LOUIS
JLe cliancelier de France ^
Considérant qu*il importe de donner à cette 'ordon^ nance ia plus grande publicité,
^ Arrête que lordonnance du roi , littéralement copiée ci-dessus, sera imprimée en placards, lue, publiée et affichée dans toutes les communes du département» Orléans , le 8 mars i8i5..
léB préfet du département du JLoii et^
£aron Db Talleyaamo.
Cette ordonnance, beaux prunes de toutes les églises. d'Orléans, répandue avec une grande profusion , affichée et placardée presqu'à tous les coins des^ntes de la viUe, j&t très-peu de sensation parmi les Orléanais. La plus gnmde preuve que nous puissions donner de cette indifférence des habitans de cette ville, pour les intérêts de Louis XVlll, c'est que le même jour, plusieurs négocians d'Orléans ayant reçu, par le courrier des exemplaires imprimé* de la proclamation que Napoléon avait faite au peuple franrais en mettant le pied sur le sol de la patrie, cette pièce fut lue publiquement à la Bourse (par M. *** négociant d'Orléans, qui était monté sur une chaise au milieu de l'assemblée) et autres lieux de réunion, puis répandue comme un éclair par toute la ville, malgré les démarches de la police, les menaces du préfet et du maire pour en arrêter la circulation j un exemplaire tombé entre nos mauift et qui $e trouve parmi nos papiers est ainsi conçu,:
Napoléon, au peuple français.
Français ,
La défection du duc de Castiglione (Augereau), livra Lyon sans défense à nos ennemis; l'armée dont je lui avais confié le commandement , était , par le nombre de ses bataillons, le bravoure et le patriotisme des troupes qui la composaient , à même de battre le corps d'armée autrichien qui lui était opposé et d'arriver sur les derrières du flanc gauche de l'armée ennemie qui menaçait Paris.
Les victoires de Champaubert, de Montmirail, de Château-Thierry, de Vauchamp , de Mormans, de Montereau , de Craône, de Reims, d'Arcis-sur-Aube et de St-Dizier, l'insurrection des braves paysans de la Lorraine, de la Champagne, de l'Alsace, de la Franche- Comté, et de la Bourgogne et la position que j'avais prise sur les derrières de l'armée ennemie , en la séparatjt de ses magasins, de ses parcs de réserve, de ses convois et de tous ses équipages, l'avaient placé dans une situation désespérée; les Français ne furent jamais sur le point d'être plus puissans , l'élite de l'armée ennemie était perdue sans ressource; elle eût trouvé son tombeau dans ces vastes contrées qu elle avait si impitoyablement saccagées, lorsque
la trahison du doc de Piaguse (Marniont), livra la capitale. La conduite inattendue de ces deux généraux, qui trahirent à la fois leur pairie , leui prince et leur bienfaiteur, chan^œa le destin de la L'uerre: la situation désastreuse de l ennemi était telie, qu'à la fui de l atïaire qui eut lieu devant Paris , il était sans munitions par la séparation de ses parcs de réserve.
Dans ces nouvelles et grandes circonstances , mon cœur fut déchiré, mais nK>n âme resta inébranlable ; je ne ne consultai que lintérêt de la patrie, je m'exilai sur un rocher au milieu des mers. Ma vie vous était et devait encore vous être utile ^ je ne permis pas que le graml noinbre de citoyens qui voulaient m'accompagner pai Lugeassent mon sort; je crus leur présence utile à la France et je nViiunenai avec moi qu une poignée de braves nécessaires à ma garde.
J'ai été élevé au trône par votre choix ; tout ce qui a été fait sans vous est illégitime. Depuis vingt-cinq ans la France a de nouveaux intérêts, de nouvelles iusutuiions , une nouvelle gloire , qui tie peuvent être garantis que par un gouvernement national et par une dynastie née dans ces nouvelles eireijiistaiices. Un jirinee qui léguerait sur vous, qui serait assis sur mon troue par la force des mêmes armées qui ont ra\age notre territoire, chercherait en vain à s'étayer des principes du droit féodal; il ne pourrait assurer Ihonneur et les droits que d'un petit nombre d'individus ennemis du peuple qui , depuis vingt* cinq ans, les a condamnés dans toutes nos assemblées nationales; votre traiic[uillîté intérieure et votre considération extérieure seraien t perdues à jamais.
Français, dans mon exil, j'ai entendu vos plaintes et vos vœux f vous réclames ce gouvemeqient de votre choix qui seul est légitime j vous accusiez mon long sommeil, vous me reprochiez de sacrifier à mon repos les grands intérêts de la patrie.
J'ai traversé les roersi au milieu des périls de toute espèce ; farrive parmi vous reprendre mes droits qui sont les vôtres ; tout ce que des individus ont fiiit, écrit ou dit depuis la prise de Paris , je rignorerai toujours , cela n*influera en rien sur le souvenir que je conserve des services
iinportans qu'ils ont rendus; car il est des évëneraens d une telle oature» qu'ils sont a u-de$suâ de l'orgaaisatiou humaine.
Français , il n'est aucune nation, quelque petite quelle soit , qui n'ait eu le droit et ne se soit suusiraite au dés* honneur d obéir à. un prince imposé par un ennemi momentanément victorieux. Lorsque Charles VII rentra à Paris et renversa le trône éphémère de Tanglais Henri V, il reconnut tenir son droit de la vaillance de ses braves et non d'un prince régent d'Aiigleterre.
C'est aussi à vous seuls et aux braves de l armée que je fais et feiâi toujours gloire de tout devoir.
• NAPOLEON
Une proclamation fut aussi adressée à l'armée et lui l'appelait tous ses triomphes et sa gloire^ elle se termine ainsi :
« Honneur À ees braves soldats, la gloire de la patrie et imne <^teraelle aux Français criminels, dans quelque ran^ qpie la fortune lésait fait naître, qui combattirent vingt- €ftnq aasaTec TéMngw pour déchirer k sein de la patrie ! »
Cette demiive proctoation , connue par les «d^^ qm fofmiùeBt la ganûson d'Oiiéans, monta telleneat leur îma|[iiiation , que les che& pvéTirent une Mutinerie de leor part. (77.)
10 marv ioi5. — Le maréchal Gottrion^StClyr et le général Dupont qui avaient été envoyés à Orléans , passant sur le Mail d'C^rléans, la revue de toutes les troupe de la garnison de cette ville les excitent h servir le roi et  marcher contre Napoléon^ un réginient de cuirasriers et plusieurs compagnies d'inlanterie s*étant mis en révolte contre cette proposition coatraifc à leurs sentimens, huèrent, menacèrent et poursuivirent même les deux officiers -généraux qui se sduvèrent heureusement en se jetant avec précipitation dans un petit batelet qui les iît descendre la rivière et qui les débarqua à St-Pryvé.
lies soldats, furieux et très^anîmés , se p<Hrtent.en loule à la porte St-Jean» y brisent» a coups de sabra et de crosses de fusil , la barrière en bois qui avait été fermée «t pr«inent à droite pour gagner la route de Paris etaller ivjoindre Napoléon. (76-77.)
II mars i8i5. — Bouquets de TÎolettes portés par les partisans de Napoléon à Orléans, en signe de réjoaissanoe et de ralliement pour Tarrivée de leur idole auquel on avail donné le surnom de Père la f^iolette. (76-77.)
i3 mars 181 5. — Distribution Êiite à Orléans, d après Tordre du préfet^ d'un imprimé ayant pour titre : Des Ar^ mes et du Courage,
« La fortune a couronné les premières tentatÎTes de Tennemi public ; il marche et des perfides se joignent à ses drapeaux sacrilèges; ses complices osent élever la voix jusque dans nos murs et se repaissent en imagination du spectacle (le nos désastres. Mais croient-ils que notre courage soit éteint? que cent mille hommes de la capitale , que cinq cent mille hommes de nos provinces ont oublié l'honneur el le devoir , qu'ils soient disposés à trembler ?
» Avons-nous tremblé quand soixante mille Prussiens inondaient les plaines de la Champagne? Avons-nous tremblé quand Condé , Yalenciennes, Landrecies, le Quesnoy étniVnt entre les mains de Tennemi, que leurs coureurs savancaient presque aux portes de la capitale? Avons-nous tremblé quand l'Angleterre versa cinquante mille soldats à Flessingue ?
« Que fit alors notre belliqueuse patrie? elle se leva tout entière, (les commissaires se répandirent sur tons les points de la France, et, en quelques jours, cinq cent mille hommes furent sous les armes.
« Imitons ces exemples; que partout le cri de la guerre retentisse ; qu'à la voix des envoyés du monarque chéri, la terre enfante des hommes.
« Ou ils sortent tout armés du sein des villes et des
campagnes.
« Jamais plus belle cause ne mérita d'enflammer notre ardeur; car il s'agit de conserver notre roi, nos lois, notre liberté, notre fortune, notre vie; il s'agit d'épargner les flots de sano^ que notre tyran, dans la fureur qui le consume , s apprête a Idire couler,
« En quelques jours , cent mille hommes peuvent être sous les murs de Paris, et se porter en avant pour exterminer le Robespierre nouveau et les sacrilèges avanturiers qui partagent sa révolte.
« La populeuse Normandie, l'Orléanais, la Champagne et la Bourgogne , qui ont tant de désastres à venger , nous enverront leurs belliqueux entans.
« Combien de villes animées d un véritable esprit patriotique sont à dix, à vingt, à trente lieues de nous et peuvent en deux jours venir avec nous partager la gluire de sauver In j) iLe u; et de venger le genre humain !
« Ne nous nl)usous point sur les dangers de la patrie.
■ Nous avons aliaire à un ennemi actif , entreprenant, aussi habile artisan de fraudes et de mensonges qu audacieux dans ses résolutions.
'« Ce nest pas le moment de nous assoupir dans une mortelle et stupide quiétude , de perdre un temps précieux dans de froides et lentes combinaisons, de mesures tardives et nupuissautcs.
« Il taut dans les grands périls des remèdes proportionnés aux dangers.
«. Hommes conUe liommes , baïonnettes coutie baionneites, voilà ce qui doit sauver la pairie.
< Tout est prêt pour un mouvement spontané, uational, universel.
« Toutes nos volontés, tous nos sentimens, tout ce que nous avons de courage, d'indignation , d'énergie est réuni vers le même but, tout près d'éclater, semblable à ces matières inflammables qui n'attendent qu une étincelle pour détonner.
« Imprimons la tendeur aux mécbans ; que la loi saisisse et frappe les traîlres qui ont appelé sur leur patrie le flëau de la guerre dvile.
« Ils sont parmi nous, au milieii denous,ilscon«pi* reut presque sous nos yeux, et nous souffririons plus loDg-temps leurs coupables attentats! et les ministres de la justice ne s'armeraient pas de leur glaive pour les punir !
« Lorsffue Gatilina s'arma contre sa patrie , lorsque les brigands de Rome se précipitèrent dans son camp, lors« que ses l^ons menaçaient les murs du Capiiole, Rome ne trembla pas. Ses magistrats parlèrent, ses soldats agîrent| et parTénergle de son caractère , et la promptitude de ses mesuresi un seul homme saura la patrie.
« Nous sauverons la nôtre aussi , nous n'attendrons pas que la ^ranote vienne insulter nos munâlles, nous outra-
fer jusque dans la capitale. Il la brûlerait, il la couvrirait e cendres, de ruines et de cadavres | il savourerait à longs units latrece plaisir de la vengeance. : marchons donc, marchons de tous 4es points de la France , que ■d^mit Juif et arrière, isr ses col^, partout, il trouve des ^evuemis.
. « Marseille, Lyon, Touloose sont derrière lui. « Cent miUe hommes peuvent sortir de ces grandes ciiC0, oéat autre mille de la capitale et de nos provinces du 'ai»tve;.et la téte de «l'impie, pressée de tous côtés, tomibeiaçflt Ja tem respirera, râlurope et Thumanité seront ireagées.
« L*£urope et rhumanité ! ouï, c est leur cause que nous Mnaies appelés à défendre. Le tyran les menace comme •nous. Le sort <les -peuples tombera t-il de nouveau entre isesiMaof ? une Mmvâlle confédération sera-t-elle obligée «de se pisoipiter sur nos contrées jiour y poursuivre, y tra- •quer,|f p«voer TAttila dont l'existence Qgi^, désole depub quinae ans le monde len tier P
«t £t de «[«el espoir se 'flattent les insensés qui, dans 4*a!iieès^e leur fanatisme révoluâonnaire, ont passé dans ile.camp du «ymn! Quand lalortune seconderait ses armes^ Maad il parviendrait à «'élever au till^ne sur des monceaux .aossemens humains, crott-on que TEurope restât tranquilile spectatrice de son triomphe! qu'elle n'armât pas toutes ses légions^ ne rassemblât pas tout ce qu'^lle.ade liras pour exterminer lennemi commun !
n rion, jamais Buonaparte ne régnera sur les Français. jBiaîs.sil était possible que le courroux du ciel les frappât «encore de ce fléau , les foudres du nord« du midi^ de ï.oj'ieni, du couchant seYassembleraient pour le frapper^ et happer a^ecilui la ligue parricide qui se serait associée à aaa jcrisne.
« iMais ne perdons plus de temps et que nos résolutions se forment, tenaent et écbttenft comme ila foudre
« SAiGUES. *
Déclaration des puissances cofUre Aapaiéan»
Les puissances qui ont signe le traité de Paris, réunies en congres a Vienne, informées de l'évasion de iSapoléon Bonaparte et de son <^?nti ée a iiiam armée en France , doi- Tenl à leur propre digiiilé et à i intérêt social une déclararation solennelle des seiitiineijs que cet événeinent leur a fait éprouver. En rompant ainsi la convention qui l'avait établi à l'île d'Elbe, Bonaparte détruit le seul titre légal auquel son existetice se trouvait attacliée ; en reparaissant en France avec des projets de trouble et de bouleversement, il s'est privé Jui-nième de la proiection des lois, et a manifesté , à la face de Tunivers, quil ne saurait y aYoir ni paix , ni trèue avec lui,
« Les puissances déclarent, en ( ouséquence, que Bonaparte s est place hors des relations ciwiles et sociales , et que comme ennemi et perturbateur du repos du monde, il s'est livre a la vindicte publique; elles déclarent en même temps que, fermement résolues de maintenir intact le traité de Paris du 3o mai i8i4 et les dispositions sanctionnées parce traité, et celles qu'elles ont arrêtées et qu'elles arrêteront encore pour le conjpléter et le consolider; elles emploieront tous leurs inoyenSy et réuniront tous leurs efforts pour que la paix générale, objet des yœux de l'Europe, ce vœu constant de leurs travaux, ne soit pas troublée de nouveau, et pour la garantir de tout attentat qui menacerait de replonger Us peuples dans les désordres et les malheurs des révolutions ; et quoique intimement persuadés que la France entière se ralliant autour de son souverain légitime, fera incessamment rentrer dans le néant cette dernière tentative d'un délire criminel et impuissant , tous les souverains de l'Europe, animés des mêmes sentimens et guidés par les mêmes principes, déclarent que si, contre tout calcul, il pouvait résulter de cet événement uu danger réel quelconque , ils seraient prêts à donner au roi de France et à la nation française , ou a tout autre gouvernement attaqué, dès que la demande en serait formée , les secours nécessaires pour rétablir la tranquillité publique^ et à faire cause coin-
miuie oQtttM Co«6 cevx qui «niTepreiMfcniîent de la oom« proi&ettre. «
Cette déclaration , rendue publique , était signée par lea plénipotentiaires des puissantes, et oe nouveau pacte aest depuis appelé Sainte MUance*
i8 mars i8i5. — Représentation extraordinaire au théâtre d'Orléaui» donnée en réjouissance du retour de JN apoléon en France ; les comédiens jouèrent Brutus et un vaudeville de circonstance fait par M. des cris de vive Napoléon se firent entendre à plusieurs reprises; la soirée se termina par la Marseillaise eniuuiiée par M. Petit- Lafosse, premier président de la Cour impériale, lequel étant debout dans une loge, donna le signal de l'enthousiasme poussé jusqu'au délire des spectateurs qui soriin nt de la salle en répétant sur la place de l'Étape et dans les rues voisines, le refrain de cet hyrane. (76-77.)
jg mars — Louis XVIII quitte Paris pour se
rendre à Gand, dans la nuit du 19 au 20, emportant avec lui la couronne de France et les bijoux les plus précieux (le la royauté. Il était suivi d'une partie des gardes du corps, presque débandés , de quelques troupes suisses de ia garde royale » et de plusieurs serviteurs fidèles. (4^')
ao mars i8i5. — L'empereur Napoléon entre dans Paris à huit heures trois quarts du soir , jour anniversaire de la naissance de son fils , le roi. de Rome, suivi de plus de 4o,ooo hommes de troupes de ligne de toutes armes, qui s'étaient successivement rangés sous ses drapeaux aux trois couleurs ; k peine arrivé dans fa cour des Tùileries | on se précipita sur lut| mille bras l'enlevèrent et remportèrent en triomphe dans le palais rempli de personnes, ivres de joie et d enthousiasme de le revoir. (i5-89*76.)
21 /?iars ï8i5. — L'empereur , dès ]e lendemain de son arrivée a Pans, réorganise et reconstitue le gouvernement et change les préfets et les. maires des dëpartemens.
23 mars 181 5. — Napoléon sachant que là duchesse d'Orléans , mère du duc Louis Philippe, aujourd'hui roi , et ia duchesse de Bourbon, sa tante, étaient dan» la dé^
— atio —
tMMe, el o*«¥«îettt ptt sw» la cx>ni , 4ùnmet à lâ mière 3oo,ooo fr., et à la seconde i5o,oooff. pour leitri plos preMM besoins. (7*43*)
^^mars i8i5. — M. le préfet du Loiret, de Talfeyrand, quitte Orléans et se retire dans les environs de la ville, au chuteau de M. son ami, après avoir nomné son délégué^ M. le c€>nâeiller de préfecture Brillard.
^ ntn 1815.
J[âeUr^ de M* Britiard au maire d Orléans Crignon-
Déâormeaux.
* Monsieur le Baion , • MM. Primorin et de Pann , commissaires de police de celte ville, "viennent de me remettre iélat des dépenses faites par la police d'après les ordres de M. le baron de Tallejraud, depuis le i4 ducourantjuâc^u au ao inclusivement.
« Il résulte de cet état que trois hommes ont été employés à la surveillance particulièie a raison de a fr. chacun par jour, ce qui lait, un total de 4^ fr*
« Je vous invite, eu conséc|ueuce, Monsieur, à Caire acquitter cette dépense sur les fonds qui y sont affectés.
« Reoevea, etc.
« Brillard , conseiller de préfecture
délégué. *
25 mars i8i5. — Le drapeau blanc qui flotlail sur le portail de Thôtel de la mairie d'Orléans est ôté; nous li'avons pu savoir de quel ordre et par qui. (774}
L'empereur nomMe firéfet dtt dëpërtéiaent du Loiret y en remplaoemeni du baron Aleiiairare de Tadlerrand , JVl. Leroy , avocat. Cet administrateur airive ae suite à Orléans y et entre incontinent an fonetîons» Les conseillers de préfecture, Rabelleaa, firilkrdetSavart restèrent en place. (3-77.)
28 inars i8i5. ^ Décret impérial qui rappelle à l'armée les conscrits de la classe de i8i5, promulgué a Or*' léauspui le nouveau préfet , le chevalier Leroy.
A loccasioD^eeerappeK iî parut à Orléans les H$ SttÎTans atcribiië» à M, (7.}
LE BmaËUa DXl JOM.
An : Coc^e^ B»ussel,
Français^ que vm» ^ heureux, B(m»|Nind «omble tids T«nur$ Les festins, les chants et la danse
Célèbrent son retour en France*
Ah 1 le bon temps, Purera-t-il encor long-temps ?
Avant kn nous étions en paix, Tous les militaires baillaient ; Mais attjouurd'hui ^uel grand tapa^^t, Ib vont avoir mort ^ caniaga.
Ah ! le bonlemp!^ etc.
Tous nos enfans, dans nos maisons, Etaient pour nous autant d'espions; Ils vont partir pour les frontières, ' Ifo» filles seront vivandiéi es.
Ahl le boa temps^ etc.
Remanjnes les jeunes époux, Us sont inconstaus et jiuoox; Que pour la guerre on les engage»
Voilà la paix dans le ménage.
Ah 1 Je bon temps, etc.
Les revenus du bon papa Serviront à payer tout çà ; On prendra jusqu'à la ferraille, Qui pourra wMt de mitraille.
Ah! le bon temps, eto.
Poussez , les vignes et les champs ; Lnbourer c'est perdre du temps ;
Dans l'état de simple nature, Les terres seront sans culture. Ah ] le bon temps, etc. •
Bientôt, pou?- (MJinble de bonheur.
Nous alloua avoit la teneur^ Depuis Ams jusqu'à Ifaneille, Le jacobin dresse roralle* Ah! le bon temps, ete.
iftlMBSlSlB.
Adftsse (lu corps municipal dOrléans à tempereur Aajjolton j pour le féliciter sur son retour en France.
« Sire,
« Le poids de l'Europe entière, aidée dans ses efForis contre notre patrie par U trahison de quelques en fans perfides, a pu compnmer momentanément la force de votre bras; il a pu se reposer un instant pour ménager à ]a France épuisée par ses triomphes le temps de reprendre toute son énergie; mais l Europe coalisée n*a pu espérer que vous laisseriez dans rasservissement une nation fière et belliqueuse qui vous avait confié la gloire de ses (destinées , sans laider à reprendre ses droits et son indépendance.
« Vous avez paru, Sire, et la France reconstituée au premier rang des nations, n envie pas d autre gloire; comme V. M,, elle renonce à simnjiscer dans îcs affaires des élrangei s , et s'écrie avec vous : « Malheur à qui voudra se mêler de s nôtres ! »
" Tel est notre vœu, Sire; il aurait déjà retenti aux punis du trône depuis plusieurs jours , si des essais de réaction aussi difficiles à pénétrer qu*à déjouer n'eussent coupé nos communications avec la capitale; rendus à nousmêmes, nous nous empressons de déposer aux pieds de V. M, 1 ex|)ression du dévouement, de ladmiralion et de leteriK Ile reconnaissance dont votre bonne ville d'Orléans a i honneur de vous offrir Thommage par l'organe des magistrats que vous lui avez donnés,
« Nous sommes, Sire , eu ., etc. »
Les membres eonvo(|ués pour signer cette adresse ne vinrent point à la séance; un seul, M. se présenta, et pour ne pas faire un proct s-verl)ul de carence , il décida avec M. le maire d euvoyei 1 adiesse au nom du conseil
municipal, comme s il eût été assemblé, signée du prési» dent et de son secrétaire.
tÔ avril iBiS, — Arrivée à Orléans don commissaire ordonnateur en chef des guerres, envoyé par Napoléon. Cet ofBcier établit ses bureaux rue Bannier, et soccnpa sur-le-champ d'organiser les troupes, les conscrits, les volontaires enthousiastes qui arrivaient en foule dans cette ville , pour les faire rejoindre en toute hâte les arlaéee de Napoléon. (76.)
amil i8i5. — Petite émeute occasionnée par une partie des soldats en garnison dans la Tille , lesquels parcouraient les rues en criant: Vive NapoUân! a bas ht Bourbons! On les Toyait artacher et jeter dans la fange des ruisseaux leuf cocarde blanche et leur lis, en chantant une dianson guerrière sur Taîr de Fivo Henri ÎF ^ dont \t vefraiaré|)été en chceur par plus douse à quinze cents hommes était ainsi conçu :
« Pauvre Royaliste , te voilà duac fou. , . « De ta cocarde j'en fais un torche-c. . . »
Le soir, ils se réunirent à plusieurs ouvriers d'Orléans, et se portèrent dans le local des deux chambres de leo* ture, celle du Martroi et celle de la rue Bannier, où après avoir brisé quelques meubles et cassé quelques Titres ils se retirèrent dans leurs quartier». (76*77.)
18 avril 18 15. — Séance extraordinaire du Conseil municipal pour prêter le serment ainsi^conçu :
« Je jure obéissance aux constitutions de,Vempwe^ fid&iié à Vempereur, »
Ce serment fut prêté par MM. Crîgnon-Désormeaux, maire; Colas de La Noue et Dufaur de Pibrac, adjoints; Moreau; Benoist-Merat, Lecau<^oix père, Marcille-Pelletier, Rehm, Hubert^gnon,^brun, Brossaid de Nogent et Ligneau-Grandcour^ 4m«eiUerst
Étaient absens, quoique convoyés à domicile :
MM.deSailly, Baguenau^Viénlle , Raguenet-St-Albin, Laisné deTillévéque,.RabeUeau, Colaa-DesDrancs, Augus* tin Miron, Miron de La Moihe^ Coh» de Brouville, Crignon-d*Ouzouer, Fougeron jeune , Johanet , GeffirierLe-
iioffmant, Héme-Lemoine, Crespin ide BÎUy» Daudier, Porcher, Lambert de Gambraji Cahouet cfe Marolle»^ àf^ Vélard, Gauthieri conseillers;; et M, Bigoi de MorogueS| adjoint* (4<)
lo ai^ril i8i5. — Plusieurs bataillons, ai*raés , équipée etthabiDés avec une promptitude (xtiaordinaire, et presque par enchantement , comme si la tt;n e les eut produtl» sui -le-chaiiip , sortent d'0i4catis, à la ^'ue des liabitans
titijuiiés , pour se rendre auprès de Napoléon. Ces corp>s, formés de soldais isolés , de réquisitiounaires , de volontaires, sortirent delà ville par la porte Bannler, portant à leur tète de {letits bustes en plâtre de lenipereur au bout de drapeaux tncolores^ et en chantaul de^ idiausoJiS et des hymnes eu Thonneur du htros. (4'77')
ig awil i8i5. • — Commencement des troubles de la Vendée, provoqués par d anciens chefs de Chouans.} »qiic les royalistes avaient fait passer dans ce pays.
Cette insurrection contraria beaucoup Napoléon dans ses plans; ii fallut, pour la combattre, affaiblir de vingt mille hommes l'armée de Flandre, ce qui la réduisit à cent vingt mille. Ce fut un événemeat bien funeste pour lui, et qui diminua les chances du succès; mais la gnerre de la Yeudée pouvait Vétendpe , il &à&aii i^étouiér à sa oaissanoe.
Cette levée de i>oucUers iut esoitée par iîhjfaEnae qui suit. (43.)
En vain de son souffle ào mort., li'anarchie embrase le monde ; Sur nous en vain la fuiuire pronde.
Un bras fidèle est toujours lort \ 'GmmneautrâfoB, maguanîme Vendée ,
Pour soutenir taipenoliiniéé, SonsMnunilà. <
Bdiur -briser id^ignes
Nfius iMMunes les isiiftn»4fes bram
iPour Iss /venger eiiin«BS ttosliiii& .
Un roi mallieurcux nous appelle, Marchons, Dieu lious protégera ; S'il faut mourir pour (querelle , Nom serons-là.
Nos cadets, pleins d'un noble orgueil.
Au tombeau s'il nous faut descendre, Suivent pour venger notre cendre Ou partager notre .cercueil.
VToblesenfans d'une terre chérie, Songes à nous dans les jours de combats ; Pour notre roi , pour la patrie, Nous serons là.
Jeunes filles, séchez vos pleurs ,
Consolez-vous, nos tencircs mères , Vos amis, vos époux, vos frères^ Près de vous reviendront vainqueurs j Des valeureux fils du Bocage La victoire suiv ra les pas.
Nous reviendrons après l'orage.
Ne pleurez pas.
ao avril i8 i5. — Arrêté du luaae, relalit à la fourniture de pain et au nombre de fournées que devaieiit taire journellement les boulangers de la ville, ainsi âxées, savoir :
Boulangers de i'* classe, 3 iuurnées de 3o painsdeB liv.
Jd, de 2^ classe , 2 id, id, id, Id. de 3^ classe, i id, id, id. Le tout sovis peine tle citation à la police municipale pour les deliuc^uans. (4-)-
22 ai^ril i8i5. — Promulgation d'un acte additionnel portant convocation, pour le i^juin prochain, des électeurs de tous les collèges de France, en assemblée de clianip mai , représentée par une députation centrale de chacun d eux. Ce décret impérial fut affiché et placardé à Orléans. (43.)
3oam7i8i5. — Pi'omulgation faite à Orléans d*un décret impérial donné au palais des Tuileries , lequel étail ainsi conçu :
M NAPOLÉON) par la grâce de Dieu et lesoonstilit^ tkms de f empire , empereur des Français ^
« Fn convoquant les «lecteurs des collèges en assemblée de champ de mai, nous comptions constituer chaque assemblée des départemens en bureau séparé, composer ensuite une commission commune à toutes, et dans Tespace de quelques mois, arriver au grand but de nos pensées.
« Nous croyions alors en avoir le temps et le loisir, puisque notre intention étant de maintenir la paix avec nos voisins, nous étions résigné à souscrire tous les sacrifices qui déjà avaient pesé sur la France.
« La guerre civile du midi à peine terminée, nous acquîmes la certitude des dispositions hostiles des puissances étrangères, et dès lors il £illut prévoir la guerre et s'y pré* parer.
« Dans ces nouvelles occurrences, nous n'avions que Talternative de prolonger la dictature dont nous nous trouvions investi par les circonstances et par la confiance du peuple, ou d'abréger les formes que nous nous étions proposé de suivre pour la récîaction de l'acte constitutionnel. L'intérêt de la France nous a prescrit d'aflopter ce second parti. Nous avons présenté à l'acceptation du peuple un acte qui à la fois garantit ses libertés et ses droits, et met la monarchie i\ l'abri de tous les dangers de subversion. Cet acte déternune le mode de \n formalité de la loi, et dès lors constitue en lui-même le prjncijie de toute amélioration q\û sernit conforme au vœu de la nation, niterdisant cependant toutes discussions sur certain nombre de points fondamentaux déterminés, qui sont invariables et nxes.
< Nous aurions aussi voulu aitendi e l acceptatiou du peuple avant d'ordonner la réuniijn des collèges, et de faire procéder à la nomination des députés, mais également maîtrisés par les cire (instances, le plus haut intérêt de l'Etat nous fait la loi de nous environner le plus promptement possible des corps nationaux.
« A ces causes, nous avons décrété et décrétons ce qui suit :
« Art. i^^. Quatre jours après la publication du présent décret, au cliei-litu du département, les électeurs des collèges de département et d'arrondissement se réuniront
• Digitizeo lj vjOOgle
en aMemblee électorale au chef-lieu de chaque départe-, ment et de chaque arrondissement.
« Le préfet,^ pour le dépariemem, les sous-pret'ets vour les .arrondissemens , indiqueront le jour précis^ yheare et le lieu de l'assemblée par des circulaires et par une proclamation qui sera répandue avec la plus grande eéUiké dans tous les cantons et communes.
« Alt. 3. On procédera ensuite aux élections des députés à la chamore des représentans , conformément à Tacte envoyé pour être présenté à i acceptation du peuple, et inséré au Bulletin des lois, n** 19, le 2a avril, praent mois.
« Art.. 3. Pour cette année, à l'ouvertiire de rassemblée, le plus ancien d*âge présidera, le plus jeune fera Jt' foDCtiQins.de secrétaire , les trois plus âgés aoip^ f^ f^résident seront scrutateurs : les choix se -««^Ta majorité absolue.
« Art* 4* \j^jgp»At*^'^^^'^V^^i^^'^^^''^^^^T^ semens co^*^**^*^^^^ > convoqueront, à la réception du prfî^nt , la chambre de commerce et les diambres con* sultatives , pour faire former les listes des candidats sur lesquelles les représentans de Tindustrie commerciale et manufacturière doivent. étris élus par les collèges électoraux appelés à les nommer ,.cQnformém^nl; à Pacte joint à celui énoncé en lart. x ci-dessus.
« Art. 5. Les députés nommés par les assemblées électorales se rendront à Paris pour assbter à l'assemblée du Giamp-de-Mai, et pouvoir composer la^ chambre des représentans, que nous nous proposons de>cenvoquer après la proclamation de l'acte constitutionnel.
< Art. 6. Nos ministres sont-chargés de l'exécution du présent. décKet.
« NAPOLÉON,
«■ Par l'Empereur : «- Le ndnisire j secrétaire (TÉtat ,
* Le DTTC DE Bassawo (Maret)j, « roLir copie conforme :
« Le chevalier Leroy, préfet du département du Loiret. • (3*40
— a(iô —
4 mai i8i5. ^ h%8 citoyens d«a daq départemena â» la Bretagne , dévoués à la cause natioDale et à rempereor , •'étant fédérà sous )e titre de Fédération hr^emn»^ dans l'espoir de trouver des imitateurs, font répandre en France un imprimé renfermant les articles régwmentaîres de leur pacte fédérati£
Cette brochure , adressée de Nantes et de Rennes à ^u* sieurs néffodans d'Orléans , contenait des discours vehémens et nrûlans de patriotisme; elle était signée par plusieurs miltièrs de jeunes ^ens des villes de k Bretagne et des écoles de droit et de chirurgie de ces départemens.
Cette pièce, insérée au Moniteur du 3o avril i8i5, n eut pas le temps d'avoir le résultat qu'attendaient ses propagateurs, surtout à Orléans, où Ton ne fit que chanter t^^^^'^ suivent, et qui terminaient cette impor-
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Aie. ; La J îctoirc en chant^.^,
A travers ses Étati», sur l '.iile de la gloire.
S'est avancé NAPOLtuN.
Ses fidèles guerriers, comme aux jours de victoire,
Ont rempli les airs de son nom.
k leurs cris, par des cris de joie ,
Ont répondu les opprimés.
Furieux de perdre leur proie ,
Les étrangers se sont aimés.
Unissons-nous pour la défense
De la patrie et de l'honneur, Opposons la force à l'offense, ) Un noble calme à la fureur. )
De l'un et l'autre pôle, on s'assemble, on conspire
Contre la sainte liberté.
Nous répoudrons un jour, et d'elle, et de l'Empire,
A rintègre postérité.
Exaltons notre fier courage
Au premier signal de» combats.
Que l'aggresseur, ivre de rage,
Expire...... ou ne combatte pas.
Unissons-nous, etc.
De deux grandes cités mmummu l'hanuoiiie.
Soyons unis, nous serons forts.
De ton anibittoii que l'Europe punie
Voie échouer les vains efforts.
Un peuple libre est invincible :
Tous les citoyens sont guerriers.
Rien ne leur paraît impossible Lorsqu'on menace leurs foyers.
Unissons^nous, etc.
Que l'aspect imprévu de nos bandes guerrières Calmr \e monde conjure ;
Cessant de menacer nos puissantes barrières y Qu'il s'éloigne du sol sacré.
Etuous, triorophans et trauquilleb, Loin de vouloir Tinquiéter, Ifous regagnerons les asiles Que lui seul nous force à quitter.
Unissons-nous , etc.
Qii un pacte solenn^^f**^^®'^"®* *^^>--*re Tesclavage étranger.
Qp«.^«or8 enfans unis protègent les cani]Migttes
Qu'on méditait de ravager.
Et que leur élan magnanime Mette un frein à l'auibition Des rois que la vengeance anime , Ou qu'a proscrits la trahison 1 Unissons-nous, etc.
Re^is~en le serment , ô soleil qui m'éclaire ! Je descendrai libre au cercueil i
Heureux d'y précéder le héros tutélaire,
jDu peuple Tamour et l'orgueil!
Vaincre ou mourir pour la patrie Est le vcen de tout bon Français.
Vengeons notre gloire flétrie, Et marchons conquérir la paix.
Unissons-nous pour 1 1 défense De la pathe et de rhoimeur.
Opposons la force à rotteuse , ) Un noble caime à la fureur. )
Adresse du corps municipal d Orléans à VMmpereur, « Sirei
• La gloire et la prospérité de la France ont été , pen* dant quatorze ans, le double but où tendaient exclusivement les hautes conceptions de Y. M* ; des revers ont éclipsé Tune pour un momenti et nous laissaient encore réduits à des vœux inipuissans pour Tautre « si votre )ieureux retour sur cette terre illustrée par vos exploits ne nous eût rendu toutes nos espérances. Elles se réaliseront» Sire; nous en retrouvons la garantie dans Tacte additionnel aux constitutions de lenipire.
« Il était réservé au béros du xix^ siècle de proposer |iii-n]ême des bornesâ mettre à son pouvoir , de se placer^
♦«t^**^** Propre mouvement, dans la nécessité de concentrer ses hauioo- ^. ' ^ ^ i» • * i # .
1^ K«r \ ;preptions et toute 1 activité de son fféoie
sur le bonheur et lindepfctaj.. r.* j . ®. •
^r^^u-.c^ ' s , ^".^o Inique de notre patne,
et de aisser au progrès des lumières a^.^,^^ ^^^^1 \^\^^
de Ja liberté des nations et de leur afiEranchissemt?«.%
« Grâces imnKn telles vous soient rendues, Sire; dai- |nez en accueillir riionijuage, ainsi que les sermens de fidélité et de soiiinissiou (|ije !e conseil municipal, le maire et les adjoints de voire bonne ville d^Orléans, en leur nom et au nom de leurs concitoyens, ont Ihonneur de déposer aux pieds de Votre Majesté impériale. « Nous sommes , Sire, etc., etc. »
6 jwû/ i8i 5. — Arrêté du préfet duLotret,. le chevalier Leroy, relatif à la police des étrangers dans la ville d*Orléans. Un des articles de cet arrêté portai t que les portes de la place seraient fermées à la retraite battue, sans qu'après il fût permis d'entrer dans la ville, ni d'en sortir. (3.)
6 mai i$15.
Lettre de M, Leroy, préfet du Loiret, h M. Crignon^ Desormeaua: , maire de la ville d Orléans, " Monsieur le Baron , « J'ai l'honneur de vous prier de vouloir bien vous concerter avec M. le commandant de la garde nationale
de cette ville, pour que lundi prochain, 8 du courant, jour de l'anniversaire de la délivrance d*Orléans, un détachement de cette garde , de la force que vous jugerez convenable, soit rendu à huit heures et demie précises, dans la cour de la préfecture , pour accompagner ies auto- . rites pendant tout le temps de la cérémonie.
Agréez , Monsieur le baron , l'assurance de ma haute considération.
« Le chevalier préfet du Loiret^ Lsaoy. »
8 mai 1 8 1 5. — Féte de la ville, ou de la Puceile, comme à Tordinaire , mais encore sans le petit puceau , représentant de Jeanne d*Arc ; remarquable seulement par la présence du nouveau préfet, le chevalier Leroy. Le panégyrique de Jeanne d'Arc fut prononcé par M. Desnoues, vicaire de St-Paul.
£éiste des personnes ùwitées au banquet qui eut lieu k
loccasion de cette Jête,