‹ Recherches historiques sur la ville d'OrléansChapitre 15 sur 33 · MARÉCHAUX D£ FRANCE CONFIRMES PAR LE ROI · texte numérisé non relu

MARÉCHAUX D£ FRANCE CONFIRMES PAR LE ROI

Maréchaux,

Berthier^ prince de Wagrani, nommé par le roi^pair de

France.

Moncey, duc de Ck>négkiano, pair de France» miniyire d*£tat.

Jourdan«

Masséna, duc de Rivoli.

Augereau , duc de Castiglione, pair de France^ Soult, duc de Dalmatie , ministre de la guerre. Mortier, duc de Trévise, pair de France, Ney, duc d'Elchingen , pair de France..

Davoust, duc d'Auerstad.

Victor, duc de Bellune.

Oudinot^ duc de KeggiOy pair de France, minblre d*État.

Marmont, duc de Uaguse, pnir de France. Macdnnald, duc de Tarerite, pair de France. Suchet, duc d Aibut'ern, pair de France. Goiivion-St-CTi" 1 pair (le France.

Kellerinann, duc de Valniy, pair de France. Letel)vre, duc de Dani/ick, pair de France. Vérignon ( comte ), pair de France.

Serrurier ( comte ), pair de France.

lAeutenans' généraux des armées du rôL

Les lieatenatis-généraux ont été créés en i633 par Louis XIIl, iU ieiiiplacèieiil lêâ géuëiâux de diviâiousous l'empire.

Ma réch a ilv - de-ca Dip,

Le g^rade de maréchal-de-camp représentait celui de gênerai de brigade sous l'empire^ cette institution est due à iienri lY^ eiie date de 1598.

ORGAinSAVIOll Ofi I**AA1UBB VaAirÇA.ISB SUR LX PIBD DX PAIX.

Infanierîê,

Il y a 90 régimens d infanterie de ligne et i5 régimens.

d'infaoterie légère. Chaque régiment est de trois batail- Ions 9 chaque Dataillon a six compagnies , savoir: une de grenadiers , quatre de fusillîers et une de voltigeurs; la force d'un régiment est de 1,379 hommes , dont 67 officiers ; ce qui &it un total de 144979^ bommes^ dont 7,o35 officiers.

Caçalerw»

' Il y a 56 régimens de cavalerie | a de carabiniersi 12 de cuirassiers I i5 de dragons, 6 de lanciers, i5 de cha»* seurs et 6 de hussards; chaque régiment est de quatre escadrons, sa force est de 64a hommes , dont 4a officiers, ce qui forme un total de 71^904 soldats, dont 4»7o4 officiers.

Corps royal tTariHierié,

L'artillerie se compose d*un état-major général , & régimens d'artillerie à pied, 8 à cheval, un bataillon de pontonniers, douze compagnies d*ouvriers d'artillerie , quatre escadvons du train dartilierie et des employés à la suite du cprps.

La n>rce de chaque régiment d'artillerie à pied est de j ,4 14} hommes y compris les officiers, celle des régimens de cavalerie est de i,4ii hommes, dont 3i officiers, ce qui fait un total de i i,3ia artilleurs à pied, officiers compris, et de 11,388 artilleurs à cheval , dont 248 officiera^ non compris l'état^major général , les ouvriers, les pontonniers, les soldats du tram et les employés k la suite.

Corps royal du génie.

Le corps royal du génie est composé d*ua état-major,

trois régimens de sapeurs et mineurs, une compagnie d'ouvriers, une du train du génie, une école d'élèves , trois écoles régimontaires et des gardes du génie; salorce totale est de 4i^i5 hommes :

Corps royaux ( vieille garde impériale).

L'infanterie de la vieille garde forme deux ré^mens de trois batailloos chacun, sous la dénomination suivante, savoir :

Premier régiment du corps rojal des grenadiers de . France ;

— aaî" —

Deuxième régiment du corps rojai des chasseurs à pied de France.

Il doit être encore formé quatre réginiens de la cavalerie de la vieille garde.

Gendarmerie royale,'

Le corps de la gendarmerie royale est divisé en huit inspections qui forment 24 légions €196 compagnies.

Lagendainierie dans le département du Loiret, en i8i4) était composée d'un capitaine, de quatre lieutenans, d'un quartier- maître et de 23 brij^'ades ainsi divisées :

Dupiessis, capitame à Orléans.

Lieutenans,

Ponsot, à Orléans ■ Ducret ^ à Pithivîers^ Veron, à Gien^ Imbert, à Montargis.

Lacailie^ quartier-maître à Orléans,

Résidence des brigades

Orléans, Beaugency, Neuville, Pithiviers, St-Péravy , Clîâieaaneuf , La Ferté, Cercottes, Artenay , Vitry-aux- Loges, Ciéry, Mjlcsherbes, Bellegarde, Montargis, Courtenay , Chàteaurenard , Fontenaj, GieO|SuUy , Ouzouer ) ^ojen , Lorris 1 Brîare.

Corps des nfétérans.

Le corps des vétérans forme 100 compagnies, savoir: 10 de sous-oihciers , 80 de fusilliers et i o de cauonniers.

Amirauté,

Le corps d«s officiers de la marine est composé ainsi : 10 vice-amiraux , 20 contre>amiraux, 100 capitaines de Taisseaui dont 4o de première classe, é^oo lieutenans et . 5oo enseignes.

Telle était à cette époque, 1 2 juin t8i4i trente-sept jours après rentrée de Louis XVIII à Paris /Torganisation du gouvernement de la France , 1 organisation militaire et la force des armées de terre de toutes armes , ainsi que • la marine, les vétérans et la gendarmerie royale (43.)

22 juin 1814. — Vèie brillante téiéhtét à Orléans, à Toccasion de la paix avec les souverains étrangers qui étaient en France. Cette cérémonie fut accompagnée d'un Te Deum chanté en musique dans la cathédrale d« Ste-Groix; les frais s'élevèrent i\ Li soiiniie de i,32'i fr. Nous n'avons pu trouver aux aidiivcs de la mairie, ni à la biblioiheque, le programme de c et le iéte. (4.)

i?> juin 1(3 14. — Formation a Oi k'aTis d'une cohorte urbaine à cheval , composée des jeunes gens les plus riches de la ville, tenus de s'habiller, s'équiper et se monter à leurs frais; elle était commandée par d'anciens officïi.Ts de cavalerie, dont le chef était M.Lambert de Cambray, baron et ancien officier^ au régiment de Noaille»-Dragons* (3'40

Uniforme de la garde nationale à che¥aL

Habit pareil à celui d(^ la garde nationale à pied , coupe pareille,' aux retroussis, ileurs de lis rouges , boutons à

îleiirs de lis.

Aiguillette*; cl argent, contre-épaulette de même.

Pantalon bleu.

Bottps à la hussarde, éperons de fer iUtaelies au talon* Sahr(' demi-courbé du modèle de celui des gardes

d'honneur.

Ceinturon à la hussarde, noir verni.

Dragonne en argent.

Gants de peau de daim ordinaire.

Chapeau à la Souwaroff, ganse en argent.

Plumet blanc de quin/e pouces de liauteur.

Cocarde ronde de basin blanc.

Gravatte noire.

Équipement,

Selle ti anraise recouverte d'une schabraque bleue uaie, passe-poil rouge, surfaix de cuir jauue à la hussarde.

~ PMÎeC d'élévation d'un monument à la mémoire du vertueux et infortuné Louis XVI , de sa famille et du dac d'£oghieny3iiivi de la proposition d« l'érection d'une statue en l'honneur de Louis XVUl, proposée par un Orléa-

iiftis. Ge pro|«t fut ani|ovicé dans le journal de Darnauli et publié par prospectus»

24 juin iH r/j. — Des placards pour inviter les citoyens à faire des doas volontaires pour venir au seçours du gouvernement (lu roi , sont ailiciiéd à Orléans.

24 juin tôU.

RELEVÉ GÉNÉRAL DES SOMMES VERSEES CH£Z MM. LES NOTAIRES A ORLÉANS, A TUKE UE DONS VOLONI^iftES POUR VENIR AU SECOURS DU GOUVERNEMENT.

Etude de HP Chartrain,

M. Jacob, imprimeur de la préfecture, impression £!:ratuite du premier placard 20 f. 46 c.

M"^" Bailly de Uontaran, d'Orléans, et H. de Gaudard d'Alaine » anden offider au régiment

dOrléans.... ï,500 »

T. Mestier, notaire à Orléans 150 »

M. CrigDOD de Montigny, rue du Colombier^ à

Orléans 1,000 »

M. le curé Corbin , pour des pèrsDniies qui vcu-

leiil resLer iuconuucs ôOô »

M™^ de LttfonsoPumooty rue de la Brelomierie, b'» C4 |,00D «

M»« Tourtier, rue de la Bretonnerie, n"" 67.. . , dCM) »

M* Laurent-Guillaume Breton , marchand à Or^

léans 100 »

j^mes ]\];,uthau(.l()in, de Tristan et de QuinemonL 505 >•

M. d' Autruche, d'Orléans 4,000

M. Miron de Villeraut, proprietiiirè à Orléans. . . 500 »

M. le curé Corbin, pour plusieurs personnes qui n'ont point voidu être nommées 800 »

M. BliroD de TEspinay» substitut du parquet à la

cour royale 500 »

m"*" Olimpe Lasneau, rue du Battoir-Vert, à Orléans 200 »

M.deBeauregnrd, substitut de M. le procureur du

roi, à Orléans 200 «

M. le curé Corbia , pour différentes personnes

qui n'ont point voulu être connues. • « - 797 50

jâ reporter,,, 11,567 96

* — sa4 —

Repori* • . 1 1,ÔÔ7 f. 96 c.

MM. Charles et Jules Desfrancs, d'Orléans 1,500 «•

^me xassin de Montcourt, d'Orléans 300 •

MM Baguenault frères et Delaage, négocians à

Orléaus 6,000 »

U*^ Hortense DemeoXj d'Orléans • 1,000 »

H. Pluman, chanoine à Orléans. 2S »

M™^ Deloynes de Gaulray et ses quatre enftns,

d'Orléans 600 »

MM. Rejjn^rd frères , d'Orléans 600 »

M. Boye, entrepreneur à Orléans 300 »

M. If cure Corl)in , pour diverses personnes qui

n'ont point voulu être cooDues 112 50

M. FougeroD , chirurgien et pharmacien à Orléans. ; 60 »

M. Defarrilley propriétaire à Orléans, en deux

fois 1,200 »

ISI. Rouzeau -Montault, imprimeur à Orléans. . . . 300 »

M. Alix, propriétaire, rire Bretonnerie, à Orléans. 300 >

M"** Delaplesse, propriétaire à Orléans 60 »

M'"'' Miron-Raguenet, propriétaire à Orléans. 300 »

M. Dufresné jeune, propriétaire à Orléans. . • » • 12 » M. le baron Raillon et le chapitre de TégliM

d'Oriéans 1,260 »

H. Bmére , notaire à Oiiéans «••• 250 »

M. PetaU'Lasneau , propriétaire à Orléans 300 *

M. Delojnes du Houlay, propriétaire à Orléans,. 600 »

M Brillard, avocat 5 OHéaris 360 »>

M. de Sainte-Colombe, négociant à Orléans. • • • . 200 »

M. Rriière aîné, ex-avoué à Orléans 200 »

M. Alex. Jourdan, négociaut à Orléans, rue Ban-

nier, n* 87 100 «

M. de BmnTilletdireelear des droits réunis... 500 • M. le ba non deTalleyrand, préfet du département

du Loiret 500 »

Etude de W Porcher,

M"* veuve Pierre Deluchet , rue Bannier, n" 74. 1.00 » M'"" veuve Delange et ses enfans, M"* Adélaïde

Delange, M. François et M. Auguste Delauge. 2,000 ■ M. Edmond Delange , âgé de trois ans, ils de

M. François Ddange 20 »

Arepmer^.. 30,617 46

Repoti.,. 30,617 f. 46 c.

M. Adolphe Délange, âgé de*cinq aos, fils de

M. Auguste OelaDge 20 »

M"^ Victoire-Reim, femme de chambre de M*^*

veu^e Dalange 5 »

M. Henri- Justin Dérochas, ancien t:^r) nie du corps

du roi Louis XVI, rue de GourviUe. . . • 300 »

EtudB de JS^ Cabart.

Aoae-Claire Michel , rentière , maison du

Calvaiie, à Oriéans ...*• 55 »

M. Charles Pottîn, procureur au ci-devant Châte-

let d'Orléans, rue du Poirier 300 »

M. Joseph Bernard, prétrei demeurant à Orléans»

maison de la Croix 50 s»

m"* Marie-Thérèse-Augustine Tourticr de V illefavreux, demeurant rue de Gourville, à Orléans ioo »

m. Jean-Charles-Antoine Coquelle, chanoine ho- . noraire, rue des Quatre-Degrés, à Orléans* . . 100 »

M. Antoine-Charles Tourticr de Villefavreux ,

propriétaire, rue de St-Eu verte, à Orléans. . . 150 «

M. François-Claude Loyré, conseiller, rue Mà-

checloux, à Orléans 500 »

m"* Marie-Madeleine Tourticr d Ouzouer, pKj-

prielaire, l ue de Gourville, n'* 10 100 »

M. Louis-Colas de Brouville, propriétaire, faubourg et porte Bannier 400 »

M. Mi(£d-Golas de Broutille fils , propriétaire ,

faubourg et porte Bannier 240 »

M™* Colas de Brouville , veuve de M. Jacques Tassin, propriétaire, demeurant fiiubourg et porte Bannier, à Orléans 300 »

M Françoise-Henriette Colas de Malmusse, veuve de M. François-Luc-Pierre- Jacques de Hainville , propriétaire , rue Royale, 50, à Orléans 300 »»

M"*' Marie-Victoire Colas de Brouville, supérieure de la maison de THopital d'Orléans , et M"* Adélaïde Colas de Malmusse , veuve de M. Michel -Charles Meusuier , rue de Semoy, n**7 300 >

A reporter, , . 33,837 4G

B^im,,. 33,837 f. 46 c.

M''* Suzanne CShevalier-DocIienay, propriétaire ,

cloître Sainte -Croix, à Orléans. 100 »

m"*" IVIane-BIadeleiDe Lefebvre, propriétaire, me

de la Levrette, à Orléans. 50 »

M. Claude Bignon aîné , propriétaire , me des

Carmes, à Orléans 500 »

MM. et m"®' de Champvallins , frère» et sœurs ,

propriétaires , place de VEtape 3,000 »

M De^elay Fénélon, douairière, rue du Bœuf-

St-Pafeerae, à Orléans 300 »

H"** Rousseau de Bdle-Iste , veuTe Dupac, pro-

priétaire, meBannier, à Orléans 100 »

M. Jean Ravot-Mirony négocîanf, cloître Saint-

Pierre-le-Piiellier 2»û00 »

M. Prouvençal St-Uilaire , propriétaire, me de

Recouvrance, à Orléans 1,000 »

M"** Dambrun de Domecy, propriétaire, place

du Martroi, à Orléans 500 •

H. Roussel de Gourcy , propriétaire à Orléans ,

raeRoyale..» • 3,000 »

BL d'Hector de Rochefontaine, chanoine, me

Neuve, n® 17, à Orléans 30 »

M. de Champvallins , substitut du procureur du

roi, rue des Basses-Gouticres 3Q0 »

M'^^^ Jourdan, sœurs, propriétaires, cloître Sainte- Croix, à Orléans 400 »

M*** veUTe Tassin de Villepion, proprietaii e, rue

de la Bretonnerie, à Orléatts , ^ . . 30Q »

H. Gosté-Grignoni propriétaire & Orléans, me des

Pedts-Souliers . , 500 »

M. Alexandre-François Geffrier, négociant, me

d*Escures, n** 11, à Orléans 500 »

M™*" Longuet, propriétaire à Orléans, rue de la

Bretonnerie IQQ »

M"**^ veuve Gasseiin de Bompart , propriétaire ,

me des Pastoureaux, à Orléans i ûO »

M. Héme-Lemoine-M ontbruD, négociant, rue des

Minimes, à Orléans 1,000 »

M. Louis-Colas de Brouvîlle, propriétaire, fau*

bourg et porte Bannier, k Orléans 204 60

ji reporter,., 45,822 06

Report.,. 45,822 f. 06

M'^° Dorsanne de Montlevic, la mère, propriétaire à Orléans 140 »

M. WilhemTiabcr 12 «

M"*** Meunier et de BrouTÎlle, pour des personnes qui veulent rester faoonnoes 53 »

M. Torriot, dentiste 5 80

M'"^ veuve Ârgand, rue de l'Ecu-d'Or , n'' 1 9 . . 50 » AI. Loiseau-Bigot» propriétaire, place da Mar-

troi * 40 »

M. Desjardin, rue du Tabourg , u** 44 25 »

Mtudé de 3P Pwvker,

M"** veuve Laisné Sainte-Marie , rue Ste-Anne,

M. Halmttine de Noras , propriétaire, me de la

Bretonnerie 300

m"" Marie-Jeanne Loiseau» femme de chjunbre

de M™* veuve Deluchet 5.

M^' Deluchet, religieuse de la maison royale de

St-Loiiis , à St-Cyr 100

M. Deroisin, propriétaire à Orlcaiis, rue Bannier. 200 M. de MiiberCy uropriétaire à Orléans, rue des

Basses-GoQttièfes 200

M™* veuve de Saînt-Mesoiin , demeurant à Orléans, rue des Basses^GoatUères» n^ iO« • • • • • 1 00

M. de Saint-Maurice 1 ,000

M. Jallon, médecin à Orléans • . . • • 500

M.iUbdleatt 240

EUtdod^M^ Néron.

M. Jcan^ptiste DammitSer , prêtre à Oitéaiis ,

place du Martroî 20

Bl™* yeuve Néron, propriétflltei me des Grands*

Carmes, n** 19 120

SI. Nicolas Asselin , prêtre pensionné , à l'HÔ^ pital..... •••

M. le marquis de la Roussière , rue de la Bretonnerie, n* 31, à Orléans 1,200

H. Noël de Biuonmères , propriétaire à Orléans,

raedelaGercli^n^3 300

A reporter.,, 50,763

M. Néron , notaire à Orléans , roe des Grands- Carmes. 180 »

M. Slnson-Dauneuz , prêtre , nie da Boucdon-

Blanc, u** 42 400

M. Destas» ancien chanoine de Saint-Aigaan .... LOU »

Etude de Âi^ Giret

M. Guillaume Vandebergue, propriétaire à Or«

léansy me Royale 50 »

M. SHvain-Louîs Dinomé, anclea secrétaire général du (îcpartement, rue des Cliartiers, n^ 8« • 40 » M""*^ veuve Sévestre» propriétaire à Orléans , rue

des Carmes 40 •

M. Réne-CIaude-Maximilien Capitan père , propriétaire , rue d'Iliers 500 »

M. Lambron, pharmacien à Orléans, rue Bannîer. 10 »

M. Banque, médectn 400 •

M, Hubert-Crignon, président dn tribunal de

commerce.. • •••••• 300 »

M. Bruzeau • 120 »

Huel-PerdoujL 100 •

Ettidéde M^CaUlaux»

M. Etieime-llaicoaVoisb, propriétaire, rue de

la Bretonnerie, 9*«.«*. 50 »

M. Firmin CSiamiMgny, prêtre, an château de la

Source 100 *

M. Jacques- Ai gnan Hanapier-Gkitignj, me de

Kecouvrance, n^ 10 100 »

M'"* Françoise-Angélique Duchesnay, veuve de Charles- Jean-Pierre Boyetet de Visy, propriétaire, rue du Battoir-Vert, u** 8. ^ 200 »

M. Polhain, notaire royal à Orléans , rue de la

Préfecture, n** 6 200 »

M^^'Delacroix sœurs et Rof^uz» commercans»

rue Eoyale, n° 87 * . . . 100 »

M. Moreau, avocat à Orléans^ rue de la Breton*

nerie 300 »

M. Alexandre GefTrier, receveur des contributions, rue du Bourdon-Blanc 300 »

A reporter..* 54,358 8^

— aag —

' RepQH, . . 54,358 f. 86 c.

Etude de M"" Felletier.

M. Geffrier-Lenormand, propriétaire à OrléaDS ,

rue d'Escures 1,500 »

m"* Mai iu-Thérèse Duverger, icuùère, l ue Co-

onUle, n* 1, à Orléans.. •«.•*.. 25 »

Marie-Françoise Gaudeti cuisinière de M. Ra-

toré, marchand de papier, ruA Royale* ^0 »

M. IsamberiSaint-Aignan, d*Qrléans 200 »

M. Lanoi^ , médecin à Orléans. .•••«•• 300 »

M. de Guerche ville, à Orléans 1,000 »

Etude de Amy»

M. Avignon, maire d'Arduu , canton de Laferté-

St-Aabin 25 »

M* Fouré» médecin à Orléans. 400 »

U. Panlmier , directeur des contributions à Or-

lëans 300 •

M. Boucher>Mézière, propriétaire à Orléans.. 240 »

M. Marcueyz, né^^ociant à Orléans ..••••««••, 200 »

M. Savard, couseiiler de préfecture • , • 150 »

Etudm de W Cabœrî.

M»* Adélaide-itart^'Orléans, veuve delff. d'Autrodie-Desmaraîs» nie des Carmélites, à

îéans... ........ : 320 »

Al^" Leclerc de Lesseville, douairière , rue de la

Levrette, n** 12, à Orléans 25 »

M. Duclaud, rue du Tabourg, n** 44 12 »

M. Jarron 100 »

M. BasseviUe dné, rue Bourgognct 100 >

M. Bedt, tailleur, 20 »

M. Fouquet 58 »

M"^ Bonne Gillain, maîtresse de pensioD, rue du

Marché-aux-Balais 25 »

M. Creté, maître d'écritmc, rue Neuve, n** 27. . 25 »

M. Blandin , chanoine houoraire. 100 »

M. Koë, prêtre 20 »

M"*Legrand , 20 »

IL Augustin Bliron. 200 »

If"* yeuTe Boyetet-Domainville. 200 »

A reporter**, 59,973 86

Report.,. 59,973 f. 8G c.

M***" Miron-Levassor ,. , 100 »

Les membres de Tac ad émic 400 »

MM. Rousseau, Jouvellier et iNoury, négocians,

rue deà Carmes 1|200 »

H.Lasneau, propriétaire» me de laBretonnerie. 240 « H. Roger, entrepreneur partleidier dtt tabacs ,

& Oriéans dO »

Soumissions a recouvrer.

MM. Vignat frères , d'Orléans 1,000 »

M. Gaultier-Savard, deBeaugency 1,000 »

M. Lefort-Chcvalier, de Gien 3,000 »

M""* Vandebergue-Létrône 300 «

ALCapitan fils d'Oriéans. • . : 500 »

M. Gatemaut de Gastelnaut 100 »

M. Doyen, receveur général 700 »

M.Louis Pcrinet, portier dn pont d'Orléans , ?incien militaire au régiment royal-marine, a offert défaire remise de sa pension viagère de 66 fr., réduite au tiers , inscrite au vol. 7, n° 1 3,469 , avec les arrérages qui lui sont dus par ie gou- Temement

Une personne qui désire rester inconnue , en commémoration de la reprise de la féte de St-Louis t04 »

Total 68,647 f. 86 c.

^ juillet i8ï4. — Bciiecliction des étendards de la brillante cohorte urbaine à clievai qui venait de se former à Orléans; la cérémonie fut faite dans la cathédrale de Ste- Croix , et la remise dans l'hôtel de la mairie , où des discours remarquables furent prononcés par le préfet du Loiret, Alexandre de Talleyrand, le maire Crignoii- Désurmeaux et le baron Lambert de Gambray , chef de la cohorte.

7 juillet i8i4. — Aignan, de Reaiif^ency, est reçu membre de l'académie française, en remplacement de Bernardin de 5t-Pierre. (76.)

9 juillet 1814. — M, Laisné de Villevêque, membre du conseil général 4u département du Loiret et chef de la

— si3i —

manufacture de colon de St-Euverte à Orléans, fait imprimer, chez, Guyot aîné, rue des Trois-Maries , et rlistribuer GRATIS par toute lu ville, la copie de deux lettres de lui, adressées a M. le rédacteur de la Gazette de France à Paris, pour démentir le contenu d'une lettre écrite à M. F. Chéron, de Paris, datée d'Orléans, le 26 juin dernier, insérée dans sa feuille du y de ce mois, et relative à une pétition adressée en avril 1794 à la Convenlion nationale , pour lui demander l'élargissement de AJadame royale , iille de Louis X\ I, alors détenue au Temple , pétition dont on attribuait la demande el la i eLiaetion a Mersan, procureur syndic de la commune d'Orléans , et que M. Laisné de Villevêque prétendait avoir lui-mcme conçue et rédigée étant à la maison de campagne de son beau-père, M. Miron , laquelle pétition fut signée de lui et de l'abbé Gasabonae, son ami, qui se chargea de Feuvoyer à la CoDYentiont

Voir pour celte aCfoî?e page 354 de notre deuiième volume de la a* partie.

19 juillet 1814. — Louis XVIII change les insignes de

la Légion-d'Honneur; il ordonna d'ôter l'effigie de Napoléon ,pour y placer celle de Henri IV, et de faire disparaître, du côté opposé, l'aif^lc, pour y mettre trois Heurs de lis, le tout en conservant le ruban rouge moiré. (43>)

19 juillet i8i4* — Le sieur Colas de BrouTille, Orl^nais, fait imprimer che« Huet-Perdoux, rue Royale , et distribuer ^aûs dans la ville, un petit ouvrage de sa composition , iDtilulé ; Men réfieatiûns *ur la liberté de la presse , écrit approuvé par les uns et lr^«critiqué par les autres. (77.)

juillet i8i4- — Le duc flOrlc^iuis, aujourd'hui roi de France , arrive de i^alernie à Pai is et reçoit de Louis XVIII, son cousin, la croix de St-Louis et le titre tic colonel-général des hussards de France , grade qui lui avait été destiné par l'ordonnance royale sur le gouvernement militaire du royaume, en date du 12 juin dernier.

I ^'^ooii^i 8 14***-' Inauguration, dans la salle de laroairiei du buste en marbre de S. M« Louis XV1U| de grandeur

natureUe, fuit pai le statuaire Bo&sio^ ce chef-d'œuvre avait coûté la somme de 2,000 fr.

12 aoilit 18 14. — Arrivée à Orléans de Marie-Thérèse- Charlotte de France , Madame , duchesse d'Angoulême , fille de Louis XVI , née à Versailles le 19 décembre 1778, alors àgec de 36 ans environ.

Cette princesse fu son entrée par le faubourg BouiTgogne et fat conduite par les remparts extérieursjusqu^à la porte St-Vincent ; à cet endroit, sa voiture fut dételée et traînée à bras par les sapeurs-pompiers de la ville, qui s'y attelèrent sous le commandement de leurs chefs; ils firent rouler le char jusqu'à l'hôtel de la })rétecture , où la princesse coucha, après avoir parcouru le Mail, la rue Bannier, la place du Martroi, la rue d'Escnres, la place de 1 Etape, les cloitres Ste-Groix, ouest et sud , puis la rue Pothier.

Cette entrée fut brillante et pompeuse; les rues et places que le cortège suivit furent tendues de même qu'il se pratique à Orléans à la Féte>Dieu; il y eut même un sieur D^, rue Banoier , qui fit mettre des tapisseries sur le payéi devant sa maison, fit placer des cordes qui traversaient la rae dans sa lai^^enr, 'pour y suspendre des couronnes de verdnre , des guirlandes, des devises et oui poussa même Tenlhousiasme jusau*à répandre des fleurs devant la chaise de posie delà auchesse d'Angoulême*

La princesse dîna à la préfecture, où elle avait été reçue très-maffnifiquement par le préfet de Tall^rand, par 'les •autorites dvues et militaires, par un cercle de dames et un grand nombre dliabitans.

Le soir , S. A. R. ïe rendit à le mairie où/m concert, un bal et soupé avaient été préparés par les soins du mairte;. parmi les morceaux de musique qui furent exécutés au concert par les amateurs el les artistes de la viUe, sous la direction de M. Iiottin , professeur , on remarqua une ouverture de la composition de ce dernier et une cantate sur lair de : Fwe Henti dont les vers fiuts par M. d'Autroche, poète Orléanais, finissant par le refiniin de wve d*jàngouléme , lequel était répété en chœur et grande symphonie par tous les assistans. Le hal comlnença

par un quadrille exécuté en présence de la princesse, qui était placée sur un trôue orné de drapeaux et de devises.

La duciâesse d'Angoulême, fatiguée du voyage, se retira du bal après la première contre-danse et n'assista pas au banquet, ce qui la priva du plaisir d entendre chanter des couplets en son lnjimeur, réciter des vers à sa louange, et surtout recevoir les toasts nombreux portés en son nom.

- C'est ce jour que se passa le tait suivant:

M. Petit- La tusse , premier président de la cour royale d'Orléans, et madame Petit-Lafbsse se présentent à Iliôtel de la prélecture puui assister à celte fête (à laquelle, à la vérité, ils n'avaient pas été invités, la princesse ayant fait rayer leurs noms sur la liste qu oii lui avait soumise. ) A peine sont-ils entrés dans l'antichanibie , qu'ils sont insultés d'une manière brutale par le sieur émigré rentré, qui se permit d apostropher ce liaut magistrat sur ses opinions politiques , sans que le préfet, dans la maison et en présence duquel cette scène avait lieu, ail ose pren" dre sa défense. Il fut obligé de se retirer, laissant le provocateur malhonnête se pavaner d'avoir fait quitter la place à un napoléoniste qui, selon lui, n*était pas fait pour se trouver avec des gens pensant bien. (7-77.)

i3 août i8i4*— > Départ de la duchesse a Angoulême d'Orléans. La princesse» levée à sept heures du matin , se rendit à la catbédrale pour 7 entendre la messe , qai tut dite par le curé Gorbin , grand-péniiencitry astiité de tout le clergé^ moins Tevéque nommé M. Railion.S. A. fi, tottit de la ville par la porte Banmer pour se rendre à Pans ^ am^s avoir, suivi le cloître nord de Ste-CroiXy lame de l'Evédié y la place de TÉtape , la me d'Esoores, le Mantol et la me Bannier, dans laquelle eHe fot saluée par foutes les ckKïhes de l'église de St-Patemei dont le cttréf M. Bta»dio, Tattendait sur le perron extérieur du temple où il avait rangé tout son clergé avec la «rois et les derges Kl> lumés i la priooesse répcmit à son attention par un satot graâeux et un signe de croix.

Sladame, duchesse d*Angottléme , franchit le seuil de la porte Bannier vers six heures , emportant avec elle les

benédicUons dés Orléanais , auxcpiels elle témoigna toute sa gratitude par des signes de tête affectueux. (77.)

La garde uibaioe à pied, dont une partie avait £ût le service près la duchesse tout le temps de son a^ourà Orléans» s'arrêta à l'entrée du fauboure fiannieri se mit en ligne et présenta les aimes, le tambour battant au diamp ; la garde à cheval , qui avait également lait le piquet au palais de la préfecture » suivit la voiture qui prit le galop des chevaux de poste, montés par les postillons en uniforme , ornés de rubans blancs et né quitta S» A. B. qu à la limite du département*

Cette réception coûta à la caisse municipale la somme de 17» 187 £r. et beaucoup de travail , surtout à la préfecliue» où, pour loger commodément la princesse et sa suite, quoique peu n ombreuse , les pemnnages de la maisou refluèrent dans les autres oénacles, ce qui fit que les titres et papiers , rangés dans plusieurs appartetaiens du premier, furent jeras péle-mêle dans un petit entre-sol élevé de du ou douze marches du grand escalier où nous les «vons vus dans une extrême confusion. (3-4'770

XXTKAIT DB UL GàXBTSE SB nUBCB.

jc4 m. le Rédacteur,

Orlèu»»lSaoûtl8i4.

« Monsieur,

« Je crois vous faire plaisir en vous transmettant quelques détails sur notre belle journée dlûer, qui laissera à jamais à notre ville de chers et glorieux souvenirs. Nous attendions vers quatre heures S. A. R. Madame, duchesse

d' Angoulême , qui avait couché à Sens , et qui voulait bien nous donner quelques niomens avant de retourner à Paris. Le temps était superbe; une foule immense attendait la princesse à l une des portes du nord , où sa Voiture fut aussitôt dételée et traînée par le corps des pompiers, qui avaient réclamé cet honneur. Madame , arrivée à la pré* feclure , reçut d abord l'hommage des jeunes demoiselles, qui semblaient former la garde d'honneur la plus brillante et la plus aimable d'une souveraine adorée; les députalions des corps se succédèrent ensuite* Madame répondit

nZS —

à la cour royale avec cet accent qui part du cosur , et dont llmpression ne peut être rendue, parce qu'elle tient au charme même de la situation : * Je n'oublierai jamais ce

3ueles habilaos d'Orléans ont lait pourmoi; jeme sois ëtoumée de ma route exprès pour venir passer quelques momeos avec eux. »

« Je passe , Monsieur , les illuminations , le feu d'artifice* et ces sortes de descriptions qui pourraient ressembler 4 tout , pour arriTer à des parfcicubritës que- tous ne trouverez peut4tre pas indignes de Tattention de vos lecteurs; Après quelques momens d'un rejpoa bien nécessaire i IMuidame sortit de la préfecture , ou elle avait dîné, pour jouir du spectacle des filles. Tout était ravissement et bonheur autour d'elle; elle en partageait avec délice les ^notions» Sa vue s'arrêtait avec obligeai^ sur tous les transparensi où chacun s'était efforcé d'exprimer son

qu'ils ornaient une révélation enfermée jusqu alors dans le

secret de son âme. L*un portait ces paroles: « Oni^

« mon oncle, c'est celle dont ils ont îût périr le père , la « mère et la tante , qui, à genoux, vous demande et leur « grâce et la paix > L'autre était conçu en ces termes: « Il est plus d'une voix qui , du haut du. ciel , me crîe qu'il « (le Roi) est tout pour moi, qu ii me tiendra lieu de tout « ce que j'ai perdu , et que je ne dois jamais l'Abandonner; « aussi , j'y serai fidèle , et lamortseule m'en séparera Madame s'écria à l'instant : « Cest sûrement la demeure de « M. Hardouineau ; il n'y a que lui qui ait pu ici conserver « ces souvenirs. > Elle ne se trompait pas: c'était ce Français, courageux et fidèle compagnon de toutes les adver* ntés de son maître et de sa noble famille , qui offrait cet hommage si pur et si délicat à celle qui ne pouvait être dignement louée que par l'expression de ses propres sen* timens. En entrant à la mairie, Madame le remercia avec?

(*) Ce passage est tiré d'une leUre de Madame au Roi, lorsqu'à sa sortie du Temple elle entrait en Allemagne pour se rendre à Vienne. Elle est dés premiers joars de janvier 4796 , et la première qu*dle écrivit

fuTtivrmrnf et pendant la nuit an chef do sn fnrnille.

i^) Extrait d'une lettre de Mapamb à Ja reine de Prusse.

cetle effuûoo de sentiment qui n appartient quà un cœur TÎTement et profondément pénétre.

« Je eraindrats d'al&iblir mes propres sentimens, si f entreprenais de fiiire valoir tout ce qu'il y a d'admirable dai|s ce peu de paroles que vous venez de lire, et cette douceur inaltérable d une âme élevée et sensible , et en même temps une certaine fermeté de caractère si éionnaqte dans une jeune princesse de dix-sept ans , qui se ^ reliy^ pliu forte et pins généreuse du malheur même qui devait ou rabattre ou l^igrir. Il y a des êtres privilégiés dpnt les déterminations sont Touvrage d*uiie puissance eurpaturelle*

« Il me reste, Monsieur, peu de choses à vous dire sur celte journée de bonheur qui n'est plus qu'un songe pour nous. Les pla^irs du concert, et du bal qui s'était ouvert en présence de Madame , se sont prolongés bien avant dans la nuit, S. A. R. s'était retirée avant dix heures du soir. Ce matin, elle nous a quittés à six heures. La foule qui l'attendait était aussi nombreuse que la veille à son arrivée. Des larmes d'admiration et de re^ts ont aceompà* gné nos adieux. Elle est partie comblée de bénédictions. Atnomd'hui, nos murs sont couverts des témoignages de ■atis&otion qu'elle a chargé M. le préfet de nous trans» mettre. Rien n'a manqué à l'éclat et aux plaisirs d'une S^te

2 ni a consacré pour toujours le souvenir <f une généreuse déUlé et d'une illustre et touchante reconnaissance.

• l'ai i honneur d'être, etc. '

m Un de vos abonnés» •

Le même jour, il fut distribué gratuitement, à Orléans, les deux pièces suivantes présentées manuscrites à S. A. qui avait bien voulu en permettre l'impression.

SVAaCBS A MàDàMM BOYAU*

O'iuie tige sacrée^ auguste rejeton,

De Louis, a'ANTOiwiTTE et la fille et l'imige, Un époux de ton sang ajoute à notre homnaage^ TMSpuk^E méritait d'éUe ikux ibis Bourbon.

Le ciel en te sauvant sot les bords de l'abiiiie, Pour prix de ta candeur lui réservait im jour Ces tnbuts si touchons de respect et d'amour Au malheureux Lovis enlevés par le crime.

Si nos lok permettaient le sceptie à la beauté. Ta naissance et nos vœux t'assuraient la couronne^ Mais d'un père adoré, verluciise Antigone, Ton front du diadème eût paru moins flatté.

Tandis que le poiivf tir d'un prince ami des mœurs Nous fera respecter la justice et les temples , Tes célestes vertus et tes pieux exemples Finiront son ouvrage et gagneront les cœurs.

Obi combkn de Vichy la nymphe salutaire, A dA te prodiguer ses soins religieux » ' Heureuse d^aftermir une santé si chère Dons l'aimable pays berceau de tes aïeux !

Du Loiret aujourd hui, la Pîaïade enchantée,

Le dispute à Vicliy, du moins par son amour, ht de te voir capùvc Liutrciois tourmentée (*), Te voudrait maintenant captiver plus d'un jour.

(Par H. L» Dotâac , UnpecMw de ]PAca4édrie Miéu»),

HOMMikOE DES ORL^AITAIS, A $OIf ALTSSSC ROYALE MADAME hk DUCHXSSS I»'AirGOOI.iHÏ.

Aie; Charmante Gabrielle,

Ahl c'est vraiment ta féte, Orléans, en ce jour, Jouis de ta conquête , Tu la dois à l'amour.

■Ii'objet de ta tendresse

Et de tes vœux.

Ta royale princesse

S*o(rr« à tes yeux.

(*) On sait que dans le temps où Madame Boyaie était rctenae Oti I«uiplea sa JUt^^ (ut iréclan^epm 1^ vUi^ a Oriémis.

Trop long -temps immolée A de& dieux infernaux»

La France désolée A gémi de ses maux.

▲ ceux qu'un ciel sévère

Lui fit souffriTy S'unit d*ttn temps pmpère

Le souvenir. .

Des Boorbons le génie Avec eux s'exila , Dans leur triste patrie 1/6 bonheur s'éclipsa.

Périsse la mémoire

De nos exploits!

11 n'est pour uous de gloiie

Qu'avec nos rois*

L'Europe aime et révère Le sang du grand Hbhm.

Sous un joug tutéloire Tout peuple est notre aoiL De THjÊEàsE la grâce

Et la boîîté, Font chérir de sa race

La majesté.

Eu ces temps où la France N'écoutait que son cœur, Le jour de âa naissance Fut un jour de bonheur.

Le ciel nous rend Taurore

Dtejoiirsibeav; Les Françab sont encore

A sonberceaol

(Pat M. Mabu» , d'ige d« fordra 4m «votats à lae«v mato dXMéan » w4 pir S» M. Ma ZvOI,4« ta dtfconliM Sq Hi)l

Parmi les transparens qui ornaient les maisons de plusieurs habitans, on avait remarqué celui d'un nomme Pomageau, pâtissier-traiteur de son état, rue Bannier, n° 5^; )e<|uel avait placé, sur le devant de sa boutique^ un trans-

parent rond en forme de galette ou de pain bénî^ de deux pieds de dkraètrei portant les lignes suWantes :

i6 août 1814. — Lettre écrite par M. le préfet du Loi* tel à M. Lottin, directeur du concert donné à Madamey et compositeur de 1 ouverture à grand orchestre qui 7 avait été exécutée.

« A M« Lottin, maître de musique à Orléans.

« Son Altesse Rojale Madame , duchesse d'AngouIême, ayant hien voulu vous accorder la décoration du lis et la permission de la porter, je m'empresse de vous en donner avis.

« A Orléans^ le 16 août i8i4*

« hepréfétâu dépaHemenidu Loiret^ « Baron de Taliatkaito. (Autographe.) »

— Arrêté du préfet du Loiret, relatif à rexercice d'écarisseur ou écorcheur d'Orléans, lequel porte , par un de

ses articles principaux , qu'As seront ohljgés de conduire les animnux morts , pour en otcr la peau , à l'entrée de la forêt d Orlean.s , sur le bord de la chaussée de St-Lyé , et d'enfouir les roi ps à quatre pieds de profondeur en terre. Avant cet arrêté , I t ( ai issage se faisait au bord de Feau , près la porte BourgogQe, ce qui infectait tous le quartier est de la ville. (3.)

23 août 1814. — Ordonnance royale qui autorise l'emprunt fait par les administrateurs ou membres de la commission administrative de l'Hôpital-Général , de l'Hôtel- Dieu et de la maison de la Croix , d'Orléans, composée de MM. Crignon-Désormeaux , maire et président; Lochon- Houdouard, Dufaur de Pibrac, Rabelleau , Gosté-Grignon et Demadières père, lequel emprunt se montait à la somme de 180,000 fr. nécessaires pour les besoins de ces trois maisons. (4.)

A iepUmhre i8i4* — Mort de Pierre Ronceray, présî* deni du tribunal de première instance d'Orlëans , homme très-esdmable et fort instruit. (76.)

14 iêptembre 18 14- — Publication à Orléans d'une épitre en vers français , intitulée Epître à Jacques Delille , êur V Esprit des conquêtes et sur le Retour des princes de la maison de Bourbon^ par L. Duparc (aveugle), inspecteur de lacadémie d^Orléans^ chet Huet-Perdoux, rue Rotale.

221 septembre i8i4- — Leduc d Orléans ( Louis*Philippe) arrive à Paris, de retour de son voyage che* son beau-père ^ te roi de Sicile , pays où il était allé chercher son épouse, ses enfans et sa sœur: ce prince alla de suite babiter le Palais-B.ojal. (43.)

septembre i^iJ^, — Ordonnance royale relative à Texercice de la profession de boulanger à Orléans, et à la garantie en grains que chacun d'eux était forcé de déposer dans les greniers de la ville , pour sûreté de l'observance de ladite ordonnance , et pour une partie des subsistances des habHans.

Désignation de la garantie.

Boulangers de i'*' dasse, chaque, 4)0oo kilogrammes*

— de 2* — 3,000 —

— de 3* — a»ooo —

Pour FapproifisionnemenL

Boulangers de 1 classe, chaque, 4i^oo kilogrammes.

— de a* — » 3,000 —

— de a* — A|Ooo — (4.)

Septembre iBi4> — Le chemin de roulage qui existe présentement à Textérieur îles murs de la ville a Orléans , depuis le jardin des Plantes jusqu'à la porte du quai du Roi, est , après plusieurs années de travail par les ouvriers de la duritë , livré au public, «t des poteaux placés au commencement de chacune de ses divisions sont élevés pour indiquer les divers noms qui leur avaient été donnés*

Ce chemin de roulage, ou boulevard extérieur, fai ainsi divisé:

i^, De la porte Barentin à la porte Madeleine , boulevard des Princes;

De la porte Madeleine à la porte St-Jean, boulevard du duc de Ben'j ;

3**, De la porte St-Jean à la porte Bannier , boulevard du duc d*Angouléme ;

4^, De la porte Bannier à la porte St-Yincent, boulevard de Monsieur;

5% De la porte St-Vincent a la porte Bourgogne , boulevard de Madame ;

6% De la porte Bourgogne k la porte du Quai-du-Roi, boulevard du Roi. (40

6 octobre 1814. — Louis XVill, par une ordonnance royale, autorise l'institution à Orléans , de la maison dite de la Providence : cet e'tablissement , dont M. d'Autroche deSailly, ourle la Porte, riche piO{)nétaire de la province, fut le fondateur était destiné à recevoir les jeunes filles pauvres, pour leur apprendre gratuitement des métiers qui pussent les mettre dans le cas de sesufQre à elles-mêmes à l'époque de leur sortie. .

Si

biyilizûQ by GoOglc

Cette maison fut proYisoîrement ouverte nie du Pot* de-Fer, paroisse de St-Pateme.

i^*" novembre 1814. — Mort de Tassin de la Keuardière, âgé de 85 ans^ homme savant d'Orléao&.

iB/iof^em^/v z8z 4* -"Promulgation de la loi concernant le rétablissement des dimanches ét fêtes en France,

Les fêtes religieuses , conserrées au nombre de quatre, savoir : Hoël, l'Ascension, TAssompdon, la Toussaint.

Ordre d^obserrer les dimanches, et défense des jeux, danses , marchés , ouverture des boutiques, ventes , travaux, etc., etc., etc., pendant Voffice divm , sous peine de police. (4.)

19 novembre 1814. — Mort de M"*® d'Ëmbrun , née Curault, Orléanaise.

— Barbot fils, Orlâinais, fait paraître un ouvrage ayant pour titre : Constitution du temps , garantie des mœurs nationales^ chez Huet-Perdoux, imprimeur d*Orléans.

20 noi^embre 1814. — Fouqueau de Pussy , poète Orléanais, fait paraître l'ode en vers français qu il avait composée pour le duc d'Angoulênie, et qu'il avait présentée luimême au prince, lors de son passage, pour la seconde fois, à Orléans , le 22 mai deruier, imprimée chez Hue t-Perdoux^rue iloyale.

Si décembre i8i4* — Mort de Jean-Marc Meunier, -bomme de lettres, natif d'Orléans.

i^^ Janvier 181^. — Les bases de la répartition des contributions de i8i5 sont les mêmes que celles de l'année

précédente.

Le contingent du département du Loiret à la contribu-

tionfoodèré de i8i5 est porté à ay$3o,ooo fr.

Son contingent à la contribution personnelle, somptuaire et mobilière de la même année est de 37 3, loo

Pour réparation et entretien des routes de seconde classe j y joignant les frais de perception , • 84|000

Pour l'entretien et la réparation des routes départementales 54|000

Pour la dépense du dépôt demendi* cité , y joignant les remises des percepteurs < • . « • 27,000

Total,. '^,860,100 fr.

Non compris les centimes additionnels. (3.)

a /a/iWer i8i5. — Rétablissement de l'école gratuite de ciessin et d'architecture à Orléans, dont le professeur en chef fut M. Pagot fils, architecte.

Cette école fut placée dans les bâtimens de la bibliothèque publique de la ville

9 janvier 181 5. — • Le roi Louis XVlll, sur la présentation du ministre de la police de Francei Decatts^ 6t celle du préfet du Loiret, de Talleyrand, nomme lescjuatrc commissaires de la poUce à Orléans. Furent nommés :

MM. Lepos, commissaire et cbef du bureau central de lu police d Orléans; Delojnes, commissaire en chef; Her» santpDesmaires, Cadot-GramnionU (3-4 )

97 jançier i8x6. — Arrêté du maire d'Orléans , relatif aux fripiers, revendeurs , ferrailleurS| etQ<) etc., auxquels il est défendu de rien acheter aux en&ns, serviteurs et servantes, et ordonné d'être pourvus d*un livret coté et paraphé par le commissaire du quartier, à l'effet d'inscrire , jour par jour, la vente et le détail des objets vendus ou achetés par eux. (4.)

— Publication faite à Orléans, d'une ordonnance royale relative à l'épizootie, qui sévissait contre les animaux et principalement contre les bestiaux. Cette ordonnance, qui fut afticbée à Orléans^ nécessita des mesures de police très-rigoureuses. (3.) • •

a8 junçier 181 5. — Mouvement de la population dans la commune pendant l'an née x 8 14«

Naissances, i,4B?) „ ,

Déci, A,^]^''''----

Cette perte e£lrayante Tient des malheureux militaires, qui mouraient par centaines dam les hôpitaux établis à St Charles, dans i'ëgUse des Capucins et dans la raffinerie des Âugustins.

— Nomination de qaatre of&ders de louveterie pour le département du Loiret , par le préfet de Talleyrand , lesquels furent MM. Cri^on*Désormeaux,,fiU aîné du maire d^Orléans \ Bioche, à St-Lyé; de Courcy, à Orléans; et de LigneriS| à Orléans.

Etat des loups tués dans la commune d Orléans , ei mon* tant des sommes payées a tiire de prime parlegmtuer» nementen i8i4*

Une louve pleine tS fr.

Cinq louves non pleines, à i5 £r. diaque* 76

Quinze loupsi à la fîr, chaque 100

Un louveteau 3

273 fr.

3i Janvier 182 5« — Arrêté du maire d'Orléans» relatif au règlement à observer pour le magasin de garantie, et nomination d un gardien établi place du Vieux-Marché , ou Marcbé-auz-Yeaux , dans le local de l'ancienne caserne de gendarmerie, qui était, plus anciennement en* €ore, r Aumône de St-Paui. (4-2 1.)

La dépense de cet établissement fut fixée à la somme de i,5oo fir«, ainsi répartie :

Appointemens du gardien 800 fr.

Entretien des bàtimens 4^0

Fnû^ de bureau 3oo

i,5oo fr.

6 février i8i5. — Arrêté du maire d'Orléans, qui déiend de se promener et courir les rues de la ville avec des brandons allumés.

Brandon , flambeau de paille , corde goudronnée on

tison, très-ancien usage dans la chrétienté. Le dimanche des Brandons est le premier dimanche de carême^ aocpiel les jeunes paysans ^usaient autrefois, sur le soir, des pro* cessions et autres cérémonies avec des flambeaux de paille allumés, pour chasser le mauvais air de leurs vignes et de leurs terres. (70.)

iSfeWier iSi5. — Formation de la société paternelle des ehemlierâ de Si-Louis en France , et nomination des chevaliers correspondans dans les divers départemens. jépts de Jlf. Léon' Armand de Sailly^ chevaUer pour le dé' parlement du Loiret, « La société paternelle de MMi les chevaliers de 8t*Louis a nommé M. le marquis de Sailly» chevalier de St'Louis y son chevalier correspondant pour le département du Loiret; M. deSaillj s*empTesse d'avoir llionneur d'en feire part à MM. les cKevàliera de St-Louis du département, ainsi qu aux veuves, aux enfans etpetitsen&ns de$ chevaliers de St-Louis, les priant de lui ikire parvenir leurs af&ires pour l'association , et leurs différentes réclamations , qu il se fera un plaisir et un devoir de âdre appuyer auprès du comité de la société des ehe' valiersde St-Louis»

« Léon*Armand de Saiz.lt, chevalier de St^Louis, »

— Le corps municipal d'Orléans, d iprès l'avis du maire, fonde un salut dans l'église de St-Aij^iian, pour 1 anniversaire de l lieuieuse délivrance de la \ille, qui avait civ. menacée d'être prise et brûlée par les Cosaques russes, les 17 et 18 février dernier. Cette fondation fut arrêtée moyennant la somme de i5o fr. par an. (4.)

^6 février 181 5. — Napoléon quitte Tile d'Elbe pour revenir en France. (43-Sa,)

27 février i8i5. — Le duc et la ducliesse J Angoulèiue arrivent à Orléans à sept heures du soir, par la porte Bannier, et sont reçus dans cette ville avec un grand enthousiasme. Le maire et le préfet déploient^ dans cette circonstance, un zèle extraordinaire et font des préparatifs immenses; Tun et l'autre, quelques jours avant, avaient fait des proclamations pour annoncer l'arrivée de LL.ÂÂ.BR., afin de disposer lesprit des Orléanais , et pris les précau-

lions les plus minutieuses pour que rien ne fût oublie pour féter dignement le duc et la duchesse. Ci-après copie au» thentique d'un arrête du préfet, relatif à celte ariivée. Le préfet du département du Loiret, Voulant régler l'ordre qui sera observé au palais de la préfecture pendant le séjour de LL, A V. RR. Monseigneur le duc et Madame la duchesse d'Angoulême i Arrête :

Art. Le lundi , 27 février, il ne sera plus pemù»

d'entrer au palais sans billet.

Les autorités constituées qui doivent venir par députalion ou en corps, pour la réception de LL. AA. RR., représenteront leurs lettres d'invitation à la porte d'entrée.

Les personnes invitées pour être présentes à l'arrivée de LL. AA. RR., auront une carte jaune, timbrée Préfec» turc , carte d'en iree pour la réception de LL. AA. ilK. , et portant leurs nniirs.

Les personnes invitées pour la soirée auront une carte bleue , timbrée Préfecture ; carte d'eutrée pour la soirée , et portant leurs noms;

Les gens de service auront des cartes blanches, timbrées : service de la prétecture.

Art, 2. Les personnes arrivant à pied devront représenter leurs canes au portier, celles qui arriveront en voitures les représenteront à l'huissier de service à l'entrée du perron.

Art. 3. Aucune voiture, excepté celles de LL. AA. RR., de leur suite et du préiet, ne pourra stationner dans i intérieur des cours.

A cet effet , les voitures vides qui voudront attendre, suivront, en sortant du palais de la préfecture, la rue de Bourgogne à gauche, prendront les rues du Battoir-Vert, de Sémoi, des Gobelets, et se rangeront sur une seule file, en gardant la droite de ces rues, de manière que la tête de la file se trouvera à l'entrée de la rue des Gobelets, dans la rue de iiourgogne, près le palais de la préfecture.

Tout cocher contrevenant à cet ordre, ou qui rompra la file, sera pum suivant les lois de police.

Art. 4. — Les personnes qui seront admises tant dans l'intérieur des salons d'attente que dans les salons de pré-

seiitatlon, sont invitées à se conformer à Tordre qui leur sera indiqué.

Art. 5. Deux commissaires de police Yeilleront au main* tien de Tordre autour du palais; ils se conformeront aux ordres qui leur seront transmis par M. Boulland, secrétaire intime de M. le préfet.

Art. 6. M. le lieutenant-général comte Pajol , comman* daot la subdÎTision du Loiret, sera invité à donner les ordres nécessaires pour que, dès le matin , les portes extérieures du palais et des rues environnantes soient occupées par des troupes de gendarmerie et de ligne , en nombre suffisant pour assurer le maintien de Tordre.

Art. 7. A midi, les portes de l'intérieur du palais seront occupées par une garde d'honneur , composée des gardes nationales urbaines, à pied et à cheval, et de la ^rnison.

L'officier qui aura le commandement supéneùr de la garde d'honneur réunie, est invité à se concerter avec M, BouUand, qui lui fera connaître Tintérieur du palab, pour Tétablissement des factionnaires.

Art. 8. Le maire de la ville d'Orléans prescrira toutes les mesures qu'il croira nécessaires pour assurer le maintien (lu bon ordre dans la ville et les faubourgs.

Art. 9. S'il s'élevait quelques difQcultés sur l'exécution du présent arrêté, on en préviendra de suite M. Boulland, secrétaire intime du préfet , qui les lèvera ou prendra mes ordres, ou ceux cles grands officiers de la maison de LL. AA. RR.

Fait a la préfecture du Loiret, Orléans, le a3 février

Le préfet du département du Loiret, Baron db Tai.leyb.and.

Nota. Les corps constitués et les oersonnes invitées pour se trouver à la réception de LL. AA. RA., sont prévenus de se rendre au palais de la préfecture avant trois heures- (3*7.)

28 Jévrier i8i5. — Pendant les fêtes brillantes qui se faisaient à Orléans, en l'honneur du duc et de la duchesse d'Angoalême , et au milieu de la plus protonde sécurité dans le royaume, Napoléon et sa petite fiotille , après deux

jours de navigation depuis son départ de l'île d'Elbe arrive sur les côtes de Noii à sept heures du matin , et à midi se trouve ( ii face d Antibes , où il se disposa sur-lechamp pour iaire son débari^uement le lendemain, i"

— LL. AA. RR. le duc et la duchesse d'Ancfoulême quittent la ville d'Orléans à neuf heures du matin , se rendant dans le midi de la France : comme à leur ariivée, ils fure nt salués des -'rii'at et des acclamations dune grande partie (les Orléanais; leur voitui e , allant au pas, sortit de la préfecture, suivit la rue Pothier, les cloîtres sud et ouest de Ste-Croix, la place de l'Etape, la rue d'Escures, le Martroi, la rue Royale, le quai de Ilecouvrance ou de Cypierre, remonta le chemin des Princes, à gauche, ensuite la route de Tours, après avoir ^ par des signes de tete gracieux, remercié les Orléanais de leur attachement et de leur enthousiasme pour leurs personnes. Ç6,)

mars i8i5. — Napoléon entre dans le golfe de Don Juan le mars, à trois heures après midi, et débarque à Cannes, petite ville du département du Yar, vers cinq heures du soir. En mettant le pied sur le sol firançais, il prend la cocarde tricolore, la fait arborer à sa troupe, déploieun drapeauaux couleurs nationales et fait répandre une proclamation adressée au peuple, qu'il a^it ùAt imprimer à l'île d'£lbe, (4*^0

— La nouvelle du débarquement de Napoléon en France se répandit dans tout le royaume avec une rapidité incroyable ; il semblait qu'un tremblement de terre avait, par une secousse, annoncé cet événement à tous les Français.

Le roi Louis XYIU, et son gouvernement , prirent les mesures les plus promptes pour arrêter le torrent qui se précipitait sur eux; M. le comte d'Artois fut envoyé avec le duc d*Orléans et plusieurs généraux à Lyon , pour dé* fendre cette ville; la duchesse d'Angoulème et le duc son époux , qui venaient de quitter la ville d'Orléans , où ils avaient été à bien fêtés, furent séparés Tun de l'autre; le prince fut envoyé à Grenoble, la princesse à Bordeaux , pour conserver cette ville.

Des maréchaux et des généraux furent envoyés précipitamment dans les principales villes du royaume; le maréchal Gouvion-St-Cyr et le général Dupont arrivent à Orléans pour garder cette place et disposer la garnison à £iîre son devoir envers le roi. (43.)

6 mars i8i5. — Ordonnance du roi, datée du château des Tuileries, relative aux mesures desâireté générale contre Napoléon.

— Le Conseil municipal d*Orléans, nomme MM. Crignon-Désormeaux , maire, de BiHji de Sailly, Dulaur de Pibrac et Laisné de Villevêque, conseillers, députés pour porter aux pieds du roi Louis XVIII, le serment de fidélité et de dévouement à sa personnee sacrée. (4*)

8 marg i8i5. — Le préfet du Loiret lait imprimer en placards, lire, publier et afficher dans toutes les communes du département, l'ordonnance du roi Louis XYIU, contre Napoléon. Cette pièce était ainsi conçue:

Ordonnante du roi contenant des mêsures de sûreté

générale.

Le préfet du département du Loiret, Vu l'ordonnance du roi, dont la teneur suit : LOUIS, par la grâce de Dieu, roi de France et de Navarre , à tous ceux qui ces présentes verront , salut.

L'art. 1 a de la charte constitutionnelle nous charge spécialement de faire les régie m eus et ordonnances nécessaires pour la sûreté de l'État; elle serait essentiellement compromise si nous ne prenions pas des mesures promptes pour réprimer l'entreprise qui vient d'être formée sur nn des pomts de notre royaume, et arrêter l'effet T. 3a

— aSo —

des complots et attentats tendmitàetcitev la guerre dvile et détruire le gouTcrneneiit.

A ces causeSy et sur le rapport qui nous a été hix par notre amé et fSéal chéyalier, cbanoelîer de France y le sieur Dambray , commandeur de nos ordres, sur TaTis de notre conseil, nous ayons ordonné et ordonnons, déclaré et déclarons ce qui suit :

Art. — Napoléon Bonaparte est déclaré traître et rebelle pour s'être introduit à main armée dans le département do Var : il est enjoint à tous les gouyerneurs, commandans de la force armée, gsirde nationale, autorités cttiles et même aux simples citoj^ens, de lui courir sus, l'arrêter et de le traduire incontinent deTant tin conseil de guerre qui, après âvoir reconnu Tidentité, provoquera contre (ui l'appKcatîon des peines prononcées par la loi«

Art. a. Seront punis des mômes peines et comme coupables des mêmes crimes , les militaires et les employés de tout grade qui auraient accompagné ou suivi ledit Bonaparte dans son invasion sur le territoire français , à moins que dans le délai de huit jours, à compter de la publication de la présente ordonnance, ils ne viennent faire leur soumission entre les mains de nos gouverneurs, commandans de divisions militaires , généraux ou administrations civiles.

Art. 3. Seront pareillement poursuivis et punis comme fauteurs, et complices de rébellion et d attentats tendant à cbanger la forme du gouvernement et provoquer la guerre civile, tous administrateurs , civils et militaires, chefs et employés dans lesdites administrations , payeurs et receveurs de deniers publics, même les simples citoyens qui prêteraient directement ou indirectement aide et assistance à Bonaparte.

Art. 4' Seront punis des mêmes peines, conformément à Tarticle 102 du Gode pénal , ceu\ c|iii,par des discours tenus dans les lieux de réunions publiques, par des placards afûchés ou par des écrits imprimés, nurnient pris part ou engagé les citoyens à prendre part à la révolte ou à s'abstenir de la repousser.

Art. 5. J^otre chancelier, nos ministres secrétaires-d'état

et Dotre dîreeteur>génëra] de la police # diaçun en ce qui Je concernei sont coargés de l'exécution de la présente ordonnance | qui sera insérée au Bulletin des lois, adressée à tous les eouTemeurs des divisions militaires, généraux ^ coflUBandans, préfets, sous-préfets et maires de notre royaume, avec ordre delà feire imprimer et afficheri tant à Paris qu'ailleurs et partout où besoin sera.

Donné au château des Tuileries, le 6 mars i8i5 , et de notre règne le Tiiigtième.

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