 44, vcndredy,jour de saint Mathias, en février, l'an 4438, fut fait partage iJ«'s en£ms de Jehan Soupire . eu son vivant homme de corps du seigneur de Remoraatiii , et de Pemtte , frnune de corps de l*^liie de Samt-Aigaan d^Orléans ; pour la part dudit père a este' pris Mart- , et pour la part St ladite ^lise, à cause de la mère, a esté prise Marion. 1»
T. i*'. aa.
où il y avait du sang miraculeux de Notre Seigneur Jésus- Christ, à elle donné par le duc de Berry, son frère. iMS. Le duc d'Orléans, voulant donnera Paris, dans son
hôtel, une brillante fête appelée G ra nris- Jou rs ,myite les procureurs de la ville d'Orléans à y assister. Ces magistrats portèrent à ce prince, de la part des habitans , ini présent consistant en plusieurs oies et quatorze mines de naveUmis dans une hotte (en bottes) (4-64).
Cette fête tut donnée à roccaslon de la naissance de son fils. Il institua aussi le même jour Tordre du Porc-Épic , consistant eu un haut de col, un collier en or ou argent, auquel pendait la fif]^ure d'un porc-épic avec les mots .* De près, de loin. Plusieurs des députés Orléanais en furent, décorés (64-8).
fermariim Foulcpic de Chénac, évêque d'Orléans, meurt après en-
viron 10 ans de siège (2 V.
Maiiâoa. A celte époque, on réunit la halle aux pains et celle aux poissons, à ()rléans. — « C est, à savoir : deux estaçons devant, où Ton vend poissons etharengs, et deux derrière, où Ton vend pain , séuns à Orléans, ensemble près de Saint-Hilaire (4-8o). »
latSk Petite émeute des boulangers d'Orléans, qui voulaient
s'opposer à la vente du pain sur le pont, par les marchands forains; plusieurs des mutins furent punis de prison, d aniende et de suppression de leur état, leurs fours ayant été bouchés (4-7)«
Février im d Orléans achète de Gyversay , chevalier, un ter-
rain qu'on appela le Jardin-des-Ducs-cî Orléans : il était situé près de St-Jean-le-Blanc, dans un endroit où il y avait un vieux château ruiné par les guerres, et (^ui portait le nom de château de St-Jean-le-Blanc (64)-
DjuiiiM 1366. Charles de Blois disputait la possession de la Bretagne à Jean de Montfort; deux chevaliers bretons vinrent à la cour du premier pour y intriguer contre lui; découverts, ils prennent la fuite ; le gouverneur de Blois les poursuit, les atteint entre Ohvet et Orléans, où ils sont exécutés à
mort sur la place , sans autre forme de procès ($4*^< ;an Tessier et sa femme, bourgeois d*0rlëaii8', roi
Jean Tessier et sa femme, bourgeois d*0rlëaii8', fondent la chapelle de St-Jean près 1 eghse de St-Paul de cette ville (64).
9 «ctokre 1308. Mascon , sous-cbantre de Ste-Croix, donne aux prieur et religieux de St-Samson d'Orléans une aomme d'argent
— rji —
pour une fondation suivant laquelle dix pauvres de la paroisse seraient nourris et chauffés pendant tout le carême dechaque année ; la donation expliquait , que depuis le premier jour du carême jusqu'au lendemain de Pâques, on leur donnerait à dîner seulement un potage etdu pain,, suffisamment, à chacun une chopine de vin , un hareng blanc ,*de la moutarde et des noix à la fin du dîner, le tout devant un feu de deux bucheset un fagot: et avant de les renvoyer on devaitleur donner un fagot à chacun. Les ro bgieux devaient de plus faire trois services par an pour le repos de l'âme du fondateur (8-8o\
Guillaume Lemoine, commis à la recette des grains appartenant au duché d'Orléans, présente aux magistratsson compte pour le terme de la (^landeleur; on y remarquait ce passage : « A Agnès Du Gué, maîtresse du béguignage, et à Marguerite la marcliande béguine, illec^ lesquelles prennent de rente a vie sur ladite recelle, savoir : ladite Marguerite i8 deniers parisis par semaine et 20 sous pour robes par an, et ladite maîtresse ii sous parisis pa* s^aineet 5o sous pour ro!)es par au '^11-6^-^). >»
Ces béguines é ta i en t des fi l les pieuses vivan t e nsend)Ie d u travail de leurs mains, et menant une vie moitié religieuse , moitié laïque, à-peu-près comme faisaient les sœurs du tiers, ordre de St-François qui leur ont succédé ; ces filles avaient leurs logemens aux halles où vendaient les tanneurs, dans une grande chambre en forme de sousr pente. Ces béguines existaient à Orléans depuis 1 25().
Pierre de Soye, procureur (échevin) de ville, est en- s«[.t««i.r(» ucft Tajéà Bonnevai pour traiter avec Jehan Bouterouet André Gomelli, maçons, de la reconstruction des tours de la iXMte Boiu^ogne ( la vieille ) qui menaçait ruine; la ville lui acocnrda pour son voyage la somme de Z6 sous
Charles VT, Toyant que les Anglais faisaient des progrès ^^^^ dans Imtérieur de la France, ordonne de fortifier toutes les villes du centre de son royaume, et fait passer Pordre de mettre Odieans en état de défense. La lettre portant cet erdre était ainsi conçue : « Avons reçu rhumbte supplication des bourgeois, manans et habiians de la ville d'Or* léanfr, contenant comme naguère nous, ayant ordonné que les bonnes villes et châteaux de notre royaume soient fortifiés et emparés y il suit ainsi que la ville d*Orléans. qui est une grande et notable ville et cité y assl<ie en passage
sur la rivière de Loire, soit de présent petitement fortifié et emparée^ et parce, consigne grande somme de deniers
Iiourioelle emparer et fortifier sur côfre, et être avant, evé en manière de taille sur les vins (8-84-64*59-80). » » «ar» iiM. Charles YI, par lettres patentes latines, frappe Orléans d*un impôt sur les vins, polir le produit en être apjiliqué , un quart pour les fortifications, un quart pour les frais de la ville, la moitié' devait lui revenir; cet impôt fut appelé Vappetissemmt ( diminution) de la pinte ou oourte-pinte (4-6*4-8;.
Impôt de deux sous pour livre du loyer des maisons des forains ou étrangers , lorsqu'elles étaient couTertes en ardoises ou bardeaux {^eûtQs planches), le tout pour les
frais des fortifications (9-64-8).
s7MâtuM. Charles VI accorde des lettres de protection aux religieuses de Voisins, et nomme, pour les défendre, six des premiers citoyens d'Orléans ^4)-
Procès en tre les tabnelien ( boulangers ) de la ville et les talmeliers de la campagne. Lei procureurs (échevins) prirent parti pour les derniers, qui réussirent dans cette affaire relative à la vente et au poids de leurs marchandises. Les talmeliers extra muros eurent la liberté de venir vendre leurs marchandises les jours de marché : leurs places étaient désignées sur le pont et auprès du puits Tudélie au Portereau ; ils ne pouvaient faire le pain du même poids que ceux de la ville ni leur en vendre (4-64). 1401 Les nommés Thomas et Guillaume Lardies reconnais- SiPnt, par acte, qu'ils sont gens de corps de l'église Saint- Aignan d'Orléans , main-mortables et taiilables de quatre deniers chacun par an (64-80).
Le duc d'Orléans est chargé par Charles VI de gouverner l'état pendant les accès^de sa maladie, qui était la démence
Août ii«3. j jj^j^, d Orléans fait son entrée dans Orléans où il est reçu avec une grande ponipe; il fut harangué à la porte de la ville (Bannier) par Ra(nilde Refuge, docteur et professeur de droit à l Universitt; de cette ville (64).
Ce prince, par une déclaration datée d Orléans, ordonne qu'il suit accordé des confesseurs aux criminels qui seraient condanniés à mort dans son duché: peu de temps apix's, cet usage fut observé par toute lu France (8).
Le duc d'Orléans, qui résidait encore à Orléans, fait don d uii calice à chaque éghse de cette ville (64)*
Ledrat de courte-pinte ou de lappetîésement, établi ^^mmuim. en i4oi par le roi Charles VI y est perçu pour la première fois il Orléans; œdroitconsislaitdans le douzième pris sur les vins de la province seulement. Tendus à Orléans (4-^).
Robert Sauvage fonde une messe dans 1 église àe» frères io4«««n. iMS. prèckeant ou Jacobins d'Orléans , moyennant un gros d*ar^ent à chaque messe annuelle, qui sera annoncée aux fidèles par trente coups de la grosse doche^lesqu^eoupa seront divisés eh trois parties (S-64)<
Maître Guillaume Danguin , chanoine de l'église de St- Aignan d'Orléans, faisant Voflfice de syndic, ayant été pouTSoiVi et grièvement blessé par quelques écoliers de l'Université, le chapitre se plaignit et fit appeler les coupables de cet assassinat en la cour du parlement. Le prévôt de la ville , Alain du Bey , licencié ès-lois , mécontent de ce que cette cause lui échappait, trouva moyen d'engager l'Université dans ses intérêts, et; la poussa à demander un décret pour priver le chapitre de la jouissance de ses droits et privilèges, s'il ne faisait renvoyer l'affaire devant le juge conservateur. Le duc d Orléans, en sa qualité d abln; de St-Aignan arrêra l'affaire , et les membres de l'Université , croyant que c'était à l'instigation du chapitre, le privent de ses privilèges : sur quoi le chapitre se pourvut en parlement (64).
Les trois ouvertures qui étaient à la porte Parisis pour tVmrUMr ^ y placer les archers, qui tiraient des llèclies lors des guerres, sont diminuées de hauteur et élargies pour servir de canonnières : ces travaux furent faits par Chassai'gic, maçon d'Orléans (9-59-60).
Le corps de ville fait faire par un nomme Poitevin HaMiio*. d'Orléans une frow/?e( trompette ) ^ouv tromper diVL clocher de St-Pierre-Empont, ou est St-Effroj ( où est la cloche du beffroy.)
Lu tour ou clocher de St-Pierre-Empont était à cette époque couronnée d une plate-forme sur laquelle il y avait une petite maisonnette pour y loger un guet ou sentinelle qui veillait la nuit, lequel avait une trompette qu'il devait faire entendre de temps en temps, pour qu'on siit qu'il ne dormait pas et pour avertir des incendies.
Charles VI crée un élu à Orléans pour la perception des iiti impôts de la ville ; le premier connu dans cette cité fut le âieur Jean de f Etoile
Les procureurs (ecîievins) d'Orléans font placer sur la porte Bourgogne ( la vieille ) les armes de PVance et celles de la ville malgré Pierre de Mornay, gouverneur, qui prétendait que c«ia ne pouvait être fait sans son avis
li août 1406. Le parlement déclare que l'Université d Orléans avait eu tort de priver le chapitre de St-Aignan de ses priviK ges, en i4o3, par suite de l'insulte faite à l un d'eux par des élèves en droit, et condamne ce corps à l'amende de i,ooo marcs^l'argent, qui furent réduits à loo marcs, et aux dépens envers ledit chapitre (8-64)-
Un prêtre nommé Fulcon , qui se disait médecin , ayant refusé d'obéir à la justice royale, qui l'avait envoyé par devant lecollégede médecine dOrléanspourctre examiné, les procureurs de ville d'Orléans dt-putèrent l un d eux nommé Jean Poirier vers l'évéqueGuy de Prunelav, ({ui obtint que défense fut faite à ce Fukon de prutic^uer la médecine dans la province (:2-64).
ikkÊmtm^ Charles VI, par lettres patentes, dispense les procureurs (échevins) d Orlt'ans d'aller à la guerre.
« Payé à Jli. Baguenault , col"^ (collecteur) à Sainct- Mesmin-Sainct-Ylaire, qui donna aulx procureurs la lettre scellée laisaiit nieiK tlon comme lesdits procureurs étoieut excusés d aller en la guerre, XVlll* parisis (4)- " • aaûiUM Le chancelier du duc dOrléans et madame la chancelière arrivent à Orléans avec un sieur Cousinot; la ville leur fit présent de huit tabliers garnis de touaille [ioWa fine) contenant trente-trois aunes, savoir : six à M. le chancelier et deux à M. Cousinot (9-59-60}.
Madame la chancelière reçut quatre tabliers de dix-huit aunes de long, aussi garnis de touaiUe.
On appelait tabliers des nappes de table ; la partie qui pendait et faisait garniture était de toile plus fine que celle
2ui couvrait la table , cette sorte de linge fin avait le nom e touaillcy et servait aux convives pour essuyer les mains et la bouche , ks serviettes n étant pas encore ea usage.
11 •rtoira :4>7. Kerre de St-Mesmin , lieutenant au bailliage d*Or)éans , fait placer sur lancien pont une croix en métal , c^ui fut appelée la Belle-Croix. Cette croix , posée sur un piédestal très-élevéy était en bronze doré. £lle était ornée oe quatre bas-relie& aussi en bronze, le i'*' représentant la vierge , le
1*" saint Pierre et saint Paul', le 3' saint Jacques et saint Etienne, le 4^ saint Aignan et saint Euverte; le tout était entouré de treillis de fil de fer (4 -a 1-64-80).
L'inquisition contre les hérétiques , ^ui avait été établie isesiobMun. du temps des Albigeois, en 1208, existait encore à Or* léans à cette époque. Un frère Jehan Polet, Dominicain , inquisiteur de la foi , enjoint au bailly de la justice de St- Benoît de cette ville de fiiire arrêter un nommé Gbalemeau et Belonesa sœur, qui avaient été excommunié pour cause de religion , et les faire remettre en mains du notaire de rinquisition (8-64).
Henry leVistre, natif de Lyon, meurt à Orléans, et est teraw.u*?. inhumé danslV«;lise de l'infirmerie d'Orléans (Hôtel-Dieu) à laquelle il fit don de sa terre et dépendances de Gidy, à la condition qu'il serait chanté une grand-messe annuelle pour le repos de son âme , et qu'il serait établi une apothicairerie garnie de drogues pour les pauvres, avec un médecin et un chirurgien experts pour les visiter. Une pierre gravée , qui relate ce don , se trouve présentement incrustée sur les murs de l'Hôtel Dieu, à l'est (8-64).
Le duc d Orléans, Louis I*** frère du roi Charles VI , ^J^^JJJ^jJJJ?;^ est assassiné à Paris, par ordre du duc de Bourgogne. Il laissa trois fils de Valentine de Milan sa femme, savoir : Charles, qui fut duc d'Orléans, Philippe, comte de Vertus, et Jean, comte (rAngoulènie ; il eut aussi un fils naturel, qu'on appela dVibord le Bâtard d'Orléans et ensuite # le comte (le Danois, qui fut le héros de son siècle, sous le règne de Charles Vil, et un des libérateurs de la ville d'Orléans (2-43).
Par son testament, Louis 1*"" avait fait en faveur des chapitres de Ste-Croixetde St-Aignan les dispositions suivantes:
« le veux et entend quelxiiij.l. pari**, de rente amortie, soient baillées et assises au chapitre de Sainte Croix d'Orh'ans, qui est ma principale ville, ou vingt francs pour livre pour une fois, pour icelle, avec tout amortissement, (pie mes exécuteurs seront tenus luy faire avoir à mes propres frais et dt^pens, et r/w/<7//^ pareillement au chapitre de Saint Aiiindii de ma dite ville d'Orléans , ^/ow/ ie suis ahbè^ àcondition que chacun d iceux chapitres seront tenus de faire dire chacun iour pour moy, ma compagne, mes ' ■* parens et héritiers, et amis, nue Messe eopetée par trente coups ^ en l'honneur des 3o deniers qtie nostre Seigneur
Mai* rni
r C. fut vendu, et sera fait à Sainte-Croix près du poinct du ioiii, et à un autel qui sera fait et ordonné, peint âmes armes, près du grand huis par lequel on entre duiis la nef au chœur de ladite église, et à Saùtt Aignan à ladite heure, et à l'autel derrière le grand autel, par quatre chapelains, ou vicaires, ou officiers; auront iceux chapelains pour chacune messe deux sols pari'., se soumettront de payer cinq sols au profit de la fabrique de ladite église pour chacune messe qui sera délaissée à estre dite; le reste desdits Ixiiij. livres pari", sera converti au soûtenement desmesses, calices et ornemens desdits chapitres, qui* seront maintenus en bon et suffisant estât, avec deux cierges de cire de f'hacun une livre ou environ pesant, en chacune église, qui arderont à dire les messes, et une torche de trois à quatre livres qui ardera à l elevation du précieux corps d© nostre Seigneur 1. C. avec deux autres cierges de chacun trois ou quatre livres de cire blanche pesant, qui seront misez dites églises devant le grand autel, en deux grands chandeliers de cuivre faits à nies despens, et portant mes armes, qui arderont à toutes les messes qui y seront dites, des l elevation du benoist corps de nostre Seigneur I. C. iusq.ues à la perception d'iceluy : et si auparavant lesdits cierges estoient fondez par autres ausdits grands autels , ils seront mis ausdites messes ainsi par moy fondées, et en réparations et fabriques desdites églises. Cy aura sur ledit autel Sainte Croix une image d*un crucifix , ou d'un Dieu de pitié, en remembrance de la passion de nostre Seigneur, et sûit Bût dejieinture, avec mes armes autour, et sur Tau tel de Saint Aignan les images de nostre Dame, de Saint Aignan etdeSaint Victor, peints et ordonnez comme .dit est de Sainte Croix. »
Les Orléanais ayant appris Tassasslnat du duc d'Orléans loi firent fidre un service remarquable; tous les corps tdministrati&etjttdidairess'assemblèreiit eu grand deuiidans 1 église de St-Hilaire , près des halles, où tout le clergé et les religieux de tous les ordres 8*étaîenl réunis; ils Tinrent en procesNon jusquà Véglise de St"Samson,'où quarante prêtrea à la fois célébrèrent autant de messes pour le repos de Tâme du duc (8-64-80).
. Assemblée générale à Orléans des ardieréques et érè-
3ues de Sens, de Chartres, d'Orléans et autres prélats et oçteurs pour excommunier le duc de Bourgogne et
^dhérens. Il fîit dressé sur la.place dei execuiiôns cnim- Nielles un écha&ud sur lequel le hmult de la ville proponçkj 9u sou des trompettes, TexcommuDication di^ duc de Boui'gogne, ensuite sûr la même place des prières eurent lieui et il se fit une procession générale ; les halntans en deuil 9 les prélats en babits pontificaux y assistèrent javec un grand concours de peuple-; les dodi^ des églises cle toute la ville sonnèrent aun ton lugubre $ les cierges et ^chandelles furent éteints^ à cause de rexopniBHmication jÇ[ui venait d'être prononcée (4-8-7-64).
Charles , qui était devenu duc d'Orléans par la mort de son pèRfS.) passe par Orléans en bateau pour se rendre à Blpis ; le gouverneur, à la téte des procureurs ( échevins ) de ville, des officiers et des plus notables bourgeois va, escorté d'archers, au-devant de lui dans des bateaux, et lui présente, au-dessus du pont, 12 cliapons de haute graisse y la fiiisans, a4 perdrix, i44 alouettes, lesdites .viandes appétisst^ntes (apprêtées), du pain i^anc ejt jaunet qu on mit dans son bateau avec plus^urs pièces de vin blanc et clairet du cru du pays.
Lettre de Valentine de Milan, veuve du duc d'Orléans, ^ ^^^^ ^ qui QTjdQiine à son baiUi et gouverneur d'Orléans Pierre de jniomay , de faire ouvrir la porte Parisis qui avait été £er- ,î|ié(^ lors de la présence des Anglais devant cette place en iSjo, afin que les gens d'église et les habitans puissent plu^ aisément et plus promptement se rendre au couvent des firères prêcheurs ou Jacobins : l'usage n'en fut rendu ' qu aux gens de pied et non aux voitures (4-9)«
« Acte de justice par niaislre Jehan le chandellier , bailli de la justice de Cormes, pour Pierre Grosseteste, seigneur de ladicte terre, portant condamnation de Jehan Perreder, faulx tcsmoing, à être mis en réchellc ( carcan) au dict lycu de Cormes, ayant en teste une mitre de papier où estoit escriptson péché {son crime) : ce qui fust aussitôt mis à exécution par l'exécuteur de la haulte justice dOrléans (96). »
Guy dePrunelay, éveque d'Orléans, du consentement jf ^1» wn
du chapitre de l'église de Ste-Croix, voyant que la communauté qui s'était Formée dans la chapelle de l'Alleu-Saint- ^ Mesmin était tombée, rend cette chapelle paroisse et y réunit celle de St-IvIartin-de-la-Mine qui en était voisine p laquelle fut supprimée par cette réunion (8-64)*
T. I*'. aS.
4iMeei>ib. 140*. Ville» tilie (le Milan meurt de douleur de n'avoir pu venger la mort de son mari. Cette princesse s'était retirée de la cour et du monde; elle avait pris pour devise; Plus ne m est rien , rien ne m est plus.
17 d*.em. 1408. villc d'OHéans baille à Jean Luillîer, dit Chariot, pour 4^ sous de rente, une place près les halles ou s assemblent les habitans de la uille , pour en faire une halle à la fripperie, laquelle place arait ai toises 1/2 de long sur 4 toises 1/2 de larseur ^59).
«4i9L Mort disabelie de France, dudiesse d*Orléans, femme "du'dued^Orlëans (21).
Alain du Bray, préyôt d'Orl^s, çar ime sentence , condamne Jebannette ia Huaude, Marie de Hart, GuîUemette la Quarré, Allison Grispine et six autres filles de TÎe de leur* consentement, à payer chacune dorénayant, de quinze jours en quinze jours, à maître Pierre Robert, exécuteur de la baute justice "de M. le duc d'Orléans, quatre •deniers prrisis, pour certain droit que ledit exécuteur ^rend sur lesdites fillesde TÎe , de leur consentement, et a accoutumé de prendre (4-8-64-80-54)»
truy de Prunelay , évéque d*Orléans, ii'étant pemûs de faire annoncer en chîdre dans toutes les églises de laTille, que ceux des lud>itans qui porteraient ou feraient porter aes ordures 9 des ^yois et antres, immondices hors la porte Parisis, seraient excommuniés et mis pariui en la •compagnie du diable, le duc d*Orléans et les Hahitans portèrent leurs plaintes au roi , qui fit ajourner indéfiniment cette punition par arrêt de son parlement (8-80). Mm «110. Naissance de Jeanne d'Arc , Pucelle d'Orléans , à Domtemy, en Bassigny, de l'élection de Langres, fille de Jacques d*Ârc, laboureur, et d'IsabeauiLomé,yiyant honnêtement du travail de leurs mains, quoique dans une situation voisine de la pauvreté (4i).
Cinq enfans, trois fils et deux fdles, naquirent de leur union; l'aîné portait le nom de Jacquemin, diminutif du nom de son pere, le second s'appelait Jean et le troisième > Pierre ; la fille aînée , dont on ignOre le nom , était morle
en bas âge , et la plus jeune fut Jeanne d'Ârc. Elle est baptisée à Domremy par Jean Minet , curé de ce hameau , dans l'église de St-Kemi , qui existe encore (4i)* t«tMiiit«ii Exécution d'un jeune blasphémateur orléanab.
* Alain Dubay d'Orléans, etc.... à Guillaume , receveur des exploix de la dite prévosté, payé à maistre Pierre Ro-
Lert, exécuteur de lahaville justice pour monseigneur le . :
duc d'Orléans, la somme de XV sous parisis pour son salaire d avoir exécuté samedy dernier passé Sansonnet de Berry , de la cour de mondfit seigneur le duc, pour auculnes vilaines et horribles paroles que le dict Sansonnet avoit dictes de Dieu et de la Vierge Marie, en la.manière. ^uy en suict :
. « C'est à acavoir :
>^De l'avoir percé la langue d'une broche de fer • ei. lui avoir coppé l'oreille dextre V s. p.
» Pour l'avoir mené par les carrefours d'Orléans V s, p.
» Et pour le mectre au pilory et luy flétrir les lèvres d'une broche chaul de . . . » • ^ . . V s. p.
» Donné soubs le sceaul de lli dicte prevosté , le XXVU^ jour de-mars M. lUL Cet unise, avant Pâques (8). •
Le duc de Bôurgpgn e , j aloux de îautorité d u j e une due un, d'Orléans^ dont il avait £ût assassiner lie père^ se feit un. parti y et la France se divise en deux&ctions: celle d*Or- Jeiinsprend le nom JArmagnac^ducomte d'Armagnac, Tun.. des principaux che&y.et Fautre le nom de Bourguignons f . là premièâreportairsur le bras, une ctoir droite, et la seconde portait la croix quTon appelle de St-André (43).
Le duc d'Orléans ^.Xean de Brie et Charles d'Armaspac «««ai uit. signent à Gien le traité connu sous le nom.^ traité de li* gue de Gien contre Te duc de Bourgp^e ce tiaite fut signé ajprès par les ducs de Berjçy, de Bourbon et de Bretagne, tes comtes de Germent et d'Alençon (Ar43}»
Le duc d^Orléans- rassemble des troupes pour marcher Me«nbr« uit. contre Jean-sans-Peur ,.duc de Bourgogne et amène, par force,. une partie des habitans.de Gièn et deMontargis. Le parti Orléanais portait pour devise sur ses étendards cesmots t Je tenvie. Un bâton d'or noueux était peint audessous: ce qui signifiait que le duc d'Orléans, donnerait sur les doigts du duc de Bourgogne, qui entreprenait sur son autorité. Ceux de la faction bourguignonne avaient pour devise le mot flamand : Hictron , qui signifie : Jele . tiens, avec un rabot peint, signifiant q[u'ils.applaiiiraient le bâton noueux (43).
Jacques,, comte Je la Marche , qui commandait Tarmée onot. sttt. bourguignonne, s étant jeté sur la Sologne, se laissa surprendre par fes- seijgpieurs de Gaucour et fiarbazan ; il. est amené prisonnier à Orléans (8 -80).
BiNoik WL Synode tenu à Orléans, et ^yrésidé |>ar rarcheréque de Sens. Il j fut jugé que Texcommunication lancée par le pape Jean XXIII, contre ceux qui troublaient la France, ne pouvait regarder le duc d'Orléans. Orléans resta seule dans son parti , qui fîit réduit au désespoir par les Bourguignons (8-64).
s {■iauti Le duc d'Orléans ordonne que la garde de la ville d'Orléans soit confiée aux habitans. En conséquenoe, des citojens furent désignés pour fiûre le reoeMement des bonmies en état de porter les armes , et accompagnés de deux procureurs (écnevins) et d*un scribe (écnyam public), ils se transportèrent dans toutes les maisons pour prendi*e les noms. Ce scribe fut payé (pour papier et TBUcationa), 20 sous pour ses écritures (9-59-60).
9 Ida un Le guet ou la garde d'Orléans étant organisé, le oorp» de ville arrête quen temps de paix, le service n'aura lieu que de jour, pour ne pas surcharger les habitans de service, la ville étant bien fermée par les portes, les ponts» levis , leurs chaînes et barrières, et gardée par le guet placé sur la tour de Saint-Pierre-Empont; maïs qu en temps de guerre il aurait lieu aussi de nuit, et que tout le monde alors ferait son service personnel.
Le sieur Jacques Dreux fut chargé d'ouvrir et fermer les huis (portes), à monter sur les murailles, qui n'étaient point terrassées du côté de la ville. C'est par ces huis que passaient les sentinelles.
Un autre citoyen , nommé Robin-lMosmin , fut chargé d'aller visiter toutes les portes de ville et la Tour-J?ïeuve, pour s'assurer de l'exactitude du service (y).
Le gouverneur , Pierre de ]Mornay , et quelques citoyens' commandaient une garde à cheval, laquelle parcourait la ville depuis la chùle du jour jusqu'à minuit, et à cette heure, un autre division commandée par le prévôt Jelian- Barbelier et un procureur (échevin), reprenait le serviee jusqu au jour, à l'heure où l'on plaçait les ;^Atinelles de jour sur les murailles.
4«r ittiiki uiSi Les Orléanais donnent 1,000 lîv. à Arniénion d'Albert et à Pf)in('on de Latonr, pour les déterminer à retirer leurs trfuipes des environs d Orléans; quand les soldats traversèrent la ville pour jiiisser du eolé opposé, les chaînes des rues lurent tendues, le guet et les sergens prirent les armes (7-8).
Les àemn AndM Hunnilt, durpeniiér, et lelutn Ca-» {«^bm ^ rault, serrurier, sont ciiargés des reparatîons des herses plaoëes au milieu des voûtes des portes, des contre-poids, des chaînes, des crochets et des cordes pour les lever et baisser (Sp).
On appelait herses ou barrières tombantes des portes à daire-voie, composées de planche de quatre à cinq pouces de largeur. Ces portes ne pouvaient s ouvrir , étant lûtes d*une seule pièce et incrustées dans l'épaisseur des murs. On les faisait monter dans les chambres qui étaient au-dessus du portail de chaque porte, et placées au milieu de la longueur de la voûte dont elles avaient la l^auteur, elles étaient entre le pont-levis ou barrière volante et la porte Je Tintérieur du côté de la ville. Lorsau*on voulait lever les herses, on le faisait par le moyen de contre-poids su^ndus par des chaînes et des cor» dages (9-59-60).
Ces herses servaient à. arrêter les assiégeans lors^^ils avaient forcé le pont-levis : dans ce cas , on les laissait tomber de tout leur poids sur ceux qui voulai.ent arriver à la porte de ville, ce qui les écrasait et les séparait; alors les assiégés les faisaient périr facilement, en jetant sur eux, par des ouvertures j^ratiquées dans des chambres su* périeures, des blocs de pierre, de Thuile bouillante , de la poix enflammée, des cendres brûlantes et des cercles de* .ter rouge.
Le seul moyen d empêclier l'effet des herses était, de la part des assiégeans, de charger des soldats braves et adroits de venir placer dans les rainures où ces machines meurtrières descendaient, des madriers de six ou sept pieds de longueur pour les empêcher de tomber jusqu'à terre.
Le parlement, par un arrêt, ordonne que les professeurs de rUniversité d'Orléans, dont le nombre était (ixé à cinq pour le droit canon , et trois pour le droit civil , seraient à lavenlr onze, dont huit pour le droit civil et trois pour le droit canon (64).
Les Orléanais , cinq ans après l'assassinat de leur duc, |4i.»îuc«ua arrêtent un doses meurtriers, auquel ils firent faire le procès, comme on le voit par ordonnance de Jean Barbelier, prévôt d'Orléans, à la date du i4 juillet i4i - ? adressée au receveur du domaine , laquelle esit ainsi conçue ;
« Pour bailler à maître Robert , exécuteur de la haute justice de M. le duc d'Orliens, pour avoir exécuté Olivier Bourgaut , du pays de Bretagne , samedi dernier passé , parce qu'il avait été consentant et coupable de la mort de feu Monseigneur le duc d'Orliens, dont Dieu ait l'âme , la somme de 55 solsparisis(4-9--8}.
>» C'est à savoir :
» Pour lui avoir copé la main au Pilori 5*.
» Pour lui avoir copé la téte et décollé ; 5
» Pour lui avoir copé les quatre membres^ par chaque, 5 sols . . ao ^55 solspamis.
w Pour icelui avoir pendu en quatre lieux ordonnés et accoutumés pour ce 20
» Pour avoir brûlé et ars le #
corps dudit Olivier 5 /
ms. Le roi Charles VI rappelle auprès de lui le duc d'Or-
léans, qui rentra tellement en grâce, que le monarque voulait toujours lavoir à ses côtés, le faisait habiller des mêmes étoffes que lui, cou(^r dans sa chambre et méuie dans son lit.
Il était d'usage à cette époque de coucher plusieurs dans le même lit, une seule chambre à coucher servait pour toute une famille ^ fut-elle composée de six ou huit per-* sonnes (a.-43-45).
• lifmrUM. La Loire sortit de son lit et se répandit dans les campagnes des environs d*Orléans (4'8-64)> 1414. Les procureurs de ville (écheTins) aOrléans «adonnent aux firerea et sœurs c[ui gouvernaient fhôpitid de Saint- Lazare y de ne recevoir que les malades pestiférés naltft de la ville et y résidant ^ attendu le grand nombre de«gens atteints de celte maladie qui sé présaitaient à rhospice'
SSfr-Inhr» 1411». . Charles I*') duc d'Orléans y est ^t pnsonmer par les? v«Hi««. ^ la hgLts^\\e d'Azincourt (2-43).
Le duc d*Orléans demeura plus de vingt ans en Angleterre (43).
«s juillet 1416^ Ses partisans et les Bourguignons conclurent la paix à Âuxerre , par Imtervention du dauphin et du grandmajtre de Rhodes-; le duc dOrléans et le comte de vertusy'
iKin frère, étakait abseas lors de la condunon de MU paix y la jurèrent comme les autres ( 2-43).
Présentation de la maille d or de Florence dans fégliae Invi» w. de Saint-Pierre-le-Puellier. Cette présentation, qoi se fai- «ait tous les ans depuis Tannée 58o , avait lieu le jour de la fête de Saint-Firmin , patron de la nation picarde. Cette cérémonie consistait à présenter, pendant lepître de la messe qu'on célébrait solennellement, à un élève de l'Université, natif de la Picardie, une maille d'or (pièce de monnaie) du poids de deux deniers, dix-sept grains trébuchant. A cette époque , la fêle fut remarquable par la présence de plus de six cents jeunes gens de la province de Picardie. (Pour l'origine de cette fondation, voir page 43.)
Un peintre , nommé Etienne , est chargé, par les magis- juaMn. trats, d'écrire sur les murailles, tout autour de la ville, le nom des six chefs cinquanteniers, et des dixainiers de la ^rde bourgeoise d (3rléans (9-60).
Les murs de la ville furent divisés dans leur circuit en six portions dont chacune avait un chef pour en faire la garde; chaque chef avait sous lui cinq dixainiers et cinquante habitans choisis à commander (9-59-60).
Les six chefs à cette époque étaient :
i'*", Robin de St-Mesmin ; 2", Jehan-Monicet; 3*, Huget- Morinet; 4^7 Guillon-Dufossé , procureurs j 5% Jehan-Mi- -gnon ; 6^^, André Leraaistre (9-59-60).
Cette garde était renouvelée tous les jours, mais seulement par cinquante; ce qui faisait que tous les six jours les tours de garde revenaient : il n'y avait que les six chefs qui étaient toujours en fonctions.
Guillot-Lebrun, sellier, est chargé de mettre à point les JuiUei 14", pavas (boucliers) de la ville , comme y faire les tenons , les . clouer avec clo (clous) à ardoises^ ainsi que cuir à icelle et autres choses.
Le même jour Pierre Barantin vend huit tonneaux pour faire lesdits pavas.
• Les pavas ou boucliers étaient faits avec des douves de • - tonneaux, assemblés avec des tenans etdes clous d'ardoises, iifui d'en faire un châssis sur lequel on clouait un cuir; il y avait encore deux douves fixées en travers à des hauteurs différentes, auxquelles on attachait des courroies de . cuir entre lesquelles on passait les deux bras, afin que le
fmvas s'appliquât sur le dos : ils avaient trois pieds et demi de haut et mettaient à couvert de la tête aux pieds, ceux qui les portaient ainsi pour monter à l'escalade ; les deux mains étant hbres, permettaient de gravir aux échelles et de re^ cevoir avec moins de danger le& pierres et autres choses que jetaient les assiégés.
ville l'ait faire, par Macé-Pillos , cordier d'Orl«ans , liult douzaines de frondes à bâton.
Les frondes à bâton étaient composées d'une espèce de manche ou bâton , au bout duquel pendaient deux cordes , au milieu desquelles était un endroit tressé de la largeur de la main pour recevoir la pierre ou la balle de plomb, ou le carreau de fer qu'on voulait lancer sur les ennemis.
M«t i4«. Les Orléanais choisissent entre eux dix-huit habitans chargés de s'assurer si tous les bourgeois de la ville étaient fournis de leurs harnais militaires.
Ces dix-huit citoyens ou commissaires furent pajës pour leur salaire , et étaient ainsi répartis:
Quatre procureurs de ville, quatre notaires, quatre bourgeois, quatre sergens de ville.
Ils furent accompagnés de Jehan-Bruneau et de Philippe Le Tessier, scribes.
Le harnais ou fhabit militaire consistait en une heuque ou jaquette (sorte de robe comme nos blouses) , sans manches, qu on mettait par dessus les autres vétemens; elle ne descendait que j usqu au milieu des cuisses, elle était de couleur bleue; on attachait une croix bhmche à la partie de ht heuque qui répondait k la poitrine. Ces croix distinguaient le Français des Anglais qui en portaient de rouges. Ces hmiquesétMsal ceintes par des courroies de cuir nommées orties \ un casque de fer léger , sans Tisières et sans gorgerin (mentonnière), couvrait la tête : on rap^pelait oacinet.
Les armes consistaient en arcs , arbalètres, épées , guissannesy haches d*armes , pics et maillets de plomb. ««wiamiam; Pierre de Momay, gouverneur d'Orléans, fait une visite des murs et des fortifications de la ville , tant à Textérieur jqu*à. rintérieur; il était accompagné par Robert Paré^ Stienne Gaudin , des procureur» de ville (écbevins), plusienrs nAcons, charpentiers» serruriers, et Naudin Boup fifaard. .célèbie Orléanais , fondeur de canons et £dbricant
diB poii4Mà canoiK Le gouyerneur arrêta dans cette inspection tous les travaux qui devaient être faits successÎTe* ment pour mettre la place en remectable état de défense | il ordonna de commencer par m construction de boulouardê (boulerards) en avant de toutes les portes de la ▼ille.
Ces boulevards ou boulouard» étaient laits en terre , lar^ dés de fiiscines , de petits fagots et de piquets ; ils étaient de formes différentes, mais de la grandeur dés portes et des tours dont ils défendaient i-approche; des sentinelles ' étaient placées à chacun des angles pour surveiller les cAtés accessibles; ils communiquaient de piain-pied avec les ponts-levis de la porte de ville. Du côté àà la campagne^ non pas en face de la porte , mais sur un des côtés, le boulevard conduisait au terre-plein par un autre pont divisé en deux parties, Tune encore en pont-levis ) Fautre construite sur des chevalets qui senle^ ▼aient à bras, ainâ que les garde-foux, pour garantir les passans de tomber dans les fossés qui avaient trente pieds de large sur douze de profondeur. Ces fossés étaient, à leurs crêtes, du côté par où pouvaient arriver lesennerois , garnis de pieux de six pieds de saillie, extrêmement pointus, couchés en avant et liés ensemble par des traverses de planches de bateaux fournies par la ville.
Monseigneur de Vertus, frère du duc d^Orléans pri- s wn. sonnier en Angleterre , arrive à Orléans , apanage de son aîné , pour visitér les fortifications de la ville; il donna nitx Orléanais la permisnon daller prendre dans ses forets tout le bois qui leur serait nécessaire pour achever la construction des boulounrrîs qui devaient entourer la place.
Les procnreurs de ville (échevins) présentèrent au prince deux goieres (tourtes) , sucrées avec un quarteron de sucre.
Les religieuses de Voisins nomment une mère prieure pour gouverner l'hospice qu'elles venaient de faire construire dans le cloître de Saint-Pierre-Empont, au nordouest de 1 église, et communiquant dans la rue du Coqdinde , vis-à-vis celle des Trois-Maries.
Cette maison fut élevée par les religieuses pour leur servir de refuge pendant les guerres (8-6*4-76).
Le prince de Vertus voulant enc^ourager les compagnons * «""» (soldats) qui commençaient alors à creuser les fossés de la
porte Bannier f rancionncl , leur donna 20 deniers pour M
régaler de vin et d'écliaudés.
Utn uis. £es procureurs de ville font forger t,ooo fers de dondaine ou matras , sorte de traits pour les arbalètes d'acier. ATriii4ts.- Fin du concile de Constance, où il se trouva six cent quatre-vingt-six députés , cardinaux , archevêques , évêques, abbes et docteurs, parmi lesquels on remarquait Tierry de Saint-Dieu-Donné, député de lUniversité d'Orléans. Entre plusieurs canons rendus par cette assemblée, il fut ordonné qu à l avenir , et sous peine d'excommunication , nul prêtre ne pourrait communier les laïques les deux espèces du pain et du vin (a-43-64-8). ts miii un. Pierre de Mornay, seigneur deGaulnes, gouverneur d Orléans, vend sa charge à André Marchand, chambellan dirroi , moyennant une forte somme d'argent. Ce qui fait présumer que les charges étaient déjà vénales (4-^)- » un (^e jour-là furent essayés, pour la première fois, dans le champ de Munipntour , les canons et les bombardes de la ^ ville d'Orlt'uns (9-r)g-()()).
Chastelain , charretier fut payé pour avoir amené quatre arres (charret('cs) de pierres depariere (carwère) deMoutr maillât, pour faire des pierres à canons.
Caban et Prévost, tourneurs, fournirent 10,000 tappons (tampons) à bombardes.
Les maçons de la ville fournirent ^11 pierres à bombardes. Savoir: les grosses à 6 liv. le cent ; les moyennes à 6 liv. 8 sous le cent; les petites à 4 liv. 16 sous le cent, toutes rondes et de pierre dure.
Les bombardes étaient des espèces de gros mortiers ou canons courts ; on les chargeait de pierres rondes en partie, du poids de quatre Jusqu a cent soixante-quatre livres
Celle qui fut placée au pont pesait, avec son afïÙt, xao mille, elle jetait des pierres de i64 livres : il avait fallu 26 toises de bois carre et 3a journées douvriers pour Êdre son afiBiÏL
Après le siège, lorsque cette bombarde fut portée de la porte du pont à l'arsenal , qui était à la tour de Saint- Sanison, il fallut vingt-deux dievaux attelés pour la voi* turer.
Les tampons de bois se plaçaient entre la poudre et les boulets de pierres.
Les boulets de pierjre étaient. aui»:>i de pierre dure, .ronds, partout.
Plusieurs de ces boulets se voient encore aujourd'hui, dans notre maison, rue Bannier, 83, et dans la rue du Pot-de-Fer, où iU servent de Ljornes à.la mai$on (j^ui porte le n® 2 (76-77).
Jehan-Godart , ^rrt'y;y?/er (fripier est chargé, par les ijavii procureurs de ville, de fournir deux cocsteSy deuxcocs-. sinSj'chsLCun de deux /cj (lits de pUimeset traversins de deux lés chacun), deux couvertures, l'une de drap vermeil, et l'autre en courte-pointe, et une charretée de paille, mise en la Tour-Neuve, pour garnir la chambre occupée par les deux procureurs de ville, ijui faisaient le guet ou sentinelle (9-59-60).
Ces deux magistrats y demeuraient pendant huit jour&., d'un vendredi à l'autre; ils couchaient dans des lits faits en forme de coffre, fermés dessous et sur les côtés,* on y. étendait la paille, , et les coëstes ou lit$ de plumes étaient placés par-dessus ; il y avait dans l'a chambre, pour la meutilèr ^ une tabfe de neuf pieds , soutenue par cleux tréteau^ «t deux selles engoussées, (remboursées) pour.s*ass€oir. lU. étaient payés pour œ service (9.)
Raoul de Recourd et ses compagnons (collègues) , procu- n^nttfr iitt. reurs de la ville, vont à la Tour-Neuve souper avec Si- * monih de SaintrM^min et autres de ses confrères, qui étaient dé guet ce jour là..!! en coûta pour ce repas , com* posé dé cinq ou six personnes t
« Pourîepain z sou-N
» Pourdeux jpotsdehon vin, de r ^
six pintes a I 10 sous,.
• Viande, appétissante (cuite). .10. / 1» Le tout y rot bu.ct mangic (mangé). »
Le chapiti-e de Saînte-Groix d'Orléans^ désirant chân- mrier itis.
Ser de place le tombeau de Philippe de France, premier uc d'Orléans, mort en iSjSj.qui avait été élev^ dans le milieu du chœur dé Féglise, et qui gênait pour le. service divin, obtient de Charles, duc d'Olrlëans, la permission de le transporter ailleurs : i^ fur enlevé et placé dans le sanctuaire, du côté de Tépitre 69);
Cette permission fut envoyée d'Angleterre où lé prince était prisonnier de guerre depuis plus de trois ans (8-80 \
Le gouverneur André Marchand feiit lui-même la visite 17 tt«mr «h« des duiines de sÂreté de la ville , accompgné des ouvriers.
nécessaires et de deux procureurs de ville; il ordoune Fa réparatiou des croclieLs, des poteaux, des luanivelles, des treuils, des leviers, des cliaînous et chaînes, et charge Jehan '\h\d.rX,\Jàber (serrurier), de tous ces travaux
Il fut employé pour ces ouvrages 5,2o4 liv. de fer ouvragé.
Les chaînes de sûreté étaient très-fortes, les chaînons avaient huit pouces de long et le fer un pouce d épaisseur DU trois de circonférence; elles étaient fixées d*im oottt au pan du mur de la nudaon faisant le coin de la rue, par un énorme crodiet recourbé et bien scellé , afin qu on ne pût pas les enlever > de l'autre bout , elles passaient dans la maison, 'vis^lhvis, par un trou fait exprès, et là, elles étaient placées sur un treuil que Ton fiiisait tourner par le moyen d*une manivelle double ou par de forts léviers. Ces chames étaient bien différentes de celles des marchés qui furent en usage plus tard ; elles étaient tendues à hauteur de ceinture, au lieu que celles des marchés étaient traînantes, afin d*étre franchies facilement par les habitans et n empêcher que les charrettes de passer. Ces dernières étaient placées tous les jours de marchés; mais celles de sftreté nëtaient tendues quen cas de siège ou demeute populaire.
Elles étaient placées à toutes les portes de ville et rues qui les avoisinaient : on connaît encore les endroits où étaient [placées celle de la rue Saint-Etienne, devant Thotel de la Corne^e-Cerf , qui donna le nom de Gorne-de-Cerf à la rue où cet hôtel était situé ; Celles de Saint-Pierre-Em* pont, du guichet de la Tour-Neuve, des tourelles, des rues Aux-Ours , des Trois-Aveugles , de la Poterne-Saint- Samson , du Goin-Mau^s, delà Porte-Parisis, du clocher de Sainl-Pouair (Saint-Paterne), etc.
«rninuiv. Naudin Bouchard, saintier de son état (fondeur de cloches) , est chargé par le corps de ville de fondre quatre cloches pour les sentinelles. Savoir :
Pour le pont , pesant io6 liv. de métal.
Pour la porte Bannier, pesant ... 66 liv.
Pour la porte Parisis, pesant. ... 55 liv.
Pour la porte Bourgogne , pesant . 78 liv.
Total 3o51iv.
Ces qtiaUre cloches furent ainsi placées pour aue la nuit elles pussent s*enten4re et .se répondre mutuellement et être entendues dçs sentinelles placées sur ta tour de Saint- Pierre*£mpont, et de celle qui Tenait d*étre nouvellement mise sur la tour de Saint-Po? (Paul).
. Outre les signaux par le nomlm de coups de cloche donnés par tous les guets, les deux de St-Pierre-Empont et de St'Pol aya^^t ^uumn une trompe ( trompette) pour correspondre entre eux deux seulement , et pour donner le signal à la gardcli cheval qui parcourait la ville pendant la nuit«
Eliot de la Chassaigne, maçon , et ses en^s, sont chargés par les procureurs de ville iLOuurer de maçonnerie et de taille un campanier (clocher) près St-Antoine sur le pont pour asseoir une aes cloches des sentinelles , fiiites par Naudin Bouchard, saùuier.
A cette époque on donnait le nom de saintier aux fondeurs de cloches, parce que les clo<^es portaient le noui du saint de 1 église. On ne disait pas alors la cloche de $t- Pierre, la cloche de St-Paul, de St-Antoine, etc.; mais Ton disait voilà St^Pierre, St-Paul, St-Antoine > etc., qui sonne (9-5 (^ 6o-ai).
Ce jour^ fut essayé pour la première fois, en présence & manias, du gouverneur André Marchand, des procureurs de ville et des ouvriers qui avaient été employés, la grande baliste, appelée aussi catapulte, engin ou couillard, qui fiit placée après sur le pont, près le Chàtelet (;-r)9-6\)\
On acheta pour quatre deniers d'oing pour la graisser, pour 16 deniers de foin pour mettre au iic>nd de la û-oiide ,
Êour empêcher que les pierres ne portassent sur le cuir de Longrie avec lequel celle-ci étût faite; on dépensa sous pour faire boire les 5o compagnons ( soldats) qui es-> sayèrent le couillard, le vin étant à 8 deniers la pinte.
L'usage de lartillerie était alors connu à Orléans; plu^ sieurs canons furent fondus dans cette ville et placés sur les remparts; mais ces premiers canons, sans affûts, montés sur des 4^valets inmiobiles , ne produisaient pas fef-* fet qu ils eurent plus tard. Cest ce qui explique ce mélange d armes anciennes et nouvelles dont on se servait alors à Orléans. Les habitans voulant pouvoir éloigner les eni^emis de leurs murs et les écraser par le jet de fardeaux énormes jt établissent dans plusieurs endi'oits de la place
des batistes ou catapultes; il en fîit p)acê une près le pont à côté du Ghâtelet, une autre à la porte Renard sur la tour de St-Po/, nommée alors XEschiff ou mur en pente, servant de base à un escalier.
Madieu, charpentier d*Or)éans, fournit des ouvriers qui ont pcuiué ( employé ) 34^ journées à Cnre Tengin qui estàSt-Pa/.
Le même ouvrier fournit un demi-cent de biiches pour faire les chevilles.
Vaidiot, y^iw r serrurier^ y fournit 692 livres de fer ouvragé et i^ooo dos ( clous )f^z (fiùts ) de deux sortes.
Macë Pillos, cordier » fournit un cabtCi deux cordes pour les bras, lé tout formant 20 totses et pesant 274 liv.
11 fut employé 84 journées de manœuvre pour aidera • lever l'engin de St-Pol et à faire un grand fossé dessous.
Trois pouliesen cuivre furent fournies pour ledit engin.
Régnauit-Baune, voiturier, pour avoir amené les six pierres qui ont servi pour essayer ledit engin et les avoir ramenées, fut payé 7 sous, à raison d*un sol par pierre et un sou pour lui pour les charger: elles étaient si grosses que deux suffisaient pour faire une voiture.
Les balistes, ou catapultes, ou engins v taien t de grandes frondes, consistant clans une pièce principale appelée verge, de 5o pieds de long, à lextrémité de laquelle on attachait un sac de cuir de Hongrie, dans lequel on plaçart une pierre si grosse qu'il fallait une voiture pour en transporter deux; cette verge était fixée à son extrémité opposée au sac de cuir qui renfermait la charge, par des cordes que l'on tournait sur un treuil par le moyen de leviers, et arrêtée par une roue dentelée avec un crochet que Ton détendait à volonté pour donner le jet à la pierre, laquelle par le quart de cercle que décrivait avec force la verge qui avait été retenue en arrière et qui était arrêtée verticalement par une traverse en charpente, lançait sa charge à phis de mille ou douze cents toises (9-59-60-62).
Le duc d'Orléans, prisonnier en Angleterre, instruit que les troupes anglaises faisaient des excursions dans les provinces voisines de FOrlcanais, ce qui rendait nécessaires des travaux, afin de mettre sii ville en sûreté , orfloniie aux niairisîi ats (U' rétablir et même de construire ]esh\\vniixes(\Qsfauxbou rgs , 11 y en eut alors quinze autour de la place , savoir : 4 dans le fauxbourg S^Marceau ^ 4
Au Poriereau.
Faubourg Renard.
Faubourg Baniuer.
dans le fauxbonrgï{er\2iTd, 1 dans le fauœhourg^^niîxeï^ et 5 dans le yist^or^oi^r^ Bourgogne, ainsi placées (9).
^Portereau Tudelle , près du puits Tudelle.
|Portereau, Turcie Saint-Jean-le-
Blanc.
Portereaii St-Marceau.
Portereau du Coq, près de lau-
berge qui lui donne ce nom.
Une près de la Croix-Morin.
Une près du couvent des Grands- Carmes.
I Une à St-Lauren t, prèÉ de la Groix-
Buisée ou Boisée.
Une à la Turcie-St-Laurent.
IUne à la hauteur de la rue du Colombier actuelle.
Une à l'hospice St-Pouair ( au sud de St-Paterne actuel ).
^Une à la chapelle Saint-Aignan
( Notre-Dame-du-Chemin ).
Une au puits des 1^'orges ( rue . Bourgeonne).
Faubourg Bourgogne. <V ne près de l église St-Euverte.
Une près de l'égliseSt-Avit (le séminaire actuel.
Une au Grand-Cimetière (la halle au blé ) ç)-?)Ç) \ Ces barrières étaient de deux espèces, les grandes pour les voitures, les petites pour les gens de pied. Les premières n'étaient ouvertes qu'au moment ou les voitures voulaient passer; les secondes l'étaient toute la journée en temps de paix : pendant la guerre on ne passait ni par les unes ni par les autres. Une cliambre ou maisonnette à cheminée était construite à cote de diacune d'elles et servait de corps-de-garde, pour les liahitans des faulînurç^s les plus interesses à ce que leurs propriétés lussent bien gardées (9). .
Ces barrières s'ouvraient à volonté: celles qui donnaient passage aux piétons étaient supportées par leurs gonds , mais celles qui servaient aux voitures avaient à l extrémité opposée aux poteaux qui les retenaient une petite roue pour en supporter le poids et les ouvrir plus facilement.
— jga —
A»r.ii4i9. Les magistrats d'Orléans font faire les réparations de toutes les hasscs-cours qui existaient sous les pqrtes de la YÎlle et les ponts-levis (p-Dp-Go).
On appelait basse-cour une partie du fossé pavée en pente et dans laquelle on descendait par plusieurs degrés, au bout desquels on arrivait à une porte placée souslepontlevis : c'était par cet endroit que I on faisait sortir la garnison sans être obligé de baisser le pont-levis, ni d'ouvrir les portes de la ville (9).
Jean Martin , faiseur d'arbalètes et artillier de son état (armurier), livre à la ville huit grandes arbalètes d'acier, qui furent marquées aux armes de la ville ; on les plaça sur les murf à divers endroits avec quatre hommes pour les servir (9-59^0).
Les arbalètes étaient des Ar^ en acier d*une grande dimension avec une corde tendue par le moyen dun morceau de fer nommë tignol^\ on lâchait lea arcs par le moyen d*une détente fixée à une noix de cuivre, lorscpi'on avait miré le but quon Youlatt atteindre. Pour cet effet , et pour mieux ajuster» on redressait ime petite plaque ou lame de cuivre qui était ordinairement couchée sur te bois de Tare nommé 1 arbrier, et qui était percée de petits trous à son extrémité. L arbrier portait aussi en avant de la lame de cuivre deux petits montans en fer perpendiculaires, aux-
Suels était attaché un fil de fer qui soutenait un grain e chapelet; lorsque ce ffuidon atteignait le trou de la lame de cuivre^ et que Tarbalète était placée dans la direction du but , on était sûr d'arriver (9).
Ces arbalètes lançaientdes flèches de cinq pieds et même six pieds de longueur (9).
On fit aussi à cette époque de grands ribaudequims (espèces d*&rbalètes) qui avaient des arcade z 5, 18 et ao pieds de long : ils étaient placés sur un arbre d^un pied de large et creusé en forme de gouttière, ils chassaient des piques de 10 et isi pieds (9-59-60).
Plusieurs fevre9 de la ville sont chargés de fidre un millier de grands fers à ferrer, et un millier de grosses (piques ) pour les ribaudequins.
La ville achète 10,000 traits tout empennés (guwa de plumer) non ferrés (g^Sg),
Cochon yfet*re, d'Orléans, est chargé de faire 2,5oo fers pour les petites arbalètes , dits martinets (9-59-6o).
Trois voituriers sont envoyés près d'Ambert, dans la.
Oigitized by Gopgle
forêt dOrléans, pour amener du boU de saule pour faire des traits pour les martinets.
Les toiartinets étaient de petits arcs à l'usage dun seul homme. La ville fit faire un grand nombre de ces arcs, et les Bt distribuer aux habitons qui n avaient pas le moyen d en faire la dépense. Us servaient à lancer des traits de deux foçons: les petits étaient faits en pyramides quadrangulaires et uonunés quarreu , les plus gros s*appelaient pi" retons j les uns et les autres étaient garnis de dents profondes, qui en rendait Textraction difficile et même souvent mortelle (9).
Les arbalétriers et les archers formaient à Orléans deux rorps distincts : les premiers fiâsaient leurs exercices dans les fossés allant de la porte Renard à la porte Bannier; les seconds se réunissaient dans les fossés allant de la porte Parisis à 1 église de St-Pierre-en-Sentelée (8-64)*
Les arba^triersetles arcbers avaient des réglemens particuliers , un roi ou chef, des buts placés sur des mottes appelées buttes, une fête au mai de chaque année, époque où se faisaient les grands exercices du tir, et où se distribuaient les prix à ceux qui avaientatteint le but (8-64)*
Us firent construire dans les fossés, lieux de leurs exercices particuliers , de grandes baraques en planches appelées bauges j pour se mettre à couvert en temps de pluie (8-64).
Les magistrats d Orléans font construire, par Hurault, charpentier de la ville, 129 mantelets ou haroacanes i^va placer sur les murailles de la place (9-59-60).
Les mantelets étaient des parapets portatifs en charpente et à hauteur d'homme; ils étaient percés de distance en distance par des ouvertures de plusieurs pouces de large et dix-huit ou vingt de hauteur. Ils servaient à abriter les assiégés, qui pouvaient tirer sur les ennemis sans danger; ces sortes de cloisons avaient de quinze à dix-buit pieds de longueur sur trois ou quatre pouces d'épaisseur et se déplaçaient à volonté, à force de bras ou avec des roulettes (9-59-60-62).
Ces mantelets, qui portaient aussi le nom de barhacanes, furent placés d abord sur les murs de la porte Parisis, au nord d Orléans, près d'un petit chemin de ronde, ui par suite devint in] passe, et qui prit le nomdeCuie-Sac-des-Barbacanes (9).
. Le dauphin, iils de Charles Vi , envoie à Orléans un de ses officiers, nommé Descroix, porteur d'un mandement ({ui ordonnait de démolir et abattre tous Jauxbouf^ de la ville , si cela devenait nécessaire (^59-60). Ce messager reçoit un présent du corps de ville. Maiim. André Marchand , gouverneur d Orléans, fait réparer les esehiffres qui servaient à monter de Tin térieur de la ville sur les murailles.
. Silvain, charpentier, et deux autres de ses confrères » sont chargés de réparer tous ceux de la ville et d'en Cure trente-et-un neufs.
On appelait eschiffre, non-seulement la pente douce qui supportiiit les escaliers, mais Vescalier lui-même: ils étaient bardés de planches; une porte les fermait, et «qi citoyen en avait la clé (9^
Guillaume de St-Mesmin, chanoine de Ste-Croix d'Or- Itians, par acte de dernière volonté, donne 3o sous pour être distribués aux chanoines ses confrères qui assisteront à son enterrement (j).
i7ui«rB{«2o. Six mille Ecossais, commandés par le comte de Bouzan, Uwu Stnart el le connétid)le d Ecosse, passent par Orléans pour aller au secours du dauphin (8-80J.
Les procureurs de ville leur firent luje brillante réception : ils leur donnèrent un plat de poisson du Loiret et du vin clairet
(]cs troupes étaient armées d'arcs , d epées et de ^uisarir/es ou bf'S(i/pi(\s\ armes à deux tranchans. La guisarme « tait composée d un fut de (juatre ou cinq pieds de hauteur, ayant d'un cote une hache assez large et faite en lorme de croissant; <le lautre un njorceau de fer trèsjjoiritu, cl à lextremitt* une hésaigue à deux tranchans; avec la hache on faisait une large plaie , avec la pointe 011 perçait l'arnmre, et avec la bésaiguë on donnait la mort d'une manière cruelle (8-jo\ aoniir» ir.2.\ Le roi C.harles \ 1 achève l église <le St-Aignan , que son pèr<^ Charles Y avait fait commencer en i3j5 (2 1-64-36). Mai 14:0. Les procureurs de ville prennent à loyer une grande chambre sous la voûte de St-Hilaire, près de la Prévoté, pour y déposer les objets d<' guerre et attirails, qui étaient déjà consitlérables (^-Sq-^'o-^).
*■ Aignan d(» St-Mesniin iait faire sur le boulevard de la
porte Renurd deux défenses (y-59-60).
Ces défenses consistaient on deux petites tours où il y avait une barrière roulante qui défenclait l'entrée du pont dormant sur clievalets portatifs, placé à cette porte Renard du côté de la cauipaj^ue [g),
La barrière était appelée coulante, parce qu'elle consistait en une forte traverse en bois de la longueur de hui,t à dix pieds, qui coulait dans les mortaises faites à deux poteaux placés vis-à-vis l'un de l'autre, à six pieds de distance; un d'eux avait un petit treuil pour faciliter le mouvement de ladite traverse, qui se fermait d'un bout avec une serrure (4-8-9).
Le gouverneur d'Orléans, André Priarchand, fait con* i«iiiiî4a(i. struire par des maçons de la ville des mâchicoulis sur les murailles au sud du côté de la rivière, pour empêchei* l'escalade de ce côté (9-21-59-60).
On appelait mâchicoulis une saillie qm se trouvait au haut de la mundUe ; cetlç saillie ou ayancé de maçonnerie était oufrerte- dé distance -en distance par des jours pratiqués, entre les dalles de pierres qui les formaient. Ges jours eu ouvertures se fermaient èn temps de paix par des volets qui les couvraient hermétiquement; par ces ouvertures, les assiégés jetaient sur les assi^eans de l*huile bouillante, des cendres rouges , de la poix enflammée, des quartiers de pierre , etc; , e te. (9) .
Il^existaît encore en i835 de ces- mâchicoulis à la porte . deSt-Laurent, qui servait de serre au Jardin des Plantes de la ville (76-77),
Guy de Prunelay , évêque d*Ol*léans, fait rapporter dans ^^^^ «tao» k ville les-relique& de tous les saints de la province , dans k crainte des Anglais qui rôdaient dans son diocèse (66).
lehan Martin, ouvrier d'Orléans, &it pour le compte lowiobr» de la viUe plusieurs fii/aicx et chambres pour lescanons et bombardés (9-59-60).
On appelait chambre-une boîte en fér ou en cuivre assez . épaisse qui servait à recevoir la poudre pour la charge des pièces et qui se- mettait au fond de ces mêmes pièces : les tuyaux servaient de conduit pour y mettre le fèu (9}.
chambres remplaçaiencnos gargousses actuelles et lestupux tenaient lieu de- mèche et de himière (77}.
Une femme, de Séez en Normandie , est envoyée par les km, magistrats dOrléans jusqu'à Ghâteaudun pour découvrir les Anglais; eUe- k& trouva- près du moulin de P/tiUppeaà-
— igO —
Gaubert;\es Anglais lui prirent sou mantel et 2 sous 8 deniers qu'elle avait dans ses poches (9-59-60).
La même femme est envoyée jusqu'à Brou en Perche , pour savoir ce que faisaient les Anglais et de quelle part ib avaient tiré, ËUe rapporta que ceux qui avaient passé près d'Orléans étaient retournés à Yeroeuil et fidjûiient grand achat àe convois,
Jehan Gallet est envoyé en Normandie pour savoir des nouvelles des Anglais qui y étaient.
Jehan Betheme, religieux des Carmes, est envoyé à Dreux pour savoir ce que Élisaient les Anglais et oombiep ils étaient.
Jehan Cl|abot rapporta à Orléans des lettres faisant mention que les Godons (Anglais) avaient deux apiesses (espions) français dans la ville.
A cette époque on se servait à Orléans de plusieurs espions pour connaître la position clesennemisyleursforoes, leurs démarches; les Anglais de leur.cèté en avaient aussi jusque dans Orléans.
piemAn 1420. Le jeuno Bâtard d'Orléans, qui fut connu plus tard sous le nom de Dunois, passe par Orléans; le corps de ville lui fit des présens de gibier et de volaille; il avait environ dix-sept ans à cette époque.
M aaiit U21. Jean Fleuvart, consul d'Ecosse, qui habitait Orléans, fonde dans 1 église de Ste-Groix de cette ville une messe , clite messe d'Ecosse, moyennant i,o5o écus d'or, laquelle devait être annoncée aux fidèles par trente coups de la grosse cloche (8-21-64-80). ft42i. Henri V, roi d'Angleterre , ayant appris que son frère le
duc de Clarence avait été tué en Anjou , et furieux de hi défaite de ses troupes, fait une descente en France avec une puissante armée, et arrive jusque sous les murs d'Orléans. Il se logeait déjà dans les faubourgs de cette ville, quand une violente dyssenterie, qui lui tua plus de 3,ooo hommes, h; força de d(*ramper; lui-même fut attaqué cfune fistule, maladie dont on ne connaissait pas alors le remède; il en mourut peu de temps après, âgé de 36 ans. Il avait nommé le due de Gloeester protecteur d Angleterre, et le du(.' de Bedfort régent de France (4^)« A«riiivi2. Les procureurs de ville chargent Vachot, fevre , de réparer toutes les serrures des portes d Orléans et d en faire huit fortes neuves avec leurs clés (9-59-60).
En temps de paix ces clés étaient confiées à des habitans auxquels on payait une somme d'argent par mois; en temps de guerre on les leur retirait, et les procureurs de ville en avaient en deput chacun une: ils avaient la surveillance de la porte à laquelle elle appartenait.
Charles VU succède à son père Charles VI , à Fâge de Oeiobr* 1411 vingt ans (2-43).
Charles VU ordonne que les monnaies marquées à son coin seraient les seules qui auraient cours dans toute Tétendue de son royaume ; dès lors, révêquc d'Orléans , Guy de Prunelajy qui tenait de ses prédécesseurs le droit de frapper monnaie , fut privé de ce privilège.
Guy de Prunelay, évêque d'Orléans, meurt après vingtquatre ans de siège (2 1). ^
Charles VII, roi de Frânce, nomme à Orléans deux notables bourgeois préposés pour lentretien des turcies (levées ) de la Loire dans toute letendue de la province or-
léanaise (8- 2 1-64)> '
Les Orléanais ayant le jprojet de détacher le duc de 20 ami tva, Bourgogne de l'alliance qu il avait contractée avec les Anglais, députent vers M. de La Trémouille, seigneur de Sully, pour le prier de se charger de cette négociation, et de £ure tousses efforts pour que le prince ne réunît pas ses troupes à celles des étrangers pour accabler la ville d'Orléans. Ce seigneur exigeaaes députés 2,000 àïus d'or, disant qu'il lui fiillait cela pour les frais, et 5oo écus pour son yo;^ai<(grdtiiîcation).Dans cette position clifticile, U\s chanoines d'Orléans fournirent les 5ooécus, les habitans d Orléans le tiers des 2,000 écus, les deux autres tiers furent donnés par ceux du comté de Blois et du Dunois; le tout fut remis à rVamherge, procureur de M. de La Trémouille ; mais ce seigneur garda les espèces et ne fit rien. Les Orléanais envoyèrent plus tard des députés nouveaux directement au duc de Bourgogne, à Paris (9-8-64-80).
Le gouverneur, André Marchand, loue au prieur de- Saint-Samson d'Orléans , la tour de Salnt-Sanisoii, pour y placer l'arsenal de la ville > qui y fut tout de suite établi
Depuis long-temps, à cette époque, le corps de ville tenait ses séances dans une salle qui dépendait de cette tour, et qui était aussi louée au même prieur (^-S-f)-
Les procurcui's de ville forcent , sans dîistinctiuu de rang
et de profession , les habitans ^Orléans à Tenir, à toar de rôle, crenser les fossés delà place : ceux qui ne se présentaient pas Dour lesdits traraux , étaient taxés à une somme d*argent , nxée par lesdits procureurs et payée entre leurs mains (9-59-60).
La Tille fournissait aux traTailleurs , bottes, pics, jnocbes , pelles , petits ckarrioU à bras (brouettes) à une roue, et un quipos (espèce de marre fendue dont se serrent encore les rignerons des euTirons d'Orléans) (9-59). i«pto«bM usi. Les écberins reçoiTcnt 600 Ut. des babitans de la TÎlle et des ûiubourgs ^ui ont défailli à Tenir, à leurs jours commandés èê n>sses des boulouards, pour y terrasseri laquelle somme fut portée en recette (p-Sp-éro).
États-généraux tenus i Orléans r on y rei|(Ht la taille perpétuelle pour fournir la solde des troupes , qui depuis ce temps furent salariées par le prince, et non amenées à l'armée par les seigneurs-, comme avant; les roturiers seuls étaient obligés de la payer, les nobles et les ecclésiastiques en étaient exempts (2-ax-43-64).
fs «rft Ms>. Construction delà chambre du portier et du guet de la barrière Saint-Pouaire.
<« Payé à Jh. Tassin (Roillard dit) pour avoir faict une chambre près la barrière Sainct Pouayr (petite église sur lesfondemens de laquelle fut élevée celle de St-Pateme^, ou sont cliasque jour les portiers de (du) forbourgs et le guet,XLVlU sous p. (4)' " à%MUfa. Ordonnance du prévôt d'Orléans, Jean Le Prestre , qui défend , sous des peines sévères-, de se promener en robe de chambre la nuit, sur les remparts de la TÎUe (3o^.
Cette défense fut faite pour oter aux malintentionnés le moyen de cacher des armes meurtrières, et surtout pour mettre fin à lu conduite de certaines gens dont ce Té* tement favorisait la coupable- débauche, ut». « Jehan de Marescot, seigneur de la Source du Loiret-,
acquiert des religieux de Sainct Mesmin de Mt'jcyy la ri- Tière du Loiret depuis le bouillon de la Source jusqu a la rue des Courtiniers, moyennant une redevance annuelle de six muids de bled mouture (96). (Titres de la Source),»
André Marchand, gouverneur d Orléans, meurt en fonctions et est remplaçé par Raoul Auguste, sieur de Gaucourt (21).
P4irwri«». La Loire sort de son lit ordinaire, emporte iiTec elle
une partie des marchandises' qui étaient sur ses bords ^ et inonde la portion basse de la ville, principalement les rues qui avoisinenl le Châtelet (8-4-So).
. Ordonnance d'Henry YI, roi a Angleterre, relative au is -uit im. siège d'Orléans
« A tous ceu Ix qui ces présentes lettres verront , Simon
Morbier, cheualier, seigneur de Villiers , conseiller du lioy notre Sire^ et garde de la preuosté de Paris, salut. Sauoîr faisons , nous. Fan de grâce mil quatre cent vingt Il (lit, le vendredi dix-huitieme jour de mars, auoir veu unes lettres du Roy notre dit Seigneur scellées de son grand scel en double queue en cire jaune , desquelles la teneur s'ensuit :
. « Henry, par la grâce de Dieu , Roy de France et d'An- >» gleterre, à tous ceulx qui ces présentes lettres verront » salut. Sauoir faisons que nous considcrans la très grant » et exessiue finance que auoir convient nécessairement » pour la conduite et entretcnementdu siège mis par nous >' deuant la ville dOrleans, pour ycelle mettre en notre »' obéissance, lequel siège a desja duré longuement et » pourroit encore plus durer si pour icellui mener a con- » clusion n'estoit procetlé puissamment, ainsi que le cas v le requiert; attendu mesmement que la despense pour >• ce nécessaire par chacun mois monte a la somme de qua- » rante mile IVaiu s et plus, et que pour ceste cause, notre » très cher et très amé oncle 1(^ re^rent le royaume de >» France, duc de Bedfort, a llheraleuient fait bailler et de- » liureren prest grant sonunedeses fmances; parfaduisde w notre dit oncle et des gens de notre grant conseil, auons » ordonné et ordonnons par ces présentes que tous nos of- >• ficiers quelconques ils soient et de quelque estât que ce >' soit prenant de nous gaiges a cause de leurs offices, ensui- » vaut ce que notre dit oncle a fait et preste pour lui » mesine, nous presteront leurs gaiges pour ung quartier » dan, pour les deniers. qui en viendront emploicr a la
(*) Pour rondro plus fiicilela locturc des ordonnances d*HeDri VI roi
«rAiigletrrrc ("t (le Friinrc , qui sont rcliilivos î\ Jrhanne-d'j4rc .non<^ avons cru devoir mettre les points sur les i , qui ne se trouvpnt pas dans les orifpnatix, t0ot en conservant cependant la plus grande exaclitnde dan< stj'lc cl l'ortographe de ers pièces rares et tres-eurieuses , tirées en 377ii des archives de Sainf-MarLin-des-Chainp« , à Paris, et qui se tl'OUvcuLpréscntcnieut à la bibliotlic-que du Koi.
» cond uite e% éntretenemeat dudit sieçe d'Orléans, et non » ailleurs, sans donner pour ce nouYelle charge a nos sub* » jez; desquels gaiges ainsi a nous preatez, pour faire res* » ti tution et paiement a ceulx de qm ils auront été receus ,
» sur nos reuenus quelxconques ils soient en nos royaux ^ » mes de France et duchié de Normandie, tant de do* c » maines, comme d'aides, gabelles et confiscations, et » aussi sur les proufBs de guerre quelxconques qui sont » escheus et escherront a nous et a notre dit oncle en nos - » dits royaume de France et duchié de Normandie : si don- » nons en mandement a nos ames et teaulx conseillers les »' trésoriers generaulx, gouuerneurs de nos finances de >' France et de Normandie , que par le changeur de notre » trésor a Paris, pour France, et par le reccueur gênerai >' de Normandie , es termes de sa recepte, et par tous les »» vicomtes et receneurs tant de domaine connne d'aides, w et par les grenetiers des greniers a sel et autres quelx- » conques faisant de par nous fait de recepte, ils fassent » praindreetreceuoir pour la cause dessusdite de tous nos » officiers quelxconques aiant et prenant guiges par leurs » mains, et tant de notre dit conseil comme autres leurs w gaiges pour ung quartier d'an ; c'est assauoir de chacun >• telle sonnne et portion que montent leurs dits gaiges » pour trois mois que tait ung quartier d'an, en Ijaillant sur »> ce a ung chacun lettre de récépissé par laquelle rappor- » tant auecque lettres de mandement de nous sur ce que w voulons estrc baillé a ceulx qui particulièrement le re- M querroMt, au vidimus de ces présentes, restitutions et y paiement sera fait de la somme ainsi prestée des deniers > tle nos revenus dessus dits, et sans aucune difficrdté.' » Toutes voves, se aucuns de nos ofliciers dessus dits ne >' vouloient nous fane prest anisi que dit est , nous vou- » Ions et mandons que ils soient pi ivez de leurs gaiges pour » demi an , et que les deniers d'iceulx gaiges en soient >» prins, tournez et convertis au fait dudit siège d'Orléans « ou autres nos affaires de guerre. En temoing de ce, nous » auons fait mettre notre sccl a ces présentes données à " Paris le lir jour de Mars, l'an de grâce mil quatre cent »» vingt huit , et de notre règne le VIP.
» Ainsi signé par le Roi, à la relation du conseil teni^ ■ par le régent de France , duc de Bedfort. ' •