‹ Recherches historiques sur la ville d'OrléansChapitre 9 sur 33 · LOUIS · texte numérisé non relu

LOUIS

Ordre du fùuf.

Monsieur le baron de Talleyrand , préfet de ce département, me charge, Messieurs, de vous témoigner sa satisfaction du zèle que vous avez montré dimanche dernier. Vos cris d'allégresse au Te Dciim ne l'ont point surpris : Français et propriétaires, cet élan du cœur était l'expression pure des sentiniens de joie que vous éprouvez de voir remonter la famille des lîourbons sur le trône de leurs nncêtres. Officiers, sous officiers et gardes, ce remerciement doit être pour tous un motif d'encouragement.

Tous les membres de la cohorte sont, par le présent, prévenus de se rendre cUmanche prociiain , 8 mai , à huit

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heun s vt Homie très-prëcises du matin, à riiôtel Je la mairie, pour assister à la cérémonie de la Pucelle. Cette fête de la ville rappelle de glorieux souvenirs ; M. le commandant a la certitude que chacun sera dans la plus grande tenue, et que personne ne manquera à Tappelqui sera lait à l'hciire précitée.

La précaution que l'on prend de donner l'heure de rigueur , atieint le double but de faire perdre le moins de temps possible et d'éviter de rompre les 61es déjà formées, ce qui retarde le départ de la troupe.

On attend de jour en jour S. A. Monseigneur le duc d'Angoiïleme. Messieurs de la «arde auront l'honneur de faire le service auprès de sapersuiine. Les autorités constituées et M. le commandant désirent que quelques-uns d'entre eux veuillent bien former une escorte de cavalerie pour aller au-devant (hi prince.

Ceux qui sont dans i intention de former cette compagnie, qui devra être au moins de trente personnes, voudront bien donner leur nom à M. Boulé, adjudant de la cohorte, qui leur transmettra les ordres que Tautorité supérieure aura donnés.

Le commandant de la cohorte y

Db Gvbbchbtillb.

Extrait du Moniteur du 3 mai 1 8i4-

Le roi a admis à son audience à St-Ouen, le 2 mai, les grands corps de l Etat; parmi les réponses que Sa Majesté a daigné adresser à chacun d'eux et qui peignent sa bonté, on remarque celle faite à la cour des comptes.

Le roi a bien voulu répondre qu'il recevait avec satisfaction les sentimens exprimés par le premier président au nom de la cour îles comptes, que ses besoins personnels ne seraient jamais nen pour lui , que ceux de l'État sont et seront tout, que cette cour pouvait toujours y compter. ♦

Lors de la présentation des clés de Paris, le roi, plein de la joie de se voir enfin rendu à ses peuples , a dit :

«Enfin, me voici dans ma bonne ville de Pans; j'éprouve une vive émotion du témoignage d'amour quelle nie

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donne en ce moment ; rien ne pouvait être plus agréable à mon cœur que de voir relever la statue de celui de me» . nobles aieuz dont le souvenir m*est le plus cher.

« Je touche ces clés et je vous les remets ; elles ne peuvent être en de meilleures mains, ni confiées à des magis* trats plus dignes de les garder. •

4 nini t8i4. — Le duc d Angoulcine .irrive à Orle'ans par la porte du pont, vers midi ;il fut reçu avec enthousiasme et conduit au palais de la préfecture où ses logemens avaient été préparés. Après environ deux heures de repos, ce prince, vêtu à l'anglaise, coiffé d un petit chapeau à (Jeux cornes, l'une par devant, Tautre par derrière, lequel était ombragé de plumes de coq de diverses couleurs, parcourut les principales rues de la ville, monte sur un grand cheval blanc, escorte' du préfet Talleyrand , du maire Crignon-Désormeaux , de plusieurs gardes urbains à pied j d'une compagnie de cavaliers volontaires Orléanais, et suivi du peuple qui criait : f^ipe houis A P III l vive le duc d^Angouleme! vivent les Bourbons l (4"76"77*)

5 mai i8i4* — Le duc d*Angonlême quitte Orléans pour aller à Paris; il fit le trajet du palais de là préfecture à la porte Bannier dans une voiture qui allait au pas et dont les portières étaient ouvertes ; il passa par la place de rÉtape, la rue d'Escures^ le Martroi, la rue Bannier et sortit de la ville à neuf heures du matin, aux acclamations du peuple Orléanais.

Cette petite fête, improvisée pour la réception du prince , coûta à la ville la somme de i,ioo fr. (4~77«)

— A huit heures du matin le roi Louis XVJIl quitte sa résidence de St-Ouen pour sti rendre à Paris t t faire son entrée dans cette ville, capitale de son royaume ,dunt les clés lui avaient été présentées la veille par des députés parisiens et pour prendre les rênes du gouvernement.

5 mai 1814.'*-* Louis-Stanislas-Xavier de France, frère de Tinfortuné Louis XVI, fait son entrée à Paris , entre midi et une heure , sous le titre de Louis XYIIl le Désiré

Cette entrée fut brillante et solennelle j elle avait été préparée depuis plusieurs jours par M. le comte d'Artois^

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que le roi avint n&mmé lfetttenant-géaén4 du royaone^ et |Nir son fib le due d'Aogoulèiiie y de concert airec Ï9^$our verains alliés , en présence du peuple de Pari»^ d une poi> tion de la garde nationale de celte TÎHe » et de «|aatre cent cîoquanie raille soldais étrangers de loutea les nations.

Louis XVIII, à son arrivée dans la capitale, prend aussitôt les rênes du gouvernenient , et par le fait dissout !e gouvernement provisoire.

Le roi , qui avait fait rédiger une nouvelle constitution, ou charte constitutionnelle , qu*il voulait octroyer à ses peuples , renouvelle la convocation du sénat et du corps législacrf pour te lo juin prochain, comme il lavait annonrcé par sa déclaration datée de St-Ouen le a mai der* nier , à Velfet de la iaire adopter aux lieu et place de celte proposée par ces deux corps dans leur séance du 6 avril présente année. (43.)

5 mai iui4- — M. le Laruii (Je Taîh yiand, nouvellement nommé préfet du départenietit , pour célébrer l'entrée (lu roi dans Paus, réunit à un banquet de soixantedix personnes ^ tous lt;5 cliefs des corps religieux , civil et militaire , pai lui lesquels on distinguait M. le bacon Boyer, général de division de la garde, MM. les barons Hemion et Lapointe, généraux de la même division, et M. le baron Ghassereaux , général commandant le département.

M. le préfet prouva qu'élevé à la cour de Louis.XVI, il en avait conservé le bon ton et la dignité, par la manière aflBable et aimable avec laquelle il fit les honneurs de eeite réunion brillante et nombreuse, et la franche ^aité qu'il sut inspirer à tous les convives.

A la fin du repas, plusieurs toasts furent portés, le premier par M. le haron Pedt-La fosse, premier président de là cour royale , à qui M. le préfet fit la galanterie d'en réserver l'honneur : > Ala prospérité du régne de Sa Bia- « jesté Louis XVIII ; puisse-t-il durer autant que notre « amour et notre respect ! i» Il a été répété avec enthousiame pwt tous les convives , aux acclamations de vtpe le Maà! vipêtU les Bourbons!

Bf . lé haron Roger en propose un pour Sfadame la duchesse d'AngoiJème: « Puisse-t-elle,a-t-ildit, long-temps « nous frire jouir de ses vertus, et nous, lui fiiire oublier

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« pai notre amour et iiutie atinchenient tous les malheurs « qui ont désolé sou âme ! » Oii y joignit l expression des uiémes sentimens pour LL. AA. RR. Monsieur et les ducs il'AngouIènie el. fie liei ry.

M. le harou de lalieyiand en portii un - autre aux braves de l année française, aux généraux et officiers de tous grades, iLalionnés dans le département; il lut rendu par M. le baron (^hassereaux , à la concoi do et a l'union parfaite des autorités civiles et militaires, en y joignant des sentimeus particuliers pour M. le préfet.

Enfin, un dernier toast fut proposé par M. le baron Raillon , pour Theureux retour de Sa Sainteté dans la capitale du monde chrétien.

Le banquet fut terminé par un cri de vii^e le Roi ! spontané partant de tous les cœurs.

6 mai j8i4' — M. Colas de l.n N')iie , premier adjoint ^ fait publier et afRcher la proclamation suivante ;

« Orléanais,

« Sa Majesté Louis XVTIÎ , notre légitime s()u\ erain, vient de faire son entrée clans sa capitale. Son auguste présence efface à jamais le souvenir des maux que vingt-cinq ans d'anarchie et de despotisme avaient fait peser sur nous; nous ne voyons plus dans I avenir que des jours de bonheur et de paix.

« Avec un prince bon (omme Hem i I V, le père de son peuple , comme Louis XVI, urje dcsLuiée plus heureuse nous est promise, et c'est avec l'accent de la conviction que nous pouvons dire: Les aiis vont renaître, le commerce prospérer, l'agriculture refleurir, et la religion nous donner toutes ses consolations.

" Que d'actions de grâces n'avons nous donc pas à rendre à l Etre suprême, qui a conduit à sa fin un si grand événement, depuis long-temps désiré detous les Français, mais qui ne pouvait avoir lieu sans qu il y apposât le sceau de sa toute-puissance!

« En conséquence, il sera, dimanche prochain , dix heures du matin , aviuit la procession de laPucelle, clianté dans l'église cathédrale un 7'e Deiun solennel d'action de grâces, auquel toutes les autorues civiles et mihtaires assisteront.

« Pendant la cérémonie il sera a

faisaiice, fait une quête pour le soulfl

;« ï)e concert entre toutes les aul

tn.res, .l a été arrêté que la réunioJ

ferait en hôtel de la mairie, à neuf précises du matin.

« Le soir, les établissemens publir et les habitans sont invités à Je faire leurs maisons.

J'.f^'^'^^^^ouisXyilI! Virent les « Fait eu I hoiel de la mairie d Orlén « Pour r absence de M. le i « Colas DE La Non

7 Ordonnance royale, la première cr.

portant I ordre aux administrateurs et «> dmtituler leurs actes au nom du roi er gouvernement provisoire. (43.) '

8 ,8,4. - Fête de la ville d Orléan.

celle, comme à l'ordinaire, fort simple, etrreprésentant de Jeanne d'Arc ou petit pur marquable par le Te Deum qui fut chante ,

1 Sto.Croix en action de grâces d,

Lou.s XVm dans Paris. Le panégyrique de ;

fut prononce à St-Pierre-en-Senteîée, par M nome. (4-7 j.)

Loms XVIIf accorde à tous les Français qui des preuves d amour et d'affection à leurs pri, corat.on du lis, que Monsieur, comte d'Artoiv blie, a son entrée dans Pnris, seulr»-^ . ' garde nationale de la cht Cette décoration r

surmontée d'une cr fe

à un ruban blanp- ^ Peu de temi

l'on vit à Oj

soit dans \\

i5 maix nistratioi

lans le midi de la France, ice fut reçu avec enlhouha à rhôtel de la prëfec> i bonne heure.

mai , pendant le mouve»

Angouléme occasionnait était couché , un vol fut er du secrétaire-général ir un nommé Lagoquaux, contumace, aux galères, ire.

oisée qui donne sur la laquelle cour est isolée >ois de chauffage et des

>ale environ 9,773 fr., rte qui appartenait au

ivoir été faite par la >prochée de Tauberge a mairie : ce qui conde gros sous fut reis cette porte, lequel mt des eaux pluviales

sien de l'église de is, dans la nef latéui , dédié au Sacrérière et du vœu de Temple , prison de

ne de Beauharnais , fut impératrice de esse, qui était née mières noces, dans cendant d'une famille ,uée de celte ville, qui près Saint-Laurent-desi^

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« Pendant la cérémonie il sera , par le bureau de bienfaisance, fait une quête pour le soulagement des pauvres.

* De concert entre toutes les autorités civites et militaires, il a été arrêté que la réunion de tous les corps se ferait en Thotel de la mairie , à neuf lieures et demie trèsprécises du matin.

« Le soir, les établissemens publics seront illuminés, et les habitans sont invités à le faire pour la façade de leurs maisons.

« f^we Louis XyiII! Fivent les Bourbons! « Fait en l'hôtel de la mairie d'Orléans, le 6 mai i8i4* « Four [absence de M. h baron maire ^ « Colas d£ La Noue, adjoint. »

— Ordonnance royale , la première connue à OrléanSy portant l'ordre aux administrateurs et officiers publics a intituler leurs actes au nom du roi| et non à celui du gouyeraement provisoire. (43.)

8 mai i8i4> — Fête de la Ttlle d*OrléanS| ou de la Pucelle, comme à rordinaire, fort simple, et encore sans le représentant de Jeanne d* Arc ou petit puceau, mais remarquable par le Te Deum qui fut chante dans la cathédrale de Ste-Groix , en action de grâces de Tentrée de Louis XYIII dans Paris. Le panégyrique de Jeanne d'Arc fut prononcé à St-Pierre-en*SenteIée, par M. Nutein, chanoine. (4-77-)

g i/ial iSi 4' — Oidoimance royale, par laquciie le roi Louis XVIH accoi clc a tous les Français qui clonncraicut des preuves d amour et tl aitccLion à k-iirs pi inces , ki décoration du lis, tpic Monsieur, comte d Artois, avait établie, à son entrée dans Paris, seulement en faveur tle U garde nationale de la capitale.

Cette décoration consistait en une fleur de lis d'argent surmontée d une couronne du même métal, et suspendue à un nihaii l)laiic. (38.)

Peu de temps après la j)ublication de celte ordonnance, I on vit à Orléans beaucoup d'habitans en être décorés , soit dans l état seculiei , soit dans l'ordre ecclésiastique.

i5 fnai 1 8 14- — Tous les membres des diverses administrations dOrléans sont appelés chez le préfet du Loiret

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Talteyrandy pour j prêter tous individuellement le rou- Teau serment ainsi conçu : • le jure obéissance au Koi, « d^exëcuter et faire exécuter les lois du royaume. • Le prooès*Terl>al de ce serment était sigoé et paraphé par ceux qui Tenaient le prêter. (3.)

— Le brave général Chassereaux, maréchal-de-cainp , commandant la subdivlsiun militaire du Loiret, qui défendit avec tant de courage la ville d Orléans avec la petite armée sortie de cette place pour marcher sur les Cosaques qui menaçaient d'y mettre le feu, reçoit 1 ordre de luire une proclamation adressée aux troupes sous ses ordres, pour les disposer en faveur des Bourbons, (^j.)

i6 mai — Léopold Cunietti , qui eiait comman-

dant de la place d'Orléans sous le général Chassereaux , lors de l'expédition des Cosaques sur cette ville, prêle le serment de fidélité à Louis XVIII , qui le nomme commandant temporaire à Orléans, tout en lui conservant sa place de <^ef de bataillon , quoique la compagnie des Buttes ou de réserve , qu'il ayait sous ses ordres , fut supprimée à cette époque. (76.)

30 mai i8i4* Ordonnance royale portant que le dimanche aa de ce mois, il sera célébré par toute la France un service solennel pour le repos de l'àme de Louis XYI et de sa famille, avec injonction d'en fiiire dorénayant un semblable tous les ans , non à la présente époque , mais à celle du ai janvier, date anniversaire de la mort de ce roi.

aa mai i8i4 — Service solennel pour le repos de l'âme de Louis XVI et de sa famille, célébré avec pompe dans la cathédrale de Ste-Croix d'Orléans, conformément à l'ordonnance royale de Louis XVIII. Cette cérémonie funèbre fut remarquable par i'affluence des assistans et par la lecture du testament de cet infortuné prince, faite par l'abbé Corbin , curé et grand-pénitencierî l'évêque nommé Jacques Haillon y oiEcia. (76-77.)

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