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24 mai 4814.
Proelamatim du maire dOrléans* « Orléanais,
« Vos vœux vont être comblés: sensible à l empressement (|ae vous avez témoigné , de posséder encore dans cette cité Son Altesse Royale Te duc d'Angouléme, ce prince chéri cède à vos désirs , et daigne venir recevoir en personne l'hommage de votre amour et de voire fidélité.
« Un joug de fer a cessé de coniprimer, dans le secret de nos cœurs, nos aftections les plus tendres , nos respects profonds pour les pères de la patrie , pour cette lamille sacrée qui a fait si long-temps le bonheur de la France. Libres inaiiitettant|Qaus n éprouverons de contrainte que dans Tinsuffisanoe 4es signes et des expressions de notre allégresse \ car comment exprimer à la rois le sentiment du présent et notre confiance dana Tavenir , Teothousiasme que nous inspire le retour ai ardemment dénrë de notre auguate monarque « le présence du grand prince qui va le représenter au milieu de nous , nos Vœux ardens pour le bonheur de la fille angélique du meilleur, du plus malheureux des roiS| bonheur mérité par tant d'infortunes, de Tcrtns et de larmes P
« Orléanais, gardons-nous de mesurer par respect les expressions étuoiées de notre amour; c*est îd la ftte du OQBur; abandonnons-nous sans réserve à riyresse de la joie; ce langage sera entendu- par un Bourbon, et son âme tout enâère partagera les transports dont il sera l'objet et le juste appréciateur. Vive ie Éoil ^vipe BÊomeigrmr Ib due éPAneoulême ! miwru les JBourèons !
« Une lettre officielle annonce à M. le iMron de Tallejrrand , préfet du Loiret, que Son Altesse Royale vient coucher jeudi, a6 courant, à Orléans; les façades de toutes les maisons de la ville seront illuminées*
« Fait en l'H6tel-de-Ville, le 24 mai 1814.
« GaiGiroR-DteuixAinci maire* »
96 mai i8i4» — Pour la seconde fois, le duc d*Angou* léme, neveu de Louis XYIII et fils de Monsieur, comte dTArtois, arrÎTe à Orléans par la porte Bannter , se ren-
— ait —
dant de Paris à Bordeaux et dans le midi de la France. Comme la première lois , ce prince fut reçu avec enlhousiasme par les habitans ; il coucha à 1 lioiel de la préfecture ^ et repartit le leademain de boaae heure.
— Dans la nuit du 26 au 27 mai , pendant le nouve-
ment que la présence du duc d*An^ouléme occasionnait dans la ville d'Orléans^ où il était couché , un vol fut commis dans le cabinet particulier du secrétaire-général
de la mairie , Petit-Sémonville , par un nomme Lagoquaux, qui plus tard fut condamné , par contumace^ aux galères^ par ta cour d'assises d'Indre-et-Loire*
Le voleur pénétra par une croisée qui donne aur la cour sud de l'hôtel de la mairie , laquelle cour est isolée et ne sert que pour déposer le bois de cfaauiifoge et des^
objets peu importans.
Il fut enlevé de la caisse municipale environ 9i773 fr,^ non compris une somme assez forte qui appartenait au secrétair^énéraL
LVxtraction des sacs semblait avoir été foite nar la grande porte au levant , la plus rapprochée de Fattoerge de rSpervier, au sud de rfaotel de la mairie : ce qui confirme cette opinion y c*est qtiun sac de gros sous fiit retrouvé dans le ruisseau qui passe sous cette porte , lequel ruisseau y ou rigole , sert à l'écoulement des eaux pluvialesde cette cour non fréquentée. (4-76.)
iy mai 1814. — l u riche paroissien de l'église de
St-Pierre-en-Sentelée , élève , à ses frais, dans la nef latérale j à gauche , un autel qui fut , par lui , dédié au Sacré- Cœur de Jésus, eu niénioire de la prière et du vœu de Louis XYI pendant sa captivité au Temple , prison de Paris. (76 )
29 mai 18 14* — Mort de Joséphine de Beauharnais> première épouse de Napoléon, qui fut impératrice de France et reine d'Italie. Cette princesse, qui était née
en d'Amérique , avait épousé en premières noces , dans son pays natal , un Beauharnais, descendant d'une famille orléanaise très-noble et très-distinguée de cette ville, qui habitait le château de Chaussy , près Saint-Laureat-desr
— ai2 —
Orgerils, et un pied-à-terre dans la ville, rue des Trois- Maries, n** ii.
^ juitt I 8i4» — M. Proust , avoué à Orléans , est le premier qui fit imprimer et distribuer gratis dans la ville des couplets sur la paix avec les souverains alliés par le retour de Louis XVllI en France; ces couplets, chantés par lui dans une réunion d'amis , avaient été trouvés bien laits , et Timpressioa deuiautlee par les cu^ivives. (76-77.)
— Mort de Barbot, Orléanais très-instruit, l'un des fondateur de l'académie royale de cette ville. (76.)
10 juin 1 8i4* — Séance royale dans laquelle Louis XVIIl fait accepter la charte, ou nouyelle constitution ^ qu'il octroyait à ses peuples.
Cette charte , composée de soixante-s«ze arrîcles, était divisée eu huit chapitres , savoir :